Lien entre imprégnation en Bisphénol A et maladies coronariennes confirmé chez l’homme adulte

Cette étude a porté sur un échantillon de population représentative de la population américaine entre 18 et 74 ans en 2005-2006.

Elle fait suite à une étude publiée précédemment en 2008 et portant sur le même type d’échantillon de population en 2003/2004 (Lang et al).

Comme en 2008, l’étude trouve une corrélation entre l’imprégnation et les maladies coronariennes, et dans une moindre mesure le diabète. Le niveau d’imprégnation est cependant en baisse.

Le mécanisme n’est pas clairement compris.

Cette étude vient compléter le spectre déjà très large des effets imputables au BPA tel qu’il peut être déduit de l’expérimentation animale et, de plus en plus, des enquêtes épidémiologiques. L’effet peut être pathologique ou se traduire par une baisse de l’efficacité des traitements médicaux.

Le dernier exemple en date met en évidence une baisse de l’efficacité de la fécondation in vitro chez les femmes les plus imprégnées en BPA

→ Voir les bulletins de veille scientifique publiés par le RES depuis Mai 2009 : n°1, n°2, n°3 et n°4.

Toutes ces données plaident pour une révision urgente de la DJA du BPA et son interdiction dans les plastiques alimentaires, comme le demande le RES.