Journée Mondiale de l’Environnement : Parlons Santé !

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement,
la Mutuelle Familiale et ses partenaires en région organisent
DES ANIMATIONS / PROJECTION D’UN FILM / DÉBAT
sur le thème : « Parlons santé »
en partenariat avec le Réseau Environnement Santé
Le sujet : Par le biais de notre alimentation, de la respiration ou en contact direct, nous sommes exposés quotidiennement à des centaines de substances chimiques. Les femmes enceintes et les enfants doivent tout particulièrement être protégés de ces expositions répétées.
L’initiative : Pour sensibiliser à ces questions, la Mutuelle Familiale et ses partenaires en région ont construit un événement avec des animations et la projection d’un film, suivie d’un débat, sur les thèmes de la Santé, de l’Environnement et de l’Alimentation.
Pourquoi parler Santé lors de la Journée Mondiale de l’Environnement ?
L’explosion des maladies chroniques, qui provoque 63% des décès dans le monde, inquiète l’Organisme Mondial de la Santé qui la qualifie « d’épidémie ». En effet, 1 homme sur 2 et 1 femme sur 3 sont touchés par le cancer, plus de 6 millions d’adultes sont affectés par l’obésité, soit 14.5% des Français de plus de 18 ans, plus de 2 millions par le diabète de type 2. Le nombre d’asthmatiques a doublé en 20 ans. En 40 ans, le taux de spermatozoïdes a chuté de moitié tandis que les malformations génitales augmentent et que les tumeurs des testicules ont été multipliées par quatre.
Les travaux des scientifiques mettent de plus en plus en évidence le rôle prépondérant des polluants chimiques notamment ceux provenant de substances de type perturbateurs endocriniens : PHTALATES, RETARDATEURS DE FLAMMES BROMES, PARABENS, BISPHÉNOL A. Si nous rajoutons les pesticides dans notre assiette, le cocktail est détonant !
C’est d’ailleurs l’objet du documentaire « la Grande Invasion » de Stéphane Horel dans lequel des scientifiques connus et reconnus tentent de tirer le signal d’alarme, en mettant en évidence le fâcheux inconvénient qu’ont ces substances chimiques de cambrioler notre intimité hormonale.
Le constat, plutôt grave, n’empêche pas le film de prendre le parti du second degré. Oscillant entre humour grinçant et poésie, des animations en papiers collés montrent les destins parallèles des humains et des animaux de laboratoire.
Réalisatrice : Stéphane Horel, journaliste documentariste.
Prix du meilleur film au festival Cine con Ciencia à Montevideo (Uruguay) – octobre 2011.
Prix du film d’investigation au festival Ecollywood de Lille – novembre 2011.
Retrouvez le programme de la journée par région :
A Paris (Mairie du 10e), le mardi 5 juin 2012 de 14h à 22h
A Thourotte (Picardie), le lundi 4 juin 2012 à partir de 14h
A Conflans-en-Jarnisy (Lorraine), le 5 juin 2012 à partir de 14h
A Lons-le-Saunier (Franche-Comté), le 6 juin 2012 à partir de 14h30
A Reims (Champagne-Ardenne), le 5 juin 2012 à partir de 19h
A Lorient (Bretagne), le 5 juin 2012 à partir de 18h
Cliquez sur les liens pour accéder aux programmes.
Hold-up sur la fertilité! – Retrouvez les enregistrements audio du colloque
Écouter ou ré-écouter les interventions lors de cette après-midi exceptionnelle :
Introduction d’André Cicolella, Président du Réseau Environnement Santé (RES)
Etat de la recherche scientifique sur les phtalates et les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction
- René Habert, directeur du laboratoire de développement des gonades CEA/Inserm
Quelles politiques de recherche scientifique et de santé publique pour faire face aux enjeux des perturbateurs endocriniens ?
Table-ronde des ONG : agir maintenant sur les perturbateurs endocriniens
- Yannick Vicaire, Chargé de mission, Réseau Environnement Santé (RES) / EDC NGOs group
- Wiebke Winkler, Chargée de réseau, Comité Développement Durable en Santé (C2DS)
Journée Mondiale de l’Environnement : Parlons Santé !
La Mutuelle Familiale et le Réseau Environnement Santé souhaitent parler santé et notamment perturbateurs endocriniens dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement avec la projection du documentaire « La grande invasion » de Stéphane Horel, suivi d’un débat animé par un membre du RES, à :
Thourotte (60) le 4 juin 2012 avec François Veillerette
Conflans-en-Jarnisy (54) le 5 juin 2012 avec Aldino Izzi
Lorient (56) le 5 juin 2012 avec Jean-François Deleume
Paris (75) le 5 juin 2012 avec André Cicolella
Reims (51) le 5 juin 2012 avec Marianne Buhler
Lons-le-Saulnier (39) le 6 juin 2012 avec Yannick Vicaire
Des scientifiques reconnus, comme Shana Swann, Ana Soto, Niels Skakkebaek, Linda Birnbaum… interviennent dans ce documentaire qui montre au grand public les liens entre imprégnation chimique et maladies chroniques, du cancer du sein à l’obésité.
Le constat, plutôt grave, n’empêche pas le film de prendre le parti du second degré. Oscillant entre humour grinçant et poésie, des animations en papier
s collés montrent les destins parallèles des humains et des animaux de laboratoire.
Dans l’après-midi, dans certaines régions, seront proposées des animations en faveur d’une alimentation respectueuse de la santé et de l’environnement.
L’entrée est libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.
Informations : Mutuelle Familiale : 01.55.33.40.18, prevention@mutuelle-familiale.fr
7eme Programme d’action pour l’environnement : 12 ONG interpellent les ministres européens de l’environnement
7eme Programme d’action pour l’environnement : 12 ONG interpellent les ministres européens de l’environnement (en France, le 1er ministre) pour réaffirmer l’objectif d’une UE sans substance dangereuse d’ici 2020 et souligner l’urgence à protéger la santé et l’environnement des perturbateurs endocriniens , des nanomatériaux et de l’effet cocktail. Les ONG invitent les ministres à élaborer un mécanisme d’auto-financement de la gestion des substances dangereuses, conforme au principe pollueur-payeur, pour soulager les contribuables et inciter les industriels à concevoir et adopter des solutions de substitution.
Scandales sanitaires : les ONG interpellent les candidats
Médiator, pesticides, amiante, antennes-relais, bisphénol A…
Dans les crises sanitaires passées ou à venir, les victimes font toutes le même constat : en tant que citoyen ou consommateur, leur santé a fait figure de variable d’ajustement face à des intérêts « supérieurs » pour développer au plus vite un produits ou une technologie.
Pour réformer ce système et mettre fin aux crises sanitaires, les ONG interpelleront les candidats aux élections présidentielles autour de 25 propositions pour en finir avec les scandales sanitaires.
PROGRAMME du 16 AVRIL 2012 au SENAT
Mot de Bienvenue (10h30-10h35)
Leila Aïchi, Sénatrice de Paris
25 propositions pour en finir avec les scandales sanitaires (10h35-11h30)
André Cicolella, Président du Réseau Environnement Santé
François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures
Etienne Cendrier, Porte-parole de Robin des Toits
Franck Laval, Président d’Ecologie Sans Frontière
La parole aux candidats ou à leurs représentants (11h30-12h30)
Réactions et solutions pour mettre fin aux scandales sanitaires
- Une loi pour réformer la sécurité sanitaire
Conférence (10 avril 2012) – Hold-up sur la fertilité !
Omniprésents dans notre quotidien les phtalates soulèvent depuis longtemps de nombreuses préoccupations et sont devenus emblématiques du débat autour de Reach, la nouvelle réglementation chimique communautaire. C’est aujourd’hui pour leur caractère de perturbateurs endocriniens (PE), et au vu des données nouvelles, que l’action réglementaire est plus que jamais nécessaire sur l’ensemble de cette famille de substances, comme sur l’ensemble des PE.
- Des sources d’expositions multiples (articles PVC, cosmétiques, médicaments, matériel médical, air intérieur…) conduisant à une imprégnation généralisée de la population et une exposition particulièrement critique pour le nourrisson prématuré,
- De nombreuses preuves expérimentales chez l’animal et/ou chez l’homme le liant aux 4 grandes familles de pathologies associées aux PE : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction, troubles neurocomportementaux.
Face à cela, la réglementation actuelle est insuffisante. Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer.
- Brochure d’informations sur les perturbateurs endocriniens
- Les différentes sources d’expositions aux phtalates
- Les phtalates : Effets sur la santé et exposition – Données scientifiques 2011
- Publications du Dr Shanna Swan : Sélection
- Hold-up sur la fertilité! – Retrouvez les enregistrements audio du colloque
Communiqué de presse (14/02/12) : La sécurité des aliments déterminée par des données et des experts liés à l’industrie?

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) est lourdement critiquée dans un nouveau rapport publié aujourd’hui par Corporate Europe Observatory (CEO) et Earth Open Source (EOS), qui montre que cette administration se base sur des données et des experts en provenance de l’industrie pour évaluer la sécurité des aliments, soulevant de sérieux doutes quant à l’indépendance de ses recommandations. [1]
Le Réseau Environnement Santé (RES) et Générations Futures (GF), deux ONG françaises spécialisées dans les questions de santé environnementale touchant notamment à la sécurité des produits chimiques, se sont senties pleinement concernées par cette problématique essentielle du manque d’indépendance de l’expertise de l’EFSA. C’est pourquoi elles ont collaboré avec CEO et EOS pour traduire leur rapport en français et le diffuser en France aujourd’hui.
Le rapport paraît alors que l’EFSA, qui célèbre son 10ème anniversaire cette année, fait l’objet d’enquêtes de la part de la Cour des Comptes Européenne et d’eurodéputés, ainsi que d’une évaluation officielle de la Commission Européenne.
Nina Holland, de Corporate Europe Observatory, explique :
« Notre enquête montre que les intérêts industriels ont pénétré au cœur même de l’EFSA. La fréquence des conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration et des panels d’experts, ainsi que le fait de se baser largement sur des études de l’industrie, sapent la capacité de l’EFSA à agir conformément à l’intérêt public en matière de sécurité alimentaire. Le fonctionnement de l’EFSA doit être complètement révisé ».
Des personnalités liées à l’industrie siègent dans nombre de comités scientifiques de l’EFSA. Selon le rapport, ceci donne lieu, et de manière fondamentale, à des conflits d’intérêts dans la façon dont l’autorité européenne évalue les données. En particulier, il est montré que des experts de l’EFSA ont des liens avec le lobby industriel ILSI (Institut International des Sciences de la Vie), financé par les principales entreprises de biotechnologie et de l’agroalimentaire.
Le rapport révèle comment des membres des panels de l’EFSA, notamment celui sur les emballages alimentaires, ont omis d’inclure leurs liens avec l’ILSI dans leurs déclarations d’intérêts, en violation des règles existantes de l’EFSA en la matière. L’EFSA a déjà négligé d’intervenir en de tels cas par le passé.
Les recommandations de l’EFSA ont été critiquées en de nombreuses occasions. Des produits tels que l’Aspartame (un édulcorant), le Glyphosate (un herbicide) et le composé chimique Bisphénol A, utilisé dans les plastiques, auraient été approuvés en dépit des réserves soulevées par des études scientifiques indépendantes.
Les méthodes par lesquelles l’EFSA a approuvé la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora ont également fait l’objet de critiques.
Le rapport en appelle à des critères plus stricts pour la sélection des experts, de façon à bannir les conflits d’intérêts avec l’industrie parmi ceux-ci, ainsi qu’à revoir de façon urgente la législation européenne encadrant le fonctionnement de l’EFSA, y compris l’utilisation des données de l’industrie pour les évaluations de risques. En effet, il est fréquent que des scientifiques indépendants ne puissent même pas remettre en cause les tests de l’industrie parce que le matériel de ceux-ci est considéré par cette dernière comme une information couverte par le secret commercial.
Claire Robinson, d’Earth Open Source, ajoute :
« Le fait pour l’EFSA de se baser sur les données de l’industrie et d’écarter des recherches indépendantes pourrait mettre la santé publique en danger. Cette année, l’EFSA a accédé à une demande de Monsanto en relevant la limite acceptable pour les résidus de glyphosate sur les lentilles par un facteur 100-150. C’est se placer 6 fois au-dessus de la dose quotidienne pour une exposition sans risques telle que déterminée par des études indépendantes que l’EFSA a écartées. »
La Commission Européenne est censée revoir le règlement fondateur de l’EFSA en 2012, et la Cour des Comptes Européenne doit publier prochainement son rapport sur les conflits d’intérêt à l’EFSA ainsi que pour d’autres agences de l’UE.
[1].[1] Conflits indigestes – une decennie d’influence industrielle à l’EFSA, Corporate Europe Observatory and Earth Open Source traduit par RES et Générations futures, Fevrier 2012.
« Goutons un monde meilleur »
L’alimentation est au cœur des préoccupations des consommateurs. Risques sanitaires, résidus chimiques, conditions de production opaques, accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles : les motifs d’inquiétudes et de questionnements sont nombreux.
L’association Max Havelaar France, en collaboration avec WWF France, Slow Food, le Comité Français pour la Solidarité Internationale et le Réseau Environnement Santé, entend réaffirmer que la qualité de notre alimentation est avant tout un choix individuel aux conséquences multiples pour les autres et la planète. C’est en ce sens que la campagne nationale « Goûtons un monde meilleur » appelle les citoyens à s’engager vers une alimentation plus respectueuse des Hommes et de la Nature.
A travers un site Internet www.goutonsunmondemeilleur.fr et un conso guide « Mieux manger en 6 gestes», la campagne apporte des solutions concrètes aux consommateurs, faisant de l’acte d’achat un engagement profitable pour soi mais pas seulement ! Son fondement : montrer qu’avenir, environnement, santé, solidarité et plaisir peuvent s’allier et se compléter dans nos assiettes.
Le collectif d’organisations lancera officiellement la campagne lors du salon Euro Gusto à Tours le 19 novembre prochain. Rendez-vous européen du mouvement Slow Food dédié à la consommation responsable et au goût, les partenaires y prendront la parole au cours d’une table ronde et présenteront aux journalistes et visiteurs les fondements de la campagne, ses objectifs et les outils qui accompagneront les consommateurs.
Lettre ouverte à Xavier Bertrand
A l’occasion de la journée mondiale de la prématurité, le RES a envoyé un courrier à Xavier Bertrand accompagnée d’une note de cadrage sur le lien entre prématurité et boissons light gazeuses (lire la note de cadrage)

Réseau Environnement Santé
148 rue du Faubourg Saint-Denis
75010 Paris
Paris, 15 novembre 2011,
Monsieur Xavier BERTRAND
Ministre de la santé
Ministère de la Santé et du Travail
Objet : Aspartame – Les dangers pour la femme enceinte
Monsieur le Ministre,
Le 16 octobre 2011, vous avez affirmé à propos de l’aspartame : « s’il y avait un rapport qui disait clairement « cela représente un danger, il faut retirer », je n’hésiterais pas à le faire, mais ce n’est pas le cas ». Il y a un an, une étude réalisée auprès de 60 000 femmes enceintes par une équipe danoise mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32 e et 36 e semaines d’aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants.
Depuis la publication de l’étude danoise, plusieurs études sont venues confirmer les risques pour la santé consécutifs à la naissance prématurée tardive, dont vous trouverez l’analyse dans la note ci-jointe. Vous avez déclaré, à propos de l’affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur.
Plus de 12 mois se sont déjà écoulés, soit environ 700 000 naissances supplémentaires sans que les mères n’aient été alertées du risque. Les données scientifiques sont suffisantes pour agir, c’est-à-dire, à tout le moins, pour diffuser des conseils de prudence auprès des femmes enceintes.
Nous vous prions d’agréer Monsieur, l’expression de nos sentiments dévoués à la cause de la santé environnementale.
Dr Laurent Chevallier
Responsable commission alimentation du RES
André Cicolella
Président et porte-parole du RES
PS : Nous vous rappelons par ailleurs notre demande que l’actuelle Dose Journalière Admissible de l’aspartame soit définie scientifiquement et de façon transparente ce qui n’est pas le cas actuellement, car elle repose sur des études non publiées dans la littérature scientifique et dont il est avéré qu’elles ont été menées dans des conditions qui auraient dû normalement conduire à les invalider. La DJA devrait être calculée sur la base d’études respectant les critères scientifiques actuels comme celles mettant en évidence le caractère cancérogène de l’aspartame chez le rat et la souris, notamment à partir d’une exposition in utero. [1]
[1]. Note envoyée à l’ANSES en février 2011, disponible sur http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/11/REPONSE-RES-ANSES-Aspartame.pdf
Campagne « Développons l’agriculture biologique »
La campagne cartes pétitions Développons l’agriculture biologique, éditée à 120 000 exemplaires, a été initiée par l’association Agir pour l’Environnement et soutenue par 27 partenaires pour faire pression sur le président de la république, les agences de l’eau et la FNSAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural), afin de mobiliser les moyens nécessaires pour atteindre 20% d’agriculture bio en 2020.
Pourquoi cette campagne ?
L’agriculture biologique et bio-dynamique est le mode de production le plus performant face aux dégâts sanitaires et environnementaux avérés des pesticides et de l’agro-industrie. Elle se développe rapidement dans une grande partie du monde, notamment dans les paysanneries vivrières tropicales, et connaît chez nos voisins européens une croissance parfois spectaculaire (*1) – mais la France reste très en retrait.
Une dynamique de conversion bio nécessite des aides stables et des engagements à long terme. Or, plusieurs annonces et décisions récentes témoignent d’une tendance au désengagement de l’État : incertitudes sur le crédit d’impôt pour les agriculteurs bio, fragilisation des aides à la « conversion à l’agriculture bio » (dispositif annuel au lieu de l’ancien engagement réciproque sur 5 ans), baisse du financement des organisations de développement de la bio, promotion de la notion ambigüe « d’approvisionnement local » sans prise en compte du mode de production, dans les marchés publics (cantines) et les politiques de soutien, décisions en faveur des agricultures chimiques et industrielles (facilitation de l’agrandissement des élevages hors-sol, soutien aux agrocarburants…).
En outre, la réforme en cours de la Politique Agricole Commune ne semble pas favorable à une réelle réorientation environnementale de l’agriculture européenne, et des lois inadaptées aux semences paysannes entravent la mise en oeuvre d’une agronomie écologique.
Par ailleurs, le développement de l’agriculture biologique se heurte à une politique foncière (accès à la terre) qui manque dramatiquement d’ambition et de fermeté. Il est inacceptable que presque chaque départ en retraite d’un paysan se traduise par l’agrandissement d’une exploitation conventionnelle au lieu de servir de support à une installation. Pourtant, les projets ne manquent pas, mais ne disposent pas du soutien politique nécessaire. La difficulté d’accéder au foncier et de maintenir des fermes à tailles humaines est un frein majeur à la mise en oeuvre d’agricultures respectueuses de l’environnement et du tissu rural.
Des actions positives sont pourtant possibles dès maintenant. En particulier, les Agences de l’Eau interviennent pour mettre à disposition des usagers une eau propre à la consommation ; par leur programmation pluriannuelle pour la prévention des pollutions diffuses d’origine agricole, elles peuvent contribuer à construire des dynamiques favorables à la bio dans les territoires les plus sensibles.
*1 – Entre 1999 et 2009, les surfaces bio dans le monde ont été multipliées par 3,5, le nombre de paysans bio a été multiplié par 9 et le marché des produits bio par 4.
Cette campagne a débuté le 05/11/2011 et devrait se clore le 30/04/2012.
Toutes les infos sur http://www.agirpourlenvironnement.org/campagne/developpons-l-agriculture-biologique
Dossier de Presse (27 octobre 2011) – Mercure Dentaire : la position isolée et incohérente de la France
Les associations NAMD, ATC et le RES ainsi que Jean Huss, auteur d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les risques sanitaires des métaux lourds, ont tenu une conférence de presse jeudi 27 octobre 2011 pour dénoncer la position isolée et incohérente de la France sur ce dossier.
Retrouvez plus d’infos et mes références scientifiques disponibles sur le sujet dans le Dossier de Presse
Les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques représentent un risque pour l’adulte et pour l’enfant.
Le RES salue les deux décisions récentes de l’AFSSAPS : l’interdiction du camphre de 3-benzylidène du 24 août 2011, et l’avis défavorable du 8 juillet 2011 émis sur l’utilisation du benzophénone-3 (BP3) en tant que filtre UV dans les produits cosmétiques chez les enfants jusqu’à l’âge de dix ans, ce dernier faisant suite à la saisine de la Ministre de la Santé sur la part du risque attribuable aux substances cosmétiques reprotoxiques et/ou perturbateurs endocriniens.
Nous interpellons le Directeur Général de l’AFSSAPS, Dominique Maraninchi sur les dangers du BP3 et sur la necessité d’une interdiction dans un courrier accompagné d’une note de synthèse sur le sujet.
Lire le courrier du RES à l’AFSSAPS daté du 19 septembre 2011
DOSSIER : Conflits d’intérêts parmi les experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA)
Dans son rapport de juin 2011, l’Observatoire Européen de l’Entreprise (CEO – Corporate Europe Observatory) a révélé l’existence de conflits d’intérêts majeurs parmi les experts chargés d’évaluer les additifs alimentaires, y compris l’aspartame, au sein de l’EFSA. La publication de ce premier rapport, ainsi que les échanges épistolaires entre l’EFSA et le CEO, n’ont pas empêché en juillet dernier l’Autorité européenne, censée veiller à la sécurité des consommateurs, de nommer des experts se trouvant à nouveau en situation de conflits d’intérêts avec l’industrie agroalimentaire. Le Réseau Environnement Santé s’est associé au CEO pour dénoncer ces faits dans un deuxième rapport ainsi que dans des courriers adressés à l’EFSA, à la Commission européenne et à la Cour des Comptes (voir le communiqué de presse).
Voici l’ensemble des documents relatant ces graves dysfonctionnements institutionnels :
- 15 juin 2011 : Rapport n°1- « Révélations : Conflits d’intérêts parmi les experts de l’EFSA en charge des additifs alimentaires » (version anglaise)
- 15 juin 2011 : Communiqué de presse n°1du CEO (version anglaise)
- 24 juin 2011 : lettre de l’EFSA au CEO en réaction au rapport n°1 (version anglaise)
- 1er juillet 2011 : Réponse du CEO à la lettre de l’EFSA du 24 juin (version anglaise)
- 13 septembre 2011 : Rapport n°2- « Deux experts de l’UE chargés d’évaluer l’aspartame n’ont pas déclaré leurs liens avec l’industrie agroalimentaire » (version anglaise)
- 13 septembre 2011 : Communiqué de presse n°2 du CEO et du Réseau Environnement Santé (version anglaise)
- 13 septembre 2011 : Lettre du CEO et du RES à l’EFSA, Copie à la Commission Européenne et à la Cour des Comptes européenne (version originale)
- 13 septembre 2011 : Lettre du CEO et du RES à Maroš Šefčovič, Vice-Président chargé des Relations Inter-institutionnelles et de l’Administration à la Commission européenne (version anglaise)
Le RES participe à PARK(ing) DAY
PARK(ing) Day est un événement mondial ouvert à tous, durant lequel citoyens, artistes et activistes collaborent pour transformer temporairement des places de parking payantes en espaces végétalisés et conviviaux.
Retrouvez les initiatives du RES et de l’Appel de la jeunesse, rue du Chemin Vert, dans le 11ème arrondissement. Venez nombreux vendredi 16 septembre !
Plus d’infos sur http://www.parkingday.fr/
Lettre ouverte à Ban Ki Moon, secretaire général de l’ONU et au Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS
En vue de la prochaine conférence de l’ONU-OMS prévue à New York les 18 et 19 septembre sur l’épidémie de maladies chroniques, Annie Sasco et André Cicolella ont rédigé une lettre ouverte. Cette lettre, à destination du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon et de la directrice générale de l’OMS Margaret Chan, invite les autorités à inclure les maladies mentales et les troubles de la reproduction au rang des maladies chroniques et plaide pour une prise en compte de la pollution chimique.
Lire le texte dans sa version française ou dans sa version anglaise
Toutes les informations sur le site de l’OMS
Représentativité des associations environnementales : le Gouvernement méprise nos actions et nos expertises.
Plusieurs associations ont envoyé le 21 juillet 2011, une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet pour protester contre la publication au JO d’un Décret et d’Arrêtés d’application fixant les modalités de participation des associations et fondations au niveau national souhaitant prendre part au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.
Paris, le 21 juillet 2011,
Madame Nathalie Kosciusko-Morizet
Ministre de l’Écologie, du Développement durable,
des Transports et du Logement
Objet : Lettre à l’attention de Madame la Ministre en charge de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
Nos organisations sont consternées par le contenu de l’arrêté que votre gouvernement vient de prendre et paru dans le Journal officiel du 13 juillet[1] concernant les associations et fondations.
Celui-ci fixe les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au premier point de l’article R.141-21 du code de l’environnement, concernant les associations agréées et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances consultatives.
Pour pouvoir participer, une association agréée devra désormais compter au moins 2 000 adhérents répartis dans au moins six régions. Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.
De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».
Comme le note Mme Corinne Lepage, qui s’insurge dans une tribune parue sur le site internet RUE89 le 19/07/2011[2] contre le décret et ses arrêtés d’application, « ce texte est liberticide au regard de la liberté d’association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre ». De fait, de telles mesures excluent nombre d’associations signataires du présent texte et plus particulièrement toutes les associations d’experts qui ont joué le rôle essentiel de lanceur d’alertes environnementales au cours des dernières années comme par exemple le Cniid, Inf’OGM, Générations Futures, la Criirem, le Criigen, le Réseau Environnement Santé, etc. qui n’auront aux termes de ce texte plus le droit de participer aux instances officielles (qu’elles soient consultatives ou décisionnelles).
Des scientifiques et des ONGs critiquent les projets de financement de la Recherche de la Commission Européenne
Dans une lettre ouverte envoyée aujourd’hui au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne, 98 organisations de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission pour le prochain programme-cadre pour le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui, et en appellent à un programme de recherche qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises.
Aujourd’hui, la Commission Européenne a publié ses propositions pour le budget post-2013 de l’Union Euuropéenne, le cadre financier pluriannuel, qui prévoit une hausse massive du budget du prochain programme-cadre pour la recherche de l’Union Européenne avec un budget de 100 milliards d’euros, soit plus de deux fois celui du programme-cadre actuel (FP7).
Mais accroître un budget et améliorer une politique sont deux choses différentes.
Les signataires, une coalition de chercheurs (Scientists for Global Responsibility, European Network for Scientists for Social and Environmental Responsibility,…) et d’organisations de la société civile (Bureau Européen des Unions de Consommateurs, Les Amis de la Terre Europe, Statewatch, Women in Europe for a Common Future, Fondation Sciences Citoyennes…) craignent que la priorité excessive accordée à la compétitivité par l’UE ne se traduise dans le prochain programme-cadre par une prédominance des recherches d’inspiration commerciale, au détriment des recherches fondamentales et répondant aux besoins de la société.
(citation de la lettre) “Les programmes de recherche qui ont pour priorité le profit et les parts de marché sont incapables de répondre aux défis sociaux et environnementaux que l’Europe doit affronter précisément parce que ces défis nécessitent que soient trouvées des alternatives aux modèles de développement basés sur une croissance rapide et des profits élevés”.
La proposition de la Commission aggraverait le biais existant en faveur des grandes entreprises dans le programme de recherche “FP7” actuel de l’Union Européenne, où l’on a vu de grandes entreprises et leurs groupes de pression parvenir à influencer les programmes de recherche à leur profit et ainsi capter les financements publics associés.
L’enjeu est absolument stratégique. Répondre aux défis posés par les injustices sociales, économiques et environnementales, l’effondrement de la biodiversité, les changements climatiques, la raréfaction des ressources, la nécessité d’évoluer vers une société à faible intensité de carbone, les enjeux de santé publique etc. suppose que l’UE distancie substantiellement ses politiques de recherche et d’innovation de l’axe exclusif “compétitivité” mis en avant par les grandes entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, les recherches et l’innovation publiques sont nécessaires pour créer les savoirs et les solutions concrètes qui permettront de répondre aux défis que l’Europe doit affronter. Laisser les grandes entreprises pirater cet effort serait un échec sévère pour l’UE, et un inacceptable gaspillage de fonds publics au beau milieu d’une grave crise économique.
(Citation de la lettre) “Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un lieu plus durable, plus sain et plus paisible doivent être financées en priorité par rapport aux recherches qui aboutissent à des produits commercialisables”.
Par cinq recommendations, les signataires appellent l’Union Européenne à:
♦ Dépasser le mythe selon lequel seules des techniques complexes et coûteuses pourraient créer des emplois et susciter le bien-être;
♦ Adopter une définition de l’innovation qui inclue des projets de recherche adaptés à leur contexte local, et pertinents socialement;
♦ Établir un processus de décision pour l’attribution des financements de recherche qui soit démocratique, participatif et responsable, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie;
♦ Baser ses décisions sur une expertise qui soit indépendante des intérêts commerciaux, et permette une représentation équilibrée de toutes les parties prenantes;
♦ Garantir que les résultats des recherches financées par les fonds publics soient ouvertement accessibles à la société dans son ensemble.
Consultez la lettre ouverte envoyée au président et à certains membres de la Commission Européenne
29 Juin 2011 – Dans une lettre ouverte envoyée aujourd’hui au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne, 98 organisations de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission pour le prochain programme-cadre pour le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui, et en appellent à un programme de recherche qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises.
Aujourd’hui, la Commission Européenne a publié ses propositions pour le budget post-2013 de l’Union Euuropéenne, le cadre financier pluriannuel, qui prévoit une hausse massive du budget du prochain programme-cadre pour la recherche de l’Union Européenne avec un budget de 100 milliards d’euros, soit plus de deux fois celui du programme-cadre actuel (FP7).
Mais accroître un budget et améliorer une politique sont deux choses différentes.
Les signataires, une coalition de chercheurs (Scientists for Global Responsibility, European Network for Scientists for Social and Environmental Responsibility,…) et d’organisations de la société civile (Bureau Européen des Unions de Consommateurs, Les Amis de la Terre Europe, Statewatch, Women in Europe for a Common Future, Fondation Sciences Citoyennes…) craignent que la priorité excessive accordée à la compétitivité par l’UE ne se traduise dans le prochain programme-cadre par une prédominance des recherches d’inspiration commerciale, au détriment des recherches fondamentales et répondant aux besoins de la société.
(citation de la lettre) “Les programmes de recherche qui ont pour priorité le profit et les parts de marché sont incapables de répondre aux défis sociaux et environnementaux que l’Europe doit affronter précisément parce que ces défis nécessitent que soient trouvées des alternatives aux modèles de développement basés sur une croissance rapide et des profits élevés”.
La proposition de la Commission aggraverait le biais existant en faveur des grandes entreprises dans le programme de recherche “FP7” actuel de l’Union Européenne, où l’on a vu de grandes entreprises et leurs groupes de pression parvenir à influencer les programmes de recherche à leur profit et ainsi capter les financements publics associés.
L’enjeu est absolument stratégique. Répondre aux défis posés par les injustices sociales, économiques et environnementales, l’effondrement de la biodiversité, les changements climatiques, la raréfaction des ressources, la nécessité d’évoluer vers une société à faible intensité de carbone, les enjeux de santé publique etc. suppose que l’UE distancie substantiellement ses politiques de recherche et d’innovation de l’axe exclusif “compétitivité” mis en avant par les grandes entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, les recherches et l’innovation publiques sont nécessaires pour créer les savoirs et les solutions concrètes qui permettront de répondre aux défis que l’Europe doit affronter. Laisser les grandes entreprises pirater cet effort serait un échec sévère pour l’UE, et un inacceptable gaspillage de fonds publics au beau milieu d’une grave crise économique.
(Citation de la lettre) “Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un lieu plus durable, plus sain et plus paisible doivent être financées en priorité par rapport aux recherches qui aboutissent à des produits commercialisables”.
Par cinq recommendations, les signataires appellent l’Union Européenne à:
- Dépasser le mythe selon lequel seules des techniques complexes et coûteuses pourraient créer des emplois et susciter le bien-être;
- Adopter une définition de l’innovation qui inclue des projets de recherche adaptés à leur contexte local, et pertinents socialement;
- Établir un processus de décision pour l’attribution des financements de recherche qui soit démocratique, participatif et responsable, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie;
- Baser ses décisions sur une expertise qui soit indépendante des intérêts commerciaux, et permette une représentation équilibrée de toutes les parties prenantes;
- Garantir que les résultats des recherches financées par les fonds publics soient ouvertement accessibles à la société dans son ensemble.
Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011
Découvrez le dossier de présentation du colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » organisé le 28 avril 2011 par le RES et le WWF au Muséum national d’Histoire naturelle.
Consultez le compte-rendu du colloque
Lire la déclaration de Wingspread
En exclusivité, Theo Colborn nous adresse un message, lire son message
La diversité biologique face au risque chimique : nécessité d’un changement de paradigme, le rapport du WWF
Toutes les présentations du colloque (en cours de réalisation) :
● André Cicolella – Perturbateurs Endocriniens : Changement de paradigme dans la Biodiversité ?
● Jeanne Garric : L’évaluation des impacts sur la reproduction en écotoxicologie(aquatique)
● Denis Couvet – Les suivis de populations, et l’impact des perturbateurs endocriniens sur le fonctionnement des écosystèmes
● Marc Chevreuil – Caractérisation de la diffusion des perturbateurs endocriniens et des dangers sanitaires et environnementaux
● Sandrine Charles – Modélisation et écotoxicologie prédictives – enjeux puis spécificités liées aux PEs
Écouter ou réécouter les interventions du colloque
Aspartame : Le RES répond à l’ANSES
Le RES a invité en janvier dernier le Dr Morando Soffritti pour présenter les derniers résultats acquis par son Institut sur la toxicité de l’aspartame. Cependant, l’ANSES formule certaines réserves et refuse de prendre en considération ses dernières études comme elle l’a indiqué sur son site Internet.
Le Réseau Environnement Santé lui répond et demande que l’ensemble des études de cancérogénicité publiées sur l’aspartame soient évaluées avec les mêmes critères et selon les règles actuelles de l’évaluation des risques.
Consulter la réponse adressée à Marc Mortureux, directeur général de l’ANSES.
Conférence du Dr Morando Soffritti : Réévaluer les risques de l’aspartame le 21 janvier 2011
Suite à la publication récente de nouvelles données expérimentales et épidémiologiques par l’équipe du Dr Morando Soffritti, le Réseau Environnement Santé et l’association Générations Futures organisent une conférence pour faire le point sur les risques liés à l’utilisation de l’aspartame dans notre alimentation.
En effet, en décembre 2010, le Dr Morando Soffritti a publié avec l’équipe du Centre de Recherche sur le Cancer Ramazzini de Bologne dans la revue de référence American Journal of Industrial Medicine, une 3ème publication mettant en évidence un effet cancérogène de l’aspartame. Ces résultats montrent la nécessité de réévaluer les risques liés à une substance utilisée régulièrement par 200 millions de personnes dans le monde.
Plus d’informations :
Les études du Dr Morando Soffritti, consultez sa présentation
Le dossier de présentation de la conférence
Suite à cette conférence, le RES a contacté les représentants institutionnels et industriels de l’aspartame. Retrouvez ces différentes lettres :
Conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer
L’association Générations Futures (ex-MDRGF) et HEAL, en partenariat avec le WWF et le Réseau Environnement Santé (RES), ont tenu le 1er décembre 2010 la conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer. C’est aussi l’occasion d’annoncer la publication de l’enquête exclusive sur les polluants cancérigènes dans notre alimentation.
Quelques éléments d’informations concernant l’étude en exclusivité à paraître pour l’occasion :
Générations futures a fait analyser le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner d’un enfant pour tenter de voir le nombre et les types de polluants qu’il pouvait ingérer en une journée.
Résultats :
Des dizaines de molécules différentes dont des PCB, des Dioxines, des pesticides, des métaux lourds, des additifs etc. et surtout des dizaines de substances suspectées d’être cancérigènes possibles ou probables ainsi que de nombreux perturbateurs endocrinien.
Le dossier de presse et l’étude sont en ligne sur www.menustoxiques.fr
Cette conférence de presse s’est déroulée en la présence de :
François Veillerette, porte parole de Générations Futures et Maria Pelletier, Présidente.
Genon Jensen, Directrice du réseau européen HEAL (Health Environmental Alliance).
Isabelle Autissier, Présidente du WWF France et Serge Orru Directeur du WWF France.
Laurent Chevallier, Médecin nutritionniste en charge de l’alimentation au Réseau Environnement Santé ainsi que de Sébastien Lapeyre, Directeur du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)
+ D’INFOS :
Lire l’article : « Des cancérogènes dans les menus des enfants »
Soutien aux lanceurs d’alerte : Jacques Poirier et Gilles-Eric Seralini
La Fondation Sciences Citoyennes (FSC) et le RES soutiennent les lanceurs d’alerte Jacques Poirier et à Gilles-Eric Seralini, le 1er dans le différend qui l’oppose à la firme pharmaceutique Sanofi-Adventis à propos de l’utilisation d’héparines chinoises issues de matières contaminées dans son médicament Lovenox et le 2nd qui avec ses collègues sont la cible d’attaques et de pressions morales remettant en question les conditions mêmes de leurs travaux de recherche. Rendez-vous le 23 Novembre 2010 : + D’INFOS
Pour une interdiction généralisée du BPA dans les plastiques alimentaires.
L’interdiction du BPA dans les biberons votée par l’Assemblée Nationale en juin dernier constitue certes une avancée, mais partielle.
Une prévention cohérente nécessite d’étendre l’interdiction de l’utilisation de BPA à tous les contenants alimentaires, pour réduire la contamination de l’ensemble de la population.
Ecrivez à vos élus au Parlement (député[e] et/ou sénateur[-rice]) pour les impliquer dans cet enjeu !
Vous trouverez ici une lettre type à envoyer à vos élus.
Pour connaître le nom et l’adresse e-mail/postale de votre député rendez-vous ici !
Celle de votre sénateur, ici.
Colloque Cancers Environnement le 1er Octobre
Découvrez le programme de la journée Santé Environnement et Cancers au théâtre d’Auxerre
Un écho dans la presse locale :
Le Journal du Centre le 2 octobre 2010
Une députée veut bannir des perturbateurs hormonaux des hôpitaux
Le bisphénol est loin d’être le seul perturbateur hormonal présent dans notre environnement. Les phtalates, des assouplissants du plastique, entrent dans la composition d’un nombre insoupçonné d’objets, des emballages aux produits cosmétiques en passant par les matériels électriques et les rideaux de douche. Dans les hôpitaux, la liste s’allonge encore : tubes, poches de perfusion, gants, sondes… « En tout, 90 % du dispositif médical contient des phtalates », estime Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé.
Après la directive européenne interdisant six phtalates dans les jouets et articles de puériculture, Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, vient de déposer une proposition de loi visant à interdire l’utilisation de ces phtalates dans les dispositifs médicaux à destination des populations les plus sensibles – femmes enceintes, nouveau-nés et jeunes enfants. Mais aussi dans les sols des unités de soins intensifs, de maternités et de pédiatries. Sans pénaliser le budget des hôpitaux : « Des industriels européens produisent les mêmes articles, au même prix, et sans phtalates… », a-t-elle souligné, mercredi 23 juin, lors d’une conférence de presse.
Depuis près de vingt ans, la nocivité des phtalates inquiète la communauté scientifique. A l’origine de troubles de la fertilité et de malformation de l’appareil reproductif masculin, ils seraient également corrélés à l’apparition de cancers du sein, de troubles comportementaux, d’effets allergènes et de puberté féminine précoce. « Autant de conséquences durables sur la santé, qui ont un coût humain et psychologique, mais aussi économique », explique Valérie Boyer. Or, face à ces produits toxiques, « les professionnels de santé se retrouvent démunis, déplore Olivier Toma. Ils ne peuvent repérer la présence de phtalates dans les articles qu’ils achètent pour l’hôpital. Et faute de formation, ils ne sont pas en mesure d’informer les patients. »
Valérie Boyer espère que cette réglementation aura valeur d’exemplarité afin de sensibiliser tous les usagers des phtalates, mais aussi les industriels, qui n’indiquent jamais ce composant sur leur étiquetage.Au-delà des phtalates, c’est le problème plus général des perturbateurs endocriniens qui est en jeu, selon le toxicologue André Cicolella. Ils sont omniprésents dans l’environnement et chez les humains – 98 % des Danois sont par exemple imprégnés de composés perfluorés, qui réduisent sensiblement la fertilité masculine. Et selon René Harbert, directeur de laboratoire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, « en région parisienne, les hommes produisent deux fois moins de spermatozoïdes que leurs grands-parents ».
Angela Bolis
Source :








