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Mercure dentaire

Mercure : Bulletin de veille scientifique n°1

 

(Veille scientifique réalisée par l’association Non au Mercure Dentaire)

 

CHAMP DE L’INVESTIGATION

Cette veille scientifique a porté sur 34 études, dont 4 sont parues dans des revues dentaires. Elle ne s’est pas intéressée à tous les aspects de la toxicité du mercure contenu dans les amalgames dentaires. les auteurs se sont concentrés sur deux problématiques  :

 

1) La contribution des amalgames dentaires à une intoxication au mercure

 

• 4 études n’observent pas de corrélation : 3 de ces études sont parues dans des revues dentaires.

• 1 étude, également parue dans une revue dentaire, entend montrer que les plaintes liées aux amalgames seraient le fait de personnes ayant vécu un événement stressant.

• 8 études mettent au contraire en évidence une corrélation.

• 1 étude s’intéresse à la pollution environnementale due aux amalgames, soulignant que le mercure n’est pas seul incriminé ; d’autres métaux, tels que l’argent, l’étain, le cuivre ou le zinc sont relargués dans l’environnement depuis les cabinets dentaires ; ces métaux ont ensuite un impact sanitaire.

Les sources de financement s’avèrent déterminantes : selon que l’étude paraît dans des revues dentaires (financées par les fabricants d’amalgames et affiliées à la FDI ou à l’IARC) ou dans des revues traitant spécifiquement de toxicologie ou d’environnement, on doit s’attendre à obtenir des résultats opposés – de même que les études sur les effets du tabagisme financées par des cigarettiers n’observaient aucune incidence du tabac sur les pathologies qu’on l’accusait d’occasionner.

 

2) Le lien entre mercure et diverses pathologies

 

Nous nous sommes principalement intéressés au mercure métallique, sans exclure cependant des études particulièrement significatives portant sur le chlorure de mercure (équivalent à Hg2+) ou le méthylmercure.

En 2011, sur 20 études recensées, 18 ont confirmé ou identifié une relation entre le mercure et un certain nombre de pathologies.

• 2 études n’observent pas de corrélation entre le mercure inorganique et la Sclérose Latérale Amyotrophique. L’une d’elles n’exclut pas, cependant, la possibilité que les métaux soient des facteurs étiologiques ; elle émet l’hypothèse que des facteurs génétiques entrent également en jeu.

• 6 études mettent en évidence la relation entre le mercure inorganique et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique.

• 7 études montrent l’impact du mercure « même à de faibles doses », sur les maladies cardiovasculaires.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la stéatose hépatique.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur le diabète.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la Sclérose en Plaques.

• 1 étude confirme que la femme enceinte transmet le mercure au fœtus ; 1 autre montre les effets neurotoxiques du mercure sur l’organisme en formation.

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MERCURE DENTAIRE : La position incohérente et isolée de la France

Introduction

L’amalgame a été mis au point au XIXe siècle pour remplacer l’usage de l’or dans les soins des caries. En raison de la toxicité du mercure connue depuis l’antiquité, de nombreux dentistes et médecins se sont très tôt opposés à cette utilisation ; mais les « plombages » se sont peu à peu banalisés grâce à leur coût modique et à la rapide augmentation du nombre de caries résultant des changements alimentaires des dernières décennies.

L’amalgame, qui contient 50 % de mercure, n’a jamais été soumis à une procédure d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comportant des tests de toxicité cellulaire. Les dentistes français détiennent le record de pose d’amalgames en Europe. Pourtant l’utilisation du mercure est mise en cause par un nombre croissant de scientifiques et d’autorités politiques. Les pays scandinaves ont ouvert la voie de l’interdiction du mercure dentaire et invitent les autres pays européens à les imiter. Cette question est à l’ordre du jour de la révision de la stratégie communautaire sur le mercure, qui est en train d’examiner « le cycle de vie » des amalgames dentaires.

Lire la suite (dossier de presse)