EFSA et conflits d’intérêts : le RES se félicite de la démission de Diana Banati
A la demande de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), Diana Banati, la présidente du conseil d’administration de l’Efsa, a présenté le 8 mai sa démission avec effet immédiat. Cette décision intervient après que la Hongroise a décidé de prendre des responsabilités au sein de l’International Life Science Institute (Ilsi), le lobby de l’industrie agroalimentaire.
Communiqué de presse (19 avril 2012) – Pressings : l’interdiction du perchlo annoncée par le Ministère de la Santé

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pressings : l’interdiction du perchlo annoncée par le Ministère de la Santé
Paris, le 19 avril 2012,
Une délégation du Réseau Environnement Santé (RES), de l’association Générations Futures et de l’Association des Victimes des Émanations de Perchloroéthylène des Pressings (ADVEPP) a été reçue à sa demande aujourd’hui par le Directeur Général de la Santé.
Celui-ci a annoncé le principe de l’interdiction du perchlo dans les pressings selon les modalités suivantes :
- Interdiction immédiate dans les installations nouvelles
- Fermeture immédiate des installations induisant une contamination des riverains supérieure à 1250 microgrammes par mètre cube (1250 µg/m3)
- Arrêt au 1er janvier 2014 des installations de plus de 15 ans
- Arrêt des installations existantes dites non NF au 1er janvier 2018
- Arrêt des installations NF au 1er janvier 2022
Le principe d’un suivi de ces mesures avec nos 3 associations a été acté. La prochaine réunion est prévue fin juin.
Le RES, l’ADVEPP et Générations Futures demandaient que la norme définie par l’Agence de Protection de l’Environnement des États-Unis à 40 µg/m3 soit prise en compte en France. Elles se félicitent néanmoins du changement radical de la politique du Ministère de la Santé qui ne défend plus l’usage contrôlé du perchlo mais accepte le principe de son remplacement.
Le RES, l’ADVEPP et Générations Futures vont continuer à agir pour préserver la santé des riverains et des travailleurs des pressings. Elles les appellent à se manifester auprès des Agences Régionales de Santé et des Préfectures pour obtenir un contrôle de leur contamination.
Conseil de Paris : vœu à l’unanimité pour l’abandon du perchloroéthylène dans les pressings
Le Conseil de Paris a adopté lundi 19 mars 2012 à l’unanimité un vœu des élus EELV demandant que l’utilisation par les pressings du perchloroéthylène, jugé « cancérogène probable », soit progressivement remplacé au profit de « technologies alternatives ».
« Le perchloroéthylène est un solvant utilisé dans 90% des pressings, dans le cadre du nettoyage à sec des vêtements et textiles de maison. Sa toxicité est connue : cancérogène probable, il nuit aux reins et au système nerveux », ont rappelé les élus verts de Paris.
Passage à travers les murs – Ses vapeurs « sont susceptibles de migrer à travers le béton et les planchers et d’exposer les riverains à des irritations des voies respiratoires et des yeux, des vertiges, des nausées, des maux de têtes, et même parfois conduire à la perte de connaissance et à la mort », ont-ils aussi rappelé dans un communiqué. A Nice, la septuagénaire José-Anne Bernard qui vivait au-dessus d’un pressing, en est vraisemblablement décédée en décembre 2009, ont-ils souligné.
« Des pays comme les États-Unis ou le Danemark ont déjà programmé pour 2020 l’abandon du perchloroéthylène et interdit l’installation de nouveaux pressings utilisant ce solvant », a rappelé Denis Baupin, adjoint au maire en charge de l’Environnement.
La ville lanceuse d’alerte – M. Baupin s’est félicité ensuite que, « comme pour le Bisphénol dans les biberons, la ville joue son rôle de lanceur d’alerte et de précurseur lorsque l’état est aux abonnés absents ».
Le vœu des écologistes préconise « la mise en place d’actions de sensibilisation et de formation pour les professionnels, la recherche de dispositifs d’aide publique à la conversion technologique, des diagnostics portant sur la qualité de l’air et l’exposition des travailleurs et des riverains ».
Le produit, interdit dans les nouvelles installations au Danemark et aux États-Unis, est un solvant utilisé pour le nettoyage à sec. Classé depuis 1995 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme cancérogène probable, il peut avoir des effets neurologiques et un impact sur les reins et le foie.
Source AFP.
Le Perchloroéthylène, un cancérigène dans la ville

La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l’occasion pour le Réseau Environnement Santé, l’association Génération Futures et l’association de défense des victimes d’émanations de perchloroéthylène des pressings (ADVEPP) d’attirer l’attention sur le cas du perchloroéthylène solvant utilisé dans les pressings, comme symbole de l’absence de politique sérieuse de lutte contre les causes environnementales du cancer.
Conférence de presse
« Le Perchloroéthylène, un cancérigène dans la ville »
Jeudi 16 février 2012 à 10h30
Mairie du 2e, 8 rue de la banque 75002 Paris – Salle d’exposition
Le cancer constitue la première cause de mortalité en France. Le nombre de nouveaux cas a doublé en 25 ans, dont 1/3 seulement sont liés au changement démographique.
Or, aujourd’hui la question des causes environnementales du cancer n’est pas prise au sérieux par les pouvoirs publics dans notre pays. Le cas du perchloroéthylène en est le triste exemple. Solvant toxique encore utilisé dans plus de 90% des pressings (cancérogène, mais aussi neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique), il intoxique les travailleurs et les riverains.
Les preuves de sa dangerosité ne sont désormais plus à démontrer, au vu des données épidémiologiques chez les travailleurs et les riverains, données cohérentes avec les très nombreuses données expérimentales sur le sujet. Le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a classé le perchloroéthylène cancérogène probable chez l’homme.
Il est inacceptable qu’une telle substance continue d’être utilisée alors même que des alternatives existent. Le gouvernement doit agir au plus vite en interdisant le perchloroéthylène dans les nouvelles installations de nettoyage à sec au lieu de croire à un usage contrôlé. Les cas d’intoxication, y compris mortels, comme celui de Mme Bernard à Nice en 2010 pour lequel le gérant du pressing vient d’être mis en examen, montrent qu’il n’y a pas d’usage contrôlé possible.
Les Etats Unis ont interdit les nouvelles installations en 2006. La France ne doit pas être en retrait par rapport aux Etats Unis de George Bush.
Téléchargez le dossier de presse de la conférence
Les PE, les effets cocktails et les nanos, priorités danoises de l’UE en 2012
Michel Schilling a présenté les priorités du Danemark au cours de sa présidence de l’UE au 1er semestre 2012 (extraits)
A partir du 1er Janvier de l’année prochaine, le Danemark assumera la présidence de l’UE pour les six mois suivants. Cela nous donne un certain nombre d’obligations, mais cela nous donne aussi des possibilités.
C’est un souhait très fort du gouvernement danois de faciliter une transformation verte de l’UE en une société plus écologique et plus économe en ressources. La présidence nous donne une possibilité de suivi de la stratégie Europe 2020 vers une économie verte pour l’Europe afin d’atteindre cet objectif. Nous considérons la «Feuille de route pour une Resource Efficient Europe » de la Commission comme une pierre angulaire dans la transformation verte qui est nécessaire pour guider l’Europe non seulement hors de la crise climatique et de la crise des ressources, mais aussi hors de la crise financière actuelle. Nous proposons de faire du septième programme d’action pour l’environnement (7EAP), renforcé et plus ciblé, un instrument important pour atteindre ces objectifs.
Dossier de Presse (27 octobre 2011) – Mercure Dentaire : la position isolée et incohérente de la France
Les associations NAMD, ATC et le RES ainsi que Jean Huss, auteur d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les risques sanitaires des métaux lourds, ont tenu une conférence de presse jeudi 27 octobre 2011 pour dénoncer la position isolée et incohérente de la France sur ce dossier.
Retrouvez plus d’infos et mes références scientifiques disponibles sur le sujet dans le Dossier de Presse
CONVERGENCE CITOYENNE pour une transition énergétique
Fin aout s’est tenu à Lezan (30) à l’initiative des collectifs contre le gaz et huile de schiste, une convergence citoyenne. Durant 4 jours, du 25 au 28 août 2011, des ateliers, des tables rondes et témoignages, des idées ont permis la rédaction d’une déclaration afin d’avancer vers un quotidien moins énergivore en ressources fossiles, plus respectueux de la démocratie, de la santé et de l’environnement de notre terre et de ses habitants.
Un perturbateur endocrinien, le 3-Benzylidene-camphor, interdit dans les cosmétiques en France
Le 3-Benzylidene-camphor était déjà qualifié par L’Observatoire des Cosmétiques de « Peu sûr sur un plan toxicologique » (voir l’article « Les filtres anti-UV et les écrans solaires« . Déjà quasiment abandonné par l’industrie, ce filtre solaire anti-UVB peut néanmoins encore être présent dans certains produits cosmétiques, et notamment les produits de protection solaire.L’Afssaps avait engagé un travail d’évaluation de la sécurité d’emploi du 3-Benzylidene-camphor, dont les conclusions ont été entérinées par la Commission de Cosmétologie le 15 mars dernier.
L’Afssaps en conclut que le 3-Benzylidene-camphor est susceptible de perturber des fonctions endocriniennes, d’avoir des effets sur la fertilité, et donc de présenter un danger grave pour la santé humaine au sens de l’article L.5312-1 du Code de la santé publique.
Une ruée aveugle ? Les gaz de schiste au centre des questions sanitaires chez l’Homme
Blind Rush? Shale Gas Boom Proceeds amid
Human Health Questions
Human Health Questions
Charles W. SCHMIDT[1]
Environmental Health Perspectives, volume 119 | number 8 | August 2011 •
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En préambule, cet article présente les enjeux économiques et stratégiques de l’exploitation des gaz de schistes. Il montre ensuite que la plupart des zones de forages sont à proximité des lieux de résidence en prenant comme exemple la zone de Fort Worth près du Barnett Shale où existent près de 14.000 forages et où vivent 750.000 personnes avec les premières conséquences et débats publics concernant la fracturation hydraulique qui apparaissent. Les populations bien souvent n’ont pas eu conscience en vendant leur terrain des conséquences écologiques et sanitaires que cette exploitation pouvait engendrer et se retrouvent désormais impuissants devant les compagnies d’exploitation.
La nécessité de réaliser des études sanitaires
Les problèmes sanitaires rencontrés sont à ce jour limités à des témoignages individuels ou de groupes d’habitants mentionnant des maux de tête, saignement de nez, spasmes musculaires, étourdissements, diarrhées. Mais aucune étude scientifique rigoureuse n’a à ce jour été menée et les quelques recherches conduites ont donné des résultats controversés.
L’article prend exemple de la ville de Dish au Texas au milieu de l’exploitation de Barnett. Les habitants se plaignent de bruits, d’odeurs désagréables, de vibrations et de troubles de santé. Des analyses ont donc été réalisées par deux organismes ce qui leur a permis de détecter du disulfure de carbone (issu de la combinaison de méthane et de soufre), du méthyl-éthyl disulfure qui sont des irritants respiratoires, de la peau et des yeux à des niveaux de concentrations excédant les normes de qualité édictées par la Commission Environnementale du Texas. L’autre organisme a détecté aussi des niveaux élevés de benzène, xylènes et de naphtalène. Les services sanitaires du Texas ont donc entrepris de faire des analyses de sang chez les résidents de Dish. Les niveaux de certains polluants chimiques chez ces résidents n’étaient pas plus élevés que la moyenne observée dans 95% de la population américaine. Les niveaux élevés de benzène sont observés essentiellement chez les fumeurs de Dish. L’hypothèse d’une exposition à des polluants autres que ceux provenant des forages de gaz de schiste est donc avancée, bien que les auteurs soulignent que cette étude présente quelques faiblesses méthodologiques comme le fait qu’il n’y ait eu qu’un seul prélèvement, ce qui pourrait exclure des variations liées à des conditions météorologiques ou problèmes technologiques des plateformes de forages.
Dossier spécial « Cosmétiques solaires »
The Environmental Working Group (EWG) a mis en place un site consacré à la question des cosmétiques solaires.
Vous y trouverez un grand nombre d’informations utiles ainsi qu’une base de données recensant les plus grandes marques de cosmétiques solaires.
Aller sur le site Sunscreens (en anglais)
Du gaz dans l’eau – Une nouvelle étude remet en cause les forages d’extraction des Gaz de Schiste
Des concentrations élevées de méthane en moyenne 17 fois supérieures à la normale sont détectées dans 85% des puits d’eau potable situés à 1km de distance des forages (51/60). Grâce à des signatures isotopiques du méthane, les auteurs ont pu déterminer que celui-ci provenait de zones plus profondes de type thermogénique que celui produit dans des couches moins profondes de type mixte biogénique/thermogénique. Cette origine profonde (zones de fracturation) du méthane est confirmée par la présence d’autres gaz à chaine plus longue qui sont des marqueurs de la production profonde. Cependant, l’analyse de la composition chimique des eaux des puits ne montrent pas de contamination par des matières provenant des zones profondes de fracturation (chimiques, éléments radioactifs) ce qui éliminerait la possibilité que le méthane soit véhiculé par la migration des eaux de fracturation au travers des failles. D’autres mécanismes de la migration du méthane dans les puits sont discutés et celui le plus probable serait que des micro-failles se seraient créées permettant le passage du méthane vers les couches géologiques supérieures.
Gaz de schiste – les députés ont tranché !
La proposition de loi visant à réduire la possibilité d’exploiter des gaz de schiste en France a été adoptée à l’Assemblée Nationale. Le Sénat se prononcera à son tour le 1er juin.
Plus d’infos : http://schiste.owni.fr/2011/05/10/loi-contre-les-hydrocarbures-de-schiste-decryptage-dune-usine-a-gaz-huiles-off-shore-jaco/
Les RES tient également à attirer votre attention sur deux articles :
le premier de Theo Colborn aborde l’impact sanitaire potentiel des produits utilisés dans l’exploitation des gaz de schiste aux USA.
le deuxième de Finkel et Adam revient sur la nécessité de l’application du principe de précaution dans l’exploitation des gaz de schiste.
Gaz de schiste – Bilan Toxicologie / Chimie
L’association ATC (Association Toxicologie Chimie) a réalisé un bilan toxicologie-chimie concernant l’exploration et l’exploitation des huiles et gaz de schiste ou hydrocarbures de roche-mère par fracturation hydraulique.
Carte interactive du recensement des accidents provoqués par l’exploitation des GdS aux USA.
L’association américaine Earth Justice a recensé l’ensemble des accidents provoqués par l’exploitation des Gaz de Schiste sur le territoire.
Explosion d’un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie
22 avril 2011
Des milliers de litres d’eaux usées, issues de forages, viennent de s’échapper d’un puits de gaz de schiste à Leroy, une ville américaine située en Pennsylvanie. L’explosion a eu lieu mardi 19 avril, peu avant minuit, lors d’une opération de fracturation hydraulique. Cette dernière consiste à effectuer des mini-séismes en injectant des millions de litres d’eau et de sable sous pression, chargés de produits chimiques. Des équipes de secours auraient réussi à stopper les écoulements le lendemain dans la soirée. Pour autant, ni la compagnie ni le Département pour la protection environnementale de l’État ne peuvent fournir une estimation de la quantité de liquide déversé. Quant aux sept familles résidant à proximité du puits, elles n’ont toujours pas regagné leur domicile, le puits n’étant pas totalement sous contrôle.
La compagnie Chesapeake Energy, qui exploite le puits, a expliqué que cet incident est dû à « une défaillance d’équipement ». L’entreprise a déjà reçu de la part du Département pour la protection de l’environnement 30 avis de violations pour ses opérations de forages, en 2011. En 2008, rapporte Citizenvoice, Chesapeake Energy a été citée 284 fois pour des violations, et a dû mettre en œuvre, à 58 reprises, des mesures demandées par des contrôleurs.
Cet accident survient alors que la mission d’étude en France sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des « hydrocarbures de roche-mère » – gaz et huiles de schiste – vient de remettre son rapport d’étape au gouvernement.
Sophie Chapelle
Gaz naturel : les Allemands inquiets pour leur santé
Par Sophie Chapelle (8 avril 2011)
Des sols et des nappes phréatiques pollués par du mercure et du benzène, du méthane dans l’eau du robinet… Les habitants de Basse-Saxe en Allemagne s’inquiètent des conséquences de l’extraction du gaz naturel par la société américaine ExxonMobil. D’autant que la multinationale envisage aujourd’hui d’explorer les gisements de gaz de schiste dans la région. 
La crainte monte en Basse-Saxe (Allemagne) alors que du mercure et du benzène ont été retrouvés dans le sol. Une équipe de la télévision allemande NDR a réalisé le 21 février dernier un reportage sur ce sujet. Parmi les habitants rencontrés, Erdwin Schoon, qui a retrouvé mortes les quelque 150 carpes de son étang, au printemps dernier. Chaque jour, il voit dépérir les arbres autour de chez lui. Ses études de sang sont alarmantes : elles révèlent un taux de mercure de 1,3 μg/l, alors que la norme est fixée à 0,7 μg/l. Un résultat sanguin semblable pour sa femme.
Erdwin Schoon réside avec sa famille à 200 mètres d’un champ gazier à Söhlingen. De chez lui, il aperçoit l’installation qui filtre les liquides toxiques provenant du gaz naturel. En janvier dernier, une conduite enterrée s’est partiellement corrodée. Résultat : le sol et les nappes phréatiques ont été pollués par du mercure et du benzène. Le responsable de ce champ gazier ? La multinationale américaine ExxonMobil.
Des pollutions suspectes
Reinhard Preil est lui aussi inquiet. Des conduites d’Exxon transportant des liquides et gaz toxiques passent sous son terrain. Ses arbres meurent les uns après les autres. Autre fait marquant : du méthane, relevé dans l’eau, sort des robinets des maisons situées à proximité des champs d’extraction de gaz naturel. Une histoire qui rappelle les images du documentaire Gasland, sur l’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis. Selon le toxicologue Hermann Kruse, il est essentiel d’évaluer rapidement l’impact sanitaire de cette méthode d’extraction du gaz, car « il n’est pas admissible qu’on en arrive à des manifestations cliniques visibles sur la population ».
Du côté d’Exxon Mobil, on assure lors de réunions publiques ne pas avoir eu de précédent en ce sens. Mais cela ne suffit pas à rassurer les résidents de Lünne, dans le district d’Emsland : Exxon projette d’y réaliser des forages, cette fois pour du gaz de schiste. La multinationale a obtenu des concessions pour explorer ce gaz non conventionnel en Basse-Saxe et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Pour Hermann Kruse, les concentrations élevées de benzène relevées dans le sang des habitants prouvent le présence d’une source de benzène sous terre, car normalement, on ne trouve pas de benzène dans le sang. Il préconise, pour éviter des préjudices plus importants, le tarissement de cette source. Ce qui ne va pas dans le sens d’ExxonMobil, plus soucieuse de profit juteux que des risques sanitaires éventuels.
Exxon poursuit l’extraction du gaz
Seuls des prélèvements dans le sol et dans l’eau ont pour le moment été effectués en Basse-Saxe, à proximité des installations extractives. Quelques politiques ont réagi sur la question. Ils demandent notamment à la Landesbergamt, l’administration des mines de la Basse-Saxe, d’« entrer en action », en commençant par la réalisation d’études sur la qualité de l’air. Pointée du doigt car directement responsable de la surveillance d’Exxon, l’administration des mines a commencé l’examen de toutes les conduites en plastique dans la région.
En l’absence de preuves évidentes sur le lien entre les installations d’Exxon et la pollution des nappes et des sols, la multinationale américaine poursuit, comme si de rien n’était, l’extraction du gaz. Le problème a fait néanmoins suffisamment de vagues au cours des derniers mois, pour être inscrit désormais à l’agenda politique du Parlement régional. Et cela au moment où de nombreux pays européens connaissent des mobilisations contre l’exploitation des gaz de schiste, réputée encore plus polluante que celle du gaz conventionnel. Il semble que le slogan des républicains américains partisans d’une intensification des forages en 2008 « Drill, baby drill » [1] soit encore d’actualité. L’extractivisme a encore de beaux jours devant lui.
Sophie Chapelle
Notes
[1] Expression que l’on peut traduire par « Fore, chéri, fore. »
Source : http://www.bastamag.net/article1495.html
Congrès International : Les nanotechnologies et leur impact sur la santé
L’European Academy for Environnemental Medicine organise un congrès sur la thématique « Les Nanotechnologies et leur impact sur la santé, avantages et risques ». Celui-ci aura lieu les 7 et 8 mai 2011 à Würzburg en Allemagne.
Lors de ce congrès international, EUROPAEM va présenter l’état actuel des connaissances scientifiques, et cela grâce au concours d’experts reconnus au niveau international.
Les recommandations du BAPE au Québec sur les Gaz de Schiste
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement a rendu son rapport sur les Gaz de Schiste.
Communiqué de presse (2 mars 2011) – Gaz de Schiste : Un risque sanitaire
Le Réseau Environnement Santé fait part de son opposition aux projets d’exploration des gaz de schiste en raison du risque sanitaire qu’ils induisent :
- Pollution de l’eau : la technique de l’hydrofracturation sous forte pression utilisée pour extraire les gaz de schiste à de très grandes profondeurs (2-3000m) emploie de l’eau, du sable et des produits chimiques. Sur les 944 produits chimiques identifiés utilisés comme acides, bactéricides, fragmenteurs, stabilisateurs d’argile, réducteurs de corrosion, moussants, anti-moussants, agents de soutènement…. la composition complète n’est connue que dans 14% des cas, mais, sur cet échantillon, près de la moitié des substances chimiques composant ces produits sont des perturbateurs endocriniens et autres produits classés CMR (Cancérigène, Mutagène Reprotoxique)[1]. Le risque de contamination des nappes phréatiques est réel, puisque 40% de l’eau injectée est perdue et que des problèmes de fuites ont déjà été mis en évidence aux USA, où ces procédés sont utilisés depuis une dizaine d’années. L’Etat de New-York a d’ailleurs demandé un moratoire par crainte d’une pollution irréversible de l’eau potable qui alimente New York. Il vient d’être révélé que des minerais radioactifs présents dans les couches profondes pouvaient être entrainés dans les eaux de forage récupérées[2].
- Pollution de l’air : des pollutions liées aux torchères de gaz sont constatées. Les eaux de forages récupérées (environ 60%) et stockées dans des bassins de décantation à ciel ouvert favorisent l’évaporation de substances volatiles entrainant une pollution chimique qui pourrait être dommageable pour la santé des populations riveraines au vue de ce qui a déjà rapporté dans les zones de forage (troubles respiratoires, allergies, maux de tête, pelades et décès prématurés chez le bétail). De plus, l’important trafic journalier des camions utilisés pour amener l’eau, le sable, les produits chimiques et ramener le gaz et les eaux polluées, apporte aussi son lot de pollutions et de nuisances (bruit, sécurité, …).
Le RES condamne une politique énergétique qui consiste à piller les dernières ressources fossiles pour une justification énergétique non débattue démocratiquement, au risque de souiller irréversiblement des ressources en eau qui nécessitent au contraire plus que jamais une politique de protection et de préservation. Le RES ne peut que s’opposer à cette technologie qui va ajouter de la pollution à la pollution. La recherche de solutions à la crise énergétique ne peut se faire sans prendre en considération le coût sanitaire. Cette question doit être clairement identifiée.
Le RES apporte son soutien à la coordination des collectifs régionaux mise en place pour empêcher l’installation des puits de forage de gaz de schiste.
[2]. http://www.journaldelenvironnement.net/article/gaz-de-schiste-et-en-plus-c-est-radioactif,21825
Communiqué de Presse (24 février 2011) – Alerte : les nanotechnologies se développent sans pilote
VivAgora, le Réseau Environnement Santé (RES), l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) et Europe-Ecologie-Les Verts s’inquiètent des défaillances de la vigilance en matière de nanotechnologies.
La position de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux
Plusieurs Parcs naturels régionaux se trouvent actuellement confrontés à des autorisations d’exploration et de recherche de gaz de schiste sur leurs territoires.
Consultez le point de vue de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux
Enquête du New York Times : Contamination radioactive des eaux issues du forage de gaz de schiste
Le journal New York Times a publié un article documenté sur la contamination radioactive dans les eaux usées issues du forage de gaz de schiste en Pennsylvanie. 42 puits excèderaient la limite fédérale autorisée (jusqu’à 1500 fois) du radium contenu dans l’eau potable.
Gasdland, un film pour en savoir plus
Un résumé de 20 min du film Gasland (103 min) réalisé par Josh Fox nominé aux Oscars. Il décrit et montre les graves problèmes de contamination de l’eau potable dans les zones proches des puits d’extraction des gaz de schiste.
Gaz de schiste et santé publique
Un rapport édité par l’Institut National de Santé du Québec sur les risques sanitaires liés à l’extraction des gaz de schiste :






