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Dossiers Divers

Les PE, les effets cocktails et les nanos, priorités danoises de l’UE en 2012

Michel Schilling a présenté les priorités du Danemark au cours de sa présidence de l’UE au 1er semestre 2012 (extraits)

A partir du 1er Janvier de l’année prochaine, le Danemark assumera la présidence de l’UE pour les six mois suivants. Cela nous donne un certain nombre d’obligations, mais cela nous donne aussi des possibilités.

C’est un souhait très fort du gouvernement danois de faciliter une transformation verte de l’UE en une société plus écologique et plus économe en ressources. La présidence nous donne une possibilité de suivi de la stratégie Europe 2020 vers une économie verte pour l’Europe afin d’atteindre cet objectif. Nous considérons la «Feuille de route pour une Resource Efficient Europe » de la Commission comme une pierre angulaire dans la transformation verte qui est nécessaire pour guider l’Europe non seulement hors de la crise climatique et de la crise des ressources, mais aussi hors de la crise financière actuelle. Nous proposons de faire du septième programme d’action pour l’environnement (7EAP), renforcé et plus ciblé, un instrument important pour atteindre ces objectifs.

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Dossier de Presse (27 octobre 2011) – Mercure Dentaire : la position isolée et incohérente de la France

Les associations NAMD, ATC et le RES ainsi que Jean Huss, auteur d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les risques sanitaires des métaux lourds, ont tenu une conférence de presse jeudi 27 octobre 2011 pour dénoncer la position isolée et incohérente de la France sur ce dossier.

Retrouvez plus d’infos et mes références scientifiques disponibles sur le sujet dans le Dossier de Presse

Lire la dépêche AFP

CONVERGENCE CITOYENNE pour une transition énergétique

Fin aout s’est tenu à Lezan (30) à l’initiative des collectifs contre le gaz et huile de schiste, une convergence citoyenne. Durant 4 jours, du 25 au 28 août 2011, des ateliers, des tables rondes et témoignages, des idées ont permis la rédaction d’une déclaration afin d’avancer vers un quotidien moins énergivore en ressources fossiles, plus respectueux de la démocratie, de la santé et de l’environnement de notre terre et de ses habitants.

Lire le compte-rendu

Un perturbateur endocrinien, le 3-Benzylidene-camphor, interdit dans les cosmétiques en France

 
C’est une décision en date du 24 août émanant de l’Afssaps. Considérant que ce filtre anti-UV est susceptible « de perturber des fonctions endocriniennes et de représenter un grave danger pour la santé humaine » du fait de présence dans les produits cosmétiques, l’Agence interdit l’utilisation du 3-Benzylidene-camphor en France.
 
30 août 2011 
Le 3-Benzylidene-camphor était déjà qualifié par L’Observatoire des Cosmétiques de « Peu sûr sur un plan toxicologique » (voir l’article « Les filtres anti-UV et les écrans solaires« . Déjà quasiment abandonné par l’industrie, ce filtre solaire anti-UVB peut néanmoins encore être présent dans certains produits cosmétiques, et notamment les produits de protection solaire.L’Afssaps avait engagé un travail d’évaluation de la sécurité d’emploi du 3-Benzylidene-camphor, dont les conclusions ont été entérinées par la Commission de Cosmétologie le 15 mars dernier.
Il en ressort que de nombreuses études récentes, menées in vivo et in vitro, suggèrent que cette substance agit en perturbateur endocrinien, notamment en induisant des modifications des organes reproducteurs.
L’Afssaps en conclut que le 3-Benzylidene-camphor est susceptible de perturber des fonctions endocriniennes, d’avoir des effets sur la fertilité, et donc de présenter un danger grave pour la santé humaine au sens de l’article L.5312-1 du Code de la santé publique.

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Une ruée aveugle ? Les gaz de schiste au centre des questions sanitaires chez l’Homme

Blind Rush? Shale Gas Boom Proceeds amid

Human Health Questions

 

Human Health Questions

Charles W. SCHMIDT[1]

Environmental Health Perspectives, volume 119 | number 8 | August 2011 •

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En préambule, cet article présente les enjeux économiques et stratégiques de l’exploitation des gaz de schistes. Il montre ensuite que la plupart des zones de forages sont à proximité des lieux de résidence en prenant comme exemple la zone de Fort Worth près du Barnett Shale où existent près de 14.000 forages et où vivent 750.000 personnes avec les premières conséquences et débats publics concernant la fracturation hydraulique qui apparaissent. Les populations bien souvent n’ont pas eu conscience en vendant leur terrain des conséquences écologiques et sanitaires que cette exploitation pouvait engendrer et se retrouvent désormais impuissants devant les compagnies d’exploitation.

 

La nécessité de réaliser des études sanitaires

 

Les problèmes sanitaires rencontrés sont à ce jour limités à des témoignages individuels ou de groupes d’habitants mentionnant des maux de tête, saignement de nez, spasmes musculaires, étourdissements, diarrhées. Mais aucune étude scientifique rigoureuse n’a à ce jour été menée et les quelques recherches conduites ont donné des résultats controversés.

L’article prend exemple de la ville de Dish au Texas au milieu de l’exploitation de Barnett. Les habitants se plaignent de bruits, d’odeurs désagréables, de vibrations et de troubles de santé. Des analyses ont donc été réalisées par deux organismes ce qui leur a permis de détecter du disulfure de carbone (issu de la combinaison de méthane et de soufre), du méthyl-éthyl disulfure qui sont des irritants respiratoires, de la peau et des yeux à des niveaux de concentrations excédant les normes de qualité édictées par la Commission Environnementale du Texas. L’autre organisme a détecté aussi des niveaux élevés de benzène, xylènes et de naphtalène. Les services sanitaires du Texas ont donc entrepris de faire des analyses de sang chez les résidents de Dish. Les niveaux de certains polluants chimiques chez ces résidents n’étaient pas plus élevés que la moyenne observée dans 95% de la population américaine. Les niveaux élevés de benzène sont observés essentiellement chez les fumeurs de Dish. L’hypothèse d’une exposition à des polluants autres que ceux provenant des forages de gaz de schiste est donc avancée, bien que les auteurs soulignent que cette étude présente quelques faiblesses méthodologiques comme le fait qu’il n’y ait eu qu’un seul prélèvement, ce qui pourrait exclure des variations liées à des conditions météorologiques ou problèmes technologiques des plateformes de forages.

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Dossier spécial « Cosmétiques solaires »

The Environmental Working Group (EWG) a mis en place un site consacré à la question des cosmétiques solaires.

Vous y trouverez un grand nombre d’informations utiles ainsi qu’une base de données recensant les plus grandes marques de cosmétiques solaires.

Aller sur le site Sunscreens (en anglais)

 

Du gaz dans l’eau – Une nouvelle étude remet en cause les forages d’extraction des Gaz de Schiste

Des concentrations élevées de méthane en moyenne 17 fois supérieures à la normale sont détectées dans 85% des puits d’eau potable situés à 1km de distance des forages (51/60). Grâce à des signatures isotopiques du méthane, les auteurs ont pu déterminer que celui-ci provenait de zones plus profondes de type thermogénique que celui produit dans des couches moins profondes de type mixte biogénique/thermogénique. Cette origine profonde (zones de fracturation) du méthane est confirmée par la présence d’autres gaz à chaine plus longue qui sont des marqueurs de la production profonde. Cependant, l’analyse de la composition chimique des eaux des puits ne montrent pas de contamination par des matières provenant des zones profondes de fracturation (chimiques, éléments radioactifs) ce qui éliminerait la possibilité que le méthane soit véhiculé par la migration des eaux de fracturation au travers des failles. D’autres mécanismes de la migration du méthane dans les puits sont discutés et celui le plus probable serait que des micro-failles se seraient créées permettant le passage du méthane vers les couches géologiques supérieures.

Consultez l’étude complète

Gaz de schiste – les députés ont tranché !

La proposition de loi visant à réduire la possibilité d’exploiter des gaz de schiste en France a été adoptée à l’Assemblée Nationale. Le Sénat se prononcera à son tour le 1er juin.

Plus d’infos : http://schiste.owni.fr/2011/05/10/loi-contre-les-hydrocarbures-de-schiste-decryptage-dune-usine-a-gaz-huiles-off-shore-jaco/

Les RES tient également à attirer votre attention sur deux articles :

le premier de Theo Colborn aborde l’impact sanitaire potentiel des produits utilisés dans l’exploitation des gaz de schiste aux USA.

le deuxième de Finkel et Adam revient sur la nécessité de l’application du principe de précaution dans l’exploitation des gaz de schiste.

Lire le document

Gaz de schiste – Bilan Toxicologie / Chimie

L’association ATC (Association Toxicologie Chimie) a réalisé un bilan toxicologie-chimie concernant l’exploration et l’exploitation des huiles et gaz de schiste ou hydrocarbures de roche-mère par fracturation hydraulique.

Consultez ce rapport

Carte interactive du recensement des accidents provoqués par l’exploitation des GdS aux USA.

L’association américaine Earth Justice a recensé l’ensemble des accidents provoqués par l’exploitation des Gaz de Schiste sur le territoire.

Visionner cette carte

Explosion d’un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie

 22 avril 2011

Des milliers de litres d’eaux usées, issues de forages, viennent de s’échapper d’un puits de gaz de schiste à Leroy, une ville américaine située en Pennsylvanie. L’explosion a eu lieu mardi 19 avril, peu avant minuit, lors d’une opération de fracturation hydraulique. Cette dernière consiste à effectuer des mini-séismes en injectant des millions de litres d’eau et de sable sous pression, chargés de produits chimiques. Des équipes de secours auraient réussi à stopper les écoulements le lendemain dans la soirée. Pour autant, ni la compagnie ni le Département pour la protection environnementale de l’État ne peuvent fournir une estimation de la quantité de liquide déversé. Quant aux sept familles résidant à proximité du puits, elles n’ont toujours pas regagné leur domicile, le puits n’étant pas totalement sous contrôle.

La compagnie Chesapeake Energy, qui exploite le puits, a expliqué que cet incident est dû à « une défaillance d’équipement ». L’entreprise a déjà reçu de la part du Département pour la protection de l’environnement 30 avis de violations pour ses opérations de forages, en 2011. En 2008, rapporte Citizenvoice, Chesapeake Energy a été citée 284 fois pour des violations, et a dû mettre en œuvre, à 58 reprises, des mesures demandées par des contrôleurs.

Cet accident survient alors que la mission d’étude en France sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des « hydrocarbures de roche-mère » – gaz et huiles de schiste – vient de remettre son rapport d’étape au gouvernement.

Sophie Chapelle

 Source :   http://www.bastamag.net/article1522.html

Gaz naturel : les Allemands inquiets pour leur santé

Par Sophie Chapelle (8 avril 2011)

Des sols et des nappes phréatiques pollués par du mercure et du benzène, du méthane dans l’eau du robinet… Les habitants de Basse-Saxe en Allemagne s’inquiètent des conséquences de l’extraction du gaz naturel par la société américaine ExxonMobil. D’autant que la multinationale envisage aujourd’hui d’explorer les gisements de gaz de schiste dans la région. 

 La crainte monte en Basse-Saxe (Allemagne) alors que du mercure et du benzène ont été retrouvés dans le sol. Une équipe de la télévision allemande NDR a réalisé le 21 février dernier un reportage sur ce sujet. Parmi les habitants rencontrés, Erdwin Schoon, qui a retrouvé mortes les quelque 150 carpes de son étang, au printemps dernier. Chaque jour, il voit dépérir les arbres autour de chez lui. Ses études de sang sont alarmantes : elles révèlent un taux de mercure de 1,3 μg/l, alors que la norme est fixée à 0,7 μg/l. Un résultat sanguin semblable pour sa femme.

Erdwin Schoon réside avec sa famille à 200 mètres d’un champ gazier à Söhlingen. De chez lui, il aperçoit l’installation qui filtre les liquides toxiques provenant du gaz naturel. En janvier dernier, une conduite enterrée s’est partiellement corrodée. Résultat : le sol et les nappes phréatiques ont été pollués par du mercure et du benzène. Le responsable de ce champ gazier ? La multinationale américaine ExxonMobil.

Des pollutions suspectes

Reinhard Preil est lui aussi inquiet. Des conduites d’Exxon transportant des liquides et gaz toxiques passent sous son terrain. Ses arbres meurent les uns après les autres. Autre fait marquant : du méthane, relevé dans l’eau, sort des robinets des maisons situées à proximité des champs d’extraction de gaz naturel. Une histoire qui rappelle les images du documentaire Gasland, sur l’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis. Selon le toxicologue Hermann Kruse, il est essentiel d’évaluer rapidement l’impact sanitaire de cette méthode d’extraction du gaz, car « il n’est pas admissible qu’on en arrive à des manifestations cliniques visibles sur la population ».

Du côté d’Exxon Mobil, on assure lors de réunions publiques ne pas avoir eu de précédent en ce sens. Mais cela ne suffit pas à rassurer les résidents de Lünne, dans le district d’Emsland : Exxon projette d’y réaliser des forages, cette fois pour du gaz de schiste. La multinationale a obtenu des concessions pour explorer ce gaz non conventionnel en Basse-Saxe et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Pour Hermann Kruse, les concentrations élevées de benzène relevées dans le sang des habitants prouvent le présence d’une source de benzène sous terre, car normalement, on ne trouve pas de benzène dans le sang. Il préconise, pour éviter des préjudices plus importants, le tarissement de cette source. Ce qui ne va pas dans le sens d’ExxonMobil, plus soucieuse de profit juteux que des risques sanitaires éventuels.

Exxon poursuit l’extraction du gaz

Seuls des prélèvements dans le sol et dans l’eau ont pour le moment été effectués en Basse-Saxe, à proximité des installations extractives. Quelques politiques ont réagi sur la question. Ils demandent notamment à la Landesbergamt, l’administration des mines de la Basse-Saxe, d’« entrer en action », en commençant par la réalisation d’études sur la qualité de l’air. Pointée du doigt car directement responsable de la surveillance d’Exxon, l’administration des mines a commencé l’examen de toutes les conduites en plastique dans la région.

En l’absence de preuves évidentes sur le lien entre les installations d’Exxon et la pollution des nappes et des sols, la multinationale américaine poursuit, comme si de rien n’était, l’extraction du gaz. Le problème a fait néanmoins suffisamment de vagues au cours des derniers mois, pour être inscrit désormais à l’agenda politique du Parlement régional. Et cela au moment où de nombreux pays européens connaissent des mobilisations contre l’exploitation des gaz de schiste, réputée encore plus polluante que celle du gaz conventionnel. Il semble que le slogan des républicains américains partisans d’une intensification des forages en 2008 « Drill, baby drill » [1] soit encore d’actualité. L’extractivisme a encore de beaux jours devant lui.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Expression que l’on peut traduire par « Fore, chéri, fore. »

Source :  http://www.bastamag.net/article1495.html

Congrès International : Les nanotechnologies et leur impact sur la santé

 

 

L’European Academy for Environnemental Medicine organise  un congrès sur la thématique « Les Nanotechnologies et leur impact sur la santé, avantages et risques ». Celui-ci aura lieu les 7 et 8 mai 2011 à Würzburg en Allemagne.

Lors de ce congrès international, EUROPAEM va présenter l’état actuel des connaissances scientifiques, et cela grâce au concours d’experts reconnus au niveau international.

Consultez le programme

Les recommandations du BAPE au Québec sur les Gaz de Schiste

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement a rendu son rapport sur les Gaz de Schiste.

Lire l’article de Radio Canada

Communiqué de presse (2 mars 2011) – Gaz de Schiste : Un risque sanitaire

Le Réseau Environnement Santé fait part de son opposition aux projets d’exploration des gaz de schiste en raison du risque sanitaire qu’ils induisent :

- Pollution de l’eau : la technique de l’hydrofracturation sous forte pression utilisée pour extraire les gaz de schiste à de très grandes profondeurs (2-3000m) emploie de l’eau, du sable et des produits chimiques. Sur les 944 produits chimiques identifiés utilisés comme acides, bactéricides, fragmenteurs, stabilisateurs d’argile, réducteurs de corrosion, moussants, anti-moussants, agents de soutènement…. la composition complète n’est connue que dans 14% des cas, mais, sur cet échantillon, près de la moitié des substances chimiques composant ces produits sont des perturbateurs endocriniens et autres produits classés CMR (Cancérigène, Mutagène Reprotoxique)[1]. Le risque de contamination des nappes phréatiques est réel, puisque 40% de l’eau injectée est perdue et que des problèmes de fuites ont déjà été mis en évidence aux USA, où ces procédés sont utilisés depuis une dizaine d’années. L’Etat de New-York a d’ailleurs demandé un moratoire par crainte d’une pollution irréversible de l’eau potable qui alimente New York. Il vient d’être révélé que des minerais radioactifs présents dans les couches profondes pouvaient être entrainés dans les eaux de forage récupérées[2].

- Pollution de l’air : des pollutions liées aux torchères de gaz sont constatées. Les eaux de forages récupérées (environ 60%) et stockées dans des bassins de décantation à ciel ouvert favorisent l’évaporation de substances volatiles entrainant une pollution chimique qui pourrait être dommageable pour la santé des populations riveraines au vue de ce qui a déjà rapporté dans les zones de forage (troubles respiratoires, allergies, maux de tête, pelades et décès prématurés chez le bétail). De plus, l’important trafic journalier des camions utilisés pour amener l’eau, le sable, les produits chimiques et ramener le gaz et les eaux polluées, apporte aussi son lot de pollutions et de nuisances (bruit, sécurité, …).

Le RES condamne une politique énergétique qui consiste à piller les dernières ressources fossiles pour une justification énergétique non débattue démocratiquement, au risque de souiller irréversiblement des ressources en eau qui nécessitent au contraire plus que jamais une politique de protection et de préservation. Le RES ne peut que s’opposer à cette technologie qui va ajouter de la pollution à la pollution. La recherche de solutions à la crise énergétique ne peut se faire sans prendre en considération le coût sanitaire. Cette question doit être clairement identifiée.

Le RES apporte son soutien à la coordination des collectifs régionaux mise en place pour empêcher l’installation des puits de forage de gaz de schiste.

 

[1]. Colborn, T., C. Kwiatkowski, K. Schultz & M. Bachran. Natural Gas Operations from a Public Health Perspective. International Journal of Human and Ecological Risk Assessment., 2010/09/04

[2]. http://www.journaldelenvironnement.net/article/gaz-de-schiste-et-en-plus-c-est-radioactif,21825

Communiqué de Presse (24 février 2011) – Alerte : les nanotechnologies se développent sans pilote

VivAgora, le Réseau Environnement Santé (RES), l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) et Europe-Ecologie-Les Verts s’inquiètent des défaillances de la vigilance en matière de nanotechnologies.

Lire notre Communiqué de Presse commun

120 scientifiques s’élèvent contre les GdS au Québec

Lire l’article de Maxisciences

La position de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

Plusieurs Parcs naturels régionaux se trouvent actuellement confrontés à des autorisations d’exploration et de recherche de gaz de schiste sur leurs territoires.

Consultez le point de vue de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

Enquête du New York Times : Contamination radioactive des eaux issues du forage de gaz de schiste

Le journal New York Times a publié un article documenté sur la contamination radioactive dans les eaux usées issues du forage de gaz de schiste en Pennsylvanie. 42 puits excèderaient la limite fédérale autorisée (jusqu’à 1500 fois) du radium contenu dans l’eau potable.

Lire l’article du New York Times (en anglais)

Gasdland, un film pour en savoir plus

Un résumé de 20 min du film Gasland (103 min) réalisé par Josh Fox nominé aux Oscars. Il décrit et montre les graves problèmes de contamination de l’eau potable dans les zones proches des puits d’extraction des gaz de schiste.

Gaz de schiste et santé publique

Un rapport édité par l’Institut National de Santé du Québec sur les risques sanitaires liés à l’extraction des gaz de schiste :

Consultez le rapport

EPA publie son rapport sur l’impact de l’extraction des gaz de schiste sur l’eau potable

L’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) aux USA a publié son programme de recherche soumis à un groupe d’experts scientifiques indépendants le Science Advisory Board (SAB) sur l’impact de l’extraction des gaz de schiste sur l’eau potable : «Draft Plan to Study the Potential Impacts of Hydraulic Fracturing on Drinking Water Resources ».

L’objectif de cette recherche proposée depuis mars 2010 mais rendue publique début février 2011 est d’évaluer les risques de contamination des nappes aquifères à toutes les étapes de l’extraction des gaz. Le SAB rendra son avis vers le 7 mars 2011 en tenant compte des avis qui lui seront communiqués par les industriels et le public. L’EPA révisera son programme d’études en fonction de ces remarques et rendra publique les résultats des recherches vers la fin 2012 avec comme objectif un rapport complémentaire en 2014.

Lire le rapport complet de l’EPA

Gaz non conventionnels, attention danger !

Un document écrit par Eric Delhaye sur la technologie des gaz de schiste, ses enjeux et ses risques environnementaux et sanitaires.

Lire le document

 

Article Nanomatériaux – Cosmétiques solaires

Les nanomatériaux sont définis comme les matériaux de taille nanométrique. Un nanomètre correspond à un milliardième de mètre. Cela correspond à la taille des atomes. Les nanoparticules existent dans notre environnement (fumées de gaz d’échappement Diesel ou de feux de forêts), mais on sait aujourd’hui construire la matière à partir des atomes ce qui a donné naissance aux nanotechnologies.

Des utilisations multiples ont été développées et sont commercialisées, sans qu’une évaluation des risques ait été faite a priori. Selon les fabricants de nanomatériaux, l’absence d’évaluation se justifie au nom d’un « principe d’équivalence », qui n’a pourtant aucune base scientifique. Le « principe équivalence en substance » est le suivant : une substance chimique sous forme nano ou sous forme micro (formulation classique) reste identique. Or si la substance chimique reste la même sous formulation classique et sous forme nano, le produit final sous forme nano n’est pas le même que sous une formulation classique.

L’illustration de cette différence entre une substance à l’état classique et à l’état nano est donnée par le dioxyde de titane, constituant traditionnel des crèmes solaires. Les crèmes anciennes sont blanches et les crèmes nano sont translucides. Certains métaux, comme l’aluminium, forment à l’état nano des mélanges explosifs à l’air.

Ainsi, la formule chimique ne suffit pas à caractériser la toxicité de ces matériaux, car avec une taille 100 000 fois plus petite que celle d’une cellule, ils ont la capacité de passer les barrières biologiques.

La question des risques liés à ces nanomatériaux tient donc à la caractéristique intrinsèque de la taille mais aussi du mode de fonctionnement (différent à l’état nano).

Tout cela aurait dû conduire, à l’évidence, à l’application du principe de précaution. Au contraire, aucune analyse a priori des risques n’a été faite et des utilisations grand public ont été développées, comme les émulsifiants dans l’alimentation ou les crèmes solaires. Le consommateur n’a aucune possibilité de le savoir, faute d’obligation d’étiquetage. L’analyse faite par Environmental Working Group sur les cosmétiques utilisés aux Etats Unis met en évidence la présence de zinc et de titane sous forme de nanomatériaux dans ne nombreuses formulations.

On est là dans une situation de même nature que celle des OGM : « principe d’équivalence en substance » justifiant l’autorisation et la commercialisation de produits sans évaluation, question de l’étiquetage (partiel en matière d’OGM mais encore complètement absent en matière de nano).

Les données toxicologiques commencent à être produites. Elles montrent que les nanoparticules franchissent aisément les barrières cellulaires induisant stress oxydatif, inflammation et mutation de l’ADN. Elles conduisent à considérer que le risque est plus lié à la surface qu’au poids de ces nanoparticules (Oberdörster, 2005).

Les données sont contradictoires pour ce qui est de la pénétration cutanée. Le rapport EWG sur les crèmes solaires publié en juillet 2009 (cité par ailleurs) fait référence à 16 études d’origine universitaire montrant, sur une base expérimentale, une absence de pénétration cutanée pour les nanomatériaux à base de titane et de zinc. Une étude récente (Mortensen, 2008) montre cependant qu’il y a pénétration sur une peau endommagée par les UV solaires.

Une analyse plus fine de ces données est donc à faire, en prenant également en considération le bénéfice de la protection contre les UV, mais aussi les risques pour l’environnement.

Le RES soutient l’initiative de constituer une Alliance Citoyenne pour l’Evaluation des Nanotechnologies, lancée par plusieurs ONG dont Vivagora (organisateur des nanoforums) et 2 des membres fondateurs du RES (Fondation Sciences Citoyennes et WWF-France).

Références :

Oberdörster G, Oberdörster E, Oberdörster J. Nanotoxicology: an emerging discipline evolving from studies of ultrafine particles. Environ Health Perspect. 2005 Jul;113(7):823-39.

Department of Environmental Medicine, University of Rochester, Rochester, New York 14642, USA. Gunter_Oberdorster@urmc.rochester.edu

Although humans have been exposed to airborne nanosized particles (NSPs; < 100 nm) throughout their evolutionary stages, such exposure has increased dramatically over the last century due to anthropogenic sources. The rapidly developing field of nanotechnology is likely to become yet another source through inhalation, ingestion, skin uptake, and injection of engineered nanomaterials. Information about safety and potential hazards is urgently needed. Results of older biokinetic studies with NSPs and newer epidemiologic and toxicologic studies with airborne ultrafine particles can be viewed as the basis for the expanding field of nanotoxicology, which can be defined as safety evaluation of engineered nanostructures and nanodevices. Collectively, some emerging concepts of nanotoxicology can be identified from the results of these studies. When inhaled, specific sizes of NSPs are efficiently deposited by diffusional mechanisms in all regions of the respiratory tract. The small size facilitates uptake into cells and transcytosis across epithelial and endothelial cells into the blood and lymph circulation to reach potentially sensitive target sites such as bone marrow, lymph nodes, spleen, and heart. Access to the central nervous system and ganglia via translocation along axons and dendrites of neurons has also been observed. NSPs penetrating the skin distribute via uptake into lymphatic channels. Endocytosis and biokinetics are largely dependent on NSP surface chemistry (coating) and in vivo surface modifications. The greater surface area per mass compared with larger-sized particles of the same chemistry renders NSPs more active biologically. This activity includes a potential for inflammatory and pro-oxidant, but also antioxidant, activity, which can explain early findings showing mixed results in terms of toxicity of NSPs to environmentally relevant species. Evidence of mitochondrial distribution and oxidative stress response after NSP endocytosis points to a need for basic research on their interactions with subcellular structures. Additional considerations for assessing safety of engineered NSPs include careful selections of appropriate and relevant doses/concentrations, the likelihood of increased effects in a compromised organism, and also the benefits of possible desirable effects. An interdisciplinary team approach (e.g., toxicology, materials science, medicine, molecular biology, and bioinformatics, to name a few) is mandatory for nanotoxicology research to arrive at an appropriate risk assessment.

Mortensen LJ, Oberdörster G, Pentland AP, Delouise LA. In vivo skin penetration of quantum dot nanoparticles in the murine model: the effect of UVR. Nano Lett. 2008 Sep;8(9):2779-87.

Department of Biomedical Engineering, University of Rochester, Rochester New York 14642, USA.

Ultraviolet radiation (UVR) has widespread effects on the biology and integrity of the skin barrier. Research on the mechanisms that drive these changes, as well as their effect on skin barrier function, has been ongoing since the 1980s. However, no studies have examined the impact of UVR on nanoparticle skin penetration. Nanoparticles (NP) are commonly used in sunscreens and other cosmetics, and since consumer use of sunscreen is often applied to sun damaged skin, the effect of UVR on NP skin penetration is a concern due to potential toxicity. In this study, we investigate NP skin penetration by employing an in vivo semiconductor quantum dot nanoparticle (QD) model system. This model system improves NP imaging capabilities and provides additional primary interest due to widespread and expanding use of QD in research applications and manufacturing. In our experiments, carboxylated QD were applied to the skin of SKH-1 mice in a glycerol vehicle with and without UVR exposure. The skin collection and penetration patterns were evaluated 8 and 24 h after QD application using tissue histology, confocal microscopy, and transmission electron microscopy (TEM) with EDAX analysis. Low levels of penetration were seen in both the non-UVR exposed mice and the UVR exposed mice. Qualitatively higher levels of penetration were observable in the UVR exposed mice. These results are the first for in vivo QD skin penetration, and provide important insight into the ability of QD to penetrate intact and UVR compromised skin barrier. Our findings raise concern that NP of similar size and surface chemistry, such as metal oxide NP found in sunscreens, may also penetrate UV damaged skin.

Article Perturbateurs Endocriniens – Cosmétiques solaires

Les perturbateurs endocriniens (PE) dans les crèmes solaires représentent un risque pour l’adulte, mais aussi pour l’enfant.

L’attention a commencé à être attirée sur les risques liés aux PE dans les filtres anti-UV à la suite de la publication en 2001 d’un article de chercheurs de l’Institut de Pharmacologie et de Toxicologie de l’Université de Zürich (Schlumpf, 2001).

Cette étude montrait que 5 substances sur les 6 testées induisaient une réponse positive sur le test classique de détection de l’activité oestrogénique (sur cellules humaines de cancer du sein MCF-7) à des concentrations relativement faibles (de l’ordre du µM ou micromolaire). Ces substances, dont l’utilisation est très fréquente non seulement dans les crèmes solaires, mais aussi dans les produits anti-âge, les baumes à lèvres ou les crèmes hydratantes, étaient les suivantes : benzophénone-3 (BP3) appelée aussi oxybenzone, homosalate (HMS), 4-méthyl-benzylidène camphre (4-MBC), octyl-méthoxycinnamate (OMC), et octyl-diméthyl-PABA (OD-PABA). La 6e, le butyl-méthoxydibenzoylméthane (B-MDM) était inactive.

Le 2nd test classique, dit utérotrophique (il mesure la croissance du poids de l’utérus chez le rongeur après intoxication par voie orale) était positif : nettement pour 2 de ces substances (4-MBC et OMC), plus faiblement pour BP3 et négatif pour les 3 autres. Le même phénomène était observé après application de 4-MBC sur la peau des rats.

Ces résultats ont été complétés par la même équipe, notamment en regardant les conséquences de l’exposition parentale sur la descendance (Schlumpf, 2004, 2008) :

- Effets oestrogéniques (Cellules MCF-7) pour 8 substances sur 9 : benzophénones 1, 2 et 3 (BP1, BP2, BP3), 3-BC, 4-MBC, HMS, OD-PABA, OMC. Aucun effet avec B-MDM.

- Effets anti-androgéniques pour 2/9 (Cellules MDA) : BP3 et HMS.

- Augmentation du poids de l’utérus pour 6 substances sur 9 : BP1, BP2, BP3, 3-BC, 4-MBC, OMC.

- 4-MBC et 3-BC retardent l’âge de la puberté chez les mâles et affectent le poids des organes de la reproduction dans la descendance mâle et femelle.

D’autres équipes ont confirmé ces résultats notamment en montrant des effets additifs (Henneweer, 2005), dont au moins une équipe travaillant pour l’industrie chimique (pour le 4-MBC, Tinwell, 2002).

La toute dernière étude de l’équipe suisse (Faass, 2009) est particulièrement intéressante. Deux substances (4-MBC et 3-BC) ont été testées. La première a été détectée dans le lait de la femme, ce qui conduit évidemment à s’interroger sur les risques pour l’enfant, consécutifs à cette exposition maternelle. Le protocole était le suivant : les 2 substances étaient administrées à des rats dans la nourriture des parents avant accouplement, pendant la gestation et pendant la lactation, ainsi qu’à leurs descendants jusqu’à l’âge adulte.

Le comportement sexuel des rats femelles a été ensuite observé. Les 2 substances diminuent les comportements de préparation à l’accouplement et augmente le rejet des mâles. Le cycle menstruel n’était pas affecté par 4-MBC, mais par 3-BC. Des modifications de l’expression des gènes impliqués dans le comportement sexuel des femelles ont pu être mises en évidence. Ces effets surviennent à des concentrations proches de celles mesurées dans le lait maternel humain.

Deux études américaines récentes menées par un laboratoire des CDC (Centers for Disease Control) auprès de 2517 personnes âgées de plus de 6 ans montrent une imprégnation de quasiment toute la population américaine à une de ces substances, le BP3 : 96,8 % des échantillons d’urine contenaient en effet du BP3 (Calafat 2008). Les femmes étaient environ 2 fois plus exposées que les hommes. Plus curieusement, les Blancs (non Hispaniques) étaient 2 fois plus imprégnés que les Mexicains et 3 fois plus que les Noirs.

La même équipe a mis en évidence une imprégnation des prématurés (Calafat, 2009). Le taux était plus faible que celui des enfants mesurés par ailleurs, mais BP3 était cependant trouvé dans presque tous les échantillons. Cette étude montre par ailleurs une imprégnation plus élevée que la moyenne chez cette population pour d’autres perturbateurs endocriniens connus comme le BPA ou les phtalates.

La question se pose en effet de savoir quel est l’impact non seulement spécifiquement de ces substances présentes dans les crèmes solaires, mais du cocktail de perturbateurs endocriniens qui imprègnent aujourd’hui l’espèce humaine sur toute la planète.

Autre question montante qui en découle : ces substances sont retrouvées dans l’environnement, notamment dans l’eau, mais aussi dans les poissons. Avec quelles conséquences ?

Il n’y a pour l’instant pas de preuve épidémiologique chez l’homme, mais cette preuve semble difficile, si ce n’est impossible, à obtenir. D’une part, quasiment toute la population est imprégnée (nous disposons des données américaines, mais il serait souhaitable d’avoir des données françaises), d’autre part, cela supposerait d’attendre plusieurs décennies pour pouvoir évaluer les effets, comme par exemple le cancer du sein, ce que suggèrent les effets oestrogéniques de ces substances. C’est éthiquement inacceptable.

Le principe de précaution a justement été élaboré pour gérer ce type de situation en cas de « risques graves et irréversibles ». Des risques de cancers, des atteintes de la reproduction, des atteintes transgénérationnelles, la quasi-totalité de la population concernée… on est bien dans le cas de « risques graves et irréversibles ».

Il est donc préférable d’éviter d’exposer toute la population à ce type de substances. Les essais faits par l’ONG américaine Environmental Working Group montrent que des produits de substitution existent qui répondent à la fois aux exigences de protection contre les UV et d’absence d’impact sanitaire.

Résumés des articles cités :

Schlumpf M, Cotton B, Conscience M, Haller V, Steinmann B, Lichtensteiger W. In vitro and in vivo estrogenicity of UV screens.Environ Health Perspect. 2001 Mar;109(3):239-44. Erratum in: Environ Health Perspect. 2001 Nov;109(11):A517. Comment in: Environ Health Perspect. 2001 Nov;109(11):A517.

Institute of Pharmacology and Toxicology, University of Zurich, Winterthurerstrasse 190, CH-8057 Zurich, Switzerland. schlumpm@pharma.unizh.ch

Ultraviolet (UV) screens are increasingly used as a result of growing concern about UV radiation and skin cancer; they are also added to cosmetics and other products for light stability. Recent data on bioaccumulation in wildlife and humans point to a need for in-depth analyses of systemic toxicology, in particular with respect to reproduction and ontogeny. We examined six frequently used UVA and UVB screens for estrogenicity in vitro and in vivo. In MCF-7 breast cancer cells, five out of six chemicals, that is, benzophenone-3 (BP3), homosalate (HMS), 4-methyl-benzylidene camphor (4-MBC), octyl-methoxycinnamate (OMC), and octyl-dimethyl-PABA (OD-PABA), increased cell proliferation with median effective concentrations (EC(50)) values between 1.56 and 3.73 microM, whereas butyl-methoxydibenzoylmethane (B-MDM) was inactive. Further evidence for estrogenic activity was the induction of pS2 protein in MCF-7 cells and the blockade of the proliferative effect of 4-MBC by the estrogen antagonist ICI 182,780. In the uterotrophic assay using immature Long-Evans rats that received the chemicals for 4 days in powdered feed, uterine weight was dose-dependently increased by 4-MBC (ED(50 )309mg/kg/day), OMC (ED(50) 935 mg/kg/day), and weakly by BP3 (active at 1,525 mg/kg/day). Three compounds were inactive by the oral route in the doses tested. Dermal application of 4-MBC to immature hairless (hr/hr) rats also increased uterine weight at concentrations of 5 and 7.5% in olive oil. Our findings indicate that UV screens should be tested for endocrine activity, in view of possible long-term effects in humans and wildlife.

Schlumpf M, Schmid P, Durrer S, Conscience M, Maerkel K, Henseler M, Gruetter M, Herzog I, Reolon S, Ceccatelli R, Faass O, Stutz E, Jarry H, Wuttke W, Lichtensteiger W. Endocrine activity and developmental toxicity of cosmetic UV filters–an update. Toxicology. 2004 Dec 1;205(1-2):113-22.

Institute of Pharmacology and Toxicology, University of Zurich, Winterthurerstrasse 190, CH-8057 Zurich, Switzerland. schlumpm@pharam.unizh.ch

UV filters represent a new class of endocrine active chemicals. In vitro, 8/9 chemicals showed estrogenic (MCF-7 cells), and 2/9 antiandrogenic activity (MDA-kb2 cells). Six/nine filters (benzophenone (Bp)-1, BP2, BP3, 3-benzylidene camphor (3-BC), 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC), octyl-methoxycinnamate (OMC)) increased uterine weight in immature rats. 3-Benzylidene camphor and 4-MBC displaced 16alpha125I-estradiol from human estrogen receptor (ER)beta, not ERalpha. Developmental toxicity of 4-MBC (0.7-47 mg/kg body weight/day) and 3-BC (0.24-7 mg/kg), administered in chow was investigated in Long Evans (LE) rats. Weight gain of pregnant rats was reduced only by 3-BC, early postnatal survival rate and thymus weight by both compounds at higher doses. 4-Methylbenzylidene camphor and 3-BC delayed male puberty, and dose-dependently affected reproductive organ weights of adult male and female F1 offspring, with partly different effect patterns. Thyroid weight was increased by higher 4-MBC doses. Tissue-specific changes in mRNA levels of estrogen-regulated genes in prostate, uterus and brain regions, determined by real-time PCR, and in their response to acute estradiol challenge in adult gonadectomized offspring were observed. Lowest effective doses were 0.24 mg/kg/day for 3-BC and 7 mg/kg/day for 4-MBC. Fat tissue levels at 7 mg/kg 4-MBC (GC-MS) approached the range of UV filters in fish (Nagtegaal et al., 1997; Balmer et al., 2004).

Tinwell H, Lefevre PA, Moffat GJ, Burns A, Odum J, Spurway TD, Orphanides G, Ashby J. Confirmation of uterotrophic activity of 3-(4-methylbenzylidine)camphor in the immature rat. Environ Health Perspect. 2002 May;110(5):533-6.

Syngenta Central Toxicology Laboratory, Cheshire, United Kingdom.

In this study we found that the ultraviolet sunscreen component 3-(4 methylbenzylidine)camphor (4MBC) is uterotrophic in immature rats when administered by either subcutaneous injection or oral gavage. These data confirm earlier reports of uterotrophic activity for this agent when administered to immature rats in the diet or by whole-body immersion; however, they are in contrast to negative unpublished immature rat uterotrophic assay results. Data also indicate that 4MBC binds to isolated rat uterine estrogen receptors and shows activity in a human estrogen receptor yeast transactivation assay; however, we considered both of these effects equivocal. In this study, we confirmed the original observation that 4MBC was active as a mitogen to MCF-7 breast cancer cells. We evaluated and discounted the possibility that the estrogenic activity of 4MBC is related to its bulky camphor group, which is of similar molecular dimensions to that of the weak estrogen kepone. Uncertainty remains regarding the mechanism of the uterotrophic activity of 4MBC.

Schlumpf M, Durrer S, Faass O, Ehnes C, Fuetsch M, Gaille C, Henseler M, Hofkamp L, Maerkel K, Reolon S, Timms B, Tresguerres JA, Lichtensteiger W. Developmental toxicity of UV filters and environmental exposure: a review. Int J Androl. 2008 Apr;31(2):144-51.

GREEN Tox and Institute of Anatomy, University of Zurich, Zurich, Switzerland. margret.schlumpf@access.uzh.ch

Several ultraviolet (UV) filters exhibit estrogenic, some also anti-androgenic activity. They are present in waste water treatment plants, surface waters and biosphere including human milk, suggesting potential exposure during development. Developmental toxicity was studied in rats for the UV filters 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC, 0.7, 7, 24, 47 mg/kg/day) and 3-benzylidene camphor (3-BC, 0.07, 0.24, 0.7, 2.4, 7 mg/kg/day) administered in chow to the parent generation before mating, during pregnancy and lactation, and to the offspring until adulthood. Neonates exhibited enhanced prostate growth after 4-MBC and altered uterine gene expression after both chemicals. 4-MBC and 3-BC delayed male puberty and affected reproductive organ weights of adult offspring. Effects on the thyroid axis were also noted. Expression and oestrogen sensitivity of oestrogen-regulated genes and nuclear receptor coregulator levels were altered at mRNA and protein levels in adult uterus, prostate and brain regions involved in gonadal control and sexual behaviour. Female sexual behaviour was impaired by both filters; 3-benzylidene camphor caused irregular cycles. Classical endpoints exhibited lowest observed adverse effect levels (LOAELs) and no observed adverse effect levels (NOAELs) of 7/0.7 mg/kg for 4-MBC and 0.24/0.07 mg/kg for 3-BC. Molecular endpoints were affected by the lowest doses studied. Our data indicate that the potential risk posed by endocrine active UV filters warrants further investigations.

Heneweer M, Muusse M, van den Berg M, Sanderson JT. Additive estrogenic effects of mixtures of frequently used UV filters on pS2-gene transcription in MCF-7 cells. Toxicol Appl Pharmacol. 2005 Oct 15;208(2):170-7.

Institute for Risk Assessment Sciences, Utrecht University, PO Box 80176, 3508 TD Utrecht, The Netherlands. M.Heneweer@iras.uu.nl

In order to protect consumers from ultraviolet (UV) radiation and enhance light stability of the product, three to eight UV filters are usually added to consumer sunscreen products. High lipophilicity of the UV filters has been shown to cause bioaccumulation in fish and humans, leading to environmental levels of UV filters that are similar to those of PCBs and DDT. In this paper, estrogen-regulated pS2 gene transcription in the human mammary tumor cell line MCF-7 was used as a measure of estrogenicity of four individual UV filters. Since humans are exposed to more than one UV filter at a time, an equipotent binary mixture of 2-hydroxy-4-methoxy-benzophenone (BP3) and its metabolite 2,4-dihydroxy benzophenone (BP1), as well as an equipotent multi-component mixture of BP1, BP3, octyl methoxy cinnamate (OMC) and 3-(4-methylbenzylidene) camphor (4-MBC), were also evaluated for their ability to induce pS2 gene transcription in order to examine additivity. An estrogen receptor-mediated mechanism of action was expected for all UV filters. Therefore, our null-hypothesis was that combined estrogenic responses, measured as increased pS2 gene transcription in MCF-7 cells after exposure to mixtures of UV filters, are additive, according to a concentration-addition model. Not all UV filters produced a full concentration-response curve within the concentration range tested (100 nM-1 microM). Therefore, instead of using EC50 values for comparison, the concentration at which each compound caused a 50% increase of basal pS2 gene transcription was defined as the C50 value for that compound and used to calculate relative potencies. For comparison, the EC50 value of a compound is the concentration at which the compound elicits an effect that is 50% of its maximal effect. Individual UV filters increased pS2 gene transcription concentration-dependently with C50 values of 0.12 microM, 0.5 microM, 1.9 microM, and 1.0 microM for BP1, BP3, 4-MBC and OMC, respectively. Estradiol (E2) had a C50 value of 4.8 pM. Experiments with equipotent mixtures all supported our null hypothesis that mixtures of UV filters act additively to activate the estrogen receptor (ER). In view of our results and observed plasma levels it cannot be excluded that daily exposure to sunscreen formulations may have estrogenic effects in humans.

Schlumpf M, Durrer S, Faass O, Ehnes C, Fuetsch M, Gaille C, Henseler M, Hofkamp L, Maerkel K, Reolon S, Timms B, Tresguerres JA, Lichtensteiger W. Developmental toxicity of UV filters and environmental exposure: a review. Int J Androl. 2008 Apr;31(2):144-51.

GREEN Tox and Institute of Anatomy, University of Zurich, Zurich, Switzerland. margret.schlumpf@access.uzh.ch

Several ultraviolet (UV) filters exhibit estrogenic, some also anti-androgenic activity. They are present in waste water treatment plants, surface waters and biosphere including human milk, suggesting potential exposure during development. Developmental toxicity was studied in rats for the UV filters 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC, 0.7, 7, 24, 47 mg/kg/day) and 3-benzylidene camphor (3-BC, 0.07, 0.24, 0.7, 2.4, 7 mg/kg/day) administered in chow to the parent generation before mating, during pregnancy and lactation, and to the offspring until adulthood. Neonates exhibited enhanced prostate growth after 4-MBC and altered uterine gene expression after both chemicals. 4-MBC and 3-BC delayed male puberty and affected reproductive organ weights of adult offspring. Effects on the thyroid axis were also noted. Expression and oestrogen sensitivity of oestrogen-regulated genes and nuclear receptor coregulator levels were altered at mRNA and protein levels in adult uterus, prostate and brain regions involved in gonadal control and sexual behaviour. Female sexual behaviour was impaired by both filters; 3-benzylidene camphor caused irregular cycles. Classical endpoints exhibited lowest observed adverse effect levels (LOAELs) and no observed adverse effect levels (NOAELs) of 7/0.7 mg/kg for 4-MBC and 0.24/0.07 mg/kg for 3-BC. Molecular endpoints were affected by the lowest doses studied. Our data indicate that the potential risk posed by endocrine active UV filters warrants further investigations.

Faass O, Schlumpf M, Reolon S, Henseler M, Maerkel K, Durrer S, Lichtensteiger W. Female sexual behavior, estrous cycle and gene expression in sexually dimorphic brain regions after pre- and postnatal exposure to endocrine active UV filters. Neurotoxicology. 2009 Mar;30(2):249-60.

GREEN Tox and Institute of Anatomy, University of Zurich, Zurich, Switzerland.

The developing female brain represents a potential target for estrogenic environmental chemicals because it depends on estrogen but is exposed to low endogenous estrogen levels, thus facilitating competition by exogenous estrogen receptor (ER) agonists. We investigated effects of two estrogenic UV filters, 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC) and 3-benzylidene camphor (3-BC). 4-MBC has been detected in human milk, indicating potential exposure of fetus and infant. The two chemicals were administered in chow to rats of the parent generation before mating, during pregnancy and lactation, and to their offspring until adulthood. Female sexual behavior was recorded on videotape in adult female offspring on proestrus evening at the beginning of the dark phase. 4-MBC (7 and 24mg/kg bw/day) and 3-BC (2.4 and 7mg/kg bw/day) reduced proceptive behavior (jump and ear wiggling) and receptive behavior (lordosis quotient), and increased rejection behavior towards the male. Estrous cycles were not affected by 4-MBC but disturbed by 3-BC. mRNAs encoding for genes involved in female sexual behavior, ERalpha, ERbeta, progesterone receptor (PR) and steroid receptor coactivator-1 (SRC-1), were measured by real-time RT-PCR in ventromedial hypothalamic nucleus (VMH) and medial preoptic area of adult male and female offspring (studied in diestrus) after pre- and postnatal exposure to 3-BC (0.24, 0.7, 2.4 and 7mg/kg bw/day). Gene expression was affected in a sex- and region-specific manner. PR mRNA in female VMH was reduced to male levels at dose levels of 2.4 and 7mg/kg bw/day 3-BC. Our data demonstrate that female sexual behavior represents a sensitive target of endocrine disrupters and point to an involvement of PR in VMH.

Calafat AM, Wong LY, Ye X, Reidy JA, Needham LL. Concentrations of the sunscreen agent benzophenone-3 in residents of the United States: National Health and Nutrition Examination Survey 2003–2004. Environ Health Perspect. 2008 Jul;116(7):893-7.

Division of Laboratory Sciences, National Center for Environmental Health, Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia 30341, USA. Acalafat@cdc.gov

BACKGROUND: The capability of benzophenone-3 (BP3) to absorb and dissipate ultraviolet radiation facilitates its use as a sunscreen agent. BP3 has other uses in many consumer products (e.g., as fragrance and flavor enhancer, photoinitiator, ultraviolet curing agent, polymerization inhibitor). OBJECTIVES: Our goal was to assess exposure to BP3 in a representative sample of the U.S. general population > or = 6 years of age. METHODS: Using automated solid-phase extraction coupled to high-performance liquid chromatography-tandem mass spectrometry, we analyzed 2,517 urine samples collected as part of the 2003–2004 National Health and Nutrition Examination Survey. RESULTS: We detected BP3 in 96.8% of the samples. The geometric mean and 95th percentile concentrations were 22.9 microg/L (22.2 microg/g creatinine) and 1,040 microg/L (1,070 microg/g creatinine), respectively. Least-square geometric mean (LSGM) concentrations were significantly higher (p < or = 0.04) for females than for males, regardless of age. LSGM concentrations were significantly higher for non-Hispanic whites than for non-Hispanic blacks (p < or = 0.01), regardless of age. Females were more likely than males [adjusted odds ratio (OR) = 3.5; 95% confidence interval (95% CI), 1.9-6.5], and non-Hispanic whites were more likely than non-Hispanic blacks (adjusted OR = 6.8; 95% CI, 2.9-16.2) to have concentrations above the 95th percentile. CONCLUSIONS: Exposure to BP3 was prevalent in the general U.S. population during 2003–2004. Differences by sex and race/ethnicity probably reflect differences in use of personal care products containing BP3.

Calafat AM, Weuve J, Ye X, Jia LT, Hu H, Ringer S, Huttner K, Hauser R. Exposure to bisphenol A and other phenols in neonatal intensive care unit premature infants.Environ Health Perspect. 2009 Apr;117(4):639-44. Comment in: Environ Health Perspect. 2009 Apr;117(4):A163.

Division of Laboratory Sciences, National Center for Environmental Health, Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia 30341, USA. acalafat@cdc.gov

OBJECTIVE: We previously demonstrated that exposure to polyvinyl chloride plastic medical devices containing di(2-ethylhexyl) phthalate (DEHP) was associated with higher urinary concentrations of several DEHP metabolites in 54 premature infants in two neonatal intensive care units than in the general population. For 42 of these infants, we evaluated urinary concentrations of several phenols, including bisphenol A (BPA), in association with the use of the same medical devices. MEASUREMENTS: We measured the urinary concentrations of free and total (free plus conjugated) species of BPA, triclosan, benzophenone-3, methyl paraben, and propyl paraben. RESULTS: The percentage of BPA present as its conjugated species was > 90% in more than three-quarters of the premature infants. Intensity of use of products containing DEHP was strongly associated with BPA total concentrations but not with any other phenol. Adjusting for institution and sex, BPA total concentrations among infants in the group of high use of DEHP-containing products were 8.75 times as high as among infants in the low use group (p < 0.0001). Similarly, after adjusting for sex and DEHP-containing product use category, BPA total concentrations among infants in Institution A were 16.6 times as high as those among infants in Institution B (p < 0.0001). CONCLUSION: BPA geometric mean urinary concentration (30.3 microg/L) among premature infants undergoing intensive therapeutic medical interventions was one order of magnitude higher than that among the general population. Conjugated species were the primary urinary metabolites of BPA, suggesting that premature infants have some capacity to metabolize BPA. The differences in exposure to BPA by intensity of use of DEHP-containing medical products highlight the need for further studies to determine the specific source(s) of exposure to BPA.