Journée Mondiale de l’Environnement : Parlons Santé !
La Mutuelle Familiale et le Réseau Environnement Santé souhaitent parler santé et notamment perturbateurs endocriniens dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement avec la projection du documentaire « La grande invasion » de Stéphane Horel, suivi d’un débat animé par un membre du RES, à :
Thourotte (60) le 4 juin 2012 avec François Veillerette
Conflans-en-Jarnisy (54) le 5 juin 2012 avec Aldino Izzi
Lorient (56) le 5 juin 2012 avec Jean-François Deleume
Paris (75) le 5 juin 2012 avec André Cicolella
Reims (51) le 5 juin 2012 avec Marianne Buhler
Lons-le-Saulnier (39) le 6 juin 2012 avec Yannick Vicaire
Des scientifiques reconnus, comme Shana Swann, Ana Soto, Niels Skakkebaek, Linda Birnbaum… interviennent dans ce documentaire qui montre au grand public les liens entre imprégnation chimique et maladies chroniques, du cancer du sein à l’obésité.
Le constat, plutôt grave, n’empêche pas le film de prendre le parti du second degré. Oscillant entre humour grinçant et poésie, des animations en papier
s collés montrent les destins parallèles des humains et des animaux de laboratoire.
Dans l’après-midi, dans certaines régions, seront proposées des animations en faveur d’une alimentation respectueuse de la santé et de l’environnement.
L’entrée est libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.
Informations : Mutuelle Familiale : 01.55.33.40.18, prevention@mutuelle-familiale.fr
« Goutons un monde meilleur »
L’alimentation est au cœur des préoccupations des consommateurs. Risques sanitaires, résidus chimiques, conditions de production opaques, accès à l’alimentation pour les populations les plus fragiles : les motifs d’inquiétudes et de questionnements sont nombreux.
L’association Max Havelaar France, en collaboration avec WWF France, Slow Food, le Comité Français pour la Solidarité Internationale et le Réseau Environnement Santé, entend réaffirmer que la qualité de notre alimentation est avant tout un choix individuel aux conséquences multiples pour les autres et la planète. C’est en ce sens que la campagne nationale « Goûtons un monde meilleur » appelle les citoyens à s’engager vers une alimentation plus respectueuse des Hommes et de la Nature.
A travers un site Internet www.goutonsunmondemeilleur.fr et un conso guide « Mieux manger en 6 gestes», la campagne apporte des solutions concrètes aux consommateurs, faisant de l’acte d’achat un engagement profitable pour soi mais pas seulement ! Son fondement : montrer qu’avenir, environnement, santé, solidarité et plaisir peuvent s’allier et se compléter dans nos assiettes.
Le collectif d’organisations lancera officiellement la campagne lors du salon Euro Gusto à Tours le 19 novembre prochain. Rendez-vous européen du mouvement Slow Food dédié à la consommation responsable et au goût, les partenaires y prendront la parole au cours d’une table ronde et présenteront aux journalistes et visiteurs les fondements de la campagne, ses objectifs et les outils qui accompagneront les consommateurs.
Dossier de Presse (27 octobre 2011) – Mercure Dentaire : la position isolée et incohérente de la France
Les associations NAMD, ATC et le RES ainsi que Jean Huss, auteur d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les risques sanitaires des métaux lourds, ont tenu une conférence de presse jeudi 27 octobre 2011 pour dénoncer la position isolée et incohérente de la France sur ce dossier.
Retrouvez plus d’infos et mes références scientifiques disponibles sur le sujet dans le Dossier de Presse
Conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer
L’association Générations Futures (ex-MDRGF) et HEAL, en partenariat avec le WWF et le Réseau Environnement Santé (RES), ont tenu le 1er décembre 2010 la conférence de presse de lancement de la campagne Environnement et Cancer. C’est aussi l’occasion d’annoncer la publication de l’enquête exclusive sur les polluants cancérigènes dans notre alimentation.
Quelques éléments d’informations concernant l’étude en exclusivité à paraître pour l’occasion :
Générations futures a fait analyser le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner d’un enfant pour tenter de voir le nombre et les types de polluants qu’il pouvait ingérer en une journée.
Résultats :
Des dizaines de molécules différentes dont des PCB, des Dioxines, des pesticides, des métaux lourds, des additifs etc. et surtout des dizaines de substances suspectées d’être cancérigènes possibles ou probables ainsi que de nombreux perturbateurs endocrinien.
Le dossier de presse et l’étude sont en ligne sur www.menustoxiques.fr
Cette conférence de presse s’est déroulée en la présence de :
François Veillerette, porte parole de Générations Futures et Maria Pelletier, Présidente.
Genon Jensen, Directrice du réseau européen HEAL (Health Environmental Alliance).
Isabelle Autissier, Présidente du WWF France et Serge Orru Directeur du WWF France.
Laurent Chevallier, Médecin nutritionniste en charge de l’alimentation au Réseau Environnement Santé ainsi que de Sébastien Lapeyre, Directeur du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)
+ D’INFOS :
Lire l’article : « Des cancérogènes dans les menus des enfants »
Soutien aux lanceurs d’alerte : Jacques Poirier et Gilles-Eric Seralini
La Fondation Sciences Citoyennes (FSC) et le RES soutiennent les lanceurs d’alerte Jacques Poirier et à Gilles-Eric Seralini, le 1er dans le différend qui l’oppose à la firme pharmaceutique Sanofi-Adventis à propos de l’utilisation d’héparines chinoises issues de matières contaminées dans son médicament Lovenox et le 2nd qui avec ses collègues sont la cible d’attaques et de pressions morales remettant en question les conditions mêmes de leurs travaux de recherche. Rendez-vous le 23 Novembre 2010 : + D’INFOS
Pour une interdiction généralisée du BPA dans les plastiques alimentaires.
L’interdiction du BPA dans les biberons votée par l’Assemblée Nationale en juin dernier constitue certes une avancée, mais partielle.
Une prévention cohérente nécessite d’étendre l’interdiction de l’utilisation de BPA à tous les contenants alimentaires, pour réduire la contamination de l’ensemble de la population.
Ecrivez à vos élus au Parlement (député[e] et/ou sénateur[-rice]) pour les impliquer dans cet enjeu !
Vous trouverez ici une lettre type à envoyer à vos élus.
Pour connaître le nom et l’adresse e-mail/postale de votre député rendez-vous ici !
Celle de votre sénateur, ici.
Le RES soutient la campagne du CRIIRAD contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction
André Cicolella en tant que porte-parole du Réseau Environnement Santé et Francis Glémet en tant que président de la Coordination Nationale des Médecins en Santé Environnement sont co-signataires du courrier de la CRIIRAD contre l’ajout des substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction.
Vous aussi, signez le courrier du CRIIRAD et adressez le à Jean Louis Borloo, Roselyne Bachelot et Christine Lagarde.
Prévention primaire du cancer du sein – Ruban de l’Espoir
Le Réseau Environnement Santé s’inscrit dans la logique de la prévention primaire des cancers, et du cancer du sein en particulier compte-tenu de sa croissance continue. La prévention primaire consiste à stopper le cancer avant qu’il ne se déclare, bien en amont du diagnostic.
Les associations comme le RES, Breast Cancer UK, Action Cancer du Sein de Montréal… qui s’inscrivent dans cette logique de prévention sensibilisent le grand public en s’appuyant sur des études scientifiques validées de 1er niveau (revues scientifiques à comité de lecture).
Ainsi, les associations et le grand public sensibilisés à la compréhension des facteurs environnementaux du cancer du sein peuvent agir en connaissance de cause (actes de consommation, interpellation des décideurs et des fabricants…).
Par exemple, les jeunes du collectif Appel de la Jeunesse sensibilisés à ces facteurs de risque ont ainsi programmé des actions auprès des écoles et des décideurs (en ligne sur le site de l’Appel de la Jeunesse à partir du 1er février 2010).
Au titre de la prévention primaire, le RES a participé à l’opération de lutte et de prévention du cancer du sein « Ruban de l’Espoir » en octobre 2009 et renouvelle sa participation au Ruban de l’Espoir d’octobre 2010 (3e édition).
INDISPENSABLE POUR EN SAVOIR + SUR LE LIEN ENVIRONNEMENT - CANCER DU SEIN :
● Le rapport d’Action Cancer du Sein de Montréal (page 31 à 60 sur le lien environnement – cancer du sein et plus spécifiquement sur le lien BPA-cancer du sein à partir de la page 51 ou 53 suivant les versions)
● La vidéo pour comprendre en 5 min le lien entre perturbateurs endocriniens et cancer du sein (vidéo de Breast Cancer UK traduite par le Réseau Environnement Santé)
Epidémie de Grippe A/H1N1 : les questions du RES
Grippe A/H1N1
A Lire : « Communiqué de Presse du Réseau Environnement Santé sur la grippe A/H1N1 »
+ dernières actus :
15 novembre 2009 : Emission spéciale Tout sur la grippe A/H1N1 « 7 à voir » sur France 3 en présence d’André Cicolella, André Lina, Bruno Housset et Marc Gentilini
4 novembre 2009 : « Communiqué de Presse commun de la Fondation Sciences Citoyennes et du Réseau Environnement Santé »
14 octobre 2009 : « Note ATC Toxicologie sur les vaccins anti-grippe A/H1N1«
Pour aller + loin :
Quelques liens de Pharmacritique pour comprendre les conflits d’intérêts éclairants les raisons pour lesquelles la pandémie devait être déclarée.
Revue de Presse des conflits d’intérêt au sein même du Ministère de la Santé :
» Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l’industrie pharmaceutique »
» Marc Girard expose les coulisses de la grippe A : autorisation à l’aveugle de vaccins non testés… »
Une analyse des risques :
« Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (première partie) »
« Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques (deuxième partie) »
La grippe vue d’Allemagne :
« Grippe A: un vaccin douteux aux adjuvants risqués sera expérimenté directement sur la population, déplore Arznei-Telegramm »
« La télé publique allemande critique le business de la grippe A, l’inefficacité du Tamiflu et les pressions de Roche sur les politiques »
La grippe vue d’Espagne :
« Vaccin et Tamiflu sont inutiles dans une grippe A H1N1 bien moins grave que la grippe saisonnière. Juan Gérvas nous rappelle à la raison »
Sur la question des femmes enceintes:
On apprend dans la très prestigieuse revue The Lancet que les recommandations de traiter systématiquement par Tamiflu toutes les femmes enceintes dès le début des symptômes (et indépendamment du trimestre de grossesse), sous prétexte que ces femmes seraient plus sujettes à des complications de la grippe, se fondent sur … 34 cas examinés dans une étude. Les auteurs eux-mêmes reconnaissent qu’on n’a pratiquement pas de données scientifiques permettant de dire même vaguement quel pourrait être l’impact du Tamiflu sur le fœtus. Par ailleurs, une représentante de l’OMS et deux autres experts s’expriment dans le même sens, et ajoutent les recommandations de vacciner systématiquement les femmes enceintes avec le vaccin contre la grippe saisonnière sur la grossesse, en plus de celui contre la grippe A. Alors qu’ils reconnaissent, eux aussi, qu’on ne sait rien de l’impact des vaccins anti-grippe A adjuvantés avec des amplificateurs d’effets tels le squalène. (Et très peu sur les effets secondaires du vaccin antigrippal « normal » sur la grossesse).
« Femmes enceintes et grippe A : vaccins et Tamiflu à gogo et à l’aveugle, selon des articles du Lancet »
Flashback :
Et voici une émission de CBS datant de… 1979 et ressortie après une longue bataille juridique, qui fait le bilan de la campagne de vaccination de 40 millions d’Américains contre la grippe porcine de 1976, avec 4.000 plaintes pour effets secondaires, une épidémie de syndromes de Guillain-Barré et 30 à 40 morts pour résultat… La vidéo, sous-titrée en français, est très édifiante aussi quant à la transformation des autorités sanitaires en machine de propagande au profit des laboratoires… Les propos du directeur d’alors de la campagne de vaccination – par ailleurs complètement inutile – montre bien que tout a été bâclé, que le fondement scientifique des décisions, de l’homologation des vaccins, etc.
« La grippe A ou grippe porcine de 1976: épidémie d’effets secondaires d’une vaccination massive inutile (vidéo) »
Participation du RES dans les médias :
- Le Monde (11 septembre)
- JT de TF1 (10 septembre)
- Magazine de la santé de France 5 (14, 16 septembre et 26 octobre)
- à venir Magazine de la rédaction Soir 3 (25 septembre)
Le RES a aimé :
- la chonique de Stephane Guillon sur France Inter
- le jeu de la vaccination massive
Les suites du procès du distilbène
Le DES ou distilbène est une substance chimique présente dans un certain type d’hormones prescrites jusqu’aux années 70 aux femmes enceintes.
Le BPA ou bisphénol A est une substance chimique présente encore aujourd’hui dans certains biberons en plastique, des conserves, canettes, appareils ménagers…
Compte-tenu des effets sanitaires sur la descendance (enfants et petits enfants des mères exposés à la substance chimique), le DES et le BPA agissent tout deux comme des perturbateurs endocriniens.
L’association HHORAGES et le Réseau Environnement Santé au titre des similitudes d’effets du DES et du BPA ont soutenu l’action des filles du DES le 23 juin 2009 à l’occasion du procès sur le distilbène.
Le Réseau Environnement Santé note le pas franchi par l’arrêt de la Cour de Cassation du 24 septembre 2009 mais souhaite plus largement la reconnaissance des impacts des perturbateurs endocriniens en tant que enjeu prioritaire de santé publique.
+ d’infos sur les similitudes du Distilbène (DES) et du Bisphénol A (BPA) :
- Présentation de Marie-Odile Gobillard Soyer (présidente de HHORAGES)
- Rapport du Breast Cancer Fund Québécois : Etat des connaissances 2008 – La relation entre l’environnement et le cancer du sein (lire à partir de la page 51 ou 53)
+ d’infos sur la comparaison des données animales et humaines qui montre que l’on peut prévoir dans le cas du BPA les impacts similaires du DES (lire la diapositive 15)
>>> Article « Les grenouilles ont des choses à nous apprendre » dans le New York Times du 28 Juin 2009 sur les perturbateurs endocriniens, le distilbène est en cause… (traduction de Guerir.fr)
+ d’infos sur le site internet des filles DES
Le RES soutient le MDRGF
Attaqué par le lobby des raisins de table, le MDRGF (membre du RES) appelle au soutien de tous !
Verdict le 10 février 2010 !
Initiatives des Professionnels de santé contre le BPA
Les professionnels de santé nous alertent sur les dangers du Bisphénol A :
● Dernière actu (7 janvier 2010) : Initiative commune de rappel de la CNMSE (Dominique Le Houezec, pédiatre) et du RES (Marianne Bühler, gynécologue) :
- Lettre ouverte à l’attention des gynécologues et des pédiatres
● Initiatives de Dominique Le Houezec, pédiatre :
- courrier à l’attention de Bledina
- recommandations aux parents d’enfants en bas âge
● Initiative de Brigitte Simonot et Marianne Bühler, gynécologues :
Leur courrier de sensibilisation des gynécologues est repris par la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale
et le Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France
Pour rappel, la CNMSE et le C2DS, associations membres du RES regroupent plusieurs milliers de professionnels de santé
Interpellons les décideurs !
Utilisez votre Droit de Savoir en tant que citoyen, pour vous protéger des substances chimiques les + préoccupantes
Les citoyens peuvent aussi faire pression sur les Etats membres pour qu’ils inscrivent un maximum de substances toxiques à la 2e ainsi qu’aux prochaines éditions de la « Candidate List » (deadline : août 2009).
- Les cyberactions BPA du RES de demande d’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires et les biberons assortie de l’inscription de BPA à la « Candidate List » de REACH vont dans ce sens.
- Pour inscrire encore davantage de substances : Lettre à envoyer au MEDDAT (lettre-type)
- Lettre à envoyer aux producteurs-distributeurs (lettre-type)
D’après REACH les entreprises ne sont tenues de vous informer que sur les substances de la liste des “substances les plus préoccupantes”. Mais le système REACH a tout juste commencé à dresser cette liste – encore très courte à l’heure actuelle. Plus elle sera longue, plus vous aurez d’informations sur ce qui est vraiment dans les produits.
En posant des questions aux entreprises sur les substances chimiques nocives, vous montrez aussi aux autorités que le public se sent concerné par la sécurité des substances chimiques. Cela encourage aussi les gouvernements à inscrire rapidement davantage de substances chimiques nocives sur la liste.
Faites – nous part des réponses que vous recevez des entreprises : res.contact@free.fr ou info@env-health.org ou wecf@wecf.eu
Certains fabricants ont déjà commencé à identifier les produits chimiques nocifs présents dans leurs produits et cherchent des solutions de substitution plus sûres : soit d’autres produits chimiques plus sûrs, soit de nouvelles conceptions ou de nouveaux procédés de fabrication.
Pour + de renseignements:
http://www.greenpeace.org/international/press/reports/chemical-home-company-progress
Interpellons les fabricants et les distributeurs !
Utilisez votre Droit de Savoir en tant que consommateur et/ou salarié, pour inciter les entreprises à fabriquer des produits plus sûrs
Utiliser votre “droit de savoir” est une manière importante d’inciter les entreprises à modifier la fabrication de leurs produits et les ingrédients qu’elles utilisent. Vous pouvez influer sur les types de produits qu’on trouve dans les magasins.
La pression de l’opinion publique est souvent aussi voire plus efficace, que la réglementation. Les entreprises doivent savoir que les citoyens souhaitent des produis plus sûrs, dès maintenant.
Vous pouvez encourager les entreprises à développer et utiliser des alternatives plus sûres.
La société civile et les organisations syndicales ont élaboré plusieurs listes de substances chimiques préoccupantes, sur la base de REACH :
- Le Secrétariat International des Produits Chimiques (ChemSec) a établi la S.I.N. (Substitute It Now) List 1.0, avec 267 substances www.sinlist.org. Ces produits répondent aux critères de REACH concernant les substances chimiques les plus nocives (dont BPA) pour l’environnement et les consommateurs.
- La Confédération européenne des Syndicats (ETUC) propose une liste prioritaire de 306 substances chimiques www.etuc.org/r/830 pour attirer l’attention sur les maladies professionnelles liées aux expositions à ces substances à l’usine ou au travail (dont BPA). Ces substances devraient être substituées pour protéger particulièrement la santé des ouvriers ou des professionnels. Cette liste est complémentaire de la SIN Liste puisque 89 substances de cette liste sont aussi inscrites sur la SIN Liste, couvrant ainsi à elles-deux 484 substances.
→ Consommateurs, Salariés, vous pouvez aussi utiliser et faire connaître ces outils d’action :
Demandez aux entreprises d’utiliser ces listes pour identifier et remplacer les substances nocives en leur adressant une lettre-type
Mode d’emploi de la lettre-type :
Si vous en faites la demande, les fabricants ont l’obligation de vous indiquer dans un délai de 45 jours si l’article contient des substances inscrites sur la Liste REACH des « substances les plus préoccupantes ». L’entreprise doit aussi vous fournir suffisamment d’informations pour utiliser l’article en toute sécurité.
Vous pouvez exiger cette information avant ou après l’achat d’un produit. Vous avez ainsi la possibilité de faire des choix plus informés sur les produits que vous achetez et leur usage.
Poser des questions, c’est aussi montrer aux fabricants que vous préférez des produits plus sûrs. Quand vous faites vos courses, emmenez votre modèle de lettre, remplissez la lettre et donnez-la au magasin ou envoyez-la au fabricant.
A défaut de réponse sous 45 jours, vous pouvez contacter le ministre chargé de REACH dans votre pays, cliquez sur le lien « List of government ministries in charge of chemicals » de la page suivante:
http://www.chemicalshealthmonitor.org/spip.php?rubrique111
Pourquoi REACH ?
Substances chimiques nocives : Nous sommes tous concernés
Depuis quelques temps, les preuves scientifiques se multiplient sur les liens entre les expositions à certaines substances chimiques “industrielles” et les effets sur la santé : allergies, difficultés d’apprentissage, certains cancers, infertilité et autres troubles du système reproducteur. Les sources d’exposition vont de l’air que nous respirons, à notre nourriture, l’eau que nous buvons, tout notre environnement – intérieur et extérieur – jusqu’aux produits que nous utilisons. Par exemple, lorsque nous respirons, les poussières qui se trouvent dans nos maisons ou au travail et qui contiennent des substances chimiques libérées par des produits, pénètrent dans notre corps. Nous absorbons aussi des substances chimiques sous forme de vapeurs (par exemple l’odeur du nouveau canapé/matelas), et directement par la peau (lotions par exemple).
On trouve des substances chimiques nocives dans de nombreux articles de consommation courante comme les produits de soin et cosmétiques, les parfums, les produits ménagers, le mobilier, les appareils électroniques, les matelas, les tapis, les câbles, les textiles, les lampes, les ustensiles de cuisine et les casseroles, les récipients alimentaires, les vêtements, le matériel bureautique, les jouets … D’autant plus que les substances sont rarement indiquées sur les étiquettes, ou bien, parmi la longue liste de substances mentionnées il est difficile de savoir lesquelles peuvent être nocives.
Mieux vaut prévenir – c’est aussi moins coûteux – que gérer les effets néfastes potentiels sur la santé, donc moins il y aura de substances chimiques nocives dans les produits de consommation, meilleure sera la situation. Nous ne voulons pas être exposés, mais d’abord nous devons savoir quelles sont les substances chimiques dangereuses utilisées dans les produits que nous achetons, et quels effets elles peuvent avoir sur nous.
RAPPEL : A quoi sert REACH ?
Le nouveau système européen encadrant les produits chimiques, appelé REACH est en vigueur depuis mi-2007. L’objectif de REACH est de contrôler les substances disponibles sur le marché européen, afin d’améliorer la protection de la santé et de l’environnement.
REACH désigne l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances.
Les produits chimiques concernées sont ceux à base de substances seules ou présentes dans des préparations ou des produits commercialisés en Europe.
Le système est géré par l’Agence européenne des produits chimiques basée à Helsinki.
Depuis juin 2007 et pour une décennie entière, des milliers de substances chimiques seront enregistrées, certaines seront évaluées, et certaines à cause de leurs caractéristiques préoccupantes seront soit autorisées pour quelques utilisations spécifiques soit remplacées par des alternatives plus sûres.
Les substances les plus toxiques appelées « substances les plus préoccupantes » doivent être inscrites régulièrement par les Etats membres sur une « Candidate List » pour autorisation.
- Autorisation signifie que les substances chimiques inscrites sur la « Candidate list » seront interdites sauf pour certaines utilisations qui devront faire l’objet d’une autorisation (dès le 1e gramme).
Les entreprises utilisant de telles substances devront s’assurer qu’une telle autorisation a bien été accordée à une entreprise dans leur chaîne d’approvisionnement, et qu’elles respectent les conditions d’utilisation.
La « Candidate list » inclue donc les substances chimiques susceptibles de causer le cancer, être toxique pour la reproduction (substances aux propriétés dites CMR cancérogène, mutagène et reprotoxique), s’accumuler et persister dans le corps humain (dites PBT persistante, bioaccumulable et toxique) ou encore agir d’autres manières préoccupantes équivalentes comme perturbateurs endocriniens.
- En Octobre 2008, la 1e édition de la « Candidate List » est publiée et les consommateurs européens se voient désormais accordés le Droit de Savoir de la part des industriels si leurs produits contiennent certaines des substances de la « Candidate List ».
Ceci étant la 1e édition de la « Candidate List » n’a retenu que 15 des 1500 à 3000 substances chimiques pouvant être éligibles.
Ainsi seulement quelques unes des substances ci-dessous considérées comme dangereuses (d’après des tests réalisés sur des animaux, procédé standard permettant de déterminer quels substances chimiques sont dangereuses pour l’homme) ont été retenues et d’ailleurs ne sont toujours pas mentionnées sur l’étiquette des produits en contenant :
- 1/ Phtalates (DEHP, DBP, BBP) Di-ethylhexyl phtalate; dibutyl phtalate, benzyl butyl phtalate
- présents dans les cosmétiques, shampoings, crèmes antirides, parfums, certains jouets, textiles, tapis, mobilier, emballages plastique, intérieur des voitures, matelas pour langer, sols, rideaux de douche et autres produits en PVC (polychlorure de vinyle).
- 2/ Retardateurs de flammes bromés (Deca BDE, Penta BDE, HBCDD) Deca / Penta diphényléthers polybromés, hexabromocyclododécane
- présents dans les matelas, tapis, canapés et mobilier souple, textiles (rideaux, dessus de siège, etc) et vêtements (certains pyjamas pour enfants), appareils électriques (les boitiers des ordinateurs personnels et portables, téléphones portables, télés, DVDs), fers à repasser, lampes.
- 3/ Produits chimiques perfluorés (PFOA, PFOSA, PFOS) Acides Perfluoro octanoiques, perfluoro octane sulfamide, sulfonate de perfluoro octane
- présents dans les ustensiles de cuisine anti-adhésifs (PFOA utilisé dans la fabrication), vêtements imperméables, récipients alimentaires; tapis, garnitures de mobilier.
- 4/ Bisphénol A (BPA)
- présents dans les biberons, bouteilles d’eau, revêtements intérieurs des canettes et boîtes de conserve, amalgames dentaires, appareils électriques/électroniques
La 2e édition de la « Candidate List » alimentée par les États membres est attendue en août 2009. Au vu de l’attitude attentiste d’une majorité d’Etats membres, la « Candidate list » ne serait alimentée qu’au rythme de 25 substances par an, il faudrait donc 100 ans pour que la liste soit complète.
Par conséquent, il appartient à l’opinion publique d’AGIR pour que les substances chimiques les plus préoccupantes soient d’une part, pointées par les États dès la 2e édition et d’autre part, remplacées par les industriels qui anticipent la demande des consommateurs.
Pour en savoir + sur :
- le fonctionnement et l’impact de REACH sur la santé publique en français
- le calendrier de REACH (anglais)
Actions citoyennes spéciales REACH
Utilisez votre Droit de Savoir…
- Pour vous protéger des substances chimiques les + préoccupantes (en tant que consommateur et/ou salarié)
- Pour inciter les entreprises à fabriquer des produits plus sûrs (en tant que citoyen)
- Pourquoi ? (REACH : comment s’y retrouver?)
Avec le soutien de notre partenaire HEAL,
en savoir + sur :
- le fonctionnement et l’impact de REACH sur la santé publique en français
- le calendrier de REACH (anglais)
Actions citoyennes spéciales BPA
Participez à la Cyberaction du RES sur le BPA
- POUR L’INTERDICTION DU BPA DANS LES PLASTIQUES ALIMENTAIRES ET L’INSCRIPTION RAPIDE DU BPA A LA LISTE PRIORITAIRE DE REACH, PARTICIPEZ A LA CYBERACTION 304 :
à destination de Madame Roselyne Bachelot, Ministre en charge de la Santé et de Monsieur Jean-Louis Borloo Ministre en charge de l’Environnement.
merci aux participants ! et à ceux qui n’ont pas encore signé, n’hésitez pas à intensifier encore notre action !
- BILAN DE LA CYBERACTION 307 PAR REGION POUR L’INTERDICTION DU BPA DANS LES BIBERONS ET L’INSCRIPTION DU BPA A REACH DANS L’UNION EUROPEENNE :
5.321 Participants ont écrit à leurs Euro-Députés !
18 des 78 Euro-députés français ont signé la Déclaration écrite
Au 2 avril 2009, la majorité des euro-députés de l’Union européenne n’ont pas signé la déclaration écrite 0106/2008, la procédure européenne en l’état actuel des choses est donc caduque. Pour rappel, la déclaration écrite 0106/2008 à l’initiative de Hanne Dahl et d’autres euro-députés aurait permis de demander à la Commission européenne et au Conseil l’interdiction du BisPhénol A dans les biberons en Europe.



