Mobilisons-nous ! – Opération biomonitoring BPA/Phtalates en Ile de France
Le Réseau Environnement Santé, en partenariat avec la Mutualité Française Ile-de-France et la Mutuelle Familiale et grâce au soutien du Conseil Régional Ile-de-France, organisons une étude expérimentale (biomonitoring) concernant le Bisphénol A et les phtalates. Nous vous invitons vivement à y participer !
Ce que souhaite montrer l’étude expérimentale : la quasi-totalité de la population est imprégnée par ces substances, mais contrairement à d’autres molécules et toxiques qui persistent dans l’organisme (Polluants Organiques Persistants, Mercure etc.), lorsque l’on arrête d’être exposé aux bisphénol A et aux phtalates, notre organisme les élimine très rapidement. Cette étude permettra de déterminer si, en diminuant les principales sources de Bisphénol A et de Phtalates, notamment alimentaire, notre imprégnation diminue.
Date limite d’inscription : 24 mai
C’est simple, anonyme, et sans douleur :
simple : vous acceptez de venir à l’Institut Mutualiste Montsouris (42 bd Jourdan, 75014) pour effectuer un prélèvement d’urine, et vous y retournez 1 semaine +ou – 2 jours plus tard après avoir observé des consignes d’éviction des phtalates et Bisphénol A.
anonyme : dès votre arrivée vous serez accueilli/e dans le parcours de prélèvement sous un code anonymisant; à votre demande seulement, nous pourrons relier ce code à votre identité.
sans douleur : un simple prélèvement d’urine!
Quand se déroulent les prélèvements ?
Le prélèvement avant éviction aura lieu les 4, 5, ou 6 juin entre 16h et 19h30, et le prélèvement après éviction aura lieu les 11, 12 ou 13 juin entre 16h et 19h30 également.
Vous êtes intéressé(e)s ?
Après avoir lu la note d’information aux volontaires, remplissez le formulaire du lien ci-dessous
Pour tout renseignement, merci de contacter perez.esperanza.21@gmail.com.
Nous comptons sur votre participation !
Merci à tous.
Conférence Kortenkamp – Les perturbateurs endocriniens
Sous le parrainage de Mmes Chantal Jouanno et Leila Aïchi, Sénatrices de Paris, le Réseau Environnement Santé et Générations Futures ont organisé vendredi 26avril la conférence « Perturbateurs endocriniens : à la reconquête de la santé publique » au Sénat. Une conférence du Pr Andreas Kortenkamp, coordinateur des rapports pour la Commission européenne « Etat de l’art de l’évaluation des perturbateurs endocriniens » et « Etat de l’art sur la toxicité des mélanges de substances chimiques ».
Cette conférence s’est inscrit dans un double contexte français et européen : d’une part, la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens qui doit être élaborée d’ici la fin du mois de juin par le gouvernement français ; d’autre part, la mise en œuvre par la Commission européenne d’une stratégie communautaire horizontale de réglementation des perturbateurs endocriniens.
La Commission européenne a publié en février 2012 un rapport majeur sur l’état de la science concernant les perturbateurs endocriniens. Ce rapport réalisé par Andreas Kortenkamp, professeur en toxicologie humaine à l’Université de Brunel (Grande-Bretagne), examine les éléments nécessaires pour définir et identifier ces substances.
Par cette publication, Andreas Kortenkamp a contribué à développer l’élaboration de critères scientifiques pour l’identification des perturbateurs endocriniens, une étape indispensable pour le contrôle réglementaire des risques sanitaires et environnementaux représentés par les perturbateurs endocriniens. Les recommandations formulées dans le document doivent permettre l’examen et la révision éventuelle de la stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens.
Retrouvez toutes les informations concernant cette journée :
- la présentation d’Andreas Kortenkamp
- le dossier de présentation de la conférence
- le dossier consacré aux pesticides perturbateurs endocriniens
Retrouvez les enregistrements audio de cette conférence :
Présentation François Veillerette
Présentation Andreas Kortenkamp Partie I
Présentation Andreas Kortenkamp Partie II
Présentation Andreas Kortenkamp Partie III
Le livre antitoxique du Dr Laurent Chevallier
Nous vivons dans un mond
e où la chimie de synthèse est partout : dans notre alimentation, nos vêtements, nos maisons… Or il serait naïf de croire que les effets de ces produits sur notre santé sont suffisamment évalués.
Face aux intérêts des lobbies et devant le laxisme dont font bien souvent preuve les pouvoirs publics, il est possible, individuellement et collectivement, de passer à l’action. Quels sont les produits à éviter absolument, et par quoi les remplacer ? Quels aliments, quels produits d’entretien, quels cosmétiques faut-il privilégier ? Comment mieux vous protéger, ainsi que vos enfants ?
Le docteur Laurent Chevallier donne, à partir de bases scientifiques, les clés pratiques pour que chacun d’entre nous puisse adopter facilement un mode de vie bien plus sain et responsable.
On trouvera en fin d’ouvrage un guide antitoxique pour se repérer au quotidien.
Dr Laurent Chevallier, Praticien attaché en CHU, responsable de la commission alimentation du Réseau Environnement Santé.
Communiqué de presse (9 avril 2013) – Bisphénol A : un rapport courageux de l’ANSES disqualifie la DJA fixée par l’EFSA
L’ANSES a rendu public hier un rapport d’évaluation des risques du bisphénol A qui fait suite au rapport d’identification des dangers publié en septembre 2011 et qui se penche aussi sur le profil toxicologique des autres substances de la famille des bisphénols et de plusieurs alternatives disponibles au BPA.
Le Réseau Environnement Santé salue un rapport courageux qui, par bien des points, révolutionne l’expertise institutionnelle en dépit des pressions qui ont pu s’exercer sur l’ANSES :
- revue systématique de la littérature au lieu de ne considérer que les études issues de l’industrie (répondant aux bonnes pratiques de laboratoire) ;
- reconnaissance du paradigme toxicologique spécifique à la perturbation endocrinienne, dont priorité accordée à la protection du fœtus ;
- poids accordé à la démarche d’identification-évaluation des dangers et reconnaissance des limites de l’évaluation des risques ;
- par conséquent, interprétation des incertitudes scientifiques en faveur d’une approche de précaution plutôt que de l’inaction et du statu-quo réglementaire.
L’évaluation des risques du BPA conduite par l’ANSES se penche sur 4 familles de pathologies : effets sur le développement cérébral, effets sur la glande mammaire, effets sur le système reproducteur femelle et effets sur le métabolisme et l’obésité. L’étude de la littérature, arrêtée en janvier 2011, n’a pas permis la prise en compte de travaux plus récents comme ceux sur le développement testiculaire de l’équipe française de René Habert [1] ou ceux de l’épidémiologiste Shankar sur le syndrome métabolique chez l’humain [2]. Néanmoins, le rapport de l’ANSES aboutit au calcul de valeurs toxicologiques de référence entre 5 000 et 20 000 fois inférieures à la DJA toujours défendue par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) – des valeurs tellement faibles qu’elles ne peuvent être atteintes que par une interdiction progressive des usages du bisphénol A. Pour André Cicolella, président du RES, « ce nouveau rapport constitue un clair désaveu de l’EFSA tant dans son maintien d’une DJA qui n’assure pas la sécurité des consommateurs que dans son obstination à ignorer la science moderne propre à la perturbation endocrinienne ».
Le rapport de l’ANSES confirme donc l’option réglementaire engagée par la France et invite à son extension à d’autres applications comme les tickets de caisse ou les bonbonnes d’eau en polycarbonate des bureaux et établissements publics. Sans pouvoir conclure sur les profils toxicologiques des autres substances de la famille des bisphénols, l’ANSES invite les industriels à se détourner de ces produits chimiques. De même, l’agence appelle l’industrie à tester plus systématiquement les produits de remplacement du point de vue de la perturbation endocrinienne, rappelant ainsi que cette responsabilité lui incombe. « Le bisphénol S (BPS) est déjà employé comme alternative dans les papiers thermiques tandis que plusieurs marques de biberons ont adopté le polyéthersulfone (PES) qui est à base de BPS » s’inquiète Yannick Vicaire, chargé de mission au RES, « les consommateurs ne pourront avoir confiance que lorsque l’industrie chimique cessera ce petit jeu cynique où un toxique chasse l’autre et adoptera une vraie approche globale de chimie verte pour concevoir des produits dépourvus de PE (EDC-free) ».
Pour le RES, il incombe à la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE) de poursuivre certains axes de travail identifiés ou laissés de côté par le rapport de l’ANSES :
- compléter le dispositif réglementaire de contrôle du BPA et de ses congénères, en particulier sur le papier thermique et d’autres usages « grand public » comme les bonbonnes ;
- faire adopter des mesures similaires au niveau européen et remettre en cause la DJA ;
- ne pas éluder la contamination environnementale qui ressort des mesures effectuées sur le poisson et les mollusques et de cette « contamination ubiquitaire dont l’origine n’est pas identifiée qui représente entre 25 et 30% de l’exposition totale » par ingestion ;
- assurer la protection des malades chroniques vis-à-vis du BPA et investiguer l’imprégnation propre aux dispositifs médicaux ;
- mettre en place un cadre pour inciter l’industrie chimique à concevoir des alternatives sûres dépourvues d’effets endocriniens.
André Cicolella conclut : « Comme pour le BPA, la feuille de route de la SNPE doit être axée autour de la protection du fœtus et donc de l’objectif de non-contamination de l’organisme des parents par aucun PE ».
[1].
http://www.aviesan.fr/fr/aviesan/home/aviesan-news/harmful-effects-of-bisphenol-a-proved-experimentally
[2]. Entre autres publications : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23251154
Les dentifrices et gels douche sont des produits chimiques : comment écarter le danger
Une enquête de l’UFC-Que Choisir révèle que les cosmétiques, du dentifrice Colgate Total au gel douche Nivea Water Lily & Oil, contiennent des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des substances modifiant notre équilibre hormonal. André Cicolella, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires, se réjouit qu’on parle enfin du triclosan et autres molécules.
Les tests réalisés par l’UFC-Que choisir sur 66 produits dévoilent « une teneur en triclosan susceptible d’effet sur la thyroïde » dans le dentifrice Colgate Total. C’est le moment de parler de cet antibactérien : son nom est encore inconnu, mais 95% de la population en est imprégnée.
Le fait que ces produits se trouvent dans les cosmétiques est logique du point de vue des industriels. Sous forme de conservateurs ou d’antibactériens, ils permettent aux produits mis en vente d’être périmés moins vite. Le problème, c’est que cela est fait au détriment de la santé des consommateurs.
Grille de lecture obsolète
Ces crèmes, gels douche ou déodorants, on ne les met pas sur la peau sans conséquence : il n’y a pas de barrière cutanée, notre corps absorbe ces molécules. Et la durée d’exposition n’est pas courte puisqu’elle est souvent quotidienne ou tout du moins régulière. C’est pour cela que, comme toutes les substances chimiques, les cosmétiques devraient être gérés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.
Communiqué de presse (21 mars 2013) – « Lost in confusion » : L’avis de l’EFSA sur la perturbation endocrinienne contribuera-t-il à protéger la population et la faune sauvage ?

Paris/Bruxelles, le 21 mars 2013 – L’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, a publié hier un avis scientifique sur les critères scientifiques à retenir pour la définition réglementaire des perturbateurs endocriniens [1].
Contexte – Les directives « pesticides » et « biocides » prévoient de ne plus octroyer d’autorisations aux substances présentant un caractère de perturbateurs endocriniens (PE) dès le 14 décembre 2013 tandis que le règlement Reach, la directive Cosmétiques, la Directive cadre sur l’eau et d’autres textes de loi devraient inclure ou renforcer des dispositifs de contrôle des PE. Reste à définir d’ici décembre ce qu’est réglementairement un perturbateur endocrinien. C’est pour servir cet objectif qu’à la surprise générale la DG SANCO de la Commission européenne avait confié en octobre dernier un mandat à l’EFSA, semblant vouloir court-circuiter un processus multipartite en cours coordonné par la DG Environnement [2].
Un document qui apporte plus de questions que de réponses – L’avis de l’EFSA laisse une impression étrange. Il insiste de manière générale sur toutes les lacunes auxquelles sont confrontés les scientifiques pour définir ce qu’est un « perturbateur endocrinien » mais « au lieu, de proposer des options pratiques pour y parvenir d’ici décembre, l’EFSA choisit un chemin qui nous conduit à la paralysie éternelle » critique Yannick Vicaire, chargé de mission au Réseau Environnement Santé. Dans son opinion, l’EFSA souhaite qu’un PE soit défini sur la base de preuves d’« effets nocifs », d’une part, de preuves de « mode d’action endocrinien », d’autre part, et de preuves de liens de causalité entre les deux … tout en soulignant que le terme d’« effets nocifs » (adverse effects en anglais) ne dispose pas non plus d’une définition – « c’est le Père Ubu au secours de l’immobilisme ! » commente Yannick Vicaire « et malheureusement, l’immobilisme profite aux intérêts industriels à court terme mais certainement pas à résoudre la situation sanitaire et environnementale urgente que nous décrit le rapport récent de l’OMS et du PNUE [3] ».
Communiqué de presse (15 mars 2013) – Perturbateurs endocriniens : consensus sur l’action, fracture sur la définition !
Les députés européens ont adopté hier, par 489 voix contre 102, le rapport Westlund sur la protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens (PE) [1]. Le Réseau Environnement Santé salue le vote des députés français qui traduit, une fois de plus, le consensus national sur les enjeux des PE [2].
Ce rapport d’initiative parlementaire [3], déjà adopté en Commission pour l’environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire (ENVI), a valeur de résolution et n’est pas à proprement parler un texte législatif. Néanmoins, il délivre plusieurs messages-clefs à la Commission européenne et aux Etats-membres :
• l’article 1 appelle à la réduction des expositions aux PE ;
• l’article 18 exige une révision de la stratégie européenne sur les PE tournée vers l’action préventive ;
• les articles 20 et 23 réclament à la Commission l’établissement d’une feuille de route et d’un calendrier d’actions ;
• l’article 22 demande une remise à plat de toutes les lois pertinentes vis-à-vis de la réduction de l’exposition aux PE ;
• l’article 35 appelle l’UE à porter le dossier sur la scène internationale via l’OMS et le PNUE.
La résolution réaffirme aussi en plusieurs points la place centrale du principe de précaution sur ce dossier et effectue de nombreuses préconisations sur les critères de définition réglementaire des PE, en particulier de considérer les PE comme des substances ne présentant pas de seuil de toxicité et de tenir compte des effets cocktails.
Alors que le rapport avait été adopté en commission ENVI sur la base d’un travail de compromis entre groupes politiques (sociaux-démocrates, verts, libéraux et conservateurs), d’une manière assez inhabituelle, plusieurs députés libéraux et conservateurs ont cassé ce compromis et obtenu des votes séparés sur plusieurs dispositions. En particulier, l’article qui réfutait l’usage du seuil d’activité (ou potency) dans la définition des PE a été mis au vote et finalement disqualifié par 7 voix d’avance [4].
Yannick Vicaire, chargé de mission au RES, explique : « Certains industriels et leurs relais veulent distinguer les PE faibles des PE forts ; seuls les PE forts seraient retenus réglementairement comme PE et les autres ne seraient pas régulés ». Le problème, c’est que cette approche ne repose sur aucun précédent juridique, ni aucun fondement scientifique : ainsi, pour les CMR, le distingo se fait uniquement sur la base du niveau de connaissances et non pas sur l’activité faible ou forte d’un cancérigène. Retenir ce critère pour les PE risque de laisser définitivement en-dehors de tout contrôle un certain nombre de substances, en négation complète du principe de précaution, en hypothéquant les progrès scientifiques à venir, la prise en compte de l’effet cocktail ou la complexité des interactions et des impacts environnementaux.
Pour Yannick Vicaire, « le débat sur la potency ou activité provient uniquement de ce que les lois biocides et pesticides ont déjà prévu l’élimination des perturbateurs endocriniens ; pour limiter leurs obligations futures, certaines industries souhaitent donc limiter tout bonnement et arbitrairement la définition des PE. Leurs relais sont avant tout le Royaume-Uni, l’Allemagne et la DG SANCO ». La France s’est, quant à elle, officiellement et clairement opposée à ce critère d’exclusion de la définition réglementaire des PE même si au sein même de l’ANSES, il existe un réel clivage entre partisans et opposants à la « potency », fonction de la perméabilité de certains experts aux intérêts agrochimiques.
[1]. Résultats détaillés sur http://www.votewatch.eu/en/protection-of-public-health-from-endocrine-disrupters-motion-for-a-resolution-vote-envi-committee-re.html
[2]. Tous les députés français votants ont voté en faveur du rapport : ni abstention, ni vote contre.
[3]. Disponible en français (attention de supprimer l’article 10 rejeté en plénière) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2013-0027&language=FR&mode=XML
[4]. Il s’agit de l’article 10 disponible en cliquant sur le lien précédent
Communiqué de presse – E3M : Vaccins et aluminium : L’inaction devient criminelle
12 mars 2013,
Communiqué de presse (7 mars 2013) – La pollution de l’air : un grave problème sanitaire mais toujours pas de vraies solutions proposées !

Le Réseau Environnement Santé (RES) s’alarme des pics inquiétants de pollution à répétition que les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille, Nice…) et les zones industrielles à fort trafic routier connaissent actuellement. Dans de nombreuses régions (PACA, Ile de France, Rhône-Alpes…), le nombre de jours de dépassement de la valeur limite journalière pour la protection de la santé pour les particules PM10 et PM2.5 devient très préoccupant. Ces épisodes extrêmes soulignent combien le problème de la pollution de l’air liée aux transports urbains et extra urbains devient un véritable enjeu de santé publique. Selon les niveaux de référence de l’OMS, qui sont encore plus stricts que ceux imposés par la législation de l’Union Européenne, respectivement jusqu’à 81 % et 95 % des citadins en Europe ont été exposés à des concentrations de particules PM10 et PM2.5 qui dépassent les valeurs de référence fixées pour la protection de la santé humaine [1]. La pollution atmosphérique tue prématurément 42 000 personnes par an en France et plus de 2 millions dans le Monde, ce qui classe la pollution atmosphérique comme l’un des facteurs de risque sanitaire majeur [2].
Le diesel, à juste raison, est accusé de cette pollution et des risques sanitaires associés (cancérigène avéré selon l’OMS, maladies cardio-vasculaires et respiratoires), mais le moteur à essence est-il propre pour autant ? Non. Certes, il émet moins de PM2.5 et PM10 et de NO2 que le diesel mais il émet plus de particules ultrafines (PM<0.05µm), plus de composés organiques volatils et plus d’hydrocarbures aromatiques polycycliques que le diesel (source ADEME). « Adouber la voiture électrique ou hybride ne résoudra pas non plus la pollution qui sera déplacée ailleurs qu’au pot d’échappement et changera de nature : production nucléaire de l’électricité pour recharger les batteries, extraction dévastatrice pour l’environnement des métaux précieux pour fabriquer les batteries et les filtres, risque de pollution lié au recyclage des batteries, prélèvement accru des ressources pour renouveler le parc automobile… » souligne Gilles Nalbone du RES. « Nous ne rejetons pas les innovations technologiques (hybride, air comprimé…) comme stratégie de transition mais leurs utilisations devraient être restreintes aux transports en commun ».
Nous payons depuis quelques années la politique du tout-voiture et du tout-camion. Le rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) estime que la pollution atmosphérique liée aux seuls poids-lourds coûte entre 43 et 46 milliards d’euros par an aux États membres de l’AEE [3]. Réduire le parc diesel ou les limites de vitesse sont des mesures nécessaires mais insuffisantes à régler le problème de la pollution de l’air liée au transport car c’est examiner le problème par le petit bout de la lorgnette. « C’est toute la politique du déplacement urbain, interurbain et routier à laquelle il faut s’attaquer et vite » renchérit G. Nalbone. Cela concerne les transports, l’organisation du travail, le commerce et la vie quotidienne ce qui nous oblige dans le cadre de la crise énergétique, économique et écologique à repenser le système dans ses fondements. Il faut revenir aux activités de proximité qu’elles soient commerciales, professionnelles ou de loisir, ne plus investir dans les rocades, autoroutes et tunnels de dégagement qui au lieu de diminuer le trafic, contribuent au contraire à l’augmenter inévitablement. Il faut rationaliser l’utilisation de la voiture en proposant à la population de vraies solutions alternatives de déplacement : investir massivement dans les transports en commun, réhabiliter le service public des petites lignes ferroviaires régionales, les pistes cyclables, les voies douces de déplacement… et promouvoir la marche, un des outils de prévention des maladies cardio-vasculaires et métaboliques !
L’année 2013 est l’année européenne de l’air. Le RES est cosignataire avec une soixantaine d’associations d’une plate-forme appelant la DG Environnement de la Commission européenne à entamer une politique audacieuse sur la qualité de l’air [4]. « Face au fléau sanitaire de la pollution de l’air, nous avons besoin d’engagements ambitieux en matière de réduction des émissions. Il est également urgent de renforcer les valeurs-limites de qualité de l’air ambiant, car les valeurs actuelles ne protègent pas suffisamment la santé publique, et il faudra veiller au respect de ces normes par les États-membres peu diligents en la matière » conclut Anne Stauffer, directrice adjointe du réseau européen HEAL, l’Alliance pour la Santé et l’Environnement.
[1]. http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/de-nombreux-europeens-continuent-detre
[2]. http://www.thelancet.com/themed/global-burden-of-disease
[3]. http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/reduire-les-45-milliards-d2019euros
[4]. http://reseau-environnement-sante.fr/2013/03/04/actions-en-cours/60-associations-et-reseaux-signent-une-position-commune-pour-une-revision-ambitieuse-de-la-politique-europeenne-sur-lair/
Rapport de HEAL (7 mars 2013) : La facture sanitaire du charbon atteint 43 milliards € par an
• La pollution de l’air à partir de la combustion de combustibles fossiles est responsable de décès prématurés et de maladies ; les groupes de santé appellent instamment à repenser en profondeur la politique énergétique de l’UE.
• Une nouvelle étude montre que se détourner des combustibles fossiles pourrait améliorer la santé en réduisant considérablement les maladies pulmonaires chroniques et certaines maladies cardiaques.
• La récente relance de l’utilisation du charbon rend la prise de conscience des coûts sanitaires plus pressante et s’inscrit en porte-à-faux avec la désignation de 2013 comme Année européenne de l’Air et les manifestations qui la promeuvent.
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Les dépenses de santé publique liées aux émissions des centrales électriques au charbon génèrent un fardeau financier pour la population européenne atteignant 42,8 milliards € par an. L’évaluation est publiée aujourd’hui dans un nouveau rapport de l’Alliance pour la Santé et l’Environnement (HEAL) (1).
Le rapport, intitulé « La facture sanitaire impayée : Comment les centrales électriques au charbon nous rendent malades» (2), fournit la tout première évaluation des effets de la production d’électricité au charbon sur les maladies pulmonaires chroniques et les maladies cardiaques.
La production d’électricité au charbon en Pologne est associée aux impacts et aux coûts sanitaires les plus élevés, estimés à plus de 8 milliards € par an. La Roumanie et l’Allemagne se classent en seconde position avec plus de 6 milliards € chacune de coûts sanitaires.
« Notre rapport propose des données scientifiques sur les effets sanitaires du charbon et fournit des informations essentielles dans une perspective de santé publique qui doivent être prises en compte lors de la détermination de la politique énergétique » explique Genon Jensen, directrice exécutive de HEAL, qui réunit plus de 70 réseaux et organisations dans 26 pays européens.
« Les résultats sont particulièrement inquiétants étant donné que l’utilisation du charbon est en train d’augmenter après des années de déclin. Les coûts étonnamment élevés pour la santé humaine devraient déclencher une refonte majeure de la politique énergétique de l’UE », ajoute Mme Jensen.
Double fardeau
Le rapport cite des experts en santé publique exprimant leurs préoccupations que les émissions de carbone liées à l’usage du charbon contribueront au changement climatique et généreront de futurs problèmes de santé publique – en sus des graves conséquences de la combustion du charbon que nous observons déjà aujourd’hui. (4)
60 associations et réseaux signent une position commune pour une révision ambitieuse de la politique européenne sur l’air
En septembre, la Commission européenne doit rédiger une proposition de révision de sa politique sur l’air : nouveaux plafonds d’émissions, directive sur la qualité de l’air ambiant, diverses mesures de réduction de pollution à la source… Cette position commune signée par une soixantaine d’associations de protection de la santé, de l’environnement et de la santé environnementale a été envoyée aujourd’hui à la DG Environnement.
Nos trois priorités :
1. L’adoption d’engagements ambitieux de réduction des émissions dans la directive révisée NEC, tant pour les actuels que pour les «nouveaux» polluants;
2. L’adoption de législations sectorielles pour réduire les émissions de toutes les sources majeures;
3. L’application et le renforcement des valeurs limites de qualité de l’air ambiant.
Télécharger la lettre commune (en anglais)
Unacceptable levels, lauréat du « Prix du meilleur Film Santé-Environnement »
« Unacceptable levels » par le réalisateur américain Ed Brown, a été désigné, hier soir (26/02/2013), lauréat du tout premier prix du meilleur film santé-environnement lors de la 30e édition du Festival International du Film de l’Environnement (FIFE). [1] Ce prix est le fruit d’un partenariat entre le FIFE, les organisateurs du festival et l’Alliance pour la santé et environnement (HEAL).
Le film aborde le thème des produits chimiques qui envahissent notre environnement. Le réalisateur invite son auditoire à se poser des questions pratiques sur l’exposition dans la vie quotidienne à ces substances potentiellement dangereuses pour la santé et qui se retrouvent dans l’eau, la nourriture, les cosmétiques, les jouets et les peintures. Il essaie d’offrir des réponses au public en interrogeant des scientifiques et des représentants d’organisations non gouvernementales, parvenant à la conclusion que les gouvernements ne font pas nécessairement tout ce qu’ils devraient pour protéger la population. En fin de compte, le film encourage tout le monde à examiner plus profondément ces questions au regard de nos propres pratiques individuelles.
« En partant habilement d’un angle domestique et familial, ce film éclaire d’une manière très réaliste les liens entre notre environnement et notre santé », explique Genon Jensen, directrice exécutive de HEAL. « Nous avons été ravis de constater, lors des discussions qui ont suivi chacune des projections, tout l’intérêt que le public porte à ces questions. Cette énergie va nous aider dans notre travail à Bruxelles, où nous œuvrons à la promotion de la santé environnementale pour faire de la prévention primaire la motivation numéro 1 du renforcement des lois ».
Les cinq films sur la santé environnementale ont été sélectionnés pour la compétition par les organisateurs du festival et faisaient partie du programme officiel du festival (19-26 Février 2013). Le festival est financé par la Région Ile de France et a attiré plus de 14.000 visiteurs.
Les quatre autres films en compétition traitent de la sensibilité des individus aux champs électromagnétiques (« Les sacrifiés des ondes », Jean-Yves Bilien); des effets secondaires et destructeurs des projets d’échange de permis carbone dans les pays pauvres (« la Ruée vers le Carbone » par Amy Miller); des impacts pour la santé, le bien-être et l’accès à la terre des cultures OGM à grande échelle en Argentine (« Pour un lopin de terre » par Maria Van Munster et Cyril Crusson), et de la menace pour tous les aspects de la santé posés par la perte des droits traditionnels aborigènes sur les terres en Australie, (« Heritage Fight » par Eugénie Dumont). Détails et liens vers les bandes-annonces ci-dessous. [2]
Un trophée et un chèque de 5.000 euros ont été remis à Ed Brown par Sylvie Gilman, l’une des jurés de ce tout nouveau « Prix du Film Santé-Environnement ». [3]
Les sept jurés, qui ont donné de leur temps à titre personnel pour départager les cinq films étaient : Sylvie Gilman, réalisatrice de documentaires télévisés ; Robert Barouki, chercheur à l’Inserm, Paris ; Sylvia Medina, experte en qualité de l’air et en santé publique ; Yannick Vicaire, du Réseau Environnement Santé (RES) et Nadine Lauverjat, de Générations Futures, représentant deux associations qui s’occupent d’enjeux de santé environnementale en France ; Sascha Gabizon, représentante de Women in Europe for a Common Future (WECF) et Monika Kosinska de l’European Public Health Alliance (EPHA), le plus grand réseau d’organisations non gouvernementales travaillant sur la santé en Europe. [4]
Yannick Vicaire, qui représente le jury et le Réseau Environnement Santé, membre français de HEAL, déclare : « Ce prix a été mis en place au bon moment. La santé environnementale est actuellement une thématique de documentaire en plein essor – tant dans l’intérêt croissant des réalisateurs, mais aussi dans l’accueil et les attentes du public. Tout le monde soupçonne que l’environnement influe sur sa santé, sans disposer forcément de la grille de compréhension et des pistes pour permettre de changer les choses ».
« Le film primé reflète l’agenda européen et international actuel pour un meilleur contrôle des produits chimiques, et des perturbateurs endocriniens, en particulier. Nous espérons que ce film participera d’une plus grande prise de conscience en Europe – mais aussi et surtout aux États-Unis où les réformes nécessaires des réglementations chimiques sont en retard sur l’Europe », conclut Yannick Vicaire.
[1]. Le 30e festival international du film de l’environnement (FIFE) à http://www.iledefrance.fr/fife-english/
[2]. Cliquez ici pour voir les bandes annonces
[3]. Photos de la cérémonie de remise sur le site de HEAL : http://www.env-health.org/ (disponible dès ce soir)
[4]. Plus de détails sur les membres du jury du prix santé-environnement sont disponibles ici
Générations Futures – L’enquête APAChe : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux
Une enquête inédite sur les salariés viticoles et riverains des vignes : Quelles expositions aux pesticides viticoles ?
Contexte Général. La France reste le premier utilisateur de pesticides en Europe avec 62700 tonnes de substances actives vendues en 2011. Malgré le lancement du plan Ecophyto en 2008, et l’objectif affiché de réduction de 50% des pesticides en 10 ans ainsi que l’exclusion des substances les plus dangereuses, la consommation de pesticides (NODU) a augmenté entre la période de 2009-2010 et la période 2010-2011 de 2.7% (1) et les professionnels, comme les amateurs ou les consommateurs, sont toujours exposés à des substances pouvant être perturbatrices du systèmes endocrinien, des neurotoxiques ou encore des cancérigènes possibles. Avec 783 milliers d’hectare en 2011, la vigne représente 3.7% de la Surface Agricole Utile mais elle consomme à elle seule environ 20% des pesticides (en masse) dont une majorité de fongicides (80%).
L’enquête APAChe. Forts de ces éléments, Générations Futures et Marie-Lys Bibeyran, une salariée agricole, ont décidé de mener une enquête dont l’objectif était de répondre à la question « Est-ce que les salariés viticoles, qui ne pulvérisent pas les pesticides, mais travaillent dans les vignes et les riverains des vignes sont contaminés par les pesticides viticoles ? ». Ainsi, entre mi-octobre et mi-novembre 2012, ils ont prélevé et fait analyser par le laboratoire Kudzu Science les mèches de cheveux de 25 personnes (15 salariés viticoles du bordelais, 10 non-salariés viticoles dont 5 riverains des vignes du bordelais et 5 « témoins » vivants loin des vignes) afin de mettre en lumière la présence ou non de résidus de pesticides viticoles.
Des résultats préoccupants. Les résultats (2) ont permis de mettre en évidence ce que l’on pouvait craindre :
- 11 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les salariés viticoles que chez les non professionnels habitant loin de vignes (6,6 pesticides en moyenne contre 0.6) !
- 4 des 15 salariés viticoles présentent 10 pesticides différents !
- 5 fois plus de résidus de pesticides en moyenne chez les non-professionnels de la vigne habitants près des vignes que ceux habitant loin des vignes (3 résidus de pesticides en moyenne trouvés chez les premiers contre 0,6 pour les seconds).
- 74 % des pesticides actuellement autorisés sur vigne de la liste, établie pour l’enquête, et recherchés ont été retrouvés au moins une fois chez les personnes testées !
- Un produit interdit, le diuron, a été retrouvé chez un professionnel.
- Plus de 45% des molécules retrouvées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux USA !
- Plus de 36% des molécules retrouvées sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens (PE).
« A l’heure où va s’ouvrir le Salon International de l’Agriculture, ces résultats montrent clairement que l’exposition des travailleurs agricoles à des pesticides dangereux est importante, même si ceux-ci non pas manipulé les produits. Ce rapport montre également que le simple fait de vivre à proximité de zones cultivées, moins de 250 mètres, ce qui est sans doute le lot de millions de familles françaises, augmente votre exposition. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
« Il est indispensable de reconnaître le scandale sanitaire des pesticides en France, on ne peut plus être à la fois malade et être ignoré en tant que victime, c’est une double peine inacceptable ! Il faut interdire les pesticides sur lesquels planent les soupçons de cancérogénicité et sans délai d’écoulement des stocks !» ajoute ML Bibeyran.
« Nos concitoyens auront l’occasion de demander, à nos côtés, la mise en place rapide de toutes ces mesures lors de la prochaine édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides (3) qui aura lieu du 20 au 30 mars prochains dans toute la France, en Afrique ou encore dans d’autres pays européens de plus en plus nombreux. » conclut N. Lauverjat, chargée de mission à Générations Futures.
Toutes les infos sur http://www.generations-futures.fr/
[1] NOTE DE SUIVI – Groupe Indicateurs du plan Ecophyto Tendances de 2008 à 2011 du recours aux produits phytopharmaceutiques
[3] Voir le site http://www.semaine-sans-pesticides.com/
Notre environnement, c’est notre santé – un guide pour faire le point
La France, comme la grande majorité des pays de la planète, est confrontée à une épidémie de maladies chroniques : cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, malades respiratoires… Les causes de ces maladies se trouvent en grande partie dans notre environnement, défini de façon large.
En plus des facteurs classiques comme tabac et alcool, les données scientifiques montrent que pollutions, alimentation déséquilibrée, sédentarité, urbanisation… sont également en cause.
Les élu-es locaux peuvent faire en sorte que l’environnement soit aussi facteur de santé. Cet ouvrage leur fournit les informations de base et les références d’actions.
Le Réseau Environnement Santé vous propose de le découvrir à travers quelques extraits choisis :
http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2012/09/CEDIS_Environnement_Sante.pdf
Se procurer le guide dans son intégralité :
Greenpride – Communiqué de presse (16 mai 2013) – Festival de Cannes : 3 tapis rouge par jour ?
PÉTITION SUR CHANGE.ORG POUR QUE LE FESTIVAL RÉDUISE SES DÉCHETS
Alors que débute le Festival de Cannes, près de 7000 personnes ont signé la pétition “Pas de gâchis pour un tapis” lancée par l’association Greenpride sur la plateforme Change.org, demandant aux organisateurs de limiter leurs déchets, à commencer par le célèbre tapis rouge.
Long de 60 mètres, le tapis rouge foulé par les stars du monde entier sera changé deux à trois fois par jour pendant la durée du festival. Engagée sur les questions d’environnement et de santé, l’association Greenpride y voit le symbole du gaspillage et de la surconsommation et appelle à “un geste fort: un seul tapis pendant tout le festival.”
Élise, membre de l’association, témoigne: “je souffre d’une maladie de l’environnement et je sais que ce sont les tonnes de déchets produits chaque année qui sont à l’origine d’un grand nombre de ces maladies. Entassées dans des décharges, ils rejettent dans la nature des produits toxiques comme les métaux lourds, qui polluent les rivières, les terres, notre quotidien”.
L’association Greenpride illustre sa pétition par un extrait du film Super Trash de Martin Esposito, plongeant le spectateur dans l’enfer de la décharge de la Glacière à Villeneuve-Loubet, près de Cannes, fermée en 2009. On y découvre des tonnes de déchets amassés à ciel ouvert, dont des kilomètres de tapis rouge provenant des événements de la région.
Le Festival de Cannes indique aujourd’hui recycler ses déchets dont le tapis, mais Élise et l’association Greenpride s’interrogent: “Faut-il, pour être éblouissant, produire autant de déchets? Quel devenir pour ces tapis éphémères? Quel impact ont ces déchets sur l’environnement et la santé? ”
À travers sa pétition pour un “tapis unique”, l’association invite donc les responsables du Palais des Festivals à “monter la première marche vers un événement créatif et responsable, qui deviendra un modèle pour le public du monde entier”.
Pour plus d’informations :
> Lien vers la pétition de Greenpride sur Change.org : www.change.org/tapisrouge
> Lien vers l’extrait du film Super Trash de Martin Esposito: http://youtu.be/GLpwyNzlWDM
Alkylphénols : Bulletin de veille scientifique n°4
RISQUES LIES AUX ALKYLPHENOLS
ARTICLES PARUS D’OCTOBRE 201 A MARS 2013
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE
(Source PubMed)
FAITS MARQUANTS
Sur des modèles animaux a été mise en évidence l’activité œstrogénique du nonylphénol, de même que l’augmentation du risque de prolifération cellulaire dans les cancers hormono-dépendants comme celui de l’ovaire (Park MA).
Mise en évidence de manière très significative de la baisse de fertilité masculine dite idiopathique liée aux AKP sur un grand nombre de sujets (800 sujets infertiles avec groupe témoin de la même dimension) (Chen.M)
Pesticides : une gestion inacceptable de dizaines d’Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des pesticides… preuves à l’appui !
Générations Futures dénonce, sur la base de données tangibles, des irrégularités graves qui ont permis le maintien au marché de plus de 40 pesticides dangereux qui devraient être interdits ou avoir des usages restreints !
L’association va déposer plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, elle demandera au ministère de l’Agriculture le retrait des AMM problématique et fera un recours pour carence fautive de l’Etat.
Rappel des faits. Générations Futures a reçu récemment copie d’une lettre de l’ANSES signées par son Directeur, Monsieur Marc Mortureux, adressée à la Direction Générale de l’Alimentation, à l’attention de Monsieur Patrick Dehaumont, Directeur de ce service du Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.
Dans cette lettre, datée du 27 aout 2012, le Directeur de l’ANSES, réitère à l’attention de la DGAL certaines remarques déjà faites dans un précédent courrier envoyé en 2009 et attire particulièrement l’attention de la DGAL sur certaines « anomalies » concernant un grand nombre d’Autorisations de mise sur le marché (AMM) de pesticides (la liste présentée n’étant pas exhaustive).
Des irrégularités graves ! Après une vérification minutieuse des éléments contenus dans les tableaux annexés au courrier, nous remarquons, et ce pour de nombreux pesticides, que la DGAL (1) a très rarement tenu compte des remarques faites par l’ANSES et notamment de ses avis défavorables ou favorables sous conditions concernant de nombreux pesticides(2). Autrement dit : de très nombreux pesticides, ou usages de pesticides, restent autorisés alors qu’ils devraient, selon l’ANSES même, être interdits car non conformes aux exigences de la législation en vigueur !
Questions ? A la vue de tous ces éléments, et sans préjuger des conclusions de la Commission d’enquête parlementaire demandée, notre association attend naturellement des clarifications de la part du Ministère de l’Agriculture en charge des décisions d’AMM des pesticides et lui pose les questions suivantes :
Pourquoi la DGAL maintient des AMM pour des produits pesticides ayant obtenus un avis défavorable de l’ANSES ?
De même, pourquoi la DGAL maintient-elle des AMMM sans modification alors que de nouveaux avis de l’ANSES ont été rendus ?
Pourquoi la DGAL met-elle autant de temps à répondre aux questionnements majeurs soulevés par l’ANSES, voire ne donne aucune réponse ?
« Face à cette situation scandaleuse, nous exhortons le Ministre à prendre les mesures qui s’imposent à savoir : la suspension ou le retrait immédiat de toute AMM pour laquelle une irrégularité ou une non-conformité, la publication intégrale de l’état des situations de non-conformité avec les exigences légales, la mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet précis des AMM de pesticides. De même, nous demandons que les futures décisions soient données non plus uniquement par la ministre de l’Agriculture mais également par celui de l’Environnement et de la santé. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Il est temps aujourd’hui de faire la transparence sur la gestion de ce dossier des AMM. Il en va de la protection des citoyens, des consommateurs, des agriculteurs et de notre environnement. Dans l’attente de mesures concrètes, notre association a décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui. D’autre recours seront aussi déposés pour carence fautive de l’Etat ainsi que des demandes de retraits d’AMM ». conclut-il.
Plus d’infos : http://www.generations-futures.fr/pesticides/pesticides-une-gestion-inacceptable-des-amm/
Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°5
RISQUES LIES AUX PERCHLORATES :
ARTICLES PARUS D’OCTOBRE 2012 A MARS 2013
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Pubmed)
FAITS MARQUANTS
L’alimentation contribue plus que l’eau à la contamination humaine aux perchlorates, avec comme caractéristique un lien fort avec la consommation de feuilles de légumes verts.
Veille scientifique – Mercure dentaire – récapitulatif 2012
Veille Scientifique pour l’année 2012
TOXICITÉ DU MERCURE DENTAIRE
Nous avons retenu l’ensemble des articles concernant l’intoxication chronique au mercure élémentaire et inorganique, s’intéressant aux problématiques suivantes :
1) La toxicologie du mercure élémentaire
2) L’exposition au mercure via l’amalgame dentaire
Toutes les études qui s’intéressent à cette question indiquent une corrélation entre le nombre d’amalgames et l’imprégnation de l’organisme du patient en mercure.
3) Les effets directs de l’amalgame
Plusieurs études constatent des effets locaux, mais aussi systémiques, sur les systèmes nerveux, immunitaire, endocrinien ainsi que sur les reins.
4) La contamination de l’embryon, du foetus et du nourrisson par la mère
5) Les effets délétères
De nouvelles études viennent renforcer la thèse d’une association entre le mercure et les troubles du spectre autistique, la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer et l’acrodynie. D’autres études soutiennent la thèse d’un lien entre mercure et cancer, hydrocéphalie et parodontite.
Le mercure perturbe le système endocrinien et ses effets délétères s’exercent sur plusieurs générations. Plusieurs études confirment qu’il attaque notamment les systèmes nerveux (troubles du comportement et de l’audition) et cardiovasculaire.
6) Les mécanismes d’action
En outre, 5 articles s’intéressent aux alternatives à l’amalgame : ils montrent globalement que ce matériau toxique est tout à fait remplaçable.
Ainsi, 82 articles ont été retenus. Ils sont présentés ici avec des extraits, traduits, du résumé ou de l’article intégral.
N.B. : Les articles dont les références sont précédées d’un astérisque sont disponibles gratuitement dans leur intégralité.
Lire l’intégrale de la veille sur le mercure dentaire sur l’année 2012, ici









