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Perturbateurs endocriniens

Le rapport « Kortenkamp » fait le point sur l’évaluation des perturbateurs endocriniens

Une étude sur l’état de l’art de l’évaluation des perturbateurs endocriniens a été commandée par la Direction Générale de l’Environnement en 2009 afin de fournir une base pour :

1. l’élaboration de critères scientifiques pour l’identification des perturbateurs endocriniens, et

2. l’examen et la révision éventuelle de la stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens.

Les objectifs de l’étude étaient les suivants :

1. examiner les connaissances scientifiques publiées dans la littérature au cours des 10 dernières années et dans les rapports de plus de 80 projets financés par FP ;

2. d’examiner les approches pour l’évaluation des perturbateurs endocriniens utilisés dans certains États membres, dans les grandes économies concurrentes en dehors de l’UE et dans les instances internationales;

3. tirer des conclusions et répondre aux questions de politique pertinentes.

L’étude a été finalisée par le contractant fin janvier 2012 :

- « State of the art assessment of endocrine disruptors » (en anglais)

- « Annex 1 : Summary of the state of the science » (en anglais)

- « Annex 2 : Summary of expert consultations on approaches to the regulatory assessment of endocrine disrupters » (en anglais)

- « Annex 3 : Comparative analysis of endpoints and assays by human health and wildlife endpoint » (en anglais)

Mercure : Bulletin de veille scientifique n°1

 

(Veille scientifique réalisée par l’association Non au Mercure Dentaire)

 

CHAMP DE L’INVESTIGATION

Cette veille scientifique a porté sur 34 études, dont 4 sont parues dans des revues dentaires. Elle ne s’est pas intéressée à tous les aspects de la toxicité du mercure contenu dans les amalgames dentaires. les auteurs se sont concentrés sur deux problématiques  :

 

1) La contribution des amalgames dentaires à une intoxication au mercure

 

• 4 études n’observent pas de corrélation : 3 de ces études sont parues dans des revues dentaires.

• 1 étude, également parue dans une revue dentaire, entend montrer que les plaintes liées aux amalgames seraient le fait de personnes ayant vécu un événement stressant.

• 8 études mettent au contraire en évidence une corrélation.

• 1 étude s’intéresse à la pollution environnementale due aux amalgames, soulignant que le mercure n’est pas seul incriminé ; d’autres métaux, tels que l’argent, l’étain, le cuivre ou le zinc sont relargués dans l’environnement depuis les cabinets dentaires ; ces métaux ont ensuite un impact sanitaire.

Les sources de financement s’avèrent déterminantes : selon que l’étude paraît dans des revues dentaires (financées par les fabricants d’amalgames et affiliées à la FDI ou à l’IARC) ou dans des revues traitant spécifiquement de toxicologie ou d’environnement, on doit s’attendre à obtenir des résultats opposés – de même que les études sur les effets du tabagisme financées par des cigarettiers n’observaient aucune incidence du tabac sur les pathologies qu’on l’accusait d’occasionner.

 

2) Le lien entre mercure et diverses pathologies

 

Nous nous sommes principalement intéressés au mercure métallique, sans exclure cependant des études particulièrement significatives portant sur le chlorure de mercure (équivalent à Hg2+) ou le méthylmercure.

En 2011, sur 20 études recensées, 18 ont confirmé ou identifié une relation entre le mercure et un certain nombre de pathologies.

• 2 études n’observent pas de corrélation entre le mercure inorganique et la Sclérose Latérale Amyotrophique. L’une d’elles n’exclut pas, cependant, la possibilité que les métaux soient des facteurs étiologiques ; elle émet l’hypothèse que des facteurs génétiques entrent également en jeu.

• 6 études mettent en évidence la relation entre le mercure inorganique et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique.

• 7 études montrent l’impact du mercure « même à de faibles doses », sur les maladies cardiovasculaires.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la stéatose hépatique.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur le diabète.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la Sclérose en Plaques.

• 1 étude confirme que la femme enceinte transmet le mercure au fœtus ; 1 autre montre les effets neurotoxiques du mercure sur l’organisme en formation.

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 13-02-12

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Communiqué de presse (9 février 2012) – BPA et Diabète : confirmations chez l’Homme

3 études récentes confirment que le Bisphénol A est impliqué dans le diabète de type 2 chez l’homme.

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie).

La responsabilité d’un certain nombre de substances chimiques dites « diabétogènes », dont le Bisphénol A, est de plus en plus mise en évidence. L’étude la plus récente a été publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE (« action insulinotrope rapide des faibles doses de bisphénol-A sur des îlots de Langerhans de souris et humains : le rôle de récepteur des oestrogènes ») (Consultez l’étude) [1]. Les auteurs font partie de l’équipe du Dr Angel Nadal de l’Université Miguel Hernandez Elche à Alicante, Espagne, qui a déjà publié de nombreux travaux sur BPA, diabète et obésité.

Cette dernière étude montre qu’au niveau d’imprégnation en Bisphénol A correspondant à celui de la population humaine en général, on observe une libération d’insuline chez l’homme supérieure à celle induite chez la souris. Ce phénomène contribue au diabète de type 2.

L’étude apporte également la preuve que les résultats chez la souris peuvent être extrapolés à l’homme et que l’homme est plus sensible que la souris.

Les auteurs concluent que le BPA doit être considéré comme un facteur de risque de troubles métaboliques chez l’homme, ce que deux autres études récentes viennent de confirmer.

Une étude publiée également en février menée en Chine auprès de 3390 adultes âgés de 40 ans ou plus trouve une association significative entre imprégnation au Bisphénol A et obésité [2].

Une étude publiée en décembre menée aux Etats Unis sur la population du grand programme NHANES (National Health and Nutritional Examination Survey) 2003-2008 a montré que les diabétiques ont un niveau d’imprégnation plus élevé en bisphénol A [3]. L’association diabète-BPA était retrouvée chez les personnes de poids normal ou en surpoids, indépendamment des facteurs de risque traditionnel du diabète.

Compte-tenu de son utilisation dans le monde entier, le bisphénol A apparaît de plus en plus impliqué dans l’épidémie mondiale de diabète, au côté des facteurs classiques que sont alimentation et sédentarité. En 1995, le diabète touchait 30 millions dans le monde. Aujourd’hui il affecte aujourd’hui près de 220 millions de personnes et les prévisions sont de 366 millions d’ici 2030.

Au vu de ces nouvelles études, le RES presse instamment le gouvernement d’inscrire la loi BPA sur l’agenda du Sénat pour son adoption rapide avant la fin des sessions parlementaires.

Les autorités sanitaires françaises doivent aussi déployer plus de fermeté auprès de la Commission européenne et de l’agence européenne, l’EFSA pour que l’interdiction se généralise à l’échelle européenne. Enfin, ces études montrent qu’au-delà du BPA, il faut mettre la question des perturbateurs endocriniens au coeur des politiques de santé publique. Les PE apparaissent plus que jamais comme une clé essentielle pour agir sur la prévention des cancers, des désordres métaboliques (obésité-diabète), des troubles de la reproduction et neuro-comportementaux.

 

[1]. Soriano S, Alonso-Magdalena P, Garcı´a-Are´valo M, Novials A, Muhammed SJ, et al. (2012) Rapid Insulinotropic Action of Low Doses of Bisphenol-A on Mouse and Human Islets of Langerhans: Role of Estrogen Receptor b. PLoS ONE 7(2): e31109. doi:10.1371/journal.pone.0031109

[2]. Wang T, Li M, Chen B, Xu M, Xu Y, Huang Y, Lu J, Chen Y, Wang W, Li X, Liu Y, Bi Y, Lai S, Ning G. Urinary Bisphenol A (BPA) Concentration Associates with Obesity and Insulin Resistance. J Clin Endocrinol Metab. 2012 Feb;97(2):E223-7. Epub 2011 Nov 16.

[3]. Shankar A, Teppala S. Relationship between urinary bisphenol A levels and diabetes mellitus.
J Clin Endocrinol Metab. 2011 Dec;96(12):3822-6. Epub 2011 Sep 28.

 

Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 30-01-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 17-01-12

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Le RES se réjouit du vote des sénateurs belges pour l’interdiction du Bisphénol A

Le Sénat belge a approuvé jeudi l’extension à tous les contenants alimentaires pour bébés de l’interdiction du composé chimique Bisphénol A, édictée jusqu’ici par l’Europe pour les seuls biberons.

Le texte prévoit l’interdiction du commerce, de la mise en commerce et de la fabrication de contenants destinés aux denrées alimentaires pour les enfants de 0 à 3 ans et contenant du bisphénol A, un composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires.

Sont visés plus spécifiquement les pots alimentaires, boîtes de conserve, etc. L’interdiction sera d’application dès le 1er janvier 2013, ce qui permettra au secteur de prendre les dispositions utiles pour se conformer à la nouvelle législation.

« Les études montrent que les enfants sont particulièrement sensibles à ce produit qui peut induire des problèmes graves de santé comme une puberté précoce, des malformations génitales, des troubles comportementaux, voire des facilités de cancer », rappelle Philippe Mahoux.

Ce dernier souhaitait une interdiction très large. Un amendement du sénateur Jacques Brotchi (MR) l’a cependant limitée aux contenants destinés aux enfants de moins de 3 ans, la littérature scientifique ne confirmant aucune toxicité avérée au-delà de cet âge. « En période de crise, il n’est pas non plus opportun de bouleverser le secteur alimentaire belge », a ajouté M. Brotchi.

La portée limitée de l’interdiction a entraîné l’abstention d’Ecolo, qui reproche notamment au texte de ne pas prendre en considération le cas où la mère utilise de tels contenants, au risque d’une intoxication in utero ou via l’allaitement.

M. Mahoux a appelé à la poursuite de la recherche scientifique et à un travail de prévention à mener par les Communautés. Le texte doit encore passer à la Chambre.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1377792/2012/01/12/Le-Senat-vote-l-interdiction-du-Bisphenol-A.dhtml

Traitement des eaux usées : A Saint-Pourçain, on traitera aussi les résidus médicamenteux

 

Le traitement des eaux usées est un enjeu capital pour la préservation de l’environnement. Saint-Pourçain a décidé d’aller plus loin en construisant un équipement capable de traiter les micropolluants. Il sera le premier de ce type mis en service dans l’Hexagone.

 

 Un étrange ballet de voitures commence à inquiéter les riverains de la rue de Rachailler. Un étrange ballet de curieux désireux, semble-t-il, d’en connaître un peu plus sur la future station d’épuration ultra-moderne et innovante mise en chantier depuis novembre et qui remplacera l’actuelle, totalement dépassée et hors normes.

« Il y a même des gens qui viennent de Paris », affirme Emmanuel Ferrand, l’adjoint à l’urbanisme et aménagement de l’espace, assainissement et réseaux, et patrimoine communal, en charge du projet.

Pour l’heure, seuls sont visibles les terrassements et les premières fondations des futurs locaux. Le plus intéressant arrivera un peu plus tard. Cette nouvelle station, construite par la société orléanaise Ternois, comprendra une partie classique du traitement des eaux, mais aussi un traitement des micropolluants, ceux qu’on appelle plus scientifiquement les perturbateurs endocriniens.

Cette nouvelle station d’épuration de Saint-Pourçain est pour l’heure le seul projet de ce type en construction en France. Il devrait être opérationnel dès cet automne.

 

1-Un traitement classique. L’actuelle station d’épuration n’est plus aux normes depuis 1996, notamment pour le traitement de l’azote et du phosphore. La nouvelle station comprendra une partie dite de traitement classique, pour l’azote et le phosphore. Elle sera d’une capacité de traitement équivalente à 9.000 habitants alors qu’actuellement, l’ancien équipement traite l’équivalent de 6.000 habitants : « Nous avons vu plus large, explique Emmanuel Ferrand, avec en perspective un développement de l’habitat sur la commune et surtout l’arrivée de nouvelles entreprises ».

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Qui veut la peau du registre des malformations des nouveaux-nés ?

Le fait d’être exposé, in utero, à des substances toxiques (pesticides par exemple) constitue, on le sait, l’une des causes des maladies qui touchent la population dans son ensemble. Dans la région Rhône-Alpes, une petite équipe d’épidémiologistes et de statisticiens travaille quotidiennement à réunir des informations. Cela leur permet de détecter d’éventuelles épidémies de malformations et faire des recherches sur les facteurs de risques environnementaux.

Une décision soudaine, annoncée le 15 décembre par le Comité national des registres, vient mettre un coup d’arrêt brutal et inattendu au Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes, qui existe depuis 1973 et cessera toute activité d’ici fin 2011. Les motifs avancés par l’InVS à l’appui de cette décision sont très allusifs et ne correspondent pas à la réalité.

Pourquoi veut-on détruire en France de tels outils de veille en santé-environnement ? Quand monte la température, pourquoi casser le thermomètre ? A qui profite cette décision brutale et incompréhensible ? Alors même que le Grenelle et le Plan National Santé Environnement ont insisté sur l’urgence de mieux connaître les facteurs reprotoxiques qui affectent les nouveaux-nés, la décision brutale de l’InVS de fermer le REMERA constitue aujourd’hui un véritable scandale.

- Plus d’infos sur le registre REMERA : http://remera.fr/

- Lire l’article consacré à ce sujet dans La Recherche

- Consultez l’avis défavorable émis par le Comité National des Registres

- La réaction du registre REMERA :

leur lettre au Comité National des Registres

leur argumentaire détaillé

leur lettre à Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

- Les associations réagissent :

Lire le communiqué de presse envoyé par le Réseau Environnement Santé, Générations Futures et la Fondation Sciences Citoyennes

Notre courrier aux directeurs de l’INSERM et de l’InVS

Nos courriers aux ministres de la santé, de l’environnement et de la recherche

 

Les PE, les effets cocktails et les nanos, priorités danoises de l’UE en 2012

Michel Schilling a présenté les priorités du Danemark au cours de sa présidence de l’UE au 1er semestre 2012 (extraits)

A partir du 1er Janvier de l’année prochaine, le Danemark assumera la présidence de l’UE pour les six mois suivants. Cela nous donne un certain nombre d’obligations, mais cela nous donne aussi des possibilités.

C’est un souhait très fort du gouvernement danois de faciliter une transformation verte de l’UE en une société plus écologique et plus économe en ressources. La présidence nous donne une possibilité de suivi de la stratégie Europe 2020 vers une économie verte pour l’Europe afin d’atteindre cet objectif. Nous considérons la «Feuille de route pour une Resource Efficient Europe » de la Commission comme une pierre angulaire dans la transformation verte qui est nécessaire pour guider l’Europe non seulement hors de la crise climatique et de la crise des ressources, mais aussi hors de la crise financière actuelle. Nous proposons de faire du septième programme d’action pour l’environnement (7EAP), renforcé et plus ciblé, un instrument important pour atteindre ces objectifs.

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L’octylphénol, 1er PE inscit sur la liste candidate de REACH

Le comité de l’ECHA s’accorde pour inscrire l’octylphénol comme SVHC (substance extrêmement préoccupante) au titre de ses propriétés endocrines

Le comité des États membres (MSC) de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a rendu une décision unanime lors de sa réunion le 13 décembre dernier d’ajouter le 4-tert-octylphénol à la liste candidate de Reach – c’est la première substance relevant de la catégorie dite « soulevant un niveau de préoccupation équivalent » définie par l’article 57 (f) du règlement REACH. Le Comité a également décidé de clarifier l’identité de fibres céramiques réfractaires déjà inscrites sur la liste candidate. Elles seront désormais inscrites comme « fibres céramiques réfractaires aluminosilicates » et « fibres réfractaires zircone aluminosilicates. Auparavant, le Comité s’est accordé par procédure écrite sur neuf autres substances pour lesquelles les observations du public ont été reçus pendant la consultation.

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 18-12-11

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Communiqué 14/12/2011 : Le BPA interdit dans les contenants alimentaires, mais pas dans les canalisations d’eau potable ?

 

Le BPA interdit dans les contenants alimentaires, mais pas dans les canalisations d’eau potable ?

 

Paris/Göteborg – 14 Décembre 2011 :

Depuis le printemps 2011, l’Union européenne a interdit le Bisphénol A (BPA) dans les biberons et la France a récemment étendu cette disposition aux conserves et cannettes alimentaires à l’échéance 2014. Mais qu’en est-il du risque de contamination de l’eau potable via les canalisations adduction d’eau potable restaurées par la méthode de « réhabilitation par gainage » aussi appelée relining ?

« Par le passé, la population a pu être affectée par l’utilisation du plomb dans les aqueducs ou plus récemment par celle du cuivre dans les canalisations d’eau potable. Nos connaissances actuelles devraient nous prémunir contre l’utilisation de matériaux susceptibles de laisser migrer des substances dangereuses dans notre système d’eau potable » explique le professeur Åke Bergman, de l’Université de Stockholm.

Réhabiliter de vieilles conduites d’eau de l’intérieur par gainage époxy est une solution moins coûteuse et plus facile que de creuser et de remplacer les tuyaux. Cependant, il est possible d’observer une migration du BPA dans l’eau potable si la résine époxy ajoutée dans le tuyau n’a pas durci correctement.

« Nous ne savons pas si ce lessivage du BPA dans l’eau potable est une source de contamination courante, mais nous savons que ce phénomène existe. L’ANSES doit se pencher sur ce problème dans son travail de caractérisation des expositions et il y a un besoin urgent d’une règlementation à l’échelle européenne » commente Yannick Vicaire, pour le Réseau Environnement Santé (RES).

La décision de restaurer de vieilles canalisations par gainage époxy ou d’utiliser d’autres méthodes dépend en général des propriétaires et gestionnaires de logement. Chemsec, WECF et le RES invitent ces acteurs et les régies des eaux à se pencher sur la question de la sécurité du relining et à exiger des alternatives plus sûres (remplacement des tuyaux notamment).

« Nous sommes inquiets de voir se multiplier le recours au gainage avec des résines époxy. Nous déconseillons le recours à cette pratique et encourageons les entreprises à développer et utiliser des solutions alternatives », plaide Danielle Freilich de la Fédération suédoise du bâtiment ; une position qu’il serait intéressant de voir adopter par son homologue française.

Le BPA est un des produits chimiques les plus largement fabriqués au monde, principalement utilisé dans les matériaux plastiques. Même à faibles doses, il est lié à des effets sanitaires graves comme le cancer, l’obésité et les problèmes de fertilité.

« Le bisphénol A ou des produits chimiques aux effets similaires ne doivent pas être utilisés pour la restauration des conduites d’eau potable par relining. Cette pratique fait courir un risque aux consommateurs d’eau du robinet . Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien et des précautions doivent être prises pour éviter toute exposition humaine, en particulier des enfants, plus vulnérables », souligne Elisabeth Ruffinengo de WECF.

Voir aussi notre fiche d’information sur la question du BPA et du relining téléchargeable : http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/12/RES-relining-comment-wecf2.pdf

[1]. Agence National de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

[2]. Sveriges Byggindustrier, http://www.bygg.org/

[3]. En 2007, la consommation d’eau potable en France s’élevait à 5,8 millions de m3. Source : Agences de l’eau / SOeS – 2010 (Données 2007)

 

Du bisphénol A dans les canalisations d’eau potable : explications

 La réhabilitation des canalisations d’adduction d’eau potable par la technique dite du gainage (ou relining) pourrait entraîner le lessivage de ce produit chimique préoccupant qu’est le Bisphénol A (BPA) dans l’eau potable. Le gainage est une méthode moins onéreuse et de plus en plus courante pour réhabiliter les canalisations d’eau dégradées plutôt que de les remplacer.

Plusieurs témoignages sur la diffusion de BPA à partir de conduites d’eau potable gainées par relining… (lire la suite)

Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°11

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 185 (96 %)

• Chez l’animal : 118 dont 31 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 67 (Effets sanitaires : 34 ; effets sur cellules in vitro: 33)

 

ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de juillet à septembre 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

- L’exposition masculine au BPA pourrait affecter la qualité des embryons lors d’une FIV.

- Une étude chinoise portant sur 153 enfants apporte la première preuve épidémiologique que l’exposition in utero au BPA peut affecter le développement génital masculin.

- L’exposition au BPA pendant la grossesse affecte le comportement et le contrôle des émotions des enfants à l’âge de 3 ans, surtout chez les petites filles.

- Une association inverse a été observée entre les marqueurs urinaires du BPA et les taux des hormones thyroïdiennes T4 et TSH totales dans un échantillon représentatif d’adultes et d’adolescents américains issu de la NHANES 2007-2008.

- Contamination du lait maternel et du fœtus aux PCB, DDE, dibutylphtalate, hexachlorobenzène et au bisphénol A, avec mise en évidence d’une corrélation faible négative entre la TSH et l’exposition in utero au BPA.

- Comme avec les études expérimentales, le BPA active les voies de signalisation médiées par les récepteurs nucléaires chez l’homme, preuve que le BPA agit comme un xénoestrogène chez l’humain.

- Une étude chinoise portant sur 3423 participants n’a pas trouvé d’association significative entre les niveaux urinaires de BPA et les cas de diabète de type 2 auto-déclarés.

- Chez l’homme, les niveaux de BPA urinaires sont associés au diabète sucré, indépendamment des traditionnels facteurs de risques liés au diabète.

 

Effets in vitro :

- Des observations renforcent les données d’un impact probable sur le cancer mammaire de faibles doses de BPA et de Méthylparabène, telles que celles détectées chez l’humain (dans le sang, le placenta, le lait…).

- Le BPA agit comme une substance toxique avec des implications particulières pour les phases critiques de la prophase méiotique, ainsi que pour la survie des ovocytes.

- Une étude menée sur des microsomes testiculaires humains et de rats montre que le BPA inhibe certaines voies enzymatiques de la stéroïdogenèse. Certaines voies enzymatiques humaines sont plus sensibles au BPA que celles du rat.

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez les femmes enceintes exposées aux fumées de cigarettes et aux perfluorés le niveau méthylation globale de l’ADN, mesurée dans le sang de cordon, est inversement corrélé à la concentration de PFOA mais pas de PFOS.

- L’exposition prénatale aux polluants (fumée de cigarette, métaux lourds, polluants organiques et perfluorés) et l’état psychique maternel peut altérer la santé des enfants évaluée à l’âge de 5 ans.

- Il existe une relation inverse entre les niveaux maternels de PFOS du sérum et l’hormone T3 du cordon fœtal. Il en va de même avec l’acide perfluorotridécanoique (PFTrDA) maternel et la T3/T4 du fœtus, ce qui pourrait présenter un risque pour son développement.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- Contamination significative de certains poissons dans les baies de Hong-Kong et Xiamen par les composés perfluorés (PFOS, PFOA, PFNA, PFDA, PFUdA and PFTrDA).

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Sur 6246 garçons nouveau-nés de la région niçoise, 1,6% des garçons présentent une cryptorchidie associée à d’autres anomalies (micropénis) et à des risques familiaux et environnementaux (antirouilles et phtalates) conjoints.

- L’exposition prénatale à certains phtalates (DEHP notamment), peut avoir une répercussion négative sur le développement neurocomportemental des nouveau-nés âgés 26 semaines.

- Une étude de l’INSERM n’a pas trouvé d’association de type « monotone » entre les métabolites de phtalates présents dans l’urine de femmes enceintes et le poids de naissance de leurs garçons, à l’inverse des résultats positifs trouvés avec certains phénols.

 

Etudes in vitro :

- Le phthalate de diéthylhexyle (DEHP) et le phthalate de monoéthylhexyle (MEHP) ont la capacité d’induire l’apoptose dans les cellules du système immunitaire aux concentrations trouvées dans l’environnement.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Le DEHP administré à des rats en post natal aurait un impact négatif sur le développement de l’hippocampe (J16 à J22) chez les mâles mais pas chez les femelles.

- Les phtalates de DHPP et DnOP ont un effet toxique sur le développement à partir de 0,25g/kg/j correspondant à la Dose Minimale ayant un Effet Indésirable Observé (DMEIO).

 

Chez la souris :

- Le phthalate de dibenzyle (DBzP) est plus toxique que le phtalate de benzyle et de butyle (BBP) et ne devrait donc pas être utilisé comme plastifiant alternatif.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

Etudes d’imprégnation humaine :

- En Allemagne, 18 métabolites de phthalates sur 21 ont été détectés dans l’excrétion urinaire de 104 mères et leurs enfants en âge d’être scolarisés, les niveaux les plus élevés étant ceux du DIBP et du DEHP.

 

Contamination environnementales

- Des phtalates ont été retrouvés dans les eaux embouteillées en contenant plastique avec des concentrations plus élevées lorsque les bouteilles sont stockées à 4°C ou si elles sont stockées à l’extérieur. (rôle de la température et/ou du soleil dans la dégradation des phtalates avec le temps).

 

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Bisphénol A : L’EFSA persiste et signe son discrédit !

L’ANSES avait accompli son aggiornamento en reconnaissant les effets des faibles doses de BPA dans son rapport du 27 septembre [1], une vraie révolution dans le monde de l’évaluation des risques qui avait reçu une attention planétaire. La confrontation avec l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) était très attendue. Dans son communiqué et les rapports publiés hier sur son site [2], celle-ci continue de nier la réalité écrasante des données scientifiques, émanant pourtant de plus de 600 études.

La veille scientifique menée par le RES depuis Mai 2009 met en évidence que sur 193 études publiées, 96% montrent des effets. Une bonne partie des études expérimentales chez l’animal (31 sur 118) surviennent à des doses inférieures à la DJA de 50 microgrammes /kilo/jour défendue par l’EFSA. Les études chez l’homme sont au nombre de 69 dont 67 sont positives. Le nombre continue d’augmenter rapidement. Rien que sur la période octobre-novembre 2011, 4 études épidémiologiques ont été publiées sur des pathologies majeures qui avaient été par ailleurs mises en évidence chez l’animal depuis plusieurs années :

Obésité-diabète. Une étude chinoise montre un taux d’obésité et de diabète lié au degré d’imprégnation en BPA. Une étude américaine retrouve cet effet, bien que de façon moins nette cependant.

Troubles du comportement. Une étude américaine montre que l’exposition maternelle pendant la grossesse se traduit par des comportements agressifs chez les filles de 3 ans.

Reproduction. Une étude chinoise en milieu professionnel montre que plus les mères sont imprégnées en BPA, plus on constate une féminisation des jeunes garçons, mesurée à la naissance par la réduction de la distance ano-génitale.

« Il est parfaitement absurde de voir l’EFSA avancer comme argument que l’on ne peut tenir compte des études épidémiologiques pour fixer des DJA. C’est évidemment l’inverse qui est vrai : ces études épidémiologiques montrent que l’on observe des effets sur la santé, au niveau d’imprégnation de la population humaine en général ce qui est la preuve que l’actuelle DJA ne protège pas la population » commente André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé.

Ces études confirment le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens, à savoir que c’est « la période qui fait le poison » alors que l’EFSA s’accroche à l’ancien modèle selon lequel « c’est la dose qui fait le poison » . « L’ANSES a fait le choix de la toxicologie du 21 ème siècle, alors que l’EFSA en reste à la toxicologie des années 60 » résume André Cicolella. « En niant la réalité des données scientifiques, pour ne retenir que 2 études publiées par l’industrie chimique selon un protocole obsolète, l’EFSA se comporte comme une officine de l’industrie. 11 membres sur 20 du comité qui a statué sur le BPA sont en situation de conflits d’intérêts. »

Le RES appelle la Commission Européenne et le Parlement européen à intervenir d’urgence pour que l’EFSA retrouve un mode de fonctionnement en mesure de garantir la protection de la santé des Européens. « La position de l’EFSA s’inscrit également en négation des principes entérinés par l’article 57 de REACH de primauté de l’évitement du danger à la source pour la gestion du risque chimique : les perturbateurs endocriniens relèvent d’ores et déjà du principe de substitution et les ONG européennes continueront d’œuvrer à une clarification et un renforcement de ces dispositions » conclut Yannick Vicaire, en charge des questions européennes pour le RES.

Consultez les faits marquants de la veille juillet-septembre du RES : http://reseau-environnement-sante.fr/?p=3378

Consultez l’intégralité de la veille juillet-septembre du RES : http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/12/veille_BPA_juil-sept-2011.pdf

 

[1]. « Effets sanitaires du Bisphénol A » – Rapport d’expertise collective – Septembre 2011 ANSES http://www.anses.fr/PN0801.htm

[2].  http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/111201.htm

 

MERCURE DENTAIRE : La position incohérente et isolée de la France

Introduction

L’amalgame a été mis au point au XIXe siècle pour remplacer l’usage de l’or dans les soins des caries. En raison de la toxicité du mercure connue depuis l’antiquité, de nombreux dentistes et médecins se sont très tôt opposés à cette utilisation ; mais les « plombages » se sont peu à peu banalisés grâce à leur coût modique et à la rapide augmentation du nombre de caries résultant des changements alimentaires des dernières décennies.

L’amalgame, qui contient 50 % de mercure, n’a jamais été soumis à une procédure d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comportant des tests de toxicité cellulaire. Les dentistes français détiennent le record de pose d’amalgames en Europe. Pourtant l’utilisation du mercure est mise en cause par un nombre croissant de scientifiques et d’autorités politiques. Les pays scandinaves ont ouvert la voie de l’interdiction du mercure dentaire et invitent les autres pays européens à les imiter. Cette question est à l’ordre du jour de la révision de la stratégie communautaire sur le mercure, qui est en train d’examiner « le cycle de vie » des amalgames dentaires.

Lire la suite (dossier de presse)

Les Perturbateurs Endocriniens, qu’est-ce que c’est ?

Consultez la brochure sur les perturbateurs endocrinient (PE)

 

Lire aussi :  

 

- Le guide des Perfluorés 

- Le guide des alternatives au Bisphénol A

Mélanges de polluants : veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX MELANGES DE POLLUANTS:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


FAITS MARQUANTS

 L’allaitement est une source significative de polluants, mais aussi les poussières inhalées. Les usines de recyclage des matériels électroniques constituent une cause importante de contamination en polluants dans certains pays comme la Chine et le Ghana. Des études épidémiologiques soulignent le risque de développer des troubles métaboliques prédisposant au diabète ainsi qu’une élévation de la tension artérielle. Le projet européen OBELIX en cours devrait fournir des résultats intéressants dans ce domaine. Des modifications de la 11β-Hydroxysteroïde dehydrogénase (11β-HSD), enzyme régule l’action des glucocorticoïdes et joue de ce fait un rôle important dans le métabolisme hormonal et glucido-lipidique, sont décrites.

Effets néfastes sur les cellules de Sertoli.

Les mécanismes cellulaires rapportés impliquent une augmentation du stress oxydatif, le processus d’apoptose cellulaire et une hypométhylation de l’ADN.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Association entre l’exposition à de faibles doses de polluants en particulier les pesticides et une augmentation de l’hypométhylation de l’ADN.

- L’imprégnation en polluants conditionne les proportions de masse maigre et grasse associées à l’index de densité osseuse, phénomène observé surtout chez la femme ménopausée.

- Lien épidémiologique fort entre l’imprégnation en PCB et pesticides organochlorés et la pression sanguine systolique et diastolique.

 

REVUE GÉNÉRALE

 

- Rôle des perturbateurs endocriniens dans l’étiologie du diabète de type II et ses complications cardiovasculaires.

- Certains polluants (gossypol, phtalates, organoétains, alkylphénols et perfluorés) altèrent l’activité de la 11β-HSD ce qui pourrait expliquer les troubles métaboliques et hormonaux observés lors de l’exposition à ces polluants.

- Contamination de l’air intérieur des logements et nécessité d’évaluer les concentrations et la composition des poussières contenant des polluants

- La plupart des polluants conduisent à un phénotype obèse, en particulier lors de l’exposition prénatale qui prédispose la descendance à la prise de poids à l’âge adulte.

 

EPIDEMIOLOGIE

 

- Projet OBELIX : son objectif est d’évaluer l’effet de l’exposition aux PE durant la période prénatale et de ses conséquences sur le développement des troubles métaboliques (diabète, obésité) plus tard dans l’adolescence.

 

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

 

Les effets majeurs sont reprotoxique (action sur les cellules de Sertoli), cytotoxique mais pas mutagénique, et comportementaux (hyperactivité, déficit attentionnel) liés à l’exposition périnatale. On note une augmentation des IgE chez l’enfant et une perturbation de la production d’hormones stéroïdiennes. L’allaitement est une source non négligeable de contamination.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez l’enfant mâle, les niveaux d’IgE sont positivement corrélés avec les niveaux de perfluorés.

- Impact des perfluorés sur les troubles du comportement chez l’enfant.

 

Effets in vitro :

- PCB153 et PFOS induisent l’apoptose des cellules de Sertoli et des gonnocytes néonatales en augmentant la production de radicaux libres.

- L’exposition de cellules humaines d’adénome cortico-surrénal aux perfluorés entraîne des modifications de la stéroïdogenèse et affectent la viabilité cellulaire à haute dose de PFNA.

- Effet cytotoxique sur la lignée cellulaire d’hépatome humain sans altération de l’ADN, ce qui irait dans le sens d’études épidémiologiques ne montrant pas de carcinogénicité de ces composés.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’exposition du nouveau-né aux perfluorés est plus importante durant l’allaitement que lors de la gestation.

- L’air respiré constitue une source d’exposition non négligeable par les poussières qu’il contient, pouvant aller chez certains jusqu’à 50% de la contamination observée.

 

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PCB / Dioxines : Bulletin de veille scientifique n°2

 

RISQUES LIES AUX PCB et DIOXINES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

 

PCB/dioxins/furanes : Confirmation des effets délétères sur le développement (poids de naissance circonférence de la tête réduits), le système nerveux (déficits cognitifs, attentionnels, hyperactivité), la reproduction aussi bien chez l’homme qu’expérimentalement), le système cardiovasculaire (athérosclérose), la sphère hépato-gastrointestinale et le système immunitaire (risque infectieux). L’importance de l’exposition prénatale est mise en avant dans les troubles comportementaux et de la reproduction. Les mécanismes cellulaires et moléculaires se précisent : activation AhR, altération de la production de cytokines immunomodulatrices, action sur les cytochromes CYP1A, activation des voies cellulaires de l’apoptose (perturbation de l’activité mitochondriale et augmentation de la production de radicaux libres), action épigénétique (altération des microRNA, hypométhylation), de nouvelles cibles sont identifiées (facteur de transcription REST). L’exposition est essentiellement alimentaire et l’allaitement contribue notablement à cette exposition.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- les dioxines induisent dans les lymphocytes T humains des effets à long terme en augmentant dans la sous-population de lymphocytes CD4+ la production de la cytokine IL-22 (rôle dans l’initiation de la réponse immunitaire innée)

- L’exposition prénatale aux PCB et dioxines est associée chez le jeune enfant à des infections et gênes respiratoires.

- L’exposition prénatale aux organochlorés se traduit par une taille, un poids de naissance et un tour de tête inférieurs à la normale.

- L’imprégnation des futures mères en organochlorés est associée à un raccourcissement de la gestation décidé par césarienne.

- La prévalence du diabète est plus élevée chez les femmes exposées aux PCB dans le cadre de leur activité professionnelle (usine de transformateurs) et est associée à une altération du statut hormonal (FSH, T3, DHEAS).

- Chez des sujets exposés aux PCB, la prévalence du diabète est positivement associée à certains PCB (146, 180) mais négativement avec d’autres (163, 164, 170).

Effets in vitro :

- Des PCB (28 et 52) prélevés dans l’air ambiant ont un impact sur des kératinocytes humains, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le vieillissement accéléré ou la cancérogénèse.

- Modification du fonctionnement des mitochondries.

- Les PCB sont neurotoxiques

- La dioxine en combinaison avec les œstrogènes, inhibe l’expression du gène CD82 (inhibiteur de la prolifération) ce qui favorise la progression métastatique des cellules endométriales stromales .

 

CHEZ L’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Effets néfastes des PCB-DL sur les activités neuromotrices impliquant une augmentation de la libération de glutamate et d’une diminution de la libération de dopamine.

- Les PCB perturbent les mécanismes de transmission synaptique au niveau de l’hippocampe chez le nouveau-né.

- Certains PCB réduisent in vivo lors du développement la production de l’hormone thyroïdienne T4.

 

Chez la souris :

- Chez la souris exposée in utero à des PCB, l’AhR joue un rôle important dans l’induction de CYP1 permettant la détoxification intestinale limitant ainsi l’exposition des descendants aux polluants.

- Les dioxines occasionnent des lésions hépatiques expliquées par un dérèglement de l’expression de micro-ARN et une altération de l’enzyme COX-2.

- La dioxine participe à l’activation d’une voie inflammatoire conduisant à l’établissement de lésions d’athérosclérose.

- L’exposition aux dioxines durant la période fœtale active l’expression de certaines chémokines dans le cerveau des souriceaux ce qui pourrait rendre compte de troubles neurocomportementaux à l’âge adulte.

- Confirmation sur la neurotoxicité des dioxines.

- Etude qui apporte un élément de compréhension à la neurodégénérescence associée à l’exposition aux PCB, telle que la maladie d’Alzheimer.

- PCB : diminution de la prolifération des cellules germinales associée à une apoptose (toxicité testiculaire).

 

REVUE GÉNÉRALE SUR LES PCB ET LES DIOXINES

 

- Revue générale sur l’impact des polluants perturbateurs endocriniens sur la physiologie, la biochimie, fonctionnalité de l’appareil reproducteur et ses conséquences physiopathologiques

 

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Quelles alternatives au BPA dans les contenants alimentaires ?

Dans tout processus d’interdiction d’une substance vient la difficile étape de sa substitution. Dans cette optique, le RES a réalisé un panorama des alternatives disponibles au Bisphénol A dans les matériaux de contact alimentaire.

Le RES ne prétend ni indiquer aux industriels ou aux autorités quelles alternatives choisir, ni cautionner l’ensemble des matériaux présentés dans cette note. Ce panorama non exhaustif n’a d’autre vocation que la démonstration que l’immobilisme n’est pas de mise ; à chacun ensuite de jouer son rôle pour évaluer, développer, valider ou simplement adopter – lorsqu’à l’instar du verre il s’agit de matériaux bien connus – ces solutions de remplacement.

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Le phtalate de mono-éthyle montre une association positive avec une densité mammaire accrue.

- Le phtalate de monoéthyle (MEP) induit des effets néfastes sur la qualité du sperme.

- Santé du travail : Les concentrations de DEHP dans l’air ambiant des usines de fabrication de PVC ont des effets néfastes sur la motilité des spermatozoïdes et l’intégrité de la chromatine de l’ADN des ouvriers.

- Cette étude montre que la nutrition parentérale chez les nourrissons et les enfants accroît de façon significative l’exposition au phtalate DEHP et induit une augmentation du stress oxydatif.

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose chez le sujet âgé.

- Certains phtalates pourraient jouer un rôle dans la genèse du diabète.

- L’exposition prénatale aux phtalates pourrait avoir une incidence sur le développement mental et psychomoteur des bébés, surtout les garçons à l’âge de six mois.

- Il existe un lien entre les concentrations urinaires de phtalates et une altération du fonctionnement thyroïdien.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- L’exposition in utero aux phthalates DIBP, DIHP, DIBP et DINP réduit la production testiculaire de testostérone fœtale à des niveaux similaires, supérieures ou inférieures au DEHP.

Chez la souris :

- Les phtalates agissent comme des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes 1, qui régulent l’activité synaptique cérébrale, et de l’activation de la protéine G dépendante de l’agoniste cannabinoïde.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’analyse de neuf dispositifs médicaux montre la présence de DEHP pour sept d’entre eux alors qu’ils étaient supposés en être exempts.

- Etude Elfe : Concentrations urinaires de BPA chez les femmes enceintes similaires aux autres études, 5% dépassent 50µg/L + contamination au phtalate de DEHP par le matériel médical en maternité.

- Présence de un ou plusieurs phtalates dans tous les jouets et articles de puériculture destinés au marché indien.

 

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Alkylphénols : veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX ALKYLPHENOLS:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Des valeurs importantes d’octylphénol ont été retrouvés chez les femmes consommant plus d’huile de cuisson et des capsules d’huile de poisson

• Les alkylphénols (octylphénol) atteignent le testicule et l’épididyme mais ne semblent pas s’accumuler dans ces tissus

• Des alkylphénols ont été retrouvés à des concentrations importantes, au niveau du tissu adipeux sous-cutané

• l’excrétion urinaire de certains alkylphénols diminue en relation avec la fonction rénale, mais peut toutefois varier selon l’âge ou le sexe

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Les alkylphénols contenus dans les eaux provenant de l’industrie pétrolière offshore peuvent perturber le système immunitaire des jeunes morues d’Atlantique provenant de vastes zones autour du site de forage, et pouvant lui être préjudiciable.

• l’exposition à long terme au nonylphénol à des concentrations importantes, trouvées dans certaines eaux de surface, pourrait nuire aux populations vivant en eau douce.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des alkylphénols peuvent être retrouvés à des niveaux importants au niveau des eaux usées d’établissements hospitaliers.

• Des alkylphénols ont été retrouvés, parmi 39 composés, dans l’air intérieur et extérieur de 40 foyers non-fumeurs en milieu urbain et de 10 foyers en milieu rural en Californie.

• Les principales sources d’exposition des perturbateurs endocriniens et notamment d’alkylphénols sont les eaux usées industrielles.

 

IN VITRO :

 

• Les alkylphénols ont un effet d’inhibition du 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase2 (11β-HSD2) jouant un rôle dans la régulation de l’action des glucocorticoïdes et contribuent au syndrome métabolique ou favorisent des troubles sexuels.

 

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :
ARTICLES PARUS D’AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME :

 

• une absorption humaine quotidienne de PBDE, via l’ingestion de poussières, de 0,4 à 21,4 ng/jour pour un adulte moyen, et 4,3 à 40,6 ng/jour pour un enfant à Shangai

• De fortes concentrations de PBDE durant l’adolescence sont associées à une apparition plus précoce des premières règles (avant 12 ans).

• le recyclage primitive de déchets électroniques introduit des polluants toxiques dans l’environnement qui sont potentiellement nuisibles à la santé des travailleurs de ce secteur et des résidents locaux, notamment les enfants, et nécessite une enquête urgente sur les impacts des POP sur la santé.

• Les risques pour la santé des consommateurs mondiaux via la consommation de poissons provenant de Chine du Sud sont minimes. Toutefois, un risque accru peut être prévu en raison de l’utilisation continue des produits ignifuges bromés et l’importation de déchets électroniques en Chine.

• l’exposition humaine aux PCB en Chine est significativement corrélée à l’âge maternel, les habitudes alimentaires et les facteurs géographiques et, plus largement concernant les PBDE (polybromés), que la population générale est exposée, en Chine, à de multiples sources

• Revue de la littérature mettant en évidence un lien entre PE et trouble de la fertilité et fécondité, dont le BPA, phtalates et retardateurs de flamme polybromés.

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les sources d’exposition et les implications pour l’élaboration des politiques.

• Les polybromés auraient un effet épigénétique

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Une exposition environnementale de BDE-47 peut affecter la production d’androgènes au niveau des cellules de Leydig chez le rat

• Une exposition de poissons zèbres adultes sur le long terme, à faible dose (0,001 à 1 μM) a de multiples effets : sur la croissance et la reproduction des adultes, mais également une altération du comportement de la progéniture.

• L’Etude des niveaux de polluants persistants chez les populations de tortues migrantes et des modèles de contamination peut informer les gestionnaires de la faune sur les risques éventuels pour la santé de certaines sous-populations

• Il existe une influence négative de certains composés (OHC, PBDE, PCB..) sur le taux d’hormones thyroïdiennes chez les baleines blanches.

• Projet de biosurveillance d’oiseaux sauvages ayant pour but de fournir des valeurs de référence pour des agents nocifs mesurés dans le sang, taches de sang séché par exemple

• Chez la souris, une exposition à faible dose de BDE-47 est associée à des déficits comportementaux chez les nouveau-nés exposés.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des niveaux importants de PCB, DDT et de lindane ont été détectés dans les sédiments de mangrove sans effet toxique, ni déficience, pour les mollusques et les populations locales.

• Mise en évidence d’une contamination géographique des POPs, dont les PCB et PBDE, à partir de l’observation chez des grands dauphins du Mexique et de la côte Est des EU

• Il existe des lacunes dans la connaissance des niveaux en polluants, au niveau des poussières intérieures

 

IN VITRO

• les composés bromés étudiés causent une cassure de l’ADN, ajouté à un blocage de réplication chromosomique sur des cellules de poulet

• Il existerait une sous-estimation possible du niveau en DBDPE et BDE de l’écosystème (niveaux non décelables) et une nécessité de poursuivre les recherches pour évaluer la persistance et la toxicités de ces métabolites, d’autant plus que qu’il existe une augmentation d’utilisation de DBDPE en remplacement du BDE 209, aux similarités de comportement physico-chimique

 

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Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERCHLORATES:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Les nourrissons sont exposés de façon importante aux perchlorates et les enfants nourris au sein le sont plus que ceux nourris au lait de vache ou au lait de soja.

• le perchlorate semble capable de bloquer l’absorption d’iodure par la glande thyroïde

• Le perchlorate peut influencer la mesure du calcium ionisé

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques et, considérant certains d’entre eux, comme les perchlorates ou le DDE, la concentration serait plus élevée que chez les femmes non enceintes

• Des concentrations en perchlorate entre de 0,4 mg/l à 13,5 mg/l, ont été mesurées dans du lait maternisé destiné à des nourrissons

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Un niveau accru de facteurs de nécrose et de nécrose a été observé dans les poumons de lapins exposés au perchlorate d’ammonium et peuvent être considérés comme indicateurs efficaces reliés au développement de la fibrose pulmonaire.

• Chez le rat, le perchlorate affecte l’homéostasie des hormones thyroïdiennes, particulièrement en cas d’alimentation déficiente en iode.

• Chez le singe Rhésus en période de reproduction, le perchlorate a une influence sur la fixation d’iode au niveau de la thyroïde et peut donc être une méthode pour évaluer le statut de la thyroïde

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Une nouvelle méthode, à base de bactéries souffrées oxydées (SOB, sulfur-oxidizing bactéria), de détection de contaminants, dont des perchlorates, dans l’eau, a été mise au point. Elle pourrait servir d’outil d’alerte précoce

• Certains procédés de décontamination reposant sur des propriétés physico-chimiques ou biologiques sont en cours de développement dont la réduction biologique (dégradant complètement le perchlorate) ou l’utilisation de bactéries réduisant le perchlorate

• Importance des conditions oxiques pour améliorer l’efficacité d’élimination du perchlorate

 

IN VITRO :

 

• Le perchlorate peut bloquer l’absorption de l’iode au niveau du tissu placentaire et thyroïdien mais pas eu niveau du tissu utérin. Le placenta joue un rôle dans l’absorption et le stockage de l’iode et peut donc compenser les insuffisances en apport maternels.

• La protéine YFP-H148Q/I152L est un biocapteur intracellulaire de la pompe ionique sodium/iode transportant certains anions dont des perchlorates, pouvant expliquer leur action sur la thyroïde.

 

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°10

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 150 (95 %)

• Chez l’animal : 96 dont 28 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 54 (Effets sanitaires : 26 ; effets sur cellules in vitro: 28)

 

Ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée d’avril à juin 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effet physiopathologiques :

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose.

- L’obésité chez la population adulte américaine est associée avec une exposition au BPA plus élevée.

 

Effets in vitro :

- Les bisphénols poly-halogénés, ainsi que certains de leurs métabolites, sont des perturbateurs potentiels de l’activité du PPARy.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

Chez le rat :

- Une exposition à de faibles concentrations de BPA pendant les périodes prénatale et postnatale précoce prédispose au cancer mammaire.

- L’exposition prénatale au BPA modifie l’environnement endocrinien de la glande mammaire ainsi que son processus angiogénique et pourrait expliquer les lésions pré-néoplasiques se développant ultérieurement.

- Le BPA pourrait avoir des effets néfastes sur la spermatogénèse.

- Le BPA agit sur l’axe reproducteur de l’adulte mâle lorsqu’il a été exposé au composé chimique durant la période pré- et postnatale.

- L’exposition périnatale à une faible dose de BPA (50 µg) diminue la tolérance au glucose des sujets à l’âge adulte. Elle prédispose au syndrome métabolique chez ceux qui ont un régime riche en graisses. Ces effets néfastes n’ont pas lieu avec une exposition à des doses plus élevées de BPA.

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Les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques représentent un risque pour l’adulte et pour l’enfant.

Le RES salue les deux décisions récentes de l’AFSSAPS : l’interdiction du camphre de 3-benzylidène du 24 août 2011, et l’avis défavorable du 8 juillet 2011 émis sur l’utilisation du benzophénone-3 (BP3) en tant que filtre UV dans les produits cosmétiques chez les enfants jusqu’à l’âge de dix ans, ce dernier faisant suite à la saisine de la Ministre de la Santé sur la part du risque attribuable aux substances cosmétiques reprotoxiques et/ou perturbateurs endocriniens.

Nous interpellons le Directeur Général de l’AFSSAPS, Dominique Maraninchi sur les dangers du BP3 et sur la necessité d’une interdiction dans un courrier accompagné d’une note de synthèse sur le sujet.

Lire le courrier du RES à l’AFSSAPS daté du 19 septembre 2011

Un perturbateur endocrinien, le 3-Benzylidene-camphor, interdit dans les cosmétiques en France

 
C’est une décision en date du 24 août émanant de l’Afssaps. Considérant que ce filtre anti-UV est susceptible « de perturber des fonctions endocriniennes et de représenter un grave danger pour la santé humaine » du fait de présence dans les produits cosmétiques, l’Agence interdit l’utilisation du 3-Benzylidene-camphor en France.
 
30 août 2011 
Le 3-Benzylidene-camphor était déjà qualifié par L’Observatoire des Cosmétiques de « Peu sûr sur un plan toxicologique » (voir l’article « Les filtres anti-UV et les écrans solaires« . Déjà quasiment abandonné par l’industrie, ce filtre solaire anti-UVB peut néanmoins encore être présent dans certains produits cosmétiques, et notamment les produits de protection solaire.L’Afssaps avait engagé un travail d’évaluation de la sécurité d’emploi du 3-Benzylidene-camphor, dont les conclusions ont été entérinées par la Commission de Cosmétologie le 15 mars dernier.
Il en ressort que de nombreuses études récentes, menées in vivo et in vitro, suggèrent que cette substance agit en perturbateur endocrinien, notamment en induisant des modifications des organes reproducteurs.
L’Afssaps en conclut que le 3-Benzylidene-camphor est susceptible de perturber des fonctions endocriniennes, d’avoir des effets sur la fertilité, et donc de présenter un danger grave pour la santé humaine au sens de l’article L.5312-1 du Code de la santé publique.

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Du bisphénol S dans les tickets de caisse

 

Le RES se félicitait il y a peu de la suppression du bisphénol A (BPA) des tickets de caisse de deux grandes chaînes de supermarchés : Carrefour et Super U. Plusieurs études ont en effet montré que le BPA, présent sous sa forme libre dans le papier thermique, peut traverser la barrière cutanée, exposant ainsi en priorité les hôtes et hôtesses de caisse au perturbateur endocrinien.

Lors de l’émission « On en parle » du 29 juillet dernier sur la Radio Suisse Romande, le journaliste Yves-Alain Cornu rapporte que Carrefour a tout simplement remplacé le Bisphénol A par du Bisphénol S, substance parente au BPA et considérée comme une alternative « inacceptable » par l’Office Fédéral de la Santé Publique Suisse, selon le journaliste (Voir l’article). En effet, quelques études montreraient que le BPS a une activité oestrogénique, tout comme son cousin le BPA.

Mais qu’en est-il vraiment ?

Quelques études montrent que le BPS a une activité oestrogénique comparable à celle du BPA, tout comme nombre d’autres bisphénols d’ailleurs.

Ces études sont certes peu nombreuses en regard des centaines publiées sur le BPA, mais au vu de ces résultats, il y a lieu de penser que le BPS est une alternative inadaptée car tout aussi néfaste que le bisphénol A . Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires pour évaluer l’impact sanitaire de ce nouveau papier thermique.  

 

Perturbateurs endocriniens : un rapport parlementaire appelle à la précaution

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a approuvé mardi 12 juillet le rapport parlementaire du sénateur Gilbert Barbier intitulé « Les perturbateurs endocriniens, Le temps de la précaution ».

Le sénateur souligne que les inquiétudes relatives aux perturbateurs endocriniens proviennent de l’augmentation importante de maladies liées au système hormonal comme les troubles de la reproduction ou certains cancers.

Gilbert Barbier estime que les données disponibles sont suffisantes pour agir dès maintenant afin de protéger les populations les plus vulnérables, tout particulièrement les bébés et les femmes enceintes. Le Réseau Environnement Santé ne peut que se satisfaire d’une telle déclaration.

Consultez le rapport parlementaire de Gilbert Barbier

Les perturbateurs endocriniens, Le temps de la précaution

Approbation du rapport

________________________________________

Mercredi 13 juillet 2011

Lors de sa réunion du mardi 12 juillet, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a approuvé le rapport présenté par le sénateur Gilbert Barbier (RDSE, Jura) intitulé Les perturbateurs endocriniens, le temps de la précaution. 

Dans ce rapport, il rappelle que les inquiétudes relatives aux perturbateurs endocriniens proviennent de l’augmentation importante et non encore expliquée de maladies liées au système hormonal comme certains cancers ou des problèmes de fertilité. En France, l’incidence du cancer du sein a doublé depuis 1980. Il en serait de même du cancer du testicule dans les pays développés depuis 1970. En matière de fertilité, les chercheurs s’inquiètent d’une possible combinaison d’une baisse de moitié du nombre de spermatozoïdes et d’une augmentation des malformations génitales masculines. 

Le rapport souligne que les données scientifiques disponibles rendent crédible un lien de causalité entre ces maladies et l’action de substances perturbant le système endocrinien. En effet, l’impact avéré de certaines de ces substances sur les animaux sauvages, l’analogie avec des produits comme le Distilbène ou la chlordécone et plusieurs publications académiques vont dans ce sens. 

Cependant, les incertitudes restent nombreuses notamment quant aux mécanismes d’action à faible dose, en mélange ou à des moments précis de la vie et quant aux différentes molécules impliquées.

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Priorité Santé – Les Perturbateurs Endocriniens

André Cicolella a participé le 9 juin 2011 à l’émission « Priorité Santé »  sur RFI. Sur le plateau, il était accompagné du Dr Sandrine SEGOVIA-KUENY, déléguée générale de l’ASEF (association santé environnement France), en région Ile de France.

Écouter l’émission

1. Les perturbateurs endocriniens

(19:31)

 

2. Les perturbateurs endocriniens

(26:31)