Conférence de Presse – L’aspartame, un nouveau dysfonctionnement du système de sécurité sanitaire

A l’invitation des Député-es Gérard Bapt et Anny Poursinoff,

En présence de Corinne Lepage, Députée européenne

 

Conférence de Presse

organisée par le Réseau Environnement Santé et Générations futures

« L’ASPARTAME, UN NOUVEAU DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME DE SÉCURITÉ SANITAIRE »

Mercredi 29 juin 2011 à 9h30

Assemblée Nationale – Salon Visconti, 101 rue de l’Université 75007 Paris

 

Aujourd’hui près de 200 millions de personnes dans le monde consomment de l’aspartame. Or cette substance n’est pas sans incidence sur la santé : naissance prématurée, cancer… La Dose Journalière Admissible (DJA) de cet édulcorant repose sur des études non publiées, introuvables et de qualité douteuse.

Trois parlementaires lancent un appel à la prudence et demandent la réévaluation complète et immédiate de cet édulcorant.

 

Programme

 

André Cicolella, Président et Porte-parole du RES et François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures: « La DJA actuelle de l’Aspartame repose sur des études faussées et n’a donc aucune base scientifique».

Dr Laurent Chevallier, Responsable de la Commission Alimentation du RES : « L’Appel des chefs de service à bannir l’aspartame ».

Corinne Lepage, Députée Européenne – Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe. « La proposition d’étiquetage de la Commission de l’Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire du Parlement européen : un appel à la prudence ».

Anny Poursinoff, Députée des Yvelines – Europe Écologie Les Verts : « le silence du Ministre de la Santé »

Gérard Bapt, Président du groupe d’études parlementaire « Santé Environnementale », Député de Haute Garonne – Parti Socialiste : « L’aspartame : travailler aussi sur la sécurité sanitaire environnementale ».

Consultez le dossier de presse

J.Bressler :

Le Dr Jerome Bressler travaillait pour la FDA (Agence  américaine chargée de la sécurité sanitaire des aliments  et des médicaments). En 1977, il dirigea un groupe de travail qui devait essayer de valider l’authenticité des des principales études que les laboratoires Searle –la compagnie pharmaceutique détentrice du brevet de l’aspartame– avaient fourni à la FDA. Le Dr Bressler trouva alors 52 affirmations contradictoires dans les études chargées de démontrer l’innocuité de l’aspartame. Lors de la retranscription du rapport, la FDA a laissé de côté les faits les plus accablants (20% du rapport).

Le rapport Bressler révèle les manipulations que Searle avait mises en œuvre afin que la FDA ne découvre pas la dangerosité de l’aspartame. Lors des essais, ils ont non seulement éliminé les néoplasmes mais ont aussi excisé les tumeurs du cerveau des rats avant de les réintégrer dans l’étude. A leur mort, les animaux étaient « ressuscités » sur le papier. Le rapport mentionne que 98 des 196 animaux sont morts pendant l’une des études de Searle mais n’ont été autopsiés que bien plus tard, à savoir plus d’un an après leur mort pour certains cas. Les comptes rendus concernant environ 30 animaux montraient des différences importantes entre les observations originales figurant sur les fiches de pathologies et les observations finalement soumises à la FDA. De nombreuses autres incohérences sont à signaler : on a trouvé un polype de l’utérus et des néoplasmes ovariens chez les animaux, mais ces derniers n’ont pas été déclarés ou diagnostiqués dans les rapports de Searle. Les enquêteurs de la FDA ont trouvé des polypes utérins liés à la dose chez 15% des 34 animaux.

- le rapport Bressler dans sa totalité

Jacqueline Verrett :

Le Dr Jacqueline Verrett, ancienne toxicologue de la FDA, a fait partie de la Commission chargée de vérifier l’authenticité des recherches faites par Searle afin d’établir l’innocuité de l’aspartame. Elle a témoigné devant le Congrès américain contre l’aspartame et a déclaré sous serment que tous les tests effectués par Searle pour tenter d’obtenir l’approbation de la substance chimique étaient un désastre et auraient dû être rejetés. Mais en septembre 1977, le comité de la FDA déclara que les écarts entre les données brutes de Searle et leurs observations n’étaient pas si conséquents. Le Dr Verrett a déclaré que l’Agence semblait vouloir atténuer ce qu’ils avaient réellement trouvé…

- le témoignage de Jacqueline Verrett