Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°3
RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS
CHEZ L’HOMME
Effet physiopathologiques :
- Sur 6246 garçons nouveau-nés de la région niçoise, 1,6% des garçons présentent une cryptorchidie associée à d’autres anomalies (micropénis) et à des risques familiaux et environnementaux (antirouilles et phtalates) conjoints.
- L’exposition prénatale à certains phtalates (DEHP notamment), peut avoir une répercussion négative sur le développement neurocomportemental des nouveau-nés âgés 26 semaines.
- Une étude de l’INSERM n’a pas trouvé d’association de type « monotone » entre les métabolites de phtalates présents dans l’urine de femmes enceintes et le poids de naissance de leurs garçons, à l’inverse des résultats positifs trouvés avec certains phénols.
Etudes in vitro :
- Le phthalate de diéthylhexyle (DEHP) et le phthalate de monoéthylhexyle (MEHP) ont la capacité d’induire l’apoptose dans les cellules du système immunitaire aux concentrations trouvées dans l’environnement.
CHEZ l’ANIMAL
Chez le rat :
- Le DEHP administré à des rats en post natal aurait un impact négatif sur le développement de l’hippocampe (J16 à J22) chez les mâles mais pas chez les femelles.
- Les phtalates de DHPP et DnOP ont un effet toxique sur le développement à partir de 0,25g/kg/j correspondant à la Dose Minimale ayant un Effet Indésirable Observé (DMEIO).
Chez la souris :
- Le phthalate de dibenzyle (DBzP) est plus toxique que le phtalate de benzyle et de butyle (BBP) et ne devrait donc pas être utilisé comme plastifiant alternatif.
EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE
Etudes d’imprégnation humaine :
- En Allemagne, 18 métabolites de phthalates sur 21 ont été détectés dans l’excrétion urinaire de 104 mères et leurs enfants en âge d’être scolarisés, les niveaux les plus élevés étant ceux du DIBP et du DEHP.
Contamination environnementales
- Des phtalates ont été retrouvés dans les eaux embouteillées en contenant plastique avec des concentrations plus élevées lorsque les bouteilles sont stockées à 4°C ou si elles sont stockées à l’extérieur. (rôle de la température et/ou du soleil dans la dégradation des phtalates avec le temps).
Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°2
RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS
CHEZ L’HOMME
Effet physiopathologiques :
- Le phtalate de mono-éthyle montre une association positive avec une densité mammaire accrue.
- Le phtalate de monoéthyle (MEP) induit des effets néfastes sur la qualité du sperme.
- Santé du travail : Les concentrations de DEHP dans l’air ambiant des usines de fabrication de PVC ont des effets néfastes sur la motilité des spermatozoïdes et l’intégrité de la chromatine de l’ADN des ouvriers.
- Cette étude montre que la nutrition parentérale chez les nourrissons et les enfants accroît de façon significative l’exposition au phtalate DEHP et induit une augmentation du stress oxydatif.
- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose chez le sujet âgé.
- Certains phtalates pourraient jouer un rôle dans la genèse du diabète.
- L’exposition prénatale aux phtalates pourrait avoir une incidence sur le développement mental et psychomoteur des bébés, surtout les garçons à l’âge de six mois.
- Il existe un lien entre les concentrations urinaires de phtalates et une altération du fonctionnement thyroïdien.
CHEZ l’ANIMAL
Chez le rat :
- L’exposition in utero aux phthalates DIBP, DIHP, DIBP et DINP réduit la production testiculaire de testostérone fœtale à des niveaux similaires, supérieures ou inférieures au DEHP.
Chez la souris :
- Les phtalates agissent comme des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes 1, qui régulent l’activité synaptique cérébrale, et de l’activation de la protéine G dépendante de l’agoniste cannabinoïde.
EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE
- L’analyse de neuf dispositifs médicaux montre la présence de DEHP pour sept d’entre eux alors qu’ils étaient supposés en être exempts.
- Etude Elfe : Concentrations urinaires de BPA chez les femmes enceintes similaires aux autres études, 5% dépassent 50µg/L + contamination au phtalate de DEHP par le matériel médical en maternité.
- Présence de un ou plusieurs phtalates dans tous les jouets et articles de puériculture destinés au marché indien.
Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°1
RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS de janvier à mars 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Pubmed)
ANALYSE GENERALE
A. EFFETS CHEZ L’HUMAIN :
● Effet physiopathologiques :
- Association entre la présence de revêtement de sol en PVC et l’asthme chez l’enfant. Ces revêtements sont une source importante de phthalates que l’on retrouve dans les poussières intérieures.
- Un groupe de 34 gènes/protéines peut servir de marqueurs moléculaires de la toxicité des phtalates. Les 3 premières catégories relatives à leur toxicité sont la cardiotoxicité, l’hépatotoxicité et la néphrotoxicité.
- L’exposition professionnelle maternelle aux phtalates et aux pesticides a des effets néfastes sur la fertilité et l’issue de la grossesse.
- L’exposition maternelle aux phtalates pourrait affecter le statut des hormones sexuelles stéroïdiennes du fœtus et du nouveau-né.
- L’exposition au phtalate de di (n-butyl) (DBP) affecte les cellules germinales (CG) des rats exposés in-utéro. Des effets similaires ont été démontrés in vitro sur des testicules fœtaux humains et pourraient être à l’origine du cancer des testicules à cellules germinales.
- Les taux de prolactine sérique chez des hommes suspectés d’infertilité sont positivement associés avec l’exposition au phtalate de dibutyl (DBP) et au phtalate de diéthylhexyle (DEHP).
Les phtalates dans les cosmétiques et les produits ménagers nuisent-ils à votre santé?
Campagne pour des Cosmétiques Sans Danger
Les parfums sont conçus pour que vous sentiez bon, mais est-ce leur seul effet ?
En mai 2010, un rapport intitulé « Not So Sexy: The Health Risks of Secret Chemicals in Fragrance »1 (Pas si Sexy : Les Substances Chimiques Secrètes dans les Parfums sont un Risque pour la Santé) a été publié à l’initiative de « Environmental Working Group » et « The Campaign for Safe Cosmetics » (La Campagne pour des Cosmétiques Sans Dangers), une coalition d’associations américaines militant pour les femmes, l’environnement, la santé publique, la foi et la sécurité des travailleurs.
Dans cette étude portant sur 17 parfums de marque, les auteurs ont trouvé qu’ils contenaient des ingrédients secrets, des substances chimiques ne figurant pas sur les étiquettes et ayant des propriétés dangereuses inquiétantes, avec une propension à s’accumuler dans les tissus humains. Il s’agit notamment du diéthyl phthalate, une substance chimique trouvée chez 97 pour cent des Américains (Silva, 2004) qui est liée à une altération des spermatozoïdes dans les études épidémiologiques chez l’homme (Swan 2008), et du musc cétone, un composé de synthèse pour le parfum qui se concentre dans les tissus adipeux et le lait maternel (Hutter 2009; Reiner, 2007).
Trente huit produits chimiques non répertoriés ont été trouvés dans leurs tests. Les parfums testés contenaient en moyenne 14 substances chimiques secrètes. Parmi elles se trouvent des produits chimiques associés aux perturbations hormonales et aux réactions allergiques. Pourtant, de nombreuses substances n’ont pas été évaluées pour la sécurité des produits de soin personnel par la « Food and Drug Administration » (FDA) américaine ou par le propre panel de sécurité de l’industrie.
En 1973, le Congrès a adopté le » Fair Packaging and Labeling Act ». Cette loi, qui exige que les fabricants de cosmétiques indiquent les ingrédients sur les étiquettes de leurs produits, exempte cependant les parfums. Depuis lors, le mot vague « parfum » ou « fragrance » est tout ce que vous trouverez sur l’étiquette.
Parmi les substances chimiques testées, il n’y a guère de bonnes nouvelles. Le vague terme « parfum » regroupe des produits chimiques qui peuvent être liés à des lésions du système reproducteur, à la perturbation du système hormonal, et qui peuvent déclencher des réactions allergiques.
Les parfums sont conçus pour que vous sentiez bon et que vous soyez bien dans votre peau, mais chez EWG, on ne sait pas comment vous pouvez vous sentir bien quand vous ne savez pas ce que vous mettez sur votre corps. Les auteurs de ce nouveau rapport espèrent qu’il vous aidera à faire des choix plus éclairés concernant vos parfums.
Les produits ménagers parfumés pourraient être nocifs pour la santé
Un rapport publié par la coalition Women’s Voices for the Earth (Voix des Femmes pour la Terre) a soulevé l’inquiétude au sujet des parfums chimiques ajoutés aux produits de nettoyage, aux lessives, et aux désodorisants d’intérieur que nous utilisons dans nos maisons.
Le rapport intitulé « What’s That Smell » (« Quelle est cette odeur ») a passé en revue 37 études scientifiques. Les résultats montrent que les substances chimiques utilisées dans les parfums qui présentent le plus de risques sont les muscs artificiels et les phthalates.
Les problèmes de santé associés à ces produits chimiques vont de réactions allergiques mineures jusqu’aux crises d’asthme.
La recherche indique que les muscs synthétiques sont persistants et bioaccumulables. Ce sont aussi des perturbateurs hormonaux potentiels, et ils peuvent briser les défenses de l’organisme contre d’autres produits chimiques toxiques.
Les phthalates utilisés dans les parfums servent comme solvants. Des études montrent que les phtalates sont associés à une perturbation du système hormonal ainsi qu’à à des problèmes de fertilité et de développement chez l’animal.
Une autre préoccupation de l’association pour l’environnement réside dans le fait que les fabricants ne mentionnent pas les ingrédients des produits sur leurs étiquettes. « Ce sont des informations commerciales confidentielles ». Les consommateurs sont donc exposés à des substances toxiques à leur insu, sans possibilité pour eux de connaître les effets néfastes qu’elles peuvent avoir sur leur santé. Ils ne peuvent donc pas prendre de décision éclairée sur ce qu’il faut acheter ou ce qu’il faut utiliser », a déclaré Ralph Scott avec l’association « Parents for Non-Toxic Alternatives » (Parents pour des alternatives non toxiques).
Résumé du rapport « What’s That Smell » en anglais.
Sources :
- http://www.wusa9.com/news/local/story.aspx?storyid=102707&catid=28
- http://www.ewg.org
Une députée veut bannir des perturbateurs hormonaux des hôpitaux
Le bisphénol est loin d’être le seul perturbateur hormonal présent dans notre environnement. Les phtalates, des assouplissants du plastique, entrent dans la composition d’un nombre insoupçonné d’objets, des emballages aux produits cosmétiques en passant par les matériels électriques et les rideaux de douche. Dans les hôpitaux, la liste s’allonge encore : tubes, poches de perfusion, gants, sondes… « En tout, 90 % du dispositif médical contient des phtalates », estime Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé.
Après la directive européenne interdisant six phtalates dans les jouets et articles de puériculture, Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, vient de déposer une proposition de loi visant à interdire l’utilisation de ces phtalates dans les dispositifs médicaux à destination des populations les plus sensibles – femmes enceintes, nouveau-nés et jeunes enfants. Mais aussi dans les sols des unités de soins intensifs, de maternités et de pédiatries. Sans pénaliser le budget des hôpitaux : « Des industriels européens produisent les mêmes articles, au même prix, et sans phtalates… », a-t-elle souligné, mercredi 23 juin, lors d’une conférence de presse.
Depuis près de vingt ans, la nocivité des phtalates inquiète la communauté scientifique. A l’origine de troubles de la fertilité et de malformation de l’appareil reproductif masculin, ils seraient également corrélés à l’apparition de cancers du sein, de troubles comportementaux, d’effets allergènes et de puberté féminine précoce. « Autant de conséquences durables sur la santé, qui ont un coût humain et psychologique, mais aussi économique », explique Valérie Boyer. Or, face à ces produits toxiques, « les professionnels de santé se retrouvent démunis, déplore Olivier Toma. Ils ne peuvent repérer la présence de phtalates dans les articles qu’ils achètent pour l’hôpital. Et faute de formation, ils ne sont pas en mesure d’informer les patients. »
Valérie Boyer espère que cette réglementation aura valeur d’exemplarité afin de sensibiliser tous les usagers des phtalates, mais aussi les industriels, qui n’indiquent jamais ce composant sur leur étiquetage.Au-delà des phtalates, c’est le problème plus général des perturbateurs endocriniens qui est en jeu, selon le toxicologue André Cicolella. Ils sont omniprésents dans l’environnement et chez les humains – 98 % des Danois sont par exemple imprégnés de composés perfluorés, qui réduisent sensiblement la fertilité masculine. Et selon René Harbert, directeur de laboratoire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, « en région parisienne, les hommes produisent deux fois moins de spermatozoïdes que leurs grands-parents ».
Angela Bolis
Source :
Reportage : LES PHTHALATES SONT-ILS SANS DANGER ?
Des substances chimiques appelées phthalates, que l’on trouve dans les produits en plastique souple que nous utilisons quotidiennement, sont si omniprésentes qu’on peut en trouver des traces chez tout le monde. Les phthalates sont-ils sûrs ou dangereux ? Lesley Stahl enquête
Cliquer ici pour voir le reportage en anglais
(Source : reportage « 60 minutes » sur CBS http://www.cbsnews.com/stories/2010/05/21/60minutes/main6506892.shtml?tag=contentMain;contentBody)
(CBS) Plus que jamais, nous sommes préoccupés par la façon dont tous les produits chimiques auxquels nous sommes exposés affectent notre santé. Parmi eux, il y a une famille de substances chimiques appelée phthalates, qui est utilisée dans les plastiques d’usage courant.Pas les bouteilles d’eau ou de soda en plastique, mais des choses souples et flexibles comme un rideau de douche. On les retrouve aussi dans les shampooings et les tapis.Les phthalates sont tellement omniprésents que nous en avons tous des traces dans notre corps. Récemment, l’Environmental Protection Agency1, EPA, a mis les phthalates sur une liste de produits chimiques qui « pourraient présenter un risque » pour l’environnement ou la santé humaine, dû au fait qu’ils perturbent l’activité hormonale.
Certaines études préliminaires montrent qu’ils peuvent être à l’origine d’une démasculinisation lente et régulière chez les hommes.Mais s’il y avait un procès contre les phthalates, un jury pourrait trouver que les preuves contre eux sont contradictoires et peu concluantes. Et pourtant, le Congrès a pris des mesures l’an dernier en interdisant certains phthalates dans les jouets pour enfants, tout comme l’Europe l’a déjà fait. Le Congrès a été mis sous pression à cause de l’étude du Dr Shanna Swan, une épidémiologiste de l’Université de la Rochester Medical School.
Le Dr Swan a comparé les niveaux de phthalates chez un groupe de femmes enceintes avec la santé des bébés de sexe masculin auxquels elles ont donné naissance. Elle a expliqué à Lesley Stahl, la correspondante de «60 Minutes», qu’elle a trouvé que plus les taux de phthalates étaient élevés dans l’urine de la mère pendant la grossesse, plus les jeunes garçons avaient des problèmes.
Interrogée sur ce qu’elle avait trouvé chez les bébés, le Dr Swan a déclaré : « Nous avons constaté que, de plusieurs manières subtiles, les garçons étaient moins complètement masculins. »
Le Dr Howard Snyder, un urologue pédiatrique au Children’s Hospital de Philadelphie, explique que les constatations du Dr Swan sont cohérentes avec ce qu’il voit chez les garçons nouveau-nés, à savoir une augmentation alarmante de la difformité des organes sexuels.Le Dr Snyder a opéré le petit Griffin âgé d’un an pour corriger quelque chose appelé « hypospadias² « , une malformation congénitale qui entraîne des problèmes de miction. »C’est un petit gars en bonne santé qui, je pense, va passer le reste de sa vie sans aucune difficulté « , dit le Dr Snyder à Lesley Stahl.
« Nous avons entendu qu’il y a de plus en plus en plus de cas d’hypospadias. En voyez-vous beaucoup ? » a alors demandé Lesley Stahl .
« Il y a 30 ou 40 ans, les meilleures données que nous avions alors étaient que l’hypospadias apparaissait dans environ un cas sur 300 naissances de garçons viables. La prévalence est aujourd’hui d’environ un cas sur 100 naissances. Le nombre de cas a été multiplié par trois », explique le Dr Snyder.
Une autre anomalie a aussi été multipliée par deux. Il s’agit des testicules non descendus. Le Dr Snyder explique que quelque chose semble entraver la production de testostérone dans l’utérus, ce qui provoque des malformations des organes mâles. Il pense que les phthalates peuvent être en cause.
« Vous êtes très concentré sur ces substances chimiques », fait remarquer Lesley Stahl. « Ne pensez-vous pas que tout ce que nous voyons puisse être dû au tabagisme, au régime alimentaire ou autre chose ? »
«Je pense que c’est l’exposition aux substances chimiques qui est la plus révélatrice, » lui a répondu le Dr Snyder.
Il fait référence à des études autres que celle de Shanna Swan qui semblent relier les phthalates à une numération faible des spermatozoïdes ainsi qu’à de faibles taux de testostérone chez les hommes adultes.
« Trop de données se sont accumulées pour qu’elles soient ignorées. Je pense que c’est un phénomène réel. Je le pense vraiment et sincèrement », dit Snyder.
Si vous regardez autour de l’hôpital du Dr Snyder, vous pouvez voir comment les phthalates parviennent jusque dans notre corps. Ils sont dans les sacs à intra-veineuses et les tuyaux de perfusion par exemple. Quand des bébés prématurés – sous perfusion ou avec une sonde gastrique comme celui-ci – ont été étudiés, les chercheurs ont constaté que leurs niveaux de phthalates étaient montés en flèche.
Qui aurait pensé que les substances chimiques incorporées dans les plastiques s’en échappent. Eh bien c’est pourtant le cas, en petites quantités. Mais les études commencent à suggérer que même de petites quantités peuvent produire un effet. S’il est démontré incontestablement que les phthalates sont dangereux, il ne sera pas facile de s’en débarrasser.[…]
Notes :
[1] Agence américaine pour la protection de l’environnement
[2] L’hypospadias est une malformation du fœtus masculin, qui se manifeste par l’ouverture de l’urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité.

