Moteur de recherche

N'hésitez pas à l'utiliser pour retrouver l'ensemble des articles publiés par le RES depuis sa création.

S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER DU RES :

Actions en cours

Communiqué de presse (14/02/12) : La sécurité des aliments déterminée par des données et des experts liés à l’industrie?

 

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) est lourdement critiquée dans un nouveau rapport publié aujourd’hui par Corporate Europe Observatory (CEO) et Earth Open Source (EOS), qui montre que cette administration se base sur des données et des experts en provenance de l’industrie pour évaluer la sécurité des aliments, soulevant de sérieux doutes quant à l’indépendance de ses recommandations. [1]

Le Réseau Environnement Santé (RES) et Générations Futures (GF), deux ONG françaises spécialisées dans les questions de santé environnementale touchant notamment à la sécurité des produits chimiques, se sont senties pleinement concernées par cette problématique essentielle du manque d’indépendance de l’expertise de l’EFSA. C’est pourquoi elles ont collaboré avec CEO et EOS pour traduire leur rapport en français et le diffuser en France aujourd’hui.

Le rapport paraît alors que l’EFSA, qui célèbre son 10ème anniversaire cette année, fait l’objet d’enquêtes de la part de la Cour des Comptes Européenne et d’eurodéputés, ainsi que d’une évaluation officielle de la Commission Européenne.

Nina Holland, de Corporate Europe Observatory, explique :
« Notre enquête montre que les intérêts industriels ont pénétré au cœur même de l’EFSA. La fréquence des conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration et des panels d’experts, ainsi que le fait de se baser largement sur des études de l’industrie, sapent la capacité de l’EFSA à agir conformément à l’intérêt public en matière de sécurité alimentaire. Le fonctionnement de l’EFSA doit être complètement révisé ».

Des personnalités liées à l’industrie siègent dans nombre de comités scientifiques de l’EFSA. Selon le rapport, ceci donne lieu, et de manière fondamentale, à des conflits d’intérêts dans la façon dont l’autorité européenne évalue les données. En particulier, il est montré que des experts de l’EFSA ont des liens avec le lobby industriel ILSI (Institut International des Sciences de la Vie), financé par les principales entreprises de biotechnologie et de l’agroalimentaire.

Le rapport révèle comment des membres des panels de l’EFSA, notamment celui sur les emballages alimentaires, ont omis d’inclure leurs liens avec l’ILSI dans leurs déclarations d’intérêts, en violation des règles existantes de l’EFSA en la matière. L’EFSA a déjà négligé d’intervenir en de tels cas par le passé.

Les recommandations de l’EFSA ont été critiquées en de nombreuses occasions. Des produits tels que l’Aspartame (un édulcorant), le Glyphosate (un herbicide) et le composé chimique Bisphénol A, utilisé dans les plastiques, auraient été approuvés en dépit des réserves soulevées par des études scientifiques indépendantes.

Les méthodes par lesquelles l’EFSA a approuvé la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora ont également fait l’objet de critiques.

Le rapport en appelle à des critères plus stricts pour la sélection des experts, de façon à bannir les conflits d’intérêts avec l’industrie parmi ceux-ci, ainsi qu’à revoir de façon urgente la législation européenne encadrant le fonctionnement de l’EFSA, y compris l’utilisation des données de l’industrie pour les évaluations de risques. En effet, il est fréquent que des scientifiques indépendants ne puissent même pas remettre en cause les tests de l’industrie parce que le matériel de ceux-ci est considéré par cette dernière comme une information couverte par le secret commercial.

Claire Robinson, d’Earth Open Source, ajoute :
« Le fait pour l’EFSA de se baser sur les données de l’industrie et d’écarter des recherches indépendantes pourrait mettre la santé publique en danger. Cette année, l’EFSA a accédé à une demande de Monsanto en relevant la limite acceptable pour les résidus de glyphosate sur les lentilles par un facteur 100-150. C’est se placer 6 fois au-dessus de la dose quotidienne pour une exposition sans risques telle que déterminée par des études indépendantes que l’EFSA a écartées. »

La Commission Européenne est censée revoir le règlement fondateur de l’EFSA en 2012, et la Cour des Comptes Européenne doit publier prochainement son rapport sur les conflits d’intérêt à l’EFSA ainsi que pour d’autres agences de l’UE.

 

[1].[1] Conflits indigestes – une decennie d’influence industrielle à l’EFSA, Corporate Europe Observatory and Earth Open Source traduit par RES et Générations futures, Fevrier 2012.

 

Principaux points du rapport :

− L’EFSA a adopté des concepts créés par le lobby industriel ILSI qui ont affaibli l’évaluation des risques posés par des substances chimiques et des organismes génétiquement modifiés
− L’EFSA base en grande partie ses évaluations de produits dangereux sur des études scientifiques produites par l’industrie mais qui ne sont souvent ni revues par les pairs ni mêmes publiées
− L’EFSA ignore ou écarte des données scientifiques indépendantes signalant des risques pour les produits et substances qu’elle évalue
− L’EFSA a diminué la portée d’une loi démocratiquement votée qui insistait pour qu’elle prenne en compte des données scientifiques indépendantes dans ses évaluations de risque
− L’EFSA a ignoré les avertissements de scientifiques indépendants à propos du bisphénol A, un composé chimique pour les emballages alimentaires, à propos de l’aspartame (un édulcorant), et du glyphosate (un herbicide qui est le principal ingrédient du Roundup)
− L’EFSA a accédé à une demande de Monsanto en relevant la limite acceptable pour les résidus de glyphosate sur les lentilles par un facteur 100-150, un niveau 6 fois supérieur à la dose quotidienne pour une exposition sans risques telle qu’établie par des études indépendantes que l’EFSA a écartées
− L’EFSA se base fréquemment sur des études scientifiques de l’industrie, non sur des études indépendantes, pour déterminer des « niveaux sans risques » de substances dangereuses
− L’EFSA est dangereusement sous-équipée pour faire face à une charge de travail en constante augmentation
− Les experts de l’EFSA ne sont pas rémunérés mais sont des bénévoles qui doivent lire des quantités importantes de données industrielles pendant leur temps libre
− L’EFSA ne vérifie pas les déclarations d’intérêt. Lorsque des intérêts sont trouvés qui n’ont pas été déclarés, l’EFSA n’intervient pas. L’exemple le plus récent en date concerne le panel pour les emballages alimentaires
− L’UE se prépare à incorporer au sein de sa réglementation officielle la méthode discréditée de l’ « évaluation comparative » pour évaluer les risques posés par les OGM, une approche créée par Harry Kuiper, membre de l’ILSI et président du panel sur les OGM au sein de l’EFSA. Une réunion des parties prenantes se tiendra à Bruxelles le mardi 14 février. Ceci indique comment l’UE et l’EFSA travaillent de concert pour laisser l’industrie édicter les règles.
− Le rapport de la Cour des Comptes Européenne sur l’EFSA doit paraître en mars
− La Commission Européenne a prévu de réviser le règlement fondateur de l’EFSA dans la deuxième moitié de cette année, et a lancé une évaluation officielle de l’EFSA en préparation
− Huit panels sur 10 de l’EFSA vont être renouvelés. Les décisions seront prises au prochain conseil d’administration de la mi-mars. Le 5 mars, l’EFSA publiera ses nouvelles règles sur la gestion des conflits d’intérêts, mais il n’en est pas attendu grand-chose de nouveau.
− Les eurodéputés discuteront à nouveau de l’EFSA le 24 mars prochain (commission budgétaire).

Un film d’animation de 3 minutes produit par Corporate Europe Observatory souligne quelques-uns des principaux problèmes de l’EFSA : http://vimeo.com/33337250

 

« Goutons un monde meilleur »

L’alimentation est au cœur des préoccupations des consommateurs. Risques sanitaires, résidus chimiques, conditions de production opaques, accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles : les motifs d’inquiétudes et de questionnements sont nombreux.

L’association Max Havelaar France, en collaboration avec WWF France, Slow Food, le Comité Français pour la Solidarité Internationale et le Réseau Environnement Santé, entend réaffirmer que la qualité de notre alimentation est avant tout un choix individuel aux conséquences multiples pour les autres et la planète. C’est en ce sens que la campagne nationale « Goûtons un monde meilleur » appelle les citoyens à s’engager vers une alimentation plus respectueuse des Hommes et de la Nature.

A travers un site Internet www.goutonsunmondemeilleur.fr et un conso guide « Mieux manger en 6 gestes», la campagne apporte des solutions concrètes aux consommateurs, faisant de l’acte d’achat un engagement profitable pour soi mais pas seulement ! Son fondement : montrer qu’avenir, environnement, santé, solidarité et plaisir peuvent s’allier et se compléter dans nos assiettes.

Le collectif d’organisations lancera officiellement la campagne lors du salon Euro Gusto à Tours le 19 novembre prochain. Rendez-vous européen du mouvement Slow Food dédié à la consommation responsable et au goût, les partenaires y prendront la parole au cours d’une table ronde et présenteront aux journalistes et visiteurs les fondements de la campagne, ses objectifs et les outils qui accompagneront les consommateurs.

Lettre ouverte à Xavier Bertrand

A l’occasion de la journée mondiale de la prématurité, le RES a envoyé un courrier à Xavier Bertrand accompagnée d’une note de cadrage sur le lien entre prématurité et boissons light gazeuses (lire la note de cadrage)

Réseau Environnement Santé

148 rue du Faubourg Saint-Denis

75010 Paris

 

Paris, 15 novembre 2011,

Monsieur Xavier BERTRAND
Ministre de la santé
Ministère de la Santé et du Travail

 
 

Objet : Aspartame – Les dangers pour la femme enceinte

 

Monsieur le Ministre,

 

Le 16 octobre 2011, vous avez affirmé à propos de l’aspartame : « s’il y avait un rapport qui disait clairement « cela représente un danger, il faut retirer », je n’hésiterais pas à le faire, mais ce n’est pas le cas ». Il y a un an, une étude réalisée auprès de 60 000 femmes enceintes par une équipe danoise mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32 e et 36 e semaines d’aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants.

Depuis la publication de l’étude danoise, plusieurs études sont venues confirmer les risques pour la santé consécutifs à la naissance prématurée tardive, dont vous trouverez l’analyse dans la note ci-jointe. Vous avez déclaré, à propos de l’affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur.

Plus de 12 mois se sont déjà écoulés, soit environ 700 000 naissances supplémentaires sans que les mères n’aient été alertées du risque. Les données scientifiques sont suffisantes pour agir, c’est-à-dire, à tout le moins, pour diffuser des conseils de prudence auprès des femmes enceintes.

Nous vous prions d’agréer Monsieur, l’expression de nos sentiments dévoués à la cause de la santé environnementale.

 

Dr Laurent Chevallier
Responsable commission alimentation du RES

André Cicolella
Président et porte-parole du RES

 

PS : Nous vous rappelons par ailleurs notre demande que l’actuelle Dose Journalière Admissible de l’aspartame soit définie scientifiquement et de façon transparente ce qui n’est pas le cas actuellement, car elle repose sur des études non publiées dans la littérature scientifique et dont il est avéré qu’elles ont été menées dans des conditions qui auraient dû normalement conduire à les invalider. La DJA devrait être calculée sur la base d’études respectant les critères scientifiques actuels comme celles mettant en évidence le caractère cancérogène de l’aspartame chez le rat et la souris, notamment à partir d’une exposition in utero. [1]

 

[1]. Note envoyée à l’ANSES en février 2011, disponible sur http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/11/REPONSE-RES-ANSES-Aspartame.pdf

Campagne « Développons l’agriculture biologique »

La campagne cartes pétitions Développons l’agriculture biologique, éditée à 120 000 exemplaires, a été initiée par l’association Agir pour l’Environnement et soutenue par 27 partenaires pour faire pression sur le président de la république, les agences de l’eau et la FNSAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural), afin de mobiliser les moyens nécessaires pour atteindre 20% d’agriculture bio en 2020.

Pourquoi cette campagne ?

L’agriculture biologique et bio-dynamique est le mode de production le plus performant face aux dégâts sanitaires et environnementaux avérés des pesticides et de l’agro-industrie. Elle se développe rapidement dans une grande partie du monde, notamment dans les paysanneries vivrières tropicales, et connaît chez nos voisins européens une croissance parfois spectaculaire (*1) – mais la France reste très en retrait.

Une dynamique de conversion bio nécessite des aides stables et des engagements à long terme. Or, plusieurs annonces et décisions récentes témoignent d’une tendance au désengagement de l’État : incertitudes sur le crédit d’impôt pour les agriculteurs bio, fragilisation des aides à la « conversion à l’agriculture bio » (dispositif annuel au lieu de l’ancien engagement réciproque sur 5 ans), baisse du financement des organisations de développement de la bio, promotion de la notion ambigüe « d’approvisionnement local » sans prise en compte du mode de production, dans les marchés publics (cantines) et les politiques de soutien, décisions en faveur des agricultures chimiques et industrielles (facilitation de l’agrandissement des élevages hors-sol, soutien aux agrocarburants…).

En outre, la réforme en cours de la Politique Agricole Commune ne semble pas favorable à une réelle réorientation environnementale de l’agriculture européenne, et des lois inadaptées aux semences paysannes entravent la mise en oeuvre d’une agronomie écologique.

Par ailleurs, le développement de l’agriculture biologique se heurte à une politique foncière (accès à la terre) qui manque dramatiquement d’ambition et de fermeté. Il est inacceptable que presque chaque départ en retraite d’un paysan se traduise par l’agrandissement d’une exploitation conventionnelle au lieu de servir de support à une installation. Pourtant, les projets ne manquent pas, mais ne disposent pas du soutien politique nécessaire. La difficulté d’accéder au foncier et de maintenir des fermes à tailles humaines est un frein majeur à la mise en oeuvre d’agricultures respectueuses de l’environnement et du tissu rural.

Des actions positives sont pourtant possibles dès maintenant. En particulier, les Agences de l’Eau interviennent pour mettre à disposition des usagers une eau propre à la consommation ; par leur programmation pluriannuelle pour la prévention des pollutions diffuses d’origine agricole, elles peuvent contribuer à construire des dynamiques favorables à la bio dans les territoires les plus sensibles.

*1 – Entre 1999 et 2009, les surfaces bio dans le monde ont été multipliées par 3,5, le nombre de paysans bio a été multiplié par 9 et le marché des produits bio par 4.

Cette campagne a débuté le 05/11/2011 et devrait se clore le 30/04/2012.

Toutes les infos sur http://www.agirpourlenvironnement.org/campagne/developpons-l-agriculture-biologique

Dossier de Presse (27 octobre 2011) – Mercure Dentaire : la position isolée et incohérente de la France

Les associations NAMD, ATC et le RES ainsi que Jean Huss, auteur d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les risques sanitaires des métaux lourds, ont tenu une conférence de presse jeudi 27 octobre 2011 pour dénoncer la position isolée et incohérente de la France sur ce dossier.

Retrouvez plus d’infos et mes références scientifiques disponibles sur le sujet dans le Dossier de Presse

Lire la dépêche AFP

Les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques représentent un risque pour l’adulte et pour l’enfant.

Le RES salue les deux décisions récentes de l’AFSSAPS : l’interdiction du camphre de 3-benzylidène du 24 août 2011, et l’avis défavorable du 8 juillet 2011 émis sur l’utilisation du benzophénone-3 (BP3) en tant que filtre UV dans les produits cosmétiques chez les enfants jusqu’à l’âge de dix ans, ce dernier faisant suite à la saisine de la Ministre de la Santé sur la part du risque attribuable aux substances cosmétiques reprotoxiques et/ou perturbateurs endocriniens.

Nous interpellons le Directeur Général de l’AFSSAPS, Dominique Maraninchi sur les dangers du BP3 et sur la necessité d’une interdiction dans un courrier accompagné d’une note de synthèse sur le sujet.

Lire le courrier du RES à l’AFSSAPS daté du 19 septembre 2011

DOSSIER : Conflits d’intérêts parmi les experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA)

 

Dans son rapport de juin 2011, l’Observatoire Européen de l’Entreprise (CEO – Corporate Europe Observatory) a révélé l’existence de conflits d’intérêts majeurs parmi les experts chargés d’évaluer les additifs alimentaires, y compris l’aspartame, au sein de l’EFSA. La publication de ce premier rapport, ainsi que les échanges épistolaires entre l’EFSA et le CEO, n’ont pas empêché en juillet dernier l’Autorité européenne, censée veiller à la sécurité des consommateurs,  de nommer des experts se trouvant à nouveau en situation de conflits d’intérêts avec l’industrie agroalimentaire. Le Réseau Environnement Santé s’est associé au CEO pour dénoncer ces faits dans un deuxième rapport ainsi que dans des courriers adressés à l’EFSA, à la Commission européenne et à la Cour des Comptes (voir le communiqué de presse).

 

Voici l’ensemble des  documents relatant ces graves dysfonctionnements institutionnels :

 

 - 15 juin 2011 : Rapport n°1- « Révélations : Conflits d’intérêts parmi les experts de l’EFSA en charge des additifs alimentaires »   (version anglaise)

 

- 15 juin 2011 : Communiqué de presse n°1du CEO  (version anglaise)

 

- 24 juin 2011 : lettre de l’EFSA au CEO en réaction au rapport n°1  (version anglaise)

 

- 1er juillet 2011 : Réponse du CEO à la lettre de l’EFSA du 24 juin  (version anglaise)

 

- 13 septembre 2011 : Rapport n°2- « Deux experts de l’UE chargés d’évaluer l’aspartame n’ont pas déclaré leurs liens avec l’industrie agroalimentaire » (version anglaise)

 

- 13 septembre 2011 : Communiqué de presse n°2 du CEO et du Réseau Environnement Santé   (version anglaise)

 

- 13 septembre 2011 : Lettre du CEO et du RES à l’EFSA, Copie à la Commission Européenne et à la Cour des Comptes  européenne  (version originale)

 

- 13 septembre 2011 : Lettre du CEO et du  RES à Maroš Šefčovič, Vice-Président chargé des Relations Inter-institutionnelles et de l’Administration à la Commission européenne  (version anglaise)

 

 

 

Le RES participe à PARK(ing) DAY

 

PARK(ing) Day est un événement mondial ouvert à tous, durant lequel citoyens, artistes et activistes collaborent pour transformer temporairement des places de parking payantes en espaces végétalisés et conviviaux.

 

Retrouvez les initiatives du RES et de l’Appel de la jeunesse, rue du Chemin Vert, dans le 11ème arrondissement. Venez nombreux vendredi 16 septembre !

 

Plus d’infos sur http://www.parkingday.fr/

Lettre ouverte à Ban Ki Moon, secretaire général de l’ONU et au Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS

En vue de la prochaine conférence de l’ONU-OMS prévue à New York les 18 et 19 septembre sur l’épidémie de maladies chroniques, Annie Sasco et André Cicolella ont rédigé une lettre ouverte. Cette lettre, à destination du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon et de la directrice générale de l’OMS Margaret Chan, invite les autorités à inclure les maladies mentales et les troubles de la reproduction au rang des maladies chroniques et plaide pour une prise en compte de la pollution chimique.

Lire le texte dans sa version française ou dans sa version anglaise

Toutes les informations sur le site de l’OMS

Représentativité des associations environnementales : le Gouvernement méprise nos actions et nos expertises.

Plusieurs associations ont envoyé le 21 juillet 2011, une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet pour protester contre la publication au JO d’un Décret et d’Arrêtés d’application fixant les modalités de participation des associations et fondations au niveau national souhaitant prendre part au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.

Paris, le 21 juillet 2011,

Madame Nathalie Kosciusko-Morizet

Ministre de l’Écologie, du Développement durable,

des Transports et du Logement

Objet : Lettre à l’attention de Madame la Ministre en charge de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Nos organisations sont consternées par le contenu de l’arrêté que votre gouvernement vient de prendre et paru dans le Journal officiel du 13 juillet[1] concernant les associations et fondations.

Celui-ci fixe les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au premier point de l’article R.141-21 du code de l’environnement, concernant les associations agréées et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances consultatives.

Pour pouvoir participer, une association agréée devra désormais compter au moins 2 000 adhérents répartis dans au moins six régions. Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».

Comme le note Mme Corinne Lepage, qui s’insurge dans une tribune parue sur le site internet RUE89 le 19/07/2011[2] contre le décret et ses arrêtés d’application, « ce texte est liberticide au regard de la liberté d’association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre ». De fait, de telles mesures excluent nombre d’associations signataires du présent texte et plus particulièrement toutes les associations d’experts qui ont joué le rôle essentiel de lanceur d’alertes environnementales au cours des dernières années comme par exemple le Cniid, Inf’OGM, Générations Futures, la Criirem, le Criigen, le Réseau Environnement Santé, etc. qui n’auront aux termes de ce texte plus le droit de participer aux instances officielles (qu’elles soient consultatives ou décisionnelles).

Lire la suite de cette entrée »

Des scientifiques et des ONGs critiquent les projets de financement de la Recherche de la Commission Européenne

Dans une lettre ouverte envoyée aujourd’hui au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne, 98 organisations de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission pour le prochain programme-cadre pour le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui, et en appellent à un programme de recherche qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises.

Aujourd’hui, la Commission Européenne a publié ses propositions pour le budget post-2013 de l’Union Euuropéenne, le cadre financier pluriannuel, qui prévoit une hausse massive du budget du prochain programme-cadre pour la recherche de l’Union Européenne avec un budget de 100 milliards d’euros, soit plus de deux fois celui du programme-cadre actuel (FP7).

Mais accroître un budget et améliorer une politique sont deux choses différentes.

Les signataires, une coalition de chercheurs (Scientists for Global Responsibility, European Network for Scientists for Social and Environmental Responsibility,…) et d’organisations de la société civile (Bureau Européen des Unions de Consommateurs, Les Amis de la Terre Europe, Statewatch, Women in Europe for a Common Future, Fondation Sciences Citoyennes…) craignent que la priorité excessive accordée à la compétitivité par l’UE ne se traduise dans le prochain programme-cadre par une prédominance des recherches d’inspiration commerciale, au détriment des recherches fondamentales et répondant aux besoins de la société.

(citation de la lettre) “Les programmes de recherche qui ont pour priorité le profit et les parts de marché sont incapables de répondre aux défis sociaux et environnementaux que l’Europe doit affronter précisément parce que ces défis nécessitent que soient trouvées des alternatives aux modèles de développement basés sur une croissance rapide et des profits élevés”.

La proposition de la Commission aggraverait le biais existant en faveur des grandes entreprises dans le programme de recherche “FP7” actuel de l’Union Européenne, où l’on a vu de grandes entreprises et leurs groupes de pression parvenir à influencer les programmes de recherche à leur profit et ainsi capter les financements publics associés.

L’enjeu est absolument stratégique. Répondre aux défis posés par les injustices sociales, économiques et environnementales, l’effondrement de la biodiversité, les changements climatiques, la raréfaction des ressources, la nécessité d’évoluer vers une société à faible intensité de carbone, les enjeux de santé publique etc. suppose que l’UE distancie substantiellement ses politiques de recherche et d’innovation de l’axe exclusif “compétitivité” mis en avant par les grandes entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, les recherches et l’innovation publiques sont nécessaires pour créer les savoirs et les solutions concrètes qui permettront de répondre aux défis que l’Europe doit affronter. Laisser les grandes entreprises pirater cet effort serait un échec sévère pour l’UE, et un inacceptable gaspillage de fonds publics au beau milieu d’une grave crise économique.

(Citation de la lettre) “Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un lieu plus durable, plus sain et plus paisible doivent être financées en priorité par rapport aux recherches qui aboutissent à des produits commercialisables”.

Par cinq recommendations, les signataires appellent l’Union Européenne à:

♦ Dépasser le mythe selon lequel seules des techniques complexes et coûteuses pourraient créer des emplois et susciter le bien-être;

♦ Adopter une définition de l’innovation qui inclue des projets de recherche adaptés à leur contexte local, et pertinents socialement;

♦ Établir un processus de décision pour l’attribution des financements de recherche qui soit démocratique, participatif et responsable, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie;

♦ Baser ses décisions sur une expertise qui soit indépendante des intérêts commerciaux, et permette une représentation équilibrée de toutes les parties prenantes;

♦ Garantir que les résultats des recherches financées par les fonds publics soient ouvertement accessibles à la société dans son ensemble.

Consultez la lettre ouverte envoyée au président et à certains membres de la Commission Européenne

 

29 Juin 2011 – Dans une lettre ouverte envoyée aujourd’hui au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne, 98 organisations de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission pour le prochain programme-cadre pour le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui, et en appellent à un programme de recherche qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises.

Aujourd’hui, la Commission Européenne a publié ses propositions pour le budget post-2013 de l’Union Euuropéenne, le cadre financier pluriannuel, qui prévoit une hausse massive du budget du prochain programme-cadre pour la recherche de l’Union Européenne avec un budget de 100 milliards d’euros, soit plus de deux fois celui du programme-cadre actuel (FP7).

Mais accroître un budget et améliorer une politique sont deux choses différentes.

Les signataires, une coalition de chercheurs (Scientists for Global Responsibility, European Network for Scientists for Social and Environmental Responsibility,…) et d’organisations de la société civile (Bureau Européen des Unions de Consommateurs, Les Amis de la Terre Europe, Statewatch, Women in Europe for a Common Future, Fondation Sciences Citoyennes…) craignent que la priorité excessive accordée à la compétitivité par l’UE ne se traduise dans le prochain programme-cadre par une prédominance des recherches d’inspiration commerciale, au détriment des recherches fondamentales et répondant aux besoins de la société.

(citation de la lettre) “Les programmes de recherche qui ont pour priorité le profit et les parts de marché sont incapables de répondre aux défis sociaux et environnementaux que l’Europe doit affronter précisément parce que ces défis nécessitent que soient trouvées des alternatives aux modèles de développement basés sur une croissance rapide et des profits élevés”.

La proposition de la Commission aggraverait le biais existant en faveur des grandes entreprises dans le programme de recherche “FP7” actuel de l’Union Européenne, où l’on a vu de grandes entreprises et leurs groupes de pression parvenir à influencer les programmes de recherche à leur profit et ainsi capter les financements publics associés.

L’enjeu est absolument stratégique. Répondre aux défis posés par les injustices sociales, économiques et environnementales, l’effondrement de la biodiversité, les changements climatiques, la raréfaction des ressources, la nécessité d’évoluer vers une société à faible intensité de carbone, les enjeux de santé publique etc. suppose que l’UE distancie substantiellement ses politiques de recherche et d’innovation de l’axe exclusif “compétitivité” mis en avant par les grandes entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, les recherches et l’innovation publiques sont nécessaires pour créer les savoirs et les solutions concrètes qui permettront de répondre aux défis que l’Europe doit affronter. Laisser les grandes entreprises pirater cet effort serait un échec sévère pour l’UE, et un inacceptable gaspillage de fonds publics au beau milieu d’une grave crise économique.

(Citation de la lettre) “Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un lieu plus durable, plus sain et plus paisible doivent être financées en priorité par rapport aux recherches qui aboutissent à des produits commercialisables”.

Par cinq recommendations, les signataires appellent l’Union Européenne à:

- Dépasser le mythe selon lequel seules des techniques complexes et coûteuses pourraient créer des emplois et susciter le bien-être;

- Adopter une définition de l’innovation qui inclue des projets de recherche adaptés à leur contexte local, et pertinents socialement;

- Établir un processus de décision pour l’attribution des financements de recherche qui soit démocratique, participatif et responsable, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie;

- Baser ses décisions sur une expertise qui soit indépendante des intérêts commerciaux, et permette une représentation équilibrée de toutes les parties prenantes;

- Garantir que les résultats des recherches financées par les fonds publics soient ouvertement accessibles à la société dans son ensemble.

Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011

Découvrez le dossier de présentation du colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » organisé le 28 avril 2011 par le RES et le WWF au Muséum national d’Histoire naturelle.

 

Consultez le compte-rendu du colloque

 

 

 

Lire la déclaration de Wingspread

En exclusivité, Theo Colborn nous adresse un message, lire son message

La diversité biologique face au risque chimique : nécessité d’un changement de paradigme, le rapport du WWF

Consultez les recommandations du Comité de Suivi du Plan National Santé Environnement sur les Perturbateurs Endocriniens

Toutes les présentations du colloque (en cours de réalisation) :

André Cicolella – Perturbateurs Endocriniens : Changement de paradigme dans la Biodiversité ?

Jeanne Garric : L’évaluation des impacts sur la reproduction en écotoxicologie(aquatique)

Denis CouvetLes suivis de populations, et l’impact des perturbateurs endocriniens sur le fonctionnement des écosystèmes

Marc Chevreuil – Caractérisation de la diffusion des perturbateurs endocriniens et des dangers sanitaires et environnementaux

Sandrine Charles – Modélisation et écotoxicologie prédictives – enjeux puis spécificités liées aux PEs

Écouter ou réécouter les interventions du colloque

Lire la suite de cette entrée »

Aspartame : Le RES répond à l’ANSES

Le RES a invité en janvier dernier le Dr Morando Soffritti pour présenter les derniers résultats acquis par son Institut sur la toxicité de l’aspartame. Cependant, l’ANSES formule certaines réserves et refuse de prendre en considération ses dernières études comme elle l’a indiqué sur son site Internet.

Le Réseau Environnement Santé lui répond et demande que l’ensemble des études de cancérogénicité publiées sur l’aspartame soient évaluées avec les mêmes critères et selon les règles actuelles de l’évaluation des risques.

Consulter la réponse adressée à Marc Mortureux, directeur général de l’ANSES.

Conférence du Dr Morando Soffritti : Réévaluer les risques de l’aspartame le 21 janvier 2011

Suite à la publication récente de nouvelles données expérimentales et épidémiologiques par l’équipe du Dr Morando Soffritti, le Réseau Environnement Santé et l’association Générations Futures organisent une conférence pour faire le point sur les risques liés à l’utilisation de l’aspartame dans notre alimentation.

En effet, en décembre 2010, le Dr Morando Soffritti a publié avec l’équipe du Centre de Recherche sur le Cancer Ramazzini de Bologne dans la revue de référence American Journal of Industrial Medicine, une 3ème publication mettant en évidence un effet cancérogène de l’aspartame. Ces résultats montrent la nécessité de réévaluer les risques liés à une substance utilisée régulièrement par 200 millions de personnes dans le monde.

Plus d’informations :

Les études du Dr Morando Soffritti, consultez sa présentation

Le dossier de présentation de la conférence

Suite à cette conférence, le RES a contacté les représentants institutionnels et industriels de l’aspartame. Retrouvez ces différentes lettres :

Lettre à l’ANIA

Lettre à LEEM

Lettre à l’ANSES

Conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer

L’association Générations Futures (ex-MDRGF) et HEAL, en partenariat avec le WWF et le Réseau Environnement Santé (RES), ont tenu le 1er décembre 2010 la conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer. C’est aussi l’occasion d’annoncer la  publication de l’enquête exclusive sur les polluants cancérigènes dans notre alimentation.

Quelques éléments d’informations concernant l’étude en exclusivité à paraître pour l’occasion :

Générations futures a fait analyser le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner d’un enfant pour tenter de voir le nombre et les types de polluants qu’il pouvait ingérer en une journée.

Résultats :

Des dizaines de molécules différentes dont des PCB, des Dioxines, des pesticides, des métaux lourds, des additifs etc. et surtout des dizaines de substances suspectées d’être cancérigènes possibles ou probables ainsi que de nombreux perturbateurs endocrinien.

Le dossier de presse et l’étude sont en ligne sur www.menustoxiques.fr

Cette conférence de presse s’est déroulée en la présence de :

François Veillerette, porte parole de Générations Futures et Maria Pelletier, Présidente.

Genon Jensen, Directrice du réseau européen HEAL (Health Environmental Alliance).

Isabelle Autissier, Présidente du WWF France et Serge Orru Directeur du WWF France.

Laurent Chevallier, Médecin nutritionniste en charge de l’alimentation au Réseau Environnement Santé ainsi que de Sébastien Lapeyre, Directeur du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)

+ D’INFOS :

Lire l’article : « Des cancérogènes dans les menus des enfants »

Soutien aux lanceurs d’alerte : Jacques Poirier et Gilles-Eric Seralini

La Fondation Sciences Citoyennes (FSC) et le RES soutiennent les lanceurs d’alerte Jacques Poirier et à Gilles-Eric Seralini, le 1er dans le différend qui l’oppose à la firme pharmaceutique Sanofi-Adventis à propos de l’utilisation d’héparines chinoises issues de matières contaminées dans son médicament Lovenox et le 2nd qui avec ses collègues sont la cible d’attaques et de pressions morales remettant en question les conditions mêmes de leurs travaux de recherche. Rendez-vous le 23 Novembre 2010 : + D’INFOS

Pour une interdiction généralisée du BPA dans les plastiques alimentaires.

L’interdiction du BPA dans les biberons votée par l’Assemblée Nationale en juin dernier constitue certes une avancée, mais partielle.
Une prévention cohérente nécessite d’étendre l’interdiction de l’utilisation de BPA à tous les contenants alimentaires, pour réduire la contamination de l’ensemble de la population.

Ecrivez à vos élus au Parlement (député[e] et/ou sénateur[-rice]) pour les impliquer dans cet enjeu !

Vous trouverez ici une lettre type à envoyer à vos élus.

Pour connaître le nom et l’adresse e-mail/postale de votre député rendez-vous ici !

Celle de votre sénateur, ici.

Colloque Cancers Environnement le 1er Octobre

Découvrez le programme de la journée Santé Environnement et Cancers au théâtre d’Auxerre

Un écho dans la presse locale :

Le Journal du Centre le 2 octobre 2010

Une députée veut bannir des perturbateurs hormonaux des hôpitaux

Le bisphénol est loin d’être le seul perturbateur hormonal présent dans notre environnement. Les phtalates, des assouplissants du plastique, entrent dans la composition d’un nombre insoupçonné d’objets, des emballages aux produits cosmétiques en passant par les matériels électriques et les rideaux de douche. Dans les hôpitaux, la liste s’allonge encore : tubes, poches de perfusion, gants, sondes… « En tout, 90 % du dispositif médical contient des phtalates », estime Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé.

Après la directive européenne interdisant six phtalates dans les jouets et articles de puériculture, Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, vient de déposer une proposition de loi visant à interdire l’utilisation de ces phtalates dans les dispositifs médicaux à destination des populations les plus sensibles – femmes enceintes, nouveau-nés et jeunes enfants. Mais aussi dans les sols des unités de soins intensifs, de maternités et de pédiatries. Sans pénaliser le budget des hôpitaux : « Des industriels européens produisent les mêmes articles, au même prix, et sans phtalates… », a-t-elle souligné, mercredi 23 juin, lors d’une conférence de presse.

Depuis près de vingt ans, la nocivité des phtalates inquiète la communauté scientifique. A l’origine de troubles de la fertilité et de malformation de l’appareil reproductif masculin, ils seraient également corrélés à l’apparition de cancers du sein, de troubles comportementaux, d’effets allergènes et de puberté féminine précoce. « Autant de conséquences durables sur la santé, qui ont un coût humain et psychologique, mais aussi économique », explique Valérie Boyer. Or, face à ces produits toxiques, « les professionnels de santé se retrouvent démunis, déplore Olivier Toma. Ils ne peuvent repérer la présence de phtalates dans les articles qu’ils achètent pour l’hôpital. Et faute de formation, ils ne sont pas en mesure d’informer les patients. »

Valérie Boyer espère que cette réglementation aura valeur d’exemplarité afin de sensibiliser tous les usagers des phtalates, mais aussi les industriels, qui n’indiquent jamais ce composant sur leur étiquetage.Au-delà des phtalates, c’est le problème plus général des perturbateurs endocriniens qui est en jeu, selon le toxicologue André Cicolella. Ils sont omniprésents dans l’environnement et chez les humains – 98 % des Danois sont par exemple imprégnés de composés perfluorés, qui réduisent sensiblement la fertilité masculine. Et selon René Harbert, directeur de laboratoire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, « en région parisienne, les hommes produisent deux fois moins de spermatozoïdes que leurs grands-parents ».

Angela Bolis

Source :

Le Monde - http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/24/une-deputee-veut-bannir-des-perturbateurs-hormonaux-des-hopitaux_1378003_3244.html

PIQUE-NIQUE « Avec ou Sans Bisphénol A » le 16 Juin devant l’Assemblée Nationale

Arrêtons l’indigestion des bébés, Alertons les députés !
Mercredi 16 Juin, à l’heure du déjeuner, place Edouard Herriot, rejoignez l’ensemble des organisations solidaires de la mobilisation :
Appel de la jeunesse,
HEAL,
MDRGF,
RES,
WECF,
WWF France…

+ d’info sur le site dédié à la Mobilisation : www.stop-bpa.fr

Appel International de WURZBURG

Sur invitation de « l’Académie Européenne de Médecine Environnementale EUROPAEM », des scientifiques de renommée nationale et internationale dans les domaines de la médecine environnementale, de la toxicologie, de l’immunologie, de la neurologie et de la génétique humaine, des médecins praticiens, des dentistes, d’autres métiers de la santé mais aussi des représentants d’associations de patients se sont rencontrés à Würzburg du 23 au 25 avril 2010 lors d’un congrès médical international sur le thème « la recherche rencontre la pratique ». Le congrès s’occupait plus spécialement du sujet de la neuro-endocrino-immunologie et de son importance en médecine environnementale.

Les participants ont constaté avec grande inquiétude une augmentation des maladies chroniques multisystémiques (CMI), parmi lesquelles, à côté de la sensibilité chimique multiple (MCS), du syndrome de la fatigue chronique (CFS) et de la fibromyalgie on peut compter aussi les maladies cardio-vasculaires, les syndromes métaboliques, les maladies neurodégénératives, le groupe des maladies auto-immunes et des cancers.

Lors du congrès il a été prouvé de façon convaincante que ces maladies chroniques reposent sur des mécanismes pathologiques similaires. Elles ont en commun un processus inflammatoire chronique déclenché par l’influence de contaminants chimiques (substances nocives), biologiques (ex. des infections microbiennes) et physiques (ex. des champs électromagnétiques EMF).

Les maladies chroniques engendrent l’apparition de patients de longue durée dont l’assistance médicale occasionne des frais de plus en plus élevés. Cela conduit souvent à l’isolement social des personnes concernées.

Face aux difficultés financières croissantes auxquelles les pays européens doivent faire face, surtout en matière de santé publique, le coût de cette augmentation des maladies chroniques va accélérer l’effondrement des systèmes de santé et des assurances maladies en Europe, déjà fortement fragilisés.

Le seul remède possible pour y faire face consiste en un changement radical des priorités pour passer d’une médecine trop unilatéralement axée sur le traitement des symptômes vers une prévention primaire orientée sur l’analyse des causes de maladies moins coûteuse.

Les participants de ce congrès adressent un appel urgent aux ministres européens de l’environnement et de la santé, à la Commission Européenne, aux parlementaires européens, aux gouvernements nationaux mais aussi aux présidents des assurances sociales ou privées pour prêter la plus grande attention à ces évolutions et connaissances scientifiques nouvelles. Cela signifie plus d’importance et plus d’investissements financiers donnés à la prévention, à la précaution et à un diagnostic aussi précoce que possible de ces maladies chroniques finalement associées à l’environnement.

Cela signifie aussi plus généralement au niveau européen une prise de conscience plus large des résultats de la recherche scientifique des praticiens de la médecine environnementale et leur intégration dans la recherche et l’enseignement universitaires. Les gouvernements européens sont invités à mettre enfin en œuvre les résolutions ratifiées lors de la 4ème conférence ministérielle des ministres de l’environnement et de la santé à Budapest en 2004.

Cet appel a été approuvé à l’unanimité par la séance plénière du congrès.

Würzburg, le 25 avril 2010

Pour le conseil d’administration d’EUROPAEM

Jean Huss, Vice-Président

Dr. Kurt E. Müller, Président

Dr. Peter Ohnsorge, Directeur

Dr. Hans-Peter Donate, Porte parole

L’OPECST veut-il vraiment lutter contre le cancer de l’enfant ?

Le cancer de l’enfant progresse.

Une étude publiée par le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) en 2004 sur la base des données fournies par 63 registres du cancer montrait que le cancer de l’enfant progresse de 1% par an depuis 30 ans dans les pays de la région Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Plus inquiétant encore, cette tendance s’accélère, puisque ce taux est passé de 0,8 % à 1,3% d’une décennie à l’autre.

Cet accroissement ne peut être lié aux acteurs classiquement mis en avant pour expliquer la progression du cancer en général : vieillissement, tabac, alcool et dépistage.

Il est donc clairement environnementale au sens large du mot environnement.

Mieux comprendre ces causes et agir sur celles qui sont mis en évidence devrait donc faire l’objet d’une attention prioritaire des pouvoirs publics. Ce n’est pas le cas.

On chercherait par exemple en vain dans le Plan Cancer un programme spécifique dédié au cancer de l’enfant.

Dans les causes environnementales identifiées prédominantes du cancer de l’enfant figurent 2 facteurs sur lesquels, l’OPECST vient de se prononcer : les lignes à haute tension et les pesticides.

Dans les deux cas, les données scientifiques sont claires :

1) Lignes à haute tension :

a. le CIRC a classé les champs électromagnétiques comme cancérigènes au dessus d’une exposition de 0,4 µT.

b. L’Institut National des Sciences de la Santé Environnementale (NIEHS) a lui aussi considéré que les champs émis par ces lignes à haute tension sont des « cancérogènes possibles » en ce qui concerne les leucémies.

c. L’Etat de Californie a été plus loin puisqu’il considère depuis 2002, outre la leucémie chez l’enfant, le cancer du cerveau chez l’adulte et la sclérose latérale amyotrophique.

2) Pesticides :

Une première revue du lien avec l’exposition aux pesticides avait été faite en 1998 par Zahm et Ward, dont les principales conclusions étaient : « La plupart des études, mais pas toutes montrent un rôle possible des pesticides dans la leucémie de l’enfant.

Une mise à jour a été publiée en 2007 par Infante-Rivard montrant que dans 15 études sur 21 existe un lien statistiquement significatif entre cancer de l’enfant et exposition parentale.

Il est particulièrement choquant de voir l’OPECST critiquer l’AFSSET sur les mesures d’éloignement des lignes à haute tension (ce qui est une mesure logique) et tenir sur les pesticides un langage tendant à faire croire que le doute subsiste.

L’OPECST doit d’urgence changer sa façon de faire et tenir compte de l’ensemble de la littérature scientifique au lieu d’une lecture partielle et partiale.

Lignes à Haute Tension : Mise en cause de l’AFSSET – la réaction de nostalgiques d’un passé révolu

Au moment où se met en place la nouvelle Agence Nationale de Sécurité Sanitaire ANSES (alimentation environnement travail) résultant de la fusion entre l’agence chargée des aliments (AFSSA) et l’agence chargé de l’environnement et du travail (AFSSET), la question de la déontologie de l’expertise apparaît de plus en plus essentielle dans le processus d’évaluation et de gestion des risques sanitaires environnementaux par les agences de sécurité sanitaire.

Le Réseau Environnement Santé ne peut donc accepter la mise en cause de l’AFSSET à propos de l’expertise collective sur les effets sanitaires des basses fréquences émises par les lignes à haute Tension qui vient d’être rendue publique par huit scientifiques ayant participé à cette expertise (lettre ouverte aux Ministres de la Santé et de l’Environnement du 19 mai 2010).

Les propos sont particulièrement violents, puisque l’AFSSET est accusée d’avoir « trompé délibérément le public et bafoué l’expertise scientifique ».

Est plus particulièrement mise en cause la préconisation d’une distance de sécurité de 100m autour des lignes à haute tension. Les auteurs de cette lettre montrent ainsi leur attachement à la conception ancienne selon laquelle on ne fait rien tant que toutes les preuves ne sont pas réunies.

C’est cette conception dépassée qui a conduit à la crise de l’amiante et à retarder les mesures d’interdiction. Or, dans la mesure où les études épidémiologiques sont suffisamment cohérentes pour avoir conduit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à classer en 2002 les champs d’extrêmement basses fréquences « cancérogènes possibles pour l’homme » (2B), l’AFSSET est parfaitement légitime à préconiser des mesures d’éloignement des sources.

Cette attaque fait suite à la mise en cause du rapport de l’AFSSET sur les radiofréquences publié en octobre 2009, en particulier par les Académies des Sciences, de Médecine et des Technologies. Cette prise de position intervient au même moment que l’annonce des conclusions de l’étude INTERPHONE, dont les résultats ont été différés pendant de longues années sous pression des opérateurs.

Il apparaît donc de plus en plus nécessaire que l’engagement du Grenelle de mettre en place une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise soit tenu et que le gouvernement produise un rapport d’ici juillet sur le sujet comme cela est inscrit dans la loi Grenelle 1.

L’audition du groupe d’études santé environnementale à l’Assemblée Nationale « Quelle expertise pour la santé publique ? » en mars 2010, a permis de dégager un large consensus sur la nécessité d’une expertise basée sur les critères d’indépendance, de transparence et de compétence.

La mise en cause de l’AFSSET sur ce dernier avis est aussi celle de l’ouverture de l’agence à la société civile. Cette avancée a permis la publication de plusieurs rapports d’expertise sur des risques émergents conformes aux bonnes pratiques. C’est cette participation des associations et des syndicats, que certains voudraient aujourd’hui remettre en cause pour en revenir à des logiques d’opacité.

Le RES très attaché au travail d’alerte et de prise en compte des signes précoces d’atteinte sanitaire d’origine environnementale tient à soutenir le travail entrepris ces dernières années par l’AFSSET pour permettre d’évoluer vers une meilleure prise en compte des attentes des citoyens, des scientifiques indépendants et la réalisation d’une veille collective indispensable à une prise de mesures de précaution efficaces pour la santé publique et l’environnement.

Journée sur les Perturbateurs endocriniens le 14 Septembre 2010

Les députés Gérard Bapt et Bérengère Poletti ont présidé le colloque « Perturbateurs endocriniens – Changement de paradigme dans l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux » organisé par le Réseau Environnement Santé.

Voici les supports du colloque du 14 septembre  :

- Programme :  Journée sur les Perturbateurs Endocriniens
- Dossier de présentation : Edito des députés et Résumés des interventions
- Projet de Loi du sénateur Kerry (déposé en déc 2009 sur la recherche et la prévention de la Perturbation endocrinienne)
- Déclaration de Linda Birnbaum (directrice de l’Institut américain des Sciences de la santé environnementale :  »Interruption de l’Horloge Biologique : les Perturbateurs endocriniens dans l’eau potable )
- Programme national de Recherche sur les perturbateurs endocriniens
- Déclaration de Prague sur les Perturbateurs endocriniens (signée par + de 200 chercheurs internationaux en 2005)
- Plaquette Cocktails Chimiques réalisée par HEAL, WWF et Chem Trust (Sensibilisation du Grand Public aux enjeux des Perturbateurs endocriniens au niveau européen)

Les présentations (diaporama) des intervenants sont disponibles en PDF :

Robert Barouki – Perturbateurs Endocriniens et Maladies Métaboliques

Dr Benahmed – Perturbateurs Endocriniens et alimentation

Alfred Bernard – Perturbateurs endocriniens et effet cocktail

Dr Laurent Chevalier – Perturbateurs Endocriniens et alimentation

Pr Patrick Fénichel – Perturbateurs Endocriniens Environnementaux et Cancers hormono-dépendants

Jean Marie Haguenoer – PE – Problèmes liés à l’eau

Eric Houdeau – PE et fonction intestinale

Dr Oussama Kebir - Perturbateurs endocriniens & troubles du comportement

Hélène Roche – Perturbateurs endocriniens et écosystèmes

Carlos Sonnenschein – Methodology to evaluate endocrine disruptors

Anna Soto – Les Perturbateurs endocriniens : un nouveau regard sur les risques pour la santé et l’environnement

Marie-Odile Soyer-Gobillard – HHORAGES – retour sur le distilbène (DES)

Pr Charles Sultan – PE Environnementaux et malformations génitales de l’enfant

Retrouvez la revue de presse du colloque :


Veille médiatique du 15 et 16 septembre

Veille médiatique du 26 septembre

Veille médiatique au 15 octobre 2010

Egalement lire le témoignage sur le colloque du Dr Marianne Buhler dans la revue Profession Gynécologue d’octobre 2010

 

 

RAPPEL : Selon la société d’endocrinologie (extraits du rapport de juin 2010),

- les perturbateurs endocriniens sont des substances naturelles ou de synthèse, auxquelles notre environnement nous expose en continu (ndlr : présence dans les plastiques tels que phtalates, bisphénol A, les cosmétiques, les pesticides…).
- A travers cette exposition environnementale ou une exposition inappropriée durant le développement (ndlr : notamment au moment de la grossesse), les perturbateurs endocriniens altèrent le système hormonal et le système homeostatique de l’organisme.
- Aucun système endocrinien ne peut être immunisé de l’action des perturbateurs endocriniens.
- Les effets des perturbateurs endocriniens peuvent être transmis a posteriori aux futures générations.
- De fortes preuves montrent un lien entre l’exposition environnementale aux perturbateurs endocriniens et des effets en matière de reproduction (infertilité, cancer, malformations), sur les systèmes autres qu’endocriniens, comme des effets thyroïdiens, neuroendocriniens, sur l’obésité et le métabolisme, sur l’insuline et l’homéostasie du glucose.

Colloque Bisphénol A : L’Appel de Saint Jean le 26 février 2010

BPA : L’APPEL DE SAINT-JEAN

A Saint–Jean le 26 février 2010, les maires des communes de Bessières, Buzet sur Tarn, Montastruc la Conseillère, Pechbonnieu, Saint Jean, Saint Loup Cammas, L’Isle sur Tarn, Paulhac, Mouans – Sartoux, se sont réunis sur la base de leur compétence en matière de salubrité publique, telle que leur confère l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales et concernant les pollutions de toutes natures.

Ils ont pris connaissance de la synthèse des risques sanitaires, résumés par la déclaration des trente huit scientifiques (USA, Japon, Allemagne, Espagne, GB, Italie) ayant signé la déclaration de Chapel Hill (Caroline du Nord) en 2007.
Déclaration affirmant, sur la base d’une analyse de plusieurs centaines d’études expérimentales, que le BPA est suspecté d’être impliqué dans les grands problèmes de santé actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neuro-comportementaux…  (Source : reproductive Toxicology 24 (2007) 131-138).

Plusieurs études chez l’enfant et l’adulte, publiées depuis, retrouvent ces mêmes effets liés au BPA. Ceci conduit à mettre en cause la présence du BPA dans les plastiques à usage alimentaire qui sont la principale source de contamination humaine.

Les maires signataires d’un arrêté d’interdiction d’utilisation des biberons contenant du BPA ont décidé d’appeler l’ensemble des maires de France à prendre la même initiative d’alerte, en particulier vers le public prioritaire des femmes enceintes et qui allaitent leur enfant.

EN SAVOIR + :


« Vous avez dit Cancer? » : le livre qui lance l’Appel de la Jeunesse

Après l’officialisation de la constitution de L’APPEL DE LA JEUNESSE par les associations jeunes Regards croisés, Fac Verte et Vive la Terre ainsi que le Réseau Environnement Santé, le livre « Vous avez dit Cancer? Des causes environnementales à la Prévention » sort en librairie et sur internet :

Visitez le site de l’Appel de la Jeunesse pour le commander !

Rappel des objectifs de l’Appel :
- demander aux décideurs de faire de la question santé-environnement des jeunes et des enfants une priorité dans les politiques publiques,
- former / sensibiliser un maximum de jeunes au lien entre la santé et l’environnement.

Le RES participe au suivi du PNSE 2 et au comité de concertation AFSSA – AFSSET

Le RES participe :

  • au suivi du PNSE 2

A suivre plus particulièrement les groupes de travail : risques émergents et inégalités…

  • au comité de concertation sur la fusion AFSSA-AFSSET

Le projet du comité de concertation crée une nouvelle agence. La gouvernance devait être la même que celle du Grenelle, à 5 collèges. Au final, il y aura bien 6 collèges, mais le collège Etat aura la moitié des voix ! Les employeurs seront représentés dans 2 collèges et disposeront de 9 voix, contre 5 pour les syndicats et 2 pour les ONG… « Ils étaient tous égaux, mais certains étaient plus égaux que d’autres » (George Orwell, la Ferme des Animaux).

Petit point positif, la création d’un comité de déontologie, mais on peut craindre que ce ne soit qu’une façade si on en reste à un fonctionnement au coup par coup comme cela est annoncé. Le RES est intervenu pour demander que soit véritablement appliquée une gouvernance à 5 comme Nicolas Sarkozy s’y était engagé à la clôture du Grenelle et qu’un vrai comité de déontologie soit mis en place, comme les carences de l’expertise sur le BPA par l’AFSSA en montre la nécessité.

Le RES soutient la campagne du CRIIRAD contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction

André Cicolella en tant que porte-parole du Réseau Environnement Santé et Francis Glémet en tant que président de la Coordination Nationale des Médecins en Santé Environnement sont co-signataires du courrier de la CRIIRAD contre l’ajout des substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction.

Vous aussi, signez le courrier du CRIIRAD et adressez le à Jean Louis Borloo, Roselyne Bachelot et Christine Lagarde.

+ d’info

Prévention primaire du cancer du sein – Ruban de l’Espoir

Le Réseau Environnement Santé s’inscrit dans la logique de la prévention primaire des cancers, et du cancer du sein en particulier compte-tenu de sa croissance continue.  La prévention primaire consiste à stopper le cancer avant qu’il ne se déclare, bien en amont du diagnostic.

Les associations comme le RES, Breast Cancer UK, Action Cancer du Sein de Montréal… qui s’inscrivent dans cette logique de prévention sensibilisent le grand public en s’appuyant sur des études scientifiques validées de 1er niveau (revues scientifiques à comité de lecture).
Ainsi, les associations et le grand public sensibilisés à la compréhension des facteurs environnementaux du cancer du sein peuvent agir en connaissance de cause (actes de consommation, interpellation des décideurs et des fabricants…).
Par exemple, les jeunes du collectif Appel de la Jeunesse sensibilisés à ces facteurs de risque ont ainsi programmé des actions auprès des écoles et des décideurs (en ligne sur le site de l’Appel de la Jeunesse à partir du 1er février 2010).

Au titre de la prévention primaire, le RES a participé à l’opération de lutte et de prévention du cancer du sein « Ruban de l’Espoir » en octobre 2009 et renouvelle sa participation au Ruban de l’Espoir d’octobre 2010 (3e édition).

INDISPENSABLE POUR EN SAVOIR + SUR LE LIEN ENVIRONNEMENT - CANCER DU SEIN :

● Le rapport d’Action Cancer du Sein de Montréal (page 31 à 60 sur le lien environnement – cancer du sein et plus spécifiquement sur le lien BPA-cancer du sein à partir de la page 51 ou 53 suivant les versions)

● La vidéo pour comprendre en 5 min le lien entre perturbateurs endocriniens et cancer du sein (vidéo de Breast Cancer UK traduite par le Réseau Environnement Santé)

Journée sur les maladies de l’Hypersensibilité

Rappel du programme de la journée du 21 avril 2010 à la Mutualité Française à paris

SUITES DU COLLOQUE :

● Retrouver également la vidéo de Dominique Belpomme sur le site de Robin des Toits

et en ligne sur le site du RES :

● la vidéo en français de « MCS : comment les expositions chimiques peuvent affecter votre santé? » réalisée par Alison Johnson

les vidéos d’intervenants du colloque : Martin Pall, Francis Chateaureynaud…

les actes du colloque

N’hésitez pas à vous tenir informé de la date de diffusion des actes et des vidéos du colloque en vous abonnant à la Lettre d’info du RES

En attendant, retrouver :

● le résumé des interventions du colloque dans le Dossier de Presse du colloque (notamment Martin Pall, Dominique Belpomme, Peter Ohnsorge…)

● les présentations des intervenants du colloque :

Martin Pall

Peter Ohnsorge

Francis Chateaureynaud

Armand Perret-Liaudey

Johanna Levy

Philippe Richard

- Appel à témoignage en ligne

Si vous êtes victime du syndrôme d’hypersensibilité chimique multiple ou d’hypersensibilité à d’autres facteurs (ondes électromagnétiques…), merci de nous apporter votre témoignage sur votre vie quotidienne.

Les informations communiquées par cet appel à témoignage seront traitées de façon strictement anonyme et serviront de base à l’enquête menée auprès des malades pour mieux comprendre les symptômes et les facteurs déclenchants de ces symptômes.

Cette enquête donnera lieu à un colloque bilan de ces témoignages en 2011 en vue de concrétiser le plan d’action et de prise en charge de ces maladies.

INFOS PRATIQUES :

Retrouver sur le site de Robin des Toits comment désactiver son WI-FI chez soi

bientôt + d’infos pratiques en ligne…

- Lire la Revue de Presse du colloque

+ article Viva Presse

RAPPEL : Action 24 du Plan National Santé Environnement :

Améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’hypersensibilité aux facteurs environnementaux, notamment les ondes électromagnétiques, en développant des protocoles de prises en charge en lien et en informant les professionnels de santé et en développant la recherche.

Pour une attitude ferme de la France sur les effets cocktails au conseil européen de l’environnement mi-décembre 2009

Les associations suivantes : le WWF, le RES, le MDRGF et Greenpeace interpellent nos représentants au Conseil des ministres européens de l’environnement pour une attitude ferme sur les effets cocktails des substances chimiques ayant des propriétés de perturbateurs endocriniens.

→ Lire le courrier à l’attention de Chantal Jouanno qui doit représenter la France au conseil des ministres du 22 décembre 2009

Epidémie de Grippe A/H1N1 : les questions du RES

Grippe A/H1N1

A Lire : « Communiqué de Presse du Réseau Environnement Santé sur la grippe A/H1N1 »

+ dernières actus :

15 novembre 2009 : Emission spéciale Tout sur la grippe A/H1N1 « 7 à voir » sur France 3 en présence d’André Cicolella, André Lina, Bruno Housset et Marc Gentilini

4 novembre 2009 : « Communiqué de Presse commun de la Fondation Sciences Citoyennes et du Réseau Environnement Santé »

14 octobre 2009 :  « Note ATC Toxicologie sur les vaccins anti-grippe A/H1N1« 

Pour aller + loin :

Quelques liens de Pharmacritique pour comprendre les conflits d’intérêts éclairants les raisons pour lesquelles la pandémie devait être déclarée.

Revue de Presse des conflits d’intérêt au sein même du Ministère de la Santé :
 » Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l’industrie pharmaceutique »
 » Marc Girard expose les coulisses de la grippe A : autorisation à l’aveugle de vaccins non testés… »

Une analyse des risques :
« Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (première partie) »

« Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (deuxième partie) »

La grippe vue d’Allemagne :
« Grippe A: un vaccin douteux aux adjuvants risqués sera expérimenté directement sur la population, déplore Arznei-Telegramm »
« La télé publique allemande critique le business de la grippe A, l’inefficacité du Tamiflu et les pressions de Roche sur les politiques »

La grippe vue d’Espagne :
« Vaccin et Tamiflu sont inutiles dans une grippe A H1N1 bien moins grave que la grippe saisonnière. Juan Gérvas nous rappelle à la raison »

Sur la question des femmes enceintes:
On apprend dans la très prestigieuse revue The Lancet que les recommandations de traiter systématiquement par Tamiflu toutes les femmes enceintes dès le début des symptômes (et indépendamment du trimestre de grossesse), sous prétexte que ces femmes seraient plus sujettes à des complications de la grippe, se fondent sur … 34 cas examinés dans une étude. Les auteurs eux-mêmes reconnaissent qu’on n’a pratiquement pas de données scientifiques permettant de dire même vaguement quel pourrait être l’impact du Tamiflu sur le fœtus. Par ailleurs, une représentante de l’OMS et deux autres experts s’expriment dans le même sens, et ajoutent les recommandations de vacciner systématiquement les femmes enceintes avec le vaccin contre la grippe saisonnière sur la grossesse, en plus de celui contre la grippe A. Alors qu’ils reconnaissent, eux aussi, qu’on ne sait rien de l’impact des vaccins anti-grippe A adjuvantés avec des amplificateurs d’effets tels le squalène. (Et très peu sur les effets secondaires du vaccin antigrippal « normal » sur la grossesse).

« Femmes enceintes et grippe A : vaccins et Tamiflu à gogo et à l’aveugle, selon des articles du Lancet »

Flashback :
Et voici une émission de CBS datant de… 1979 et ressortie après une longue bataille juridique, qui fait le bilan de la campagne de vaccination de 40 millions d’Américains contre la grippe porcine de 1976, avec 4.000 plaintes pour effets secondaires, une épidémie de syndromes de Guillain-Barré et 30 à 40 morts pour résultat… La vidéo, sous-titrée en français, est très édifiante aussi quant à la transformation des autorités sanitaires en machine de propagande au profit des laboratoires… Les propos du directeur d’alors de la campagne de vaccination – par ailleurs complètement inutile – montre bien que tout a été bâclé, que le fondement scientifique des décisions, de l’homologation des vaccins, etc.

« La grippe A ou grippe porcine de 1976: épidémie d’effets secondaires d’une vaccination massive inutile (vidéo) »

 

Participation du RES dans les médias :
- Le Monde (11 septembre)
- JT de TF1 (10 septembre)
- Magazine de la santé de France 5 (14, 16 septembre et 26 octobre)
- à venir Magazine de la rédaction Soir 3 (25 septembre)

Le RES a aimé :
- la chonique de Stephane Guillon sur France Inter
- le jeu de la vaccination massive

Action élections européennes 2009

Engagement des têtes de liste aux Européennes 2009 en matière d’Environnement et Santé :

Le RES en collaboration avec son partenaire européen HEAL (Health and Environment Alliance) a soumis une demande d’engagement en matière d’environnement et de santé aux candidats français des élections européennes du 7 Juin 2009.

Nous serons particulièrement vigilants à ce que les candidats élus respectent durant toute leur mandature leurs engagements sur les questions suivantes : la santé de nos enfants, le changement climatique, les substances chimiques toxiques, un air pur, les nano-matériaux, les champs électro-magnétiques, le bruit et d’une façon général le lien entre environnement et santé.

Résultats :

Les têtes de liste des partis suivants se sont engagés à protéger notre santé dans un environnement sain :

  • CPNT-MPF Libertas
  • Debout la République
  • Europe Ecologie
  • Front de Gauche
  • MODEM
  • NPA
  • PS

→ Lire le questionnaire HEAL – RES envoyé aux candidats aux élections européennes

Action Bisphenol A – BPA

Demande d’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires :

En application du principe de précaution, nous demandons l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires. Nous demandons que le Bisphénol A soit retenu comme substance prioritaire dans le cadre du programme REACH d’évaluations des substances chimiques les plus préoccupantes. Nous demandons que soit faite une évaluation des risques pour l’environnement.

  • Des sénateurs du groupe RDSE entendent notre demande et enregistrent une proposition de loi pour interdire le BPA dans les plastiques alimentaires

- Lire le Communiqué de Presse du RES (7 août 2009) + les réactions dans la presse

  • Echanges RES – AFSSA – Ministère de la Santé :

- Le RES écrit à la Ministre de la Santé => Lire la lettre du RES à l’attention de Madame Bachelot (6 avril 2009)

- Le RES écrit à la directrice de l’AFSSA => Lire la lettre du RES à l’attention de Madame Briand (20 mars 2009)

+ les annexes des courriers du RES :

Quelle Dose Journalière Admissible pour le BPA ?

Critique de l’avis de l’AFSSA relatif au BPA

Effets observés chez le rat et la souris en cas d’exposition au BPA à faible dose

Risques liés à la consommation de boissons ou d’aliments contaminés

- Le RES reçu au Ministère de la Santé le 9 juin 2009 =>Lire le communiqué de presse

- Le RES reçu par la directrice de l’AFSSA le 7 mai 2009 => Lire le compte-rendu

Les suites du procès du distilbène

Le DES ou distilbène est une substance chimique présente dans un certain type d’hormones prescrites jusqu’aux années 70 aux femmes enceintes.
Le BPA ou bisphénol A est une substance chimique présente encore aujourd’hui dans certains biberons en plastique, des conserves, canettes, appareils ménagers…

Compte-tenu des effets sanitaires sur la descendance (enfants et petits enfants des mères exposés à la substance chimique), le DES et le BPA agissent tout deux comme des perturbateurs endocriniens.

L’association HHORAGES et le Réseau Environnement Santé au titre des similitudes d’effets du DES et du BPA ont soutenu l’action des filles du DES le 23 juin 2009 à l’occasion du procès sur le distilbène.
Le Réseau Environnement Santé note le pas franchi par l’arrêt de la Cour de Cassation du 24 septembre 2009 mais souhaite plus largement la reconnaissance des impacts des perturbateurs endocriniens en tant que enjeu prioritaire de santé publique.

+ d’infos sur les similitudes du Distilbène (DES) et du Bisphénol A (BPA) :
- Présentation de Marie-Odile Gobillard Soyer (présidente de HHORAGES)
- Rapport du Breast Cancer Fund Québécois : Etat des connaissances 2008 – La relation entre l’environnement et le cancer du sein (lire à partir de la page 51 ou 53)

+ d’infos sur la comparaison des données animales et humaines qui montre que l’on peut prévoir dans le cas du BPA les impacts similaires du DES (lire la diapositive 15)

>>> Article « Les grenouilles ont des choses à nous apprendre » dans le New York Times du 28 Juin 2009 sur les perturbateurs endocriniens, le distilbène est en cause… (traduction de Guerir.fr)

+ d’infos sur le site internet des filles DES