Qui veut la peau du registre des malformations des nouveaux-nés ?
Le fait d’être exposé, in utero, à des substances toxiques (pesticides par exemple) constitue, on le sait, l’une des causes des maladies qui touchent la population dans son ensemble. Dans la région Rhône-Alpes, une petite équipe d’épidémiologistes et de statisticiens travaille quotidiennement à réunir des informations. Cela leur permet de détecter d’éventuelles épidémies de malformations et faire des recherches sur les facteurs de risques environnementaux.
Une décision soudaine, annoncée le 15 décembre par le Comité national des registres, vient mettre un coup d’arrêt brutal et inattendu au Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes, qui existe depuis 1973 et cessera toute activité d’ici fin 2011. Les motifs avancés par l’InVS à l’appui de cette décision sont très allusifs et ne correspondent pas à la réalité.
Pourquoi veut-on détruire en France de tels outils de veille en santé-environnement ? Quand monte la température, pourquoi casser le thermomètre ? A qui profite cette décision brutale et incompréhensible ? Alors même que le Grenelle et le Plan National Santé Environnement ont insisté sur l’urgence de mieux connaître les facteurs reprotoxiques qui affectent les nouveaux-nés, la décision brutale de l’InVS de fermer le REMERA constitue aujourd’hui un véritable scandale.
- Plus d’infos sur le registre REMERA : http://remera.fr/
- Lire l’article consacré à ce sujet dans La Recherche
- Consultez l’avis défavorable émis par le Comité National des Registres
- La réaction du registre REMERA :
leur lettre au Comité National des Registres
leur lettre à Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
- Les associations réagissent :
Notre courrier aux directeurs de l’INSERM et de l’InVS
Nos courriers aux ministres de la santé, de l’environnement et de la recherche

