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Communiqué de presse (17 juillet 2014) – Amalgames dentaires : Merci aux Africains de montrer la voie à notre vieille Europe !

Le Nigeria vient d’annoncer qu’il se dirige « vers une dentisterie sans mercure » et qu’il fait même de cette transition une « priorité », en raison des problèmes environnementaux et sanitaires engendrés par le mercure dentaire [1]. Il rejoint ainsi la cohorte de pays Africains qui ont déjà renoncé à ce dispositif médical toxique, ou qui s’apprêtent à le faire : Gambie, Centre-Afrique, Cameroun, Gabon, Zambie, Sud-Soudan, Ouganda, Madagascar, Ile Maurice, Zimbabwe…

Voilà de quoi couper court à la rumeur selon laquelle l’amalgame resterait un produit irremplaçable « pour les pays pauvres et les pauvres de nos pays développés [2]. »

Pendant que l’Afrique s’engage sur le chemin de l’avenir, l’Europe tergiverse. Ainsi, le 07 juillet dernier, la Commission européenne invitait la société civile à s’exprimer sur la « Mise en œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure ». Le rapport [3] qui servait de support à cette réunion rappelle que la Convention de Minamata n’oblige pas les États européens, qui l’ont ratifiée en octobre dernier, à abandonner le mercure des amalgames dentaires ; toutefois, précise le document, ce dispositif médical « est, et restera probablement, la principale utilisation par les consommateurs de mercure dans l’UE. »

- L’amalgame dentaire représente en effet le quart de la consommation de mercure en Europe : ce sont 90 à 100 tonnes mises en bouche chaque année, alors que la consommation globale de mercure pour toute l’Europe se situe entre 320 et 530 tonnes.

- L’amalgame dentaire, c’est aussi le tiers des déchets annuels recyclables de mercure (95 tonnes sur 285) et nettement plus de la moitié des déchets accumulés dans nos sociétés (1000 tonnes sur 1784).

- L’amalgame dentaire, c’est surtout la première source d’exposition et d’imprégnation des Européens en mercure.

Si l’UE se contente d’appliquer a minima la Convention de Minamata, reconnaît le rapport, les bénéfices seront marginaux. On ne peut escompter d’impact significatif qu’à condition que la Commission européenne adopte le scénario « ambitieux », qui consiste à interdire le mercure dentaire, en le réservant à quelques cas très spécifiques.

Ce scénario est techniquement possible, soulignent les rapporteurs, puisqu’il a déjà été réalisé en Suède et au Danemark.

En réalité, la mise en œuvre de la Convention de Minamata sera incompréhensible si le mercure dentaire ne se voit pas interdit.

Les citoyens attendent de l’Europe qu’elle donne un horizon au reste du monde en fixant des normes environnementales et sanitaires audacieuses. Il est donc inadmissible que la Commission européenne et le lobby dentaire continuent de surfer sur la stratégie du doute [4] pour semer l’indécision dans l’esprit des élus ; inadmissible que l’on continue de réserver un traitement exceptionnel à l’amalgame, alors que tous les autres usages du mercure se voient progressivement éliminés [5].

 

 

[1]. http://allafrica.com/stories/201405280730.html?viewall=1

[2]. Argument avancé par la sénatrice Isabelle Pasquet, manifestement désinformée, pour expliquer le vote de son groupe contre l’amendement déposé par Mme Aline Archimbaud en novembre dernier, demandant l’instauration d’une taxe sur le mercure dentaire. http://www.senat.fr/basile/

[3]. http://ec.europa.eu/environment/chemicals/mercury/pdf/REPORT-EU-Hg.pdf

[4]. http://reseau-environnement-sante.fr/2014/03/20/dossiers-par-themes/communique-de-presse-20-mars-2014-mercure-dentaire-la-nouvelle-strategie-du-doute/

[5]. http://ec.europa.eu/environment/chemicals/mercury/index_en.htm

 

Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens permettrait de réaliser 31 milliards d’euros d’économies en dépenses de santé dans l’Union européenne

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Version pdfCP_HEAL_Cout_PE

Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens permettrait de réaliser 31 milliards d’euros d’économies en dépenses de santé dans l’Union européenne

·         L’augmentation rapide des troubles hormono-dépendants peut être liée à une exposition à des perturbateurs endocriniens, substances chimiques de synthèse présentes notamment dans les aliments, les boissons et les produits du quotidien.

·         Selon une nouvelle étude, si réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens permettait d’éviter un petit nombre de cas de cancers hormono-dépendants, de diabète, d’obésité et d’infertilité, des milliards dépensés en lien avec ces maladies et leurs conséquences seraient alors économisés.

·         Un changement de politique européenne en matière de produits chimiques pourrait réduire de manière drastique les coûts associés à ces maladies et leurs conséquences. Il est maintenant temps pour l’UE d’agir.

Bruxelles, le 18 Juin 2014 – L’exposition à des perturbateurs endocriniens pourrait coûter jusqu’à 31 milliards d’euros par an à l’Union européenne (UE), selon un rapport publié aujourd’hui par l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL). (1)

Les calculs ont établi une liste de maladies et troubles identifiés par les scientifiques experts des PE des perturbateurs endocriniens comme hormono-dépendants :

·         troubles de la reproduction et de la fertilité, dont baisse de la qualité du sperme

·         malformations de l’appareil reproducteur chez le petit garçon, telles qu’hypospadias ou  cryptorchidie

·         cancers du sein, de la prostate, des testicules

·         troubles du développement de l’enfant, tels qu’autisme et troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (ADHD)

·         obésité et diabète (1)

Nombre de ces pathologies connaissent une augmentation rapide. Par exemple, hormis les pays où la prévalence était déjà élevée comme les Pays-Bas et l’Autriche, le cancer de la prostate est en augmentation rapide dans tous les pays de l’UE et on assiste à une hausse dramatique des cas de cancer du sein dans les pays du Sud et de l’Est (2).  La prévalence élevée de l’autisme et du ADHD est devenue alarmante. Par ailleurs, les experts estiment que les perturbateurs endocriniens ont un impact particulier sur la baisse de QI qui empêche les enfants d’exploiter tout leur potentiel. Les effets d’une exposition fœtale aux perturbateurs endocriniens, ne sont pas visibles tout de suite, à l’image des risques plus élevés de cancer hormono-dépendant et de baisse de la qualité du sperme.

HEAL a sollicité le Dr Alistair Hunt de l’Université de Bath, économiste environnemental, et le Dr Julia Ferguson, professeure invitée à la UK Cranfield School of Management pour calculer les coûts globaux associés à ces maladies. Selon leurs estimations, ces coûts s’élèveraient entre 636 et 637 milliards d’euros par an (3). Des chiffres très probablement sous-estimés à cause par exemple de l’absence de données sur les coûts associés aux pathologies identifiées.

Seule une partie des coûts liés aux troubles hormono-dépendants peut être attribuée à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. D’autres facteurs majeurs tels que la susceptibilité génétique, le mode de vie – régime alimentaire, tabagisme ou manque d’activité physique – doivent aussi être pris en compte. Cependant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a noté que la « charge environnementale des maladies » liée aux produits chimiques est très probablement sous-estimée à cause du manque de données (4).

Une récente étude américaine (USA) a ainsi estimé que le seul bisphénol A (BPA) migrant à partir des contenants alimentaires vers les aliments contribuerait à hauteur de 1,8% à l’obésité infantile (5). Sur cette base, on peut estimer raisonnablement que la contribution de toutes les expositions à des perturbateurs endocriniens est comprise entre 2 et 5%. Une contribution de 5% des expositions à des perturbateurs endocriniens aux troubles hormono-dépendants serait équivalente à environ 31 milliards d’euros par an pour les 28 Etats membres de l’UE (1).

Ces dix dernières années, les données faisant état de liens entre expositions à des perturbateurs endocriniens et troubles de la santé chez l’être humain se sont multipliées, comme le montre un rapport de l’OMS paru en 2013. En tant que plus haute autorité de santé sur le plan international, l’OMS conclut clairement que l’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens représente une « menace globale » à laquelle il faut réagir. (6)

Pour Genon K Jensen, directrice exécutive de HEAL: “Une part de l’augmentation de ces taux de pathologies hormono-dépendantes en Europe est probablement liée à l’exposition à des substances chimiques de synthèse qui contaminent nos organismes et dérèglent notre système hormonal. L’UE doit faire passer la santé d’abord et interdire ces substances. Une action rapide permettrait d’éviter de nombreuses souffrances et peut-être de réaliser près de 31 milliards d’euros annuels d’économies en dépenses de santé et en perte de productivité.”

Les chiffres pour la France

Le rapport de HEAL estime pour la France le coût des pathologies hormono-dépendantes, indépendamment des facteurs de risque associés, à près de 82 milliards par an (tableau 1). Si 5% de ce total était directement lié à une exposition aux perturbateurs endocriniens, on peut estimer les coûts de l’exposition aux perturbateurs endocriniens pour la France à près de 4 milliards par an (tableau 2).

Alors que la Loi de Santé Publique sera très prochainement discutée, 4 milliards d’euros  d’économies liées à une simple réduction des expositions aux perturbateurs endocriniens identifiés seraient une économie substantielle et bienvenue dans cette période de contractions budgétaires. Inscrire cette action dans la grande loi de santé nationale serait par ailleurs cohérent avec la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens adoptée récemment par la France. ”, estiment ainsi les associations WECF France, Réseau Environnement Santé et Générations Futures.

HEAL demande que l’ensemble des réglementations européennes évoluent pour réduire les expositions aux perturbateurs endocriniens. L’UE doit également mettre en place un calendrier pour permettre d’identifier puis de remplacer les perturbateurs endocriniens par des alternatives plus sûres.

Nous attendions de la part de la Commission européenne un paquet législatif perturbateurs endocriniens il y a un an déjà, comprenant une nouvelle stratégie perturbateurs endocriniens, ainsi que des critères de définition pour appliquer les règlements pesticides et biocides qui interdisent les perturbateurs endocriniens. Nous attendons toujours ces mesures. Alors que les données scientifiques sur les effets néfastes des perturbateurs endocriniens se multiplient, des pays de l’UE prennent les devants en interdisant certains PE. La Suède a décidé d’attaquer la Commission européenne devant la Cour de Justice de l’UE pour son retard dans ce dossier. Par ailleurs, lors du conseil des ministres de l’environnement de l’UE du 12 juin dernier, cinq pays ont soutenu la délégation française qui, forte de sa récente Stratégie nationale, a obtenu l’inscription des risques des perturbateurs endocriniens pour la santé à l’ordre du jour de la réunion (7). Le temps écoulé sans réduction des expositions est autant de temps pendant lequel les populations payent l’addition par la dégradation de leur état de santé. « , conclue G. Jensen.

L’UE a certes adopté des mesures législatives ciblées sur certains perturbateurs endocriniens, sur la base du principe de précaution, à l’image de l’interdiction du BPA dans les biberons en plastique dans en 2011. Plusieurs pays ont également pris des mesures nationales sur d’autres substances. Le recul et les nouvelles données scientifiques disponibles montrent clairement que les actions législatives pour protéger et améliorer la santé mises en œuvre par le passé – même en l’absence de 100% de preuves d’effets néfastes – sont justifiées (8). Les mesures de contrôle du tabagisme, prises avant la mise en évidence par les scientifiques d’une explication biologique du lien causal, en sont une bonne illustration.

 

Notes

1. Dépenses de santé en Europe : quelle part liée à l’exposition aux perturbateurs endocriniens ? http://www.env-health.org/news/latest-news/article/health-costs-in-the-eu-how-much-is (en anglais)

2. Déclaration de Berlaymont signée par 89 scientifiques en faveur de mesures sur les perturbateurs endocriniens, http://www.env-health.org/resources/press-releases/article/heal-responds-to-berlaymont

3. Estimation des coûts économiques par pays des maladies et troubles liés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens, rapport technique du Dr Alistair Hunt de l’Université de Bath, économiste environnemental, et du Dr Julia Ferguson, professeure invitée à la UK Cranfield School of Management

  

Tableau 1 : coûts totaux des pathologies hormonaux-dépendantes par pays  (millions d’euros)  
Pays Coûts (en millions d’€)
Allemagne

101 714

Autriche

10 804

Belgique

14 083

Bulgarie

9 063

Croatie

5 212

Chypre

1 213

Danemark

7 051

Espagne

58 914

Estonie

183

Finlande

6 972

France

82 634

Grèce

14 038

Hongrie

12 612

Irlande

5 772

Italie

75 452

Lettonie

2 558

Lituanie

3 808

Luxembourg

653

Malte

510

Pays-Bas

21 141

Pologne

48 638

Portugal

13 367

Roumanie

25 070

Royaume-Uni

80 641

République slovaque

6 327

République tchèque

13 381

Slovénie

2 554

Suède

12 125

Total

636 500

 

Tableau 2 : Chiffres estimés par pays d’une contribution possible des expositions aux PE à 5% des coûts liés aux maladies et troubles hormono-dépendants, estimations de HEAL
Pays Chiffres estimés pour 5% des coûts (en millions d’€)
Allemagne

5 085, 70

Autriche

540, 20

Belgique

704, 15

Bulgarie

453, 15

Croatie

260, 60

Chypre

60,65

Danemark

352, 55

Espagne

2 945, 70

Estonie

9, 15

Finlande

348, 60

France

4 131, 70

Grèce

701, 90

Hongrie

630, 60

Irlande

288, 60

Italie

3 772, 60

Lettonie

127, 90

Lituanie

190, 40

Luxembourg

32, 65

Malte

25, 95

Pays-Bas

1 057, 05

Pologne

2 431, 90

Portugal

668, 35

Roumanie

1 253, 50

République slovaque

316, 35

République tchèque

669,05

Royaume-Uni

4 032, 05

Slovénie

127, 70

Suède

606.25

Total

31 825

 

 

 

4. Prüss-Ustün et al. 2011, “Knowns and unknowns on burden of disease due to chemicals: a systematic review”, Environmental Health 2011, 10:9.  http://www.ehjournal.net/content/10/1/9

5. Personne ne connaît la contribution exacte de l’exposition aux perturbateurs endocriniens dans le coût global des maladies chroniques Trasande L, 2014,“Further limiting Bisphenol A in food uses could provide health and economic benefits” disponible sur content.healthaffairs.org/content/early/2014/01/16/hlthaff.2013.0686 estime que que le seul bisphénol A (BPA) migrant à partir des contenants alimentaires vers les aliments contribuerait à hauteur de 1,8% à l’obésité infantile. Il semble donc raisonnable d’estime ce chiffre entre 2 et 5%.

6. État de la Science sur les perturbateurs endocriniens, rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 2012. Rédigé par Ake Bergman, Jerrold J. Heindel, Susan Jobling, Karen A. Kidd et R. Thomas Zoeller

7. Conseil des ministres, Communiqué de presse, 3320ème réunion du Conseil Environnement, Luxembourg, 12 juin 2014 http://consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/envir/143188.pdf

8. « Signaux précoces et leçons tardives », Vol I & II. http://www.eea.europa.eu/publications/late-lessons-2

Version pdf du communiqué

Publication du 1er panorama des formations en Santé-Environnement en région Rhône-Alpes

CP_RA_3juin2014

Sous la coordination de l’Agence Régionale de Santé Rhône-Alpes, du Conseil Régional Rhône-Alpes et de la DREAL, l’unité Cancer Environnement du Centre Léon Bérard et le Réseau Environnement Santé (RES), en collaboration avec Envirhonalp et la plateforme Envitera, publient le premier panorama des formations en Santé-Environnement en région Rhône-Alpes.

Dans un contexte où les actions relatives aux formations en Santé-Environnement tardent à être mises en œuvre, les réflexions menées dans le cadre du 2eme Plan Régional Santé Environnement (PRSE) en Rhône-Alpes 2011-2014 ont amené les acteurs régionaux à s’engager en faveur de la formation en santé-environnement. La réalisation d’un état des lieux des formations existantes dans le domaine de la santé environnementale constitue une étape préalable essentielle avant d’engager une démarche amélioration et de développement des formations des acteurs à la santé environnementale en région Rhône-Alpes.

Un premier niveau de connaissances régional

L’objectif de cet état des lieux est de faire un inventaire des formations initiales et continues disponibles, et de faciliter l’accès du public à ces informations. Les formations santé-travail ont été exclues du périmètre de cet état des lieux.

Les formations en santé-environnement recensées ont été sélectionnées sur la base des critères d’inclusion suivants :

• Formation universitaire : généraliste (c’est-à-dire entièrement dédiée la santé environnement), spécifique d’un thème santé-environnement (eau, air, etc.) ou partiellement dédiée à la santé environnement (présence d’un module de formation ou d’unité d’enseignement obligatoire ou optionnel) ;

• Formation d’organismes publics et privés : en alternance ou en continue ; présence d’une thématique santé-environnement, et ayant une antenne régionale ou qui propose un lieu de formation en Région Rhône-Alpes ;

• Formations d’associations présentes en Région Rhône-Alpes.

« Ce travail représente une première étape qui a bien sûr vocation à être régulièrement mis à jour et à stimuler les échanges d’information au sein de la région » précise Julien Carretier du Centre Léon Bérard, auteur du document.

Cet état des lieux présente également des formations exemplaires hors région Rhône-Alpes. « Pour certaines formations, un travail reste à faire pour une vision plus globale de la Santé Environnement en lien avec l’augmentation des maladies chroniques », ajoute le Dr Françoise Bousson, co-auteure du document.

Une initiative pilote en Rhône-Alpes pour agir et encourager la formation en santé-environnement

Ce travail est mis à disposition des acteurs régionaux et des membres du comité de suivi du 2ème Plan National Santé Environnement (PNSE) en tant qu’éléments de réflexions et de préparation des futures mesures du prochain PNSE en faveur de la formation en santé-environnement. Il est également utile dans la cadre de la mise en œuvre du nouveau plan d’action sur l’Air Intérieur.

« Rhône-Alpes a été l’une des premières Régions de France à engager une politique en faveur de la santé environnementale, avec le 12 juillet 2012, une délibération La Santé pour tous dans un environnement « sain », souligne Alain Chabrolle, Vice-Président à la Santé et à l’Environnement au Conseil Régional Rhône-Alpes, avec la mise en œuvre d’un Programme Régional Opérationnel d’Actions en Santé Environnement, dont l’un des axes vise à favoriser le passage à l’action par la sensibilisation, les échanges et la diffusion de l’information. Les objectifs de cet état des lieux s’inscrivent dans cette perspective d’action.

Le document est consultable et téléchargeable sur le site de l’ARS Rhône-Alpes : http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/Les-professions-de-l-environne.170058.0.html ; sur le site internet du portail d’information des publics : http://www.cancer-environnement.fr/407-Formations.ce.aspx, et du Réseau Environnement Santé : http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2014/06/Panorama_formations_SE_RRA_2014.pdf

Retrouvez l’intégralité du communiqué, ici

 

A DÉCOUVRIR, le nouveau site de la Mutuelle Familiale dédié à la prévention

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Communiqué de presse (29 avril 2014) – Le RES salue l’adoption de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE)

 C’est maintenant l’ensemble de la politique de santé et d’environnement qui doit être repensé.

 La nouvelle Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a soumis ce mardi 29 avril au Conseil National de la Transition Écologique (CNTE) la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE) mettant ainsi fin au blocage du texte et ce depuis son adoption, en juin dernier, à l’unanimité du groupe de travail réunissant les parties prenantes. Le RES salue l’adoption à la quasi-unanimité[1] de cette stratégie ainsi que la réintégration de la santé environnementale dans la conférence environnementale[2].

Ce texte représente une avancée remarquable en reconnaissant « l’importance de la question des perturbateurs endocriniens en matière de risques pour la santé publique et l’environnement ». Il reconnaît que protéger la santé et l’environnement n’est pas un frein, mais au contraire une chance pour l’emploi en insistant « sur les opportunités pour l’innovation et les leviers de compétitivité qu’ouvre et accompagne cette stratégie » et en recommandant d’inclure la substitution dans les « dispositifs prévus dans le deuxième programme d’investissements d’avenir ».

Une avancée fruit de l’action du RES et de ses membres.

Le RES n’a pas été le seul acteur, mais son action a été déterminante pour faire sortir la question des perturbateurs endocriniens des seules sphères scientifiques et la porter dans le débat public. Cela a abouti à l’interdiction du bisphénol A dans les biberons en 2010 puis dans les contenants alimentaires en 2012. Le RES avait alors demandé que, plutôt que de réglementer substance par substance, la France se dote d’une stratégie pour prendre en charge le problème dans son ensemble. Voilà qui est fait. L’enjeu est maintenant de décliner ces principes dans toutes les politiques publiques, en priorité celle touchant à la protection de la santé et de l’environnement. C’est ce que prône le texte.

Faire face à l’épidémie de maladies chroniques, une priorité pour la politique de santé.

Depuis la finalisation du texte de la SNPE en juin, les données scientifiques n’ont fait que confirmer l’importance de la question des perturbateurs endocriniens. Les plus importantes sont peut-être celles publiées en décembre 2013 par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), sur le site Globocan[3], montrant que la France métropolitaine est devenue le 1er pays au monde pour les cancers hormono-dépendants (cancer du sein, de la prostate et du testicule). La principale hypothèse explicative est, par définition, celle des perturbateurs endocriniens. Les preuves scientifiques s’accumulent pour démontrer, outre dans les cancers hormono-dépendants, l’implication des perturbateurs endocriniens dans le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, les troubles de la reproduction et les troubles du comportement. « Les données de la Sécurité Sociale montrent qu’en 20 ans le diabète a progressé 5 fois plus vite que le vieillissement, les maladies cardiovasculaires et le cancer 4 fois plus vite, la baisse de la qualité du sperme a été de 30 % entre 1989 et 2005 » rappelle André Cicolella. « Éliminer les perturbateurs endocriniens de notre environnement est une première réponse pour faire reculer cette épidémie. Il faut donc réorienter la Stratégie Nationale de Santé et les plans de santé publique en ce sens ».

Le RES demande que :

-  les ONG porteuses de cette thématique soient membres à part entière du Conseil National de la Transition Écologique.

-  la santé environnementale soit un axe majeur de la stratégie nationale de santé tout comme de la stratégie nationale de recherche et soit dotée de financements à la hauteur des enjeux.

-  la politique de protection des milieux soit conçue en intégrant le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens.


[1] Seuls les syndicats CGT et FO se sont abstenus. La composition du CNTE : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CNTE_Composition_sept2013_-pdf.pdf

[2] Exclue en 2013, la santé environnementale réintegre les thématiques de la conférence environnementale qui aura lieu les 2 et 3 octobre 2014. Les autres thématiques confirmées sont mobilité, croissance verte et climat.

[3] Site Globocan : http://globocan.iarc.fr/

Communiqué de presse (1er avril 2014) – À quoi sert le rapport du SCHER sur le mercure dentaire ?

Le Comité Scientifique des Risques Sanitaires et Environnementaux (SCHER) a publié le 14 mars un avis intitulé Risques environnementaux et risques sanitaires indirects liés au mercure des amalgames dentaires [1].

Certes les experts y admettent que, « dans des conditions locales extrêmes (densité maximale de dentistes, utilisation maximale de mercure, absence de dispositifs de séparation dans le processus de traitement de l’eau) », il pourrait y avoir un risque pour les consommateurs de poisson.
Mais formulé autrement, le problème se résume ainsi : « Là où de bons contrôles environnementaux sont mis en place, le risque est absent ou négligeable. » En somme, il ne serait pas nécessaire de renoncer au mercure dentaire, il faudrait simplement « contrôler » son usage pour que le danger se volatilise.

Pourtant, on sait aujourd’hui que :
- Le mercure est une substance extrêmement toxique, pour laquelle il n’est pas possible de définir un seuil qui serait sans danger [2] ;
- Le mercure dentaire représentait en 2007 le quart de la consommation de mercure en Europe [3] : cette part relative augmente sans cesse, de sorte qu’il serait absurde de continuer à réglementer le mercure en faisant une exception de tolérance pour les amalgames dentaires ;
- Le mercure dentaire est la première source d’exposition directe au mercure de la population européenne [4] ;
- Le mercure dentaire est remplaçable dans toutes les situations : c’est donc une exposition qui peut être facilement supprimée [5] ;
- Le SCHER lui-même est obligé de d’admettre que pour une proportion considérable d’enfants européens les limites de sécurité d’exposition au mercure fixées par l’OMS ou les États-Unis sont dépassées. Comment justifier, alors, que l’on persiste à augmenter inutilement leur exposition ?

Les institutions – européennes ou françaises – ignorent ces faits pourtant bien établis, qui imposent une réponse évidente pour toute instance réellement soucieuse de santé publique et d’environnement. Elles préfèrent découper les problèmes en tranches si fines qu’on regarde au travers sans apercevoir le moindre danger. Ainsi le SCHER fait-il valoir qu’il n’est compétent ni pour parler des dangers du mercure en général, ni pour évaluer les effets cocktails, ni pour considérer l’implication du mercure dentaire dans les phénomènes d’antibiorésistances, ni pour s’intéresser à l’exposition professionnelle, ni pour proposer des recommandations relatives à l’amalgame, etc.

Ces question sont traitées par d’autres agences, ou bien, plus souvent, ne le sont pas du tout. Personne ne considère le problème d’un bout à l’autre et n’agit en conséquence.

Alors à quoi sert le rapport du SCHER ? Manifestement, à rien, sinon à complaire aux instances dentaires en repoussant l’interdiction, pourtant inévitable à terme, des amalgames. En somme, le SCHER nourrit la stratégie du doute mise au point par les leaders d’opinion sur les amalgames [6], au détriment de la santé et de l’environnement des Européens.
[1]. http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/consultations/public_consultations/scher_cons_06_en.htm
[2]. OMS, Mercure et soins de santé, Document d’orientation stratégique, 2005.
[3]. http://real.ehesp.fr/pluginfile.php/4701/mod_resource/content/11/modulenc/co/m6_2_2_UE_1.html
[4]. Cette augmentation relative tient au fait que les autres usages du mercure en Europe sont progressivement interdits ou sévèrement réglementés.
[5]. Selon le dernier rapport de l’ANSM, non publié pour l’indigence de sa bibliographie sur le mercure dentaire.
[6]. http://reseau-environnement-sante.fr/2014/03/20/dossiers-par-themes/communique-de-presse-20-mars-2014-mercure-dentaire-la-nouvelle-strategie-du-doute/

Communiqué de presse (25 mars 2014) – #Pesticides #PE : Fruits et légumes en Quarantaine !

Photo_PesticidesPE_enquarantaineA l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides [1] et dans le cadre de la campagne « Perturbateurs endocriniens : environnement perturbé, santé menacée ! » [2], les organisations signataires ont réalisé une action visuelle, décalée et non violente dans le supermarché Auchan de Bagnolet afin d’alerter sur les dangers sanitaires et environnementaux liés à la présence de pesticides perturbateurs endocriniens (PE) dans les fruits et les légumes.

Une vingtaine de militants ont ainsi pénétré dans l’enceinte du supermarché vêtus, de combinaisons de protection avec des slogans « Stop aux PE » et de masques à gaz pour aller sécuriser le rayon fruits et légumes à l’aide de ruban de signalisation afin de proposer aux responsables de magasins de mettre ces denrées en quarantaine. Munis d’une liste de 2m listant les pesticides suspectés d’être perturbateurs endocriniens que les consommateurs sont susceptibles de retrouver dans les fruits et légumes qu’ils achètent en grande surface, ils ont souhaité mettre en lumière les dangers des pesticides PE présents dans de nombreux produits de consommation courante, notamment les fruits et légumes [3].

Cette action visait également à inciter les grands groupes agro-alimentaires comme Auchan, à mettre en place une information et un étiquetage clair, compréhensible et accessible des consommateurs afin de renforcer leurs capacités à faire des choix éclairés. L’objectif était également d’encourager la mise en place d’un cahier des charges pour que les fournisseurs s’engagent à utiliser des produits qui ne contiennent pas de PE. Les grands groupes agroalimentaires sont en effet responsables de la santé et de l’environnement de leurs clients et ont une responsabilité dans le choix des produits qu’ils proposent.

Des responsables du magasin ont échangé avec les militants et se sont engagés à transmettre nos revendications au siège de l’enseigne. Nous attendons donc des nouvelles rapides d’Auchan.

A l’heure où la Stratégie Nationale des Perturbateurs Endocriniens (SNPE) est au point mort et où l’Union Européenne peine à trouver une définition claire de ce que sont exactement les PE alors que le cadre règlementaire européen sur les pesticides le lui impose, il est grand temps de sortir de l’inertie et de mettre en place des règlements concrets (limitant l’exposition des populations les plus vulnérables aux PE) permettant de protéger l’environnement et la santé humaine. Cela passe aussi par l’action et l’engagement des grands groupes agro-alimentaires qui, en choisissant de fournir des produits sans PE et de qualité, garantissent la santé et l’environnement de leur clients.

>>> Retrouvez prochainement les photos et vidéos de l’action sur les sites des partenaires



[1]    Evénement international qui se tient du 20 au 30 mars – www.semaine-sans-pesticides.fr

[3]    Comme l’ont démontré les enquêtes EXPPERT – Exposition aux Pesticides Perturbateurs Endocriniens : http://www.generations-futures.fr/pesticides/enquete-exppert-2-des-pesticides-interdits-et-des-perturbateurs-endocriniens-pe-dans-des-fraises/ et http://www.generations-futures.fr/pesticides/etude-exppert-1-exposition-aux-pesticides-perturbateurs-endocriniens/

Communiqué de presse (20 mars 2014) – Mercure dentaire : la nouvelle stratégie du doute

CP_Mercure_2014Le 12 mars dernier, l’Inserm organisait sous l’égide de Michel Goldberg[1] une journée de conférences/débats sur le thème : « Le mercure des amalgames dentaires versus le bisphénol A des résines ». Marie Grosman, conseillère scientifique de Non au Mercure Dentaire, a pu y participer. Elle se réjouit d’avoir vu émerger à cette occasion des points de convergence inattendus : « Enfin les instances dentaires s’inquiètent de la toxicité des matériaux qui sont mis dans la bouche des patients ! Enfin elles prennent conscience de la responsabilité qui repose sur les épaules des praticiens et de leur situation de fragilité juridique, quand les patients ou les salariés intoxiqués souhaiteront obtenir réparation du préjudice sanitaire qu’ils ont subi… »

Dans le même temps, les représentants de dentistes présents ont montré à quel point ils sont éloignés des réalités. Ils semblaient unanimes à croire que « tout le monde sait qu’il y a du mercure » dans les amalgames dentaires. Par ailleurs, le Pr Edmond Creppy, toxicologue, a précisé lors de son intervention qu’il existe un risque sanitaire à partir de 6 amalgames en bouche. M. Goldberg a réagi par la suite en déclarant que « ceux qui ont 6 amalgames, ce sont de gros dégueulasses qui ne se lavent jamais les dents ». Sachant que les Français de 35 à 44 ans ont en moyenne (selon le sexe et selon les régions) entre 12 et 18 dents cariées, absentes ou obturées[2], il faut croire que nous sommes tous ou presque « de gros dégueulasses » !

Du reste, on peut s’étonner de cet intérêt soudain pour le principe de prévention, bien circonscrit au bisphénol A (BPA). Cette démarche s’inscrit en fait dans une stratégie globale. Depuis 2009, la Fédération Dentaire Internationale (FDI) s’efforce de retarder l’interdiction des amalgames dentaires[3]. À cette fin, elle a mis au point en 2013, lors de son Assemblée générale à Istanbul[4], une tactique de diversion. L’objectif : faire oublier que les amalgames relarguent en continu du mercure – une des substances parmi les plus toxiques que l’on connaisse – en attirant l’attention sur le risque émergent lié au BPA contenu dans les composites dentaires.

En réalité, il s’agit d’un débat fallacieux, puisque les matériaux d’obturation sans mercure ni BPA existent. Il appartient aux autorités sanitaires d’en préconiser l’usage et, si besoin, de favoriser la recherche pour les améliorer. Mais en aucun cas, nous ne pouvons laisser les instances dentaires continuer à émettre leurs propres recommandations : celles que Michel Goldberg a édictées pour clore ce que lui-même considère comme un faux débat font froid dans le dos : « On améliore les composites, et en attendant, on pose des amalgames, ça ne mange pas de pain ! »

Ça ne mange pas de pain… Il faudra l’expliquer aux patients et aux professionnels intoxiqués !

 

Communiqué de presse (26 fév 2014) – Perturbateurs Endocriniens : un rapport qui doit faire date !

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Générations futures et le Réseau Environnement Santé (RES) se félicitent du rapport [1] d’information de la commission des affaires européennes sur la Stratégie européenne concernant les Perturbateurs Endocriniens (PE) de l’Assemblée Nationale et appelle le gouvernement français, ainsi que l’UE, à une action volontariste urgente !

Le contenu du rapport. Nos associations saluent le contenu de ce rapport sur les perturbateurs endocriniens (PE) et le travail du rapporteur, M. le Député Jean-Louis Roumégas. En effet, nous considérons que ce rapport reconnait, ou préconise, un certain nombre de points essentiels à nos yeux, en particulier :

- Il rappelle les enjeux sanitaires importants que font peser les PE sur la santé publique et le coût financier considérable qu’aurait l’absence d’action publique dans ce domaine.

- Il appelle l’Europe à publier rapidement une nouvelle stratégie d’ensemble sur les PE pour relancer l’action publique dans ce domaine.

- Il reconnait les modes d’action spécifiques des PE et donc les nouveaux paradigmes scientifique et réglementaire que cela implique d’adopter.

- Il juge indispensable que l’Union Européenne se dote au plus vite d’une définition unique des PE, fondée sur le critère de danger intrinsèque, et non sur la notion de puissance, mise en avant par l’industrie.

- Il recommande de créer une classe distincte de produits PE, incluant substances avérées et substances suspectées.

- Il préconise l’adoption d’un texte européen spécifique sur les PE prenant appui sur cette classification nouvelle pour réduire l’exposition des populations aux PE.

- Il souligne la nécessité d’accroître les efforts de recherche sur les PE.

- Il souligne que, loin de bloquer l’innovation, une action précautionneuse sur les PE permettrait au contraire de développer la recherche et l’innovation industrielle, au bénéfice des entreprises européennes.

- Il appelle à mettre en place un programme de biovigilance des populations et des écosystèmes.

- Il appelle le Gouvernement à produire une Stratégie Nationale sur les PE (SNPE) d’un haut niveau d’exigence, notamment en ne retenant pas la possibilité que la France puisse demander la révision des critères d’exclusion des pesticides PE (article C.2.2 de la SNPE)

Nos attentes. A la lumière de de ces points essentiels, nos associations appellent le Gouvernement français à réagir de toute urgence sur cette thématique des PE. La France doit de nouveau afficher son ambition d’avoir un rôle de leader en Europe sur cette question, comme elle a su l’avoir sur la question du Bisphénol A. Cela passe par deux points principaux :

- La France doit être exemplaire et publier rapidement une SNPE ayant une réelle ambition, notamment en abandonnant clairement toute velléité de révision des critères d’exclusion des pesticides PE !

- La France doit intervenir de toute urgence pour que les blocages résultant de l’action de lobbying des groupes de pression industriels (lobbying souligné par le rapport parlementaire) soient levés au plus vite et qu’une définition protectrice des PE soit enfin prise dans l’Union. L’UE devra ensuite créer rapidement la nouvelle catégorie des PE qui devront être progressivement exclus au niveau communautaire, par une approche législative transversale.

———————————–

[1]Rapport d’information déposé par la commission des affaires européennes sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens et présenté par M. Jean-Louis Roumégas, Député et présenté ce jour à l’AN en conférence de presse.

 

A NOTER : La version en anglais est disponible ici.

Alerte et pétition : Le traité commercial transatlantique à l’assaut du droit environnemental

tafta_Le Réseau Environnement Santé, Générations Futures et Agir pour l’Environnement s’associent à une pétition [1] de l’ONG CIEL (association internationale de juristes environnementaux) qui sera envoyée aux négociateurs européens et américains du traité de partenariat commercial transatlantique (alias TAFTA ou TTIP). Un argumentaire de 3 pages expose les 7 bonnes raisons de s’inquiéter des impacts potentiels du TAFTA sur la réglementation européenne des produits chimiques et des pesticides. Il renvoie vers la pétition  en amont d’un nouveau round de négociations qui s’ouvre le 10 mars.


Nos efforts pour protéger notre santé et celle des générations futures de l’exposition aux produits chimiques toxiques pourraient être réduits à néant par les négociations en cours, totalement opaques, d’un nouvel accord commercial USA-UE connu sous le nom de TAFTA (ou TTIP). A moins que nous n’agissions.


Interpellons les négociateurs commerciaux d’Europe et des États-Unis : ne touchez pas à nos lois contre les produits toxiques !

 

Le TAFTA pourrait ainsi :

1. Ralentir les progrès dans la réduction de l’utilisation de produits chimiques et pesticides toxiques .

2. Continuer de faire porter aux contribuables les coûts sanitaires, sociaux et économiques de la présence de produits chimiques toxiques dans notre alimentation, l’eau et l’air.

3. Maintenir le statu quo aux dépens des entreprises qui inventent des alternatives plus sûres aux produits chimiques toxiques.

4. Empêcher toute action nécessaire sur les menaces émergentes, comme les perturbateurs hormonaux et les nanomatériaux.

5. Retarder l’élimination des produits chimiques et pesticides toxiques dans les produits importés sur le marché américain ou européen.

 

Nous appelons les négociateurs des deux parties à laisser les enjeux sanitaires et écologiques de la sécurité chimique en dehors du champ du TAFTA. Nous leur demandons de :

 

1. Exclure la fabrication, l’utilisation et l’élimination des produits chimiques de la compétence du Conseil de coopération réglementaire et des chapitres ou annexes du TAFTA ;

2. Préserver la démocratie en empêchant les gouvernements des deux rives de l’Atlantique de retarder ou d’influencer la façon dont les décideurs de l’autre rive choisissent de protéger leurs citoyens contre les produits chimiques toxiques ;

3. Accroître l’accès libre à l’information et limiter les mécanismes de confidentialité commerciale, nuisibles à la sécurité chimique et à la démocratie ;

4. Veiller à ce qu’on ne conditionne pas la protection vitale des personnes et de l’environnement à des projections économiques douteuses sur les pertes et profits du commerce international ;

5. S’opposer à la création de soi-disant « comités scientifiques consultatifs » dominés par des scientifiques liés l’industrie ;

6. Exclure tout mécanisme de règlement des différends commerciaux public-privé ;

7. Mettre un terme à l’exportation de gaz naturel produit par des méthodes non conventionnelles, telles que la fracturation hydraulique.

 

Nous appelons également le Congrès des États-Unis à s’opposer à l’Autorité de négociation rapide, responsable du TAFTA et d’autres accords commerciaux qui ont des impacts profonds sur les politiques publiques, et à exiger un débat public ouvert et informé .


[1] Nous vous invitons à signer et relayer cette pétition, reproduite et traduite ci-dessus, en cliquant ICI 
(formulaire en anglais)

 

Communiqué de presse (5 fév 2014) – Plan cancer : on ne change pas une politique qui perd…

François Hollande a annoncé hier les mesures du 3ème plan cancer. Comme ses prédécesseurs, celui-ci identifie surtout les inégalités et le tabac comme principale cause ; laissant une place marginale à l’environnement. Pourtant, les chiffres sont là pour mettre en évidence le rôle majeur de l’environnement dans la progression de l’épidémie en France et dans le Monde.

En effet, les derniers chiffres publiés en décembre 2013 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) [1] montrent une progression du cancer dans le monde entier : +8% sur les 4 dernières années. Plus particulièrement, les cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein sont en hausse de 14% identifiant ainsi un véritable marqueur du mode de vie occidentale qui se répand sur la planète.

La France devrait mener une politique particulièrement active car elle affiche parmi les taux les plus élevés au monde [2] en matière de :

- cancer de la prostate : La France métropolitaine est le 2ème pays au monde derrière la Norvège… mais la Martinique a un taux plus élevé encore que la métropole.

- cancer du sein : La France métropolitaine est le 3ème pays au monde derrière la Belgique et le Danemark.

A l’intérieur de la France, la Réunion affiche des taux inférieurs de moitié à ceux de la France métropolitaine pour le cancer de la prostate et du sein. Pourquoi cette réalité n’est-elle pas mentionnée dans le plan cancer ? L’accent mis sur les inégalités sociales est justifié, mais pourquoi la dimension géographique n’est-elle pas plus mise en lumière ?

Comme l’illustre ces chiffres, l’analyse des facteurs de risque actuelle mettant l’accent sur le tabac est obsolète. Il est impossible aujourd’hui d’expliquer la croissance du cancer par un facteur de risque comme le tabac alors même que celui-ci est en diminution et qu’il n’est pas lié aux cancers hormono-dépendants. Les connaissances scientifiques actuelles montrent le rôle majeur joué par les perturbateurs endocriniens.

L’ANSES a notamment rappelé dans son rapport d’avril 2013 que le bisphénol A est impliqué dans le cancer du sein par un effet transgénérationnel. C’est-à-dire que l’exposition maternelle induit des cancers du sein chez la fille. D’autres perturbateurs endocriniens sont également identifiés comme induisant des cancers, on peut citer les organochlorés (la dioxine ou le chlordécone, par exemple), les phtalates, les perfluorés ou les polybromés, qui contaminent toute la population. « L’enjeu majeur des perturbateurs endocriniens n’est pas identifié par le plan cancer et c’est une erreur grave vis-à-vis des générations futures », estime André Cicolella, président du RES.

En plus des multiples données expérimentales chez l’animal, la preuve chez l’humain de l’impact des perturbateurs endocriniens a été apportée par le distilbène, puisque les filles exposées à ce médicament pendant la grossesse ont 80 % de cancer du sein en plus.

Il est nécessaire que la question cancer environnement soit traitée dans le futur Plan National Santé Environnement.

Il est urgent que la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens soit adoptée par le gouvernement.

Il est regrettable que la question santé environnement ait été exclue de la dernière conférence environnementale et le RES demande l’organisation d’une Conférence Nationale Santé Environnement pour définir une politique à la hauteur des enjeux.

[1]. Site globocan : http://globocan.iarc.fr/Default.aspx

[2]. Données en population standardisée mondiale, ce qui élimine les caractéristiques démographique propres à chaque pays et permet les comparaisons entre pays.

Notre environnement, c’est notre santé – un guide pour faire le point

La France, comme la grande majorité des pays de la planète, est confrontée à une épidémie de maladies chroniques : cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, malades respiratoires… Les causes de ces maladies se trouvent en grande partie dans notre environnement, défini de façon large.

En plus des facteurs classiques comme tabac et alcool, les données scientifiques montrent que pollutions, alimentation déséquilibrée, sédentarité, urbanisation… sont également en cause.

Les élu-es locaux peuvent faire en sorte que l’environnement soit aussi facteur de santé. Cet ouvrage leur fournit les informations de base et les références d’actions.

Le Réseau Environnement Santé vous propose de le découvrir à travers quelques extraits choisis :

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2012/09/CEDIS_Environnement_Sante.pdf

Se procurer le guide dans son intégralité :

http://www.lepassagerclandestin.fr/fr/catalogue/les-pratiques/notre-environnement-cest-notre-sante.html

Bisphénol a : Veille médiatique (Internet) au 14-07-14

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 14-07-14

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 30-06-14

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Le RES dans les médias : Aperçu au 22-06-2014

 

• PERTURBATEURS ENDOCRINIENS – POLLUTION CHIMIQUE ET MALADIES

 

- Jim.fr (Journal International de Médecine) : Le réseau environnement santé affirme que la France est la championne du monde des cancers liés aux perturbateurs endocriniens !  (20/06/2014)

- Le quotidien du medecin : La France, premier pays au monde pour l’incidence des cancers hormonodépendants (19/06/2014)

- Pourquoi docteur.fr : Cancers : les associations dénoncent les perturbateurs endocriniens   (18/06/2014)

- Liberation.fr : Cancer : la France triste leader   (19/06/2014)

- France3-regions.fr : Besançon : apprendre à reconnaître les produits nocifs du quotidien   (19/06/2014)

- Macommune.info : André Cicolella : « On note une augmentation de 71% de diabètiques en Franche-Comté »   (20/06/2014)

- Actu-environnement.com : Le Réseau Environnement Santé alerte sur la hausse des cancers hormono-dépendants en France   (17/06/2014)

- Sud ouest.fr : « Il y avait blocage »   (09/05/2014)

- Republicain-lorrain.fr : Environnement – cocktails chimiques dans l’industrie André Cicolella : « On est dans l’urgence toxique »   (28/05/2014)

- Bastamag.net : Cancers, diabète, obésité : « La croissance des maladies liées à notre mode de vie met en péril notre système de santé »   (1er avril 2014)

- Aisne nouvelle.fr : Tergnier : André Cicolella lance l’alerte   (08/04/2014)

- La depeche.fr : Bagnères-de-Bigorre. On nous fait avaler n’importe quoi   (29/04/2014)

- Environnement-magazine.fr : La lutte contre les perturbateurs endocriniens est lancée  (30/04/2014)

- La revue du praticien : André Cicolella – Pour une révolution de la santé   (mars 2014)

- Le point.fr : Pourquoi la qualité du sperme des Français décline !  (02/03/2014)

- Le point.fr : Parvenir à « l’éco-orgasme », ou comment protéger ses hormones   (21/03/2014)

- Le parisien.fr : Parvenir à « l’éco-orgasme », ou comment protéger ses hormones (21/03/2014)

- Metronews.fr : Les perturbateurs endocriniens, les jeunes et leur fertilité (21/03/2014)

- rtbf.be : France: « l’éco-orgasme », ou les meilleurs moyens de protéger ses hormones   (20/03/2014)
- Le monde.fr : Cancer du sein et de la prostate : et si on parlait des perturbateurs endocriniens ?  (8/02/2014)

- Le monde.fr : A Bruxelles, le dossier des perturbateurs hormonaux s’enlise  (27/02/2014)

- Actu-environnement.com : Plan cancer : l’environnement grand oublié, au regret des associations  (6/02/2014)

 

• BISPHENOL A

- Le monde.fr : L’agence européenne de sécurité des aliments réévalue la toxicité du bisphénol A   (20/01/2014)


Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°18

 

RISQUES LIES AU BISPHÉNOL A

ARTICLES PARUS DE JUILLET 2013 À JANVIER 2014

DANS LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

A. BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 553 (93,4 %)

• Chez l’animal : 350 dont 85 in vivo à une dose < 50µg (entre juillet 2013 et janvier 2014, sept d’entre elles montrent des effets à une dose ≤ 5µg/kg/j, nouvelle DJA définie temporairement par l’EFSA)

• Chez l’humain : 203 (Effets sanitaires : 96 ; effets sur cellules in vitro : 104 ; effets ex vivo : 3)

 

Ne montrant pas d’effets : 39

• Chez l’animal : 21

• Chez l’humain : 18

B. BILAN DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JUILLET 2013 A JANVIER 2014

Chez l’humain, l’exposition prénatale au BPA est liée, chez les enfants, à des troubles du comportement et du développement ainsi qu’à l’obésité. Des troubles cardiovasculaires sont également décrits (élévation de la pression artérielle diastolique chez l’enfant notamment).

On retrouve in vivo une association entre l’infertilité féminine et l’imprégnation en BPA, en corrélation avec des tests in vitro qui trouvent que le BPA perturbe le processus de maturation des ovocytes.

Des modifications épigénétiques sont décrites (effets génotoxiques sur l’ADN du sperme d’ouvriers chinois).

Des études ex vivo et in vitro rapportent une augmentation des risques de cancer du sein, de la prostate et des ovaires.

 

In vitro, des concentrations nanomolaires de BPA peuvent diminuer la sensibilité à l’insuline et induire une réponse de type inflammatoire dans les adipocytes humains.

L’exposition à un mélange de polluants, dont le BPA, induit des effets cumulatifs sur le système hormonal qui surviennent à des concentrations très faibles pour lesquelles on n’observe pas d’effets lorsque ces substances sont étudiées individuellement.

 

Des études de biosurveillance (biomonitoring) montrent :

• qu’il existe une exposition fœtale au BPA généralisée, avec des niveaux de BPA libre parfois élevés,

• qu’on trouve la présence de ClxBPA (en réaction avec le chlore de l’eau) dans le colostrum,

• que le statut social ne protège pas forcément de l’augmentation des niveaux de contaminants environnementaux.

• que presque tous les jeunes danois sont imprégnés par plusieurs polluants, dont le BPA.

 

Chez l’animal, on note des effets chez des animaux dont la mère a été exposée à de faibles doses de BPA au cours de la gestation ou/et de la lactation, à savoir :

• des troubles du comportement (reconnaissance sociale, activité) qui peuvent se transmettre sur plusieurs générations,

• des troubles de la reproduction (fonction utérine) via la modification de l’expression de gènes clé du développement,

• des modifications épigénétiques (méthylation de l’ADN hépatique),

• des risques de cancer hépatiques et mammaire à l’âge adulte,

• des troubles du métabolisme à l’âge adulte (apport alimentaire, baisse de la tolérance au glucose, diabète etc.)

• des modifications hormonales induisant un dimorphisme sexuel qui se caractérise par une anomalie du ratio digital (féminisation) (effets avec le BPA seul ou en association avec la génistéine et la vinclozoline [pesticide])

 

L’exposition à de faibles doses de BPA à l’âge adulte induit des effets neurotoxiques chez le rat, à savoir :

- des modifications de l’expression des gènes essentiels à la fonction de cortex préfrontal, même après une très courte période d’exposition,

- des modifications transgénérationnelles de la mémoire spatiale ainsi qu’une abolition des différences sexuelles de l’Activité acétylcholinestérase.

 

Chez les souris mâles, l’exposition des adultes au BPA réduit la motivation et la performance sexuelles à la dose la plus basse seulement (50µg). Le BPA pourrait agir in vivo comme un composé anti-androgène.

 

D’autre part, pour la première fois l’impact de faibles doses de BPA à l’échelle de l’écosystème a été évalué sur le long terme et montre des effets néfastes sur le développement des végétaux mais aussi chez les macro-invertébrés (chute des populations) et chez les poissons (retards de la maturité sexuelle).

 

In vitro, des modifications épigénétiques liées à une faible exposition d’ovocytes au BPA sont décrites.

Les mécanismes moléculaires à l’origine des effets arrythmogènes de faibles doses de BPA sur le cœur de rates sont également exposés. Une seconde étude (ex vivo) montre que le BPA agit sur l’électrophysiologie cardiaque en ralentissant la conduction électrique dans des cœurs excisés de rates.

Enfin, le BPA perturbe le métabolisme hormonal des cellules de Leydig en atténuant le métabolisme de la testostérone, ce qui peut impacter le développement des cellules germinales.

Lire la veille complète

 

LA FRANCE, 1ER PAYS AU MONDE POUR L’INCIDENCE DES CANCERS HORMONO-DEPENDANTS

Le Réseau Environnement Santé a tenu le 17 juin une conférence de presse :

« POURQUOI LA FRANCE EST-ELLE DEVENUE LE 1ER PAYS AU MONDE POUR L’INCIDENCE DES CANCERS HORMONO-DEPENDANTS (SEIN + PROSTATE) ET DES CANCERS MASCULINS ET POURQUOI PERSONNE N’EN PARLE ? »

LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE EST LA RÉPONSE A LA CRISE SANITAIRE

Retrouvez toutes les informations sur cette conférence dans le dossier de presse ici

Aujourd’hui, 2 décès sur 3 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires ou respiratoires, cancers, diabète…). En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique. Le cancer touche 1 homme sur 2 et 2 femmes sur 5. Les surcoûts générés (de l’ordre de 400 milliards € en 15 ans) font imploser le système de santé.

FAIRE FACE A L’ÉPIDÉMIE MONDIALE DE MALADIES CHRONIQUES : UN PROBLÈME DE SANTÉ ENVIRONNEMENTALE

La croissance des maladies chroniques ne peut s’expliquer par les seuls facteurs classiques du vieillissement, du dépistage et du mode de vie : notre environnement est en cause. Mais la réalité de cette crise sanitaire est encore largement niée.

Un exemple frappant du déni :

La France est aujourd’hui, selon les données du Centre International de Recherche contre le Cancer, le premier pays au monde pour l’incidence des cancers hormono-dépendants (sein et prostate) et des cancers masculins. [1]

Cela lui donne une responsabilité particulière pour mener une politique de lutte contre le cancer et plus largement contre les maladies chroniques.

Mais :

• Le plan Cancer n’en parle pas et les Perturbateurs Endocriniens, principale hypothèse explicative, ne sont mentionnés que marginalement.

Les 2 et 3 octobre prochains aura lieu la 3ème conférence environnementale. Madame la Ministre, Ségolène Royal a annoncé la réintégration de la santé environnementale dans le programme de la conférence. Cette conférence officialise le fait que la question santé fait bien partie de la transition écologique.

De plus, à l’occasion de la Conférence New York + 3 [2] les 10 et 11 juillet 2014, la France doit s’affirmer comme le pays leader dans la lutte contre l’épidémie de maladies chroniques.

Le RES demande que :

• les acteurs de la santé environnementale soient réintroduits dans le Conseil National de la Transition Écologique

• le thème central de la conférence 2014 soit « Santé environnementale et crise sanitaire »

 

[1].http://globocan.iarc.fr/Default.aspx

[2]. L’Assemblée générale des Nations Unies convoquera une réunion de haut niveau sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles le 10 et 11 juillet 2014 à New York : http://www.who.int/nmh/events/2014/high-level-unga/en/

Phtalates : bulletin de veille scientifique n°9

 

RISQUES LIES AUX PHTALATES

ARTICLES PARUS D’AVRIL 2013 A JUILLET 2013

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Pubmed)

 

FAITS MARQUANTS

 

 

Chez l’humain, l’exposition aux phtalates est associée à des troubles cardiovasculaires chez l’enfant (pression artérielle), à un risque accru de cancer du sein, à des perturbations hormonales ainsi qu’à des troubles du neurodéveloppement.

L’imprégnation en phtalates est retrouvée chez toutes les catégories sociales de la population.

Chez l’animal, l’exposition périnatale à de faibles doses d’un cocktail de polluants associée à un régime riche en graisses induit des troubles métaboliques à l’âge adulte.

Plusieurs sources d’exposition sont décrites :

- le carton d’emballage recyclé contamine les aliments,

- les bouteilles en PET contaminent l’eau (à des niveaux jugés sans danger),

- les films plastiques agricoles et l’épandage de boues d’épuration sur les pâturages contaminent les sols,

- l’air et la poussière intérieurs participent de manière non négligeable à l’apport en phtalates, notamment chez les très jeunes enfants.

 

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 10-06-14

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 10-06-14

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Veille scientifique – Mercure dentaire – récapitulatif 2013

namdComme chaque année, NAMD a procédé à une veille exhaustive des articles scientifiques parus l’an passé, portant sur les effets délétères de l’exposition au mercure inorganique. Pour certaines pathologies, les articles s’intéressant au lien avec les formes organiques du mercure ont également été retenus. Pour 2013, les principaux enseignements, nouveaux ou confirmés, sont les suivants :

1) Les dentistes qui posent des amalgames et/ou qui travaillent sur des amalgames sans précautions s’exposent inutilement, ainsi que leurs personnels, à des vapeurs importantes de mercure.

2) Certains cas de fibromyalgie peuvent être guéris par le simple retrait d’amalgames dentaires. Par ailleurs, une étude a très fortement associé l’hypersensibilité au mercure au syndrome de sensibilités chimiques multiples (MCS) – indication dont il devrait être tenu compte au moment de réaliser des soins dentaires.

3) L’effet délétère du mercure sur les reins dépend du nombre d’amalgames.

4) Les niveaux de mercure dans le sang, l’urine et les cheveux sont associés au nombre d’amalgames en bouche. En Allemagne, la baisse d’utilisation des amalgames s’est traduite par une diminution significative des niveaux de mercure dans le sang de la population générale.

5) Le mercure de la mère se transmet à l’enfant par transfert placentaire et via l’allaitement.

6) Certains effets de l’exposition au mercure de la mère se transmettent directement à la descendance : chez la souris, on a mis en évidence que l’amalgame dentaire peut générer des anomalies du périodonte et du germe des dents qui se retrouvent à la génération suivante. Chez l’homme, on vient de constater que le stress oxydatif induit par le mercure se transmet via le lait maternel.

7) Des travaux indiquent que le mercure placentaire est négativement associé avec la longueur du cordon, la circonférence de la tête et la vitalité de du nouveau-né ; en outre, les enfants souffrant d’une anomalie du tube neural présentent des concentrations de mercure plus importantes que les témoins.

8) De nombreuses études confirment la toxicité de faibles doses de mercure sur les systèmes cardio-vasculaire, immunitaire, endocrinien (en particulier sur la thyroïde), ainsi que sur les reins et le foie. Un faisceau d’études suggère un rôle du mercure dans l’étiologie du syndrome métabolique.

9) Sur le plan neurologique, les preuves se multiplient en faveur d’une contribution d

u mercure à des troubles neurodéveloppementaux. En particulier, le mercure est gravement mis en cause dans l’étiologie de la sclérose latérale amyotrophique, de la maladie de Parkinson et, surtout, de l’autisme.

10) Les études sur le polymorphisme permettent clairement d’identifier des variantes génétiques qui constituent un frein pour l’élimination du mercure, ou pour lesquelles les effets de ce toxique sont accentués.

Lire l’intégrale de la veille sur le mercure dentaire sur l’année 2013, ici

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 11-05-14

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 13-04-14

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 13-04-14

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Alternatives aux phtalates dans les dispositifs médicaux

D’après le rapport du Ministère danois de l’Environnement

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Protégé : Assemblée Générale 2014

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.