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Le Perchloroéthylène, un cancérigène dans la ville

La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l’occasion pour le Réseau Environnement Santé, l’association Génération Futures et l’association de défense des victimes d’émanations de perchloroéthylène des pressings (ADVEPP) d’attirer l’attention sur le cas du perchloroéthylène solvant utilisé dans les pressings, comme symbole de l’absence de politique sérieuse de lutte contre les causes environnementales du cancer.

Conférence de presse

« Le Perchloroéthylène, un cancérigène dans la ville »

Jeudi 16 février 2012 à 10h30

Mairie du 2e, 8 rue de la banque 75002 Paris – Salle d’exposition

Le cancer constitue la première cause de mortalité en France. Le nombre de nouveaux cas a doublé en 25 ans, dont 1/3 seulement sont liés au changement démographique.

Or, aujourd’hui la question des causes environnementales du cancer n’est pas prise au sérieux par les pouvoirs publics dans notre pays. Le cas du perchloroéthylène en est le triste exemple. Solvant toxique encore utilisé dans plus de 90% des pressings (cancérogène, mais aussi neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique), il intoxique les travailleurs et les riverains.

Les preuves de sa dangerosité ne sont désormais plus à démontrer, au vu des données épidémiologiques chez les travailleurs et les riverains, données cohérentes avec les très nombreuses données expérimentales sur le sujet. Le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé le perchloroéthylène cancérogène probable chez l’homme.

Il est inacceptable qu’une telle substance continue d’être utilisée alors même que des alternatives existent. Le gouvernement doit agir au plus vite en interdisant le perchloroéthylène dans les nouvelles installations de nettoyage à sec au lieu de croire à un usage contrôlé. Les cas d’intoxication, y compris mortels, comme celui de Mme Bernard à Nice en 2010 pour lequel le gérant du pressing vient d’être mis en examen, montrent qu’il n’y a pas d’usage contrôlé possible.

Les Etats Unis ont interdit les nouvelles installations en 2006. La France ne doit pas être en retrait par rapport aux Etats Unis de George Bush.

Plus d’informations sur cette conférence à venir…

 

Le RES se réjouit du vote des sénateurs belges pour l’interdiction du Bisphénol A

Le Sénat belge a approuvé jeudi l’extension à tous les contenants alimentaires pour bébés de l’interdiction du composé chimique Bisphénol A, édictée jusqu’ici par l’Europe pour les seuls biberons.

Le texte prévoit l’interdiction du commerce, de la mise en commerce et de la fabrication de contenants destinés aux denrées alimentaires pour les enfants de 0 à 3 ans et contenant du bisphénol A, un composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires.

Sont visés plus spécifiquement les pots alimentaires, boîtes de conserve, etc. L’interdiction sera d’application dès le 1er janvier 2013, ce qui permettra au secteur de prendre les dispositions utiles pour se conformer à la nouvelle législation.

« Les études montrent que les enfants sont particulièrement sensibles à ce produit qui peut induire des problèmes graves de santé comme une puberté précoce, des malformations génitales, des troubles comportementaux, voire des facilités de cancer », rappelle Philippe Mahoux.

Ce dernier souhaitait une interdiction très large. Un amendement du sénateur Jacques Brotchi (MR) l’a cependant limitée aux contenants destinés aux enfants de moins de 3 ans, la littérature scientifique ne confirmant aucune toxicité avérée au-delà de cet âge. « En période de crise, il n’est pas non plus opportun de bouleverser le secteur alimentaire belge », a ajouté M. Brotchi.

La portée limitée de l’interdiction a entraîné l’abstention d’Ecolo, qui reproche notamment au texte de ne pas prendre en considération le cas où la mère utilise de tels contenants, au risque d’une intoxication in utero ou via l’allaitement.

M. Mahoux a appelé à la poursuite de la recherche scientifique et à un travail de prévention à mener par les Communautés. Le texte doit encore passer à la Chambre.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1377792/2012/01/12/Le-Senat-vote-l-interdiction-du-Bisphenol-A.dhtml

Qui veut la peau du registre des malformations des nouveaux-nés ?

Le fait d’être exposé, in utero, à des substances toxiques (pesticides par exemple) constitue, on le sait, l’une des causes des maladies qui touchent la population dans son ensemble. Dans la région Rhône-Alpes, une petite équipe d’épidémiologistes et de statisticiens travaille quotidiennement à réunir des informations. Cela leur permet de détecter d’éventuelles épidémies de malformations et faire des recherches sur les facteurs de risques environnementaux.

Une décision soudaine, annoncée le 15 décembre par le Comité national des registres, vient mettre un coup d’arrêt brutal et inattendu au Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes, qui existe depuis 1973 et cessera toute activité d’ici fin 2011. Les motifs avancés par l’InVS à l’appui de cette décision sont très allusifs et ne correspondent pas à la réalité.

Pourquoi veut-on détruire en France de tels outils de veille en santé-environnement ? Quand monte la température, pourquoi casser le thermomètre ? A qui profite cette décision brutale et incompréhensible ? Alors même que le Grenelle et le Plan National Santé Environnement ont insisté sur l’urgence de mieux connaître les facteurs reprotoxiques qui affectent les nouveaux-nés, la décision brutale de l’InVS de fermer le REMERA constitue aujourd’hui un véritable scandale.

- Plus d’infos sur le registre REMERA : http://remera.fr/

- Lire l’article consacré à ce sujet dans La Recherche

- Consultez l’avis défavorable émis par le Comité National des Registres

- La réaction du registre REMERA :

leur lettre au Comité National des Registres

leur argumentaire détaillé

leur lettre à Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

- Les associations réagissent :

Lire le communiqué de presse envoyé par le Réseau Environnement Santé, Générations Futures et la Fondation Sciences Citoyennes

Notre courrier aux directeurs de l’INSERM et de l’InVS

Nos courriers aux ministres de la santé, de l’environnement et de la recherche

 

Santé Environnement : après l’arrêt du programme recherche de l’ANR, la fermeture du registre des malformations en Rhône-Alpes

Il y a quelques semaines, l’Agence nationale de la recherche (ANR) rayait des tablettes pour 2012 le programme consacré à la santé environnementale « Contaminants et environnement : métrologie, santé, adaptabilité, comportements et usages » (CESA). Décision prise en catimini  à la demande du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sans que  le conseil scientifique de l’ANR n’ait été associé.

Aujourd’hui, c’est le Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA) qui perd sa qualification ce qui entraîne ipso facto son arrêt au 1er janvier 2012. Le REMERA existe pourtant depuis 1973. Il avait fait l’objet d’un audit positif le 5 septembre dernier diligenté par le Comité National des Registres, présidé alternativement par l’Inserm et par l’InVS, qui sont aussi les 2 principaux financeurs du registre, mais aucun rapport d’audit n’a été communiqué officiellement.

L’annonce est faite à 15 jours de la mise en œuvre. Le procédé est autant contestable sur la forme et sur le fond.

Fermer un registre de malformations, c’est se priver d’un outil pour mieux comprendre le lien avec l’environnement. C’est vraisemblablement l’objectif recherché, l’argument budgétaire étant un prétexte, car s’il est un domaine qui ne doit pas être touché par les restrictions budgétaires, c’est bien celui-là, car c’est un investissement qui permet à la fois des gains de santé et des gains économiques.

Ces décisions sont en totale contradiction avec l’objectif affiché par le Plan National Santé Environnement.

Le Réseau Environnement Santé, l’association Générations Futures et la Fondation Sciences Citoyennes demandent au Comité National des Registres de s’expliquer sur la forme et sur le fond de sa décision.

Ils demandent  aux Ministres en charge de la santé, de l’écologie et de la recherche d’intervenir pour que la décision concernant le REMERA soit revue.

Ils renouvellent leur demande pour que soit organisée rapidement avec toutes les parties prenantes une table ronde sur la politique de recherche en santé environnement.

Santé Environnement – il faut aussi développer la recherche > Participez à la Pétition

En votant à l’unanimité le 12 Octobre dernier l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, les députés français ont édicté la première loi de ce genre au monde. Après avoir voté en mai dernier l’interdiction des phtalates, des alkylphénols et des parabènes, ils ont confirmé qu’ils avaient pris la pleine mesure de la question des perturbateurs endocriniens. L’ANSES a, elle aussi, pris en compte le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens en publiant un rapport, le 27 septembre dernier, qui reconnaît les effets du bisphénol A aux faibles doses. La France se retrouve ainsi être le pays pionnier en la matière.

Les perturbateurs endocriniens ne sont qu’une partie du vaste problème que représente l’épidémie de maladies chroniques dont le constat a été fait les 19 et 20 septembre 2011 à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ONU. Le communiqué final signé par les 193 Etats, dont la France stipule : « Nous, chefs d’État et de gouvernement et représentants d’État et de gouvernement [...] reconnaissons que le fardeau et la menace que les maladies non transmissibles représentent à l’échelle mondiale constituent l’un des principaux défis pour le développement au XXIe siècle, en ce qu’il vient remettre en cause le développement social et économique dans le monde entier et compromettre la réalisation des objectifs de développement arrêtés sur le plan international ».

Comprendre la nature du lien entre santé et environnement et rendre cet environnement moins pathogène nécessite un énorme effort de recherche interdisciplinaire mobilisant de très nombreuses disciplines scientifiques. Il est donc surprenant qu’au moment où la France s’engage enfin sur cette voie, le principal opérateur de recherche, l’Agence nationale de la recherche (ANR), envoie un signal contraire en rayant des tablettes pour 2012 le programme consacré à la santé environnementale  » Contaminants et environnement : métrologie, santé, adaptabilité, comportements et usages  » (CESA).

Cette décision est d’autant plus surprenante qu’elle a été prise en catimini à la demande du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et du directeur du programme CESA sans que le conseil scientifique de l’ANR, n’ait été associé en amont de ce report.
Le Réseau Environnement Santé (RES) et la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) demandent aux Ministres en charge de la Recherche, de la Santé et de l’Ecologie d’intervenir auprès de l’ANR non seulement pour rétablir ce programme et permettre de poursuivre les travaux en cours sur un court terme, mais aussi pour développer des laboratoires universitaires pérennes et indépendants dans ce domaine afin d’assurer une recherche de long terme associée à un enseignement de qualité.
Le RES et la FSC demandent que soit organisée le plus rapidement possible une table ronde réunissant toutes les parties prenantes pour élaborer un plan stratégique de recherche en santé environnement.

Participez vous aussi à la Pétition pour le maintien du programme CESA de l’ANR en 2012 :  http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=ANRCESA

Bisphénol A : L’EFSA persiste et signe son discrédit !

L’ANSES avait accompli son aggiornamento en reconnaissant les effets des faibles doses de BPA dans son rapport du 27 septembre [1], une vraie révolution dans le monde de l’évaluation des risques qui avait reçu une attention planétaire. La confrontation avec l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) était très attendue. Dans son communiqué et les rapports publiés hier sur son site [2], celle-ci continue de nier la réalité écrasante des données scientifiques, émanant pourtant de plus de 600 études.

La veille scientifique menée par le RES depuis Mai 2009 met en évidence que sur 193 études publiées, 96% montrent des effets. Une bonne partie des études expérimentales chez l’animal (31 sur 118) surviennent à des doses inférieures à la DJA de 50 microgrammes /kilo/jour défendue par l’EFSA. Les études chez l’homme sont au nombre de 69 dont 67 sont positives. Le nombre continue d’augmenter rapidement. Rien que sur la période octobre-novembre 2011, 4 études épidémiologiques ont été publiées sur des pathologies majeures qui avaient été par ailleurs mises en évidence chez l’animal depuis plusieurs années :

Obésité-diabète. Une étude chinoise montre un taux d’obésité et de diabète lié au degré d’imprégnation en BPA. Une étude américaine retrouve cet effet, bien que de façon moins nette cependant.

Troubles du comportement. Une étude américaine montre que l’exposition maternelle pendant la grossesse se traduit par des comportements agressifs chez les filles de 3 ans.

Reproduction. Une étude chinoise en milieu professionnel montre que plus les mères sont imprégnées en BPA, plus on constate une féminisation des jeunes garçons, mesurée à la naissance par la réduction de la distance ano-génitale.

« Il est parfaitement absurde de voir l’EFSA avancer comme argument que l’on ne peut tenir compte des études épidémiologiques pour fixer des DJA. C’est évidemment l’inverse qui est vrai : ces études épidémiologiques montrent que l’on observe des effets sur la santé, au niveau d’imprégnation de la population humaine en général ce qui est la preuve que l’actuelle DJA ne protège pas la population » commente André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé.

Ces études confirment le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens, à savoir que c’est « la période qui fait le poison » alors que l’EFSA s’accroche à l’ancien modèle selon lequel « c’est la dose qui fait le poison » . « L’ANSES a fait le choix de la toxicologie du 21 ème siècle, alors que l’EFSA en reste à la toxicologie des années 60 » résume André Cicolella. « En niant la réalité des données scientifiques, pour ne retenir que 2 études publiées par l’industrie chimique selon un protocole obsolète, l’EFSA se comporte comme une officine de l’industrie. 11 membres sur 20 du comité qui a statué sur le BPA sont en situation de conflits d’intérêts. »

Le RES appelle la Commission Européenne et le Parlement européen à intervenir d’urgence pour que l’EFSA retrouve un mode de fonctionnement en mesure de garantir la protection de la santé des Européens. « La position de l’EFSA s’inscrit également en négation des principes entérinés par l’article 57 de REACH de primauté de l’évitement du danger à la source pour la gestion du risque chimique : les perturbateurs endocriniens relèvent d’ores et déjà du principe de substitution et les ONG européennes continueront d’œuvrer à une clarification et un renforcement de ces dispositions » conclut Yannick Vicaire, en charge des questions européennes pour le RES.

Consultez les faits marquants de la veille juillet-septembre du RES : http://reseau-environnement-sante.fr/?p=3378

Consultez l’intégralité de la veille juillet-septembre du RES : http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/12/veille_BPA_juil-sept-2011.pdf

 

[1]. « Effets sanitaires du Bisphénol A » – Rapport d’expertise collective – Septembre 2011 ANSES http://www.anses.fr/PN0801.htm

[2].  http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/111201.htm

 

« Goutons un monde meilleur »

L’alimentation est au cœur des préoccupations des consommateurs. Risques sanitaires, résidus chimiques, conditions de production opaques, accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles : les motifs d’inquiétudes et de questionnements sont nombreux.

L’association Max Havelaar France, en collaboration avec WWF France, Slow Food, le Comité Français pour la Solidarité Internationale et le Réseau Environnement Santé, entend réaffirmer que la qualité de notre alimentation est avant tout un choix individuel aux conséquences multiples pour les autres et la planète. C’est en ce sens que la campagne nationale « Goûtons un monde meilleur » appelle les citoyens à s’engager vers une alimentation plus respectueuse des Hommes et de la Nature.

A travers un site Internet www.goutonsunmondemeilleur.fr et un conso guide « Mieux manger en 6 gestes», la campagne apporte des solutions concrètes aux consommateurs, faisant de l’acte d’achat un engagement profitable pour soi mais pas seulement ! Son fondement : montrer qu’avenir, environnement, santé, solidarité et plaisir peuvent s’allier et se compléter dans nos assiettes.

Le collectif d’organisations lancera officiellement la campagne lors du salon Euro Gusto à Tours le 19 novembre prochain. Rendez-vous européen du mouvement Slow Food dédié à la consommation responsable et au goût, les partenaires y prendront la parole au cours d’une table ronde et présenteront aux journalistes et visiteurs les fondements de la campagne, ses objectifs et les outils qui accompagneront les consommateurs.

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 30-01-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 30-01-12

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Le RES dans les médias : Aperçu au 27-01-12

 

● PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

 

- Médecine & Enfance Adolescence : Médecine, santé et environnement –Dr. D. Le Houézec et Dr M. Nicolle (NOV 11)

- Médecine & Enfance Adolescence : Evaluation des risques et perturbateurs endocriniens : le changement de paradigme - par André Cicolella (NOV 11)

- Actualites-news-environnement : Il faut développer la recherche dans le domaine de la Santé-Environnement (14/12/2011)

- Public Sénat : Produits chimiques: comment se protéger ? (21/01/12)

-Le Pluriel Nature : Ensemble, nous pouvons gagner bien plus que l’interdiction du Bisphénol A ! (15 DEC/15 FEV 12) Voir le magazine

 

● EDULCORANTS

 

- le Quotidien du Médecin : Les défenseurs de l’aspartame contre-attaquent  (15 déc 11)

- le Parisien : Le niveau de consommation d’aspartame des Français serait bien inférieur à la dose admissible – Etude du Crédoc (13/12/2011)

Même article dans :

- Relaxnews / - La dépêche / - La Provence / - La Voix du Nord

 

- France 2 : C’est au programme : Faut-il interdire l’aspartame ? (interview du Dr Marianne Buhler, d’André Cicolella et de laurent Chevallier) (6/01/12)

- Bourgogne.france3.fr : La stévia, sucre de l’avenir ?  (Dr Laurent Chevallier ) (17/01/2012)

- Journal International de Médecine : Exclusif : les professionnels de santé déconseillent l’aspartame aux femmes enceintes  (19/01/12)

- Linéaires : L’édulcorant Stévia fait parler la poudre (janv 2012) Voir le journal

- Santé Magazine : Pas d’aspartame pendant La grossesse – Lettre ouverte du RES au ministre de la Santé en Nov 2011 (fév 2012)  Voir le magazine

- Famili : ça bouge : N’abusez pas de l’aspartame – Les recommandations des scientifiques du RES (fév-mars 2012)   Voir le magazine

- Tribune santé : Aspartame et grossesse : les liaisons dangereuses -Accouchements prématurés & consommation de soda light (Janv/mars12)   Voir le magazine

- France 3 Languedoc-Roussillon / 12/13 Midi pile : Aspartame et femmes enceintes -(29/11/2011)

- France 3 Alpes 12/13 / Midi pile : Stévia – Itw Dr Chevallier du RES (02/12/2011)

 

● BISPHENOL A

 

- Univers-Nature : Toxicité du Bisphénol : l’Europe en retard sur la France (8/12/2011)

- Univers-Nature : Canalisations au bisphénol A : des risques d’exposition par l’eau potable (17/12/11)

- Revue Médicale Suisse : Bisphénol : l’expertise dans le brouillard (épais) (14/12/11)

- France bleu Bourgogne / JOURNAL RÉGIONAL DE 18H00 : André Cicolella parle des dangers du Bisphénol A (30/11/2011)

- Grazia : Jouets tueurs d’enfants – l’ennemi public N° 1: le Bisphénol A (09/15 DEC 11)   Voir le magazine

 

● SANTE- ENVIRONNEMENT et CONFLITS D’INTERETS

 

- Actualites-news-environnement : Santé Environnement : après l’ANR, c’est au tour du REMERA d’être fermée.  (27/12/11)

- Journal de l’Environnement : Santé-Environnement: les chercheurs se rebiffent (11/01/12)

- Bastamag : Alertes sanitaires : ces associations qui dérangent un peu trop (16/01/12)

- Loi 1901 : Comment faire taire les associations d’alertes sanitaires qui dérangent un peu trop (24/01/12)

- Biodynamis : Liens cachés d’experts de l’EFSA avec l’industrie agroalimentaire (enquête CEO et RES) (DEC 11)  voir le magazine

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 17-01-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 17-01-12

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Traitement des eaux usées : A Saint-Pourçain, on traitera aussi les résidus médicamenteux

 

Le traitement des eaux usées est un enjeu capital pour la préservation de l’environnement. Saint-Pourçain a décidé d’aller plus loin en construisant un équipement capable de traiter les micropolluants. Il sera le premier de ce type mis en service dans l’Hexagone.

 

 Un étrange ballet de voitures commence à inquiéter les riverains de la rue de Rachailler. Un étrange ballet de curieux désireux, semble-t-il, d’en connaître un peu plus sur la future station d’épuration ultra-moderne et innovante mise en chantier depuis novembre et qui remplacera l’actuelle, totalement dépassée et hors normes.

« Il y a même des gens qui viennent de Paris », affirme Emmanuel Ferrand, l’adjoint à l’urbanisme et aménagement de l’espace, assainissement et réseaux, et patrimoine communal, en charge du projet.

Pour l’heure, seuls sont visibles les terrassements et les premières fondations des futurs locaux. Le plus intéressant arrivera un peu plus tard. Cette nouvelle station, construite par la société orléanaise Ternois, comprendra une partie classique du traitement des eaux, mais aussi un traitement des micropolluants, ceux qu’on appelle plus scientifiquement les perturbateurs endocriniens.

Cette nouvelle station d’épuration de Saint-Pourçain est pour l’heure le seul projet de ce type en construction en France. Il devrait être opérationnel dès cet automne.

 

1-Un traitement classique. L’actuelle station d’épuration n’est plus aux normes depuis 1996, notamment pour le traitement de l’azote et du phosphore. La nouvelle station comprendra une partie dite de traitement classique, pour l’azote et le phosphore. Elle sera d’une capacité de traitement équivalente à 9.000 habitants alors qu’actuellement, l’ancien équipement traite l’équivalent de 6.000 habitants : « Nous avons vu plus large, explique Emmanuel Ferrand, avec en perspective un développement de l’habitat sur la commune et surtout l’arrivée de nouvelles entreprises ».

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 1-01-12

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Les PE, les effets cocktails et les nanos, priorités danoises de l’UE en 2012

Michel Schilling a présenté les priorités du Danemark au cours de sa présidence de l’UE au 1er semestre 2012 (extraits)

A partir du 1er Janvier de l’année prochaine, le Danemark assumera la présidence de l’UE pour les six mois suivants. Cela nous donne un certain nombre d’obligations, mais cela nous donne aussi des possibilités.

C’est un souhait très fort du gouvernement danois de faciliter une transformation verte de l’UE en une société plus écologique et plus économe en ressources. La présidence nous donne une possibilité de suivi de la stratégie Europe 2020 vers une économie verte pour l’Europe afin d’atteindre cet objectif. Nous considérons la «Feuille de route pour une Resource Efficient Europe » de la Commission comme une pierre angulaire dans la transformation verte qui est nécessaire pour guider l’Europe non seulement hors de la crise climatique et de la crise des ressources, mais aussi hors de la crise financière actuelle. Nous proposons de faire du septième programme d’action pour l’environnement (7EAP), renforcé et plus ciblé, un instrument important pour atteindre ces objectifs.

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L’octylphénol, 1er PE inscit sur la liste candidate de REACH

Le comité de l’ECHA s’accorde pour inscrire l’octylphénol comme SVHC (substance extrêmement préoccupante) au titre de ses propriétés endocrines

Le comité des États membres (MSC) de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a rendu une décision unanime lors de sa réunion le 13 décembre dernier d’ajouter le 4-tert-octylphénol à la liste candidate de Reach – c’est la première substance relevant de la catégorie dite « soulevant un niveau de préoccupation équivalent » définie par l’article 57 (f) du règlement REACH. Le Comité a également décidé de clarifier l’identité de fibres céramiques réfractaires déjà inscrites sur la liste candidate. Elles seront désormais inscrites comme « fibres céramiques réfractaires aluminosilicates » et « fibres réfractaires zircone aluminosilicates. Auparavant, le Comité s’est accordé par procédure écrite sur neuf autres substances pour lesquelles les observations du public ont été reçus pendant la consultation.

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 18-12-11

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Communiqué 14/12/2011 : Le BPA interdit dans les contenants alimentaires, mais pas dans les canalisations d’eau potable ?

 

Le BPA interdit dans les contenants alimentaires, mais pas dans les canalisations d’eau potable ?

 

Paris/Göteborg – 14 Décembre 2011 :

Depuis le printemps 2011, l’Union européenne a interdit le Bisphénol A (BPA) dans les biberons et la France a récemment étendu cette disposition aux conserves et cannettes alimentaires à l’échéance 2014. Mais qu’en est-il du risque de contamination de l’eau potable via les canalisations adduction d’eau potable restaurées par la méthode de « réhabilitation par gainage » aussi appelée relining ?

« Par le passé, la population a pu être affectée par l’utilisation du plomb dans les aqueducs ou plus récemment par celle du cuivre dans les canalisations d’eau potable. Nos connaissances actuelles devraient nous prémunir contre l’utilisation de matériaux susceptibles de laisser migrer des substances dangereuses dans notre système d’eau potable » explique le professeur Åke Bergman, de l’Université de Stockholm.

Réhabiliter de vieilles conduites d’eau de l’intérieur par gainage époxy est une solution moins coûteuse et plus facile que de creuser et de remplacer les tuyaux. Cependant, il est possible d’observer une migration du BPA dans l’eau potable si la résine époxy ajoutée dans le tuyau n’a pas durci correctement.

« Nous ne savons pas si ce lessivage du BPA dans l’eau potable est une source de contamination courante, mais nous savons que ce phénomène existe. L’ANSES doit se pencher sur ce problème dans son travail de caractérisation des expositions et il y a un besoin urgent d’une règlementation à l’échelle européenne » commente Yannick Vicaire, pour le Réseau Environnement Santé (RES).

La décision de restaurer de vieilles canalisations par gainage époxy ou d’utiliser d’autres méthodes dépend en général des propriétaires et gestionnaires de logement. Chemsec, WECF et le RES invitent ces acteurs et les régies des eaux à se pencher sur la question de la sécurité du relining et à exiger des alternatives plus sûres (remplacement des tuyaux notamment).

« Nous sommes inquiets de voir se multiplier le recours au gainage avec des résines époxy. Nous déconseillons le recours à cette pratique et encourageons les entreprises à développer et utiliser des solutions alternatives », plaide Danielle Freilich de la Fédération suédoise du bâtiment ; une position qu’il serait intéressant de voir adopter par son homologue française.

Le BPA est un des produits chimiques les plus largement fabriqués au monde, principalement utilisé dans les matériaux plastiques. Même à faibles doses, il est lié à des effets sanitaires graves comme le cancer, l’obésité et les problèmes de fertilité.

« Le bisphénol A ou des produits chimiques aux effets similaires ne doivent pas être utilisés pour la restauration des conduites d’eau potable par relining. Cette pratique fait courir un risque aux consommateurs d’eau du robinet . Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien et des précautions doivent être prises pour éviter toute exposition humaine, en particulier des enfants, plus vulnérables », souligne Elisabeth Ruffinengo de WECF.

Voir aussi notre fiche d’information sur la question du BPA et du relining téléchargeable : http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/12/RES-relining-comment-wecf2.pdf

[1]. Agence National de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

[2]. Sveriges Byggindustrier, http://www.bygg.org/

[3]. En 2007, la consommation d’eau potable en France s’élevait à 5,8 millions de m3. Source : Agences de l’eau / SOeS – 2010 (Données 2007)

 

Du bisphénol A dans les canalisations d’eau potable : explications

 La réhabilitation des canalisations d’adduction d’eau potable par la technique dite du gainage (ou relining) pourrait entraîner le lessivage de ce produit chimique préoccupant qu’est le Bisphénol A (BPA) dans l’eau potable. Le gainage est une méthode moins onéreuse et de plus en plus courante pour réhabiliter les canalisations d’eau dégradées plutôt que de les remplacer.

Plusieurs témoignages sur la diffusion de BPA à partir de conduites d’eau potable gainées par relining… (lire la suite)

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 11-12-11

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L’EFSA de nouveau mise en cause !

 

Le Médiateur européen demande à l’EFSA de reconnaitre sa défaillance.

 

Une responsable de l’Autorité européenne de sécurité des aliments est partie travailler pour l’industrie de la biotechnologie 

 

« Le médiateur européen a statué le 8 décembre dernier en faveur d’une plainte déposée par Testbiotech contre l’EFSA et son approche du pantouflage. L’affaire concerne un ancien cadre supérieur de l’EFSA, le Dr Suzy Renckens, qui occupait le poste de chef de l’unité responsable de l’évaluation des risques concernant les plantes génétiquement modifiées. Le Dr Renckens a ensuite pris un poste chez Syngenta, une société qui produit et commercialise ce type de plante. Le Médiateur Européen a accepté la plainte de Testbiotech et a déclaré que « l’EFSA devrait reconnaitre qu’elle a échoué dans l’application des règles de procédure et dans la réalisation d’une évaluation suffisamment approfondie des éventuels conflits d’intérêts découlant du passage d’un ancien membre de son personnel à une entreprise de biotechnologie. »

 

« La décision du Médiateur montre clairement que l’EFSA a manqué à ses obligations » explique Christoph Then de Testbiotech, « Nous sommes très inquiets du fait que l’EFSA et la Commission ont essayé de nier leurs responsabilités dans le cas présent en rejetant nos plaintes initiales. L’Autorité, mais aussi la Commission européenne qui soutient l’EFSA, minent la confiance dans les institutions européennes. En conséquence, elles mettent en péril la protection des consommateurs et de l’environnement ».

  Lire la suite de cette entrée »

Ce que vous devez savoir sur l’EFSA – en 3 minutes

Le CEO publie un nouvel outil de vulgarisation expliquant quelques-uns des principaux problèmes de l’EFSA, l’agence chargée de délivrer des recommandations scientifiques en matière de sécurité alimentaire aux autorités européennes.

EFSA animation (fr) from Corporate Europe on Vimeo.

Le RES dans les médias : Aperçu au 9-12-11

 

● EDULCORANTS

 

 - Europe1.fr : Aspartame : danger pour les futures mères  (17-11-11)

- Enviro2b.com : Aspartame : des gynécologues alertent les femmes enceintes (17-11-11)

- Paris Match : Faut-il interdire l’aspartame ?  (7-12-11)

- bfmtv : Aspartame dangereux pour les femmes enceintes  (17-11-11)

- Bonjour-docteur.com/ France télévision : Femmes enceintes et aspartame : danger ? (21-11-11)

- Terraeco.net : La stevia bientôt dans les produits light  (16-11-11)

- Le Monde : La stevia, un édulcorant végétal à la conquête du marché européen (29-11-11) voir le journal

- Parents : Enceinte : prudence sur l’aspartame (déc-janv2012) voir le magazine

 

BISPHENOL A

 

-Libération : Bisphénol A : l’Europe et la France dose à dose (2-12-11)

- Libération : Ma vie sans bisphénol A  (6-12-11)

- Le Bien Public : A. Cicolella : « L’interdiction du bisphénol A est une victoire »  (6-12-11)

- Le Journal de l’Environnement : BPA: l’Efsa refuse de suivre les conclusions de l’Anses  (2-12-11)

- Le Parisien / La provence : Bisphénol A : le Réseau santé environnement dénonce le mode de fonctionnement de l’EFSA   (2-12-11)

- Agromédia / Le Post : Bisphénol A : l’EFSA balaie les méfiances de l’Anses et s’attire les foudres du Réseau Environnement Santé  (5-12-11)

- Stratégies : Bisphénol A: l’Europe toujours en retrait face à l’interdiction française  (2-12-11)

 

AGRICULTURE BIOLOGIQUE

 

- Bourgogne.france3.fr : Campagne de mobilisation pour l’agriculture bio  (15-11-11)

- Actu-environnement.com : Agriculture bio : 28 ONG se mettent en campagne (11-11-11)

- Biocontact : L’agriculture intensive en question (nov-11) Voir le magazine

 

 

● MERCURE DENTAIRE

 

- Santé Magazine : Plombages : bientôt la fin du mercure ?  (janv12) Voir le magazine

- Top Santé : Le mercure, ça plombe  (janv 12) voir le magazine

 

● COCKTAILS CHIMIQUES

 

- La Croix : Un incroyable cocktail de molécules  (28-11-11)

- Le Monde : Maternité ne rime plus avec sérénité  (5-12-11)

 

● CONFLITS D’INTERETS (EFSA- Autorité européenne de sécurité des aliments)

 

- Biocontact : Collusion des experts de l’EFSA à double casquette (déc-11) Voir le magazine

Edito Newsletter n° 14 • Un vote historique

Le 12 Octobre devrait rester dans l’histoire. En votant  à l’unanimité l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires,  les députés français ont  édicté la première loi  de ce genre au monde. Après avoir voté en mai dernier l’interdiction des phtalates, des alkylphénols et des parabènes, ils ont  confirmé  qu’ils avaient pris la pleine mesure de la question des perturbateurs endocriniens.  L’ANSES a, elle aussi,  pris en compte le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens en publiant un rapport, le 27 septembre dernier, qui  reconnaît les effets du bisphénol A aux faibles doses. La France se retrouve ainsi  être le pays pionnier en la matière.  La voie est maintenant tracée pour une loi qui traite de  l’ensemble des perturbateurs endocriniens. C’est ce qu’a fait le sénateur américain John Kerry, ancien candidat démocrate à la présidence, en déposant un projet de loi devant le Sénat américain dont l’objectif est ainsi formulé : « l’organisme d’aucun parent ne doit être contaminé par un perturbateur endocrinien ».

Ce sera  l’objectif du RES pour 2012 : obtenir une loi Kerry à la française.  Le fait que le vote du 12 octobre ait été acquis à l’unanimité laisse espérer une issue positive. Il est heureux  en effet que la  question des perturbateurs endocriniens soit comprise comme  une question non partisane. Ce n’est pas qu’une affaire de loi, c’est toute la société qui doit se mobiliser en ce sens, car éliminer les perturbateurs endocriniens de notre environnement représente  une mutation profonde. L’enjeu est la hauteur de cette mutation, car  il s’agit de notre santé et de celle des générations futures.

Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°11

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 185 (96 %)

• Chez l’animal : 118 dont 31 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 67 (Effets sanitaires : 34 ; effets sur cellules in vitro: 33)

 

ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de juillet à septembre 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

- L’exposition masculine au BPA pourrait affecter la qualité des embryons lors d’une FIV.

- Une étude chinoise portant sur 153 enfants apporte la première preuve épidémiologique que l’exposition in utero au BPA peut affecter le développement génital masculin.

- L’exposition au BPA pendant la grossesse affecte le comportement et le contrôle des émotions des enfants à l’âge de 3 ans, surtout chez les petites filles.

- Une association inverse a été observée entre les marqueurs urinaires du BPA et les taux des hormones thyroïdiennes T4 et TSH totales dans un échantillon représentatif d’adultes et d’adolescents américains issu de la NHANES 2007-2008.

- Contamination du lait maternel et du fœtus aux PCB, DDE, dibutylphtalate, hexachlorobenzène et au bisphénol A, avec mise en évidence d’une corrélation faible négative entre la TSH et l’exposition in utero au BPA.

- Comme avec les études expérimentales, le BPA active les voies de signalisation médiées par les récepteurs nucléaires chez l’homme, preuve que le BPA agit comme un xénoestrogène chez l’humain.

- Une étude chinoise portant sur 3423 participants n’a pas trouvé d’association significative entre les niveaux urinaires de BPA et les cas de diabète de type 2 auto-déclarés.

- Chez l’homme, les niveaux de BPA urinaires sont associés au diabète sucré, indépendamment des traditionnels facteurs de risques liés au diabète.

 

Effets in vitro :

- Des observations renforcent les données d’un impact probable sur le cancer mammaire de faibles doses de BPA et de Méthylparabène, telles que celles détectées chez l’humain (dans le sang, le placenta, le lait…).

- Le BPA agit comme une substance toxique avec des implications particulières pour les phases critiques de la prophase méiotique, ainsi que pour la survie des ovocytes.

- Une étude menée sur des microsomes testiculaires humains et de rats montre que le BPA inhibe certaines voies enzymatiques de la stéroïdogenèse. Certaines voies enzymatiques humaines sont plus sensibles au BPA que celles du rat.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 2

 

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

 

A . EFFETS CHEZ L’HOMME

 

 I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

  • Empoisonnement au méthanol

Szponar J, Górska A, Majewska M, Tchórz M, Drelich G. [Methanol poisoning in a 61-year old male with recently diagnosed diabetes--a case report]. Przegl Lek. 2011;68(8):521-2. [Article in Polish] Samodzielny Publiczny Szpital Wojewódzki im. Jana Bozego w Lublinie, Regionalny Ośrodek Toksykologii Klinicznej.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22010455 

 

En bref :
Cet article expose le cas d’un homme âgé de 61 ans avec un empoisonnement suspecté au méthanol : Il présentait les symptômes d’un diabète avec une d’hyperglycémie extrême (>1600 mg/dl) et un coma hyperosmolaire non cétosique. Les tests de laboratoire ont montré, entre autres, une acidose métabolique et respiratoire et des taux de méthanol et d’éthanol à 80mg/dl et 0,47g/l, respectivement. Quelques jours avant son hospitalisation, le patient buvait de grandes quantités de jus de fruit et de lait. Les auteurs concluent que la consommation excessive d’aspartame et de ses métabolites peut être la cause d’un empoisonnement au méthanol qui a été envisagée pour ce patient.

 

II. Etudes in vitro

 

  •  Athérosclérose

Jang W, Jeoung NH, Cho KH. Modified apolipoprotein (apo) A-I by artificial sweetener causes severe premature cellular senescence and atherosclerosis with impairment of functional and structural properties of apoA-I in lipid-free and lipid-bound state. Mol Cells. 2011 Apr 21. [Epub ahead of print]

School of Biotechnology, Yeungnam University, Gyeongsan, 712-749, Korea.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21533907

 

En bref :
Les résultats de cette étude montrent que l’aspartame altère in vitro l’intégrité des HDL et favorise l’internalisation des LDL athérogéniques dans les macrophages. Les auteurs émettent l’hypothèse que la consommation à long terme d’aspartame pourrait accélérer l’athérosclérose et le vieillissement cellulaire.

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez les femmes enceintes exposées aux fumées de cigarettes et aux perfluorés le niveau méthylation globale de l’ADN, mesurée dans le sang de cordon, est inversement corrélé à la concentration de PFOA mais pas de PFOS.

- L’exposition prénatale aux polluants (fumée de cigarette, métaux lourds, polluants organiques et perfluorés) et l’état psychique maternel peut altérer la santé des enfants évaluée à l’âge de 5 ans.

- Il existe une relation inverse entre les niveaux maternels de PFOS du sérum et l’hormone T3 du cordon fœtal. Il en va de même avec l’acide perfluorotridécanoique (PFTrDA) maternel et la T3/T4 du fœtus, ce qui pourrait présenter un risque pour son développement.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- Contamination significative de certains poissons dans les baies de Hong-Kong et Xiamen par les composés perfluorés (PFOS, PFOA, PFNA, PFDA, PFUdA and PFTrDA).

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Sur 6246 garçons nouveau-nés de la région niçoise, 1,6% des garçons présentent une cryptorchidie associée à d’autres anomalies (micropénis) et à des risques familiaux et environnementaux (antirouilles et phtalates) conjoints.

- L’exposition prénatale à certains phtalates (DEHP notamment), peut avoir une répercussion négative sur le développement neurocomportemental des nouveau-nés âgés 26 semaines.

- Une étude de l’INSERM n’a pas trouvé d’association de type « monotone » entre les métabolites de phtalates présents dans l’urine de femmes enceintes et le poids de naissance de leurs garçons, à l’inverse des résultats positifs trouvés avec certains phénols.

 

Etudes in vitro :

- Le phthalate de diéthylhexyle (DEHP) et le phthalate de monoéthylhexyle (MEHP) ont la capacité d’induire l’apoptose dans les cellules du système immunitaire aux concentrations trouvées dans l’environnement.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Le DEHP administré à des rats en post natal aurait un impact négatif sur le développement de l’hippocampe (J16 à J22) chez les mâles mais pas chez les femelles.

- Les phtalates de DHPP et DnOP ont un effet toxique sur le développement à partir de 0,25g/kg/j correspondant à la Dose Minimale ayant un Effet Indésirable Observé (DMEIO).

 

Chez la souris :

- Le phthalate de dibenzyle (DBzP) est plus toxique que le phtalate de benzyle et de butyle (BBP) et ne devrait donc pas être utilisé comme plastifiant alternatif.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

Etudes d’imprégnation humaine :

- En Allemagne, 18 métabolites de phthalates sur 21 ont été détectés dans l’excrétion urinaire de 104 mères et leurs enfants en âge d’être scolarisés, les niveaux les plus élevés étant ceux du DIBP et du DEHP.

 

Contamination environnementales

- Des phtalates ont été retrouvés dans les eaux embouteillées en contenant plastique avec des concentrations plus élevées lorsque les bouteilles sont stockées à 4°C ou si elles sont stockées à l’extérieur. (rôle de la température et/ou du soleil dans la dégradation des phtalates avec le temps).

 

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 4-12-11

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Phtalates : veille médiatique (Internet) au 4-12-11

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