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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 28-05-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 28-05-12

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Journée Mondiale de l’Environnement : Parlons Santé !

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement,

la Mutuelle Familiale et ses partenaires en région organisent

DES ANIMATIONS / PROJECTION D’UN FILM / DÉBAT

sur le thème : « Parlons santé »

en partenariat avec le Réseau Environnement Santé

Le sujet : Par le biais de notre alimentation, de la respiration ou en contact direct, nous sommes exposés quotidiennement à des centaines de substances chimiques. Les femmes enceintes et les enfants doivent tout particulièrement être protégés de ces expositions répétées.

L’initiative : Pour sensibiliser à ces questions, la Mutuelle Familiale et ses partenaires en région ont construit un événement avec des animations et la projection d’un film, suivie d’un débat, sur les thèmes de la Santé, de l’Environnement et de l’Alimentation.

Pourquoi parler Santé lors de la Journée Mondiale de l’Environnement ?

L’explosion des maladies chroniques, qui provoque 63% des décès dans le monde, inquiète l’Organisme Mondial de la Santé qui la qualifie « d’épidémie ». En effet, 1 homme sur 2 et 1 femme sur 3 sont touchés par le cancer, plus de 6 millions d’adultes sont affectés par l’obésité, soit 14.5% des Français de plus de 18 ans, plus de 2 millions par le diabète de type 2. Le nombre d’asthmatiques a doublé en 20 ans. En 40 ans, le taux de spermatozoïdes a chuté de moitié tandis que les malformations génitales augmentent et que les tumeurs des testicules ont été multipliées par quatre.

Les travaux des scientifiques mettent de plus en plus en évidence le rôle prépondérant des polluants chimiques notamment ceux provenant de substances de type perturbateurs endocriniens : PHTALATES, RETARDATEURS DE FLAMMES BROMES, PARABENS, BISPHÉNOL A. Si nous rajoutons les pesticides dans notre assiette, le cocktail est détonant !

C’est d’ailleurs l’objet du documentaire « la Grande Invasion » de Stéphane Horel dans lequel des scientifiques connus et reconnus tentent de tirer le signal d’alarme, en mettant en évidence le fâcheux inconvénient qu’ont ces substances chimiques de cambrioler notre intimité hormonale.

Le constat, plutôt grave, n’empêche pas le film de prendre le parti du second degré. Oscillant entre humour grinçant et poésie, des animations en papiers collés montrent les destins parallèles des humains et des animaux de laboratoire.

Réalisatrice : Stéphane Horel, journaliste documentariste.
Prix du meilleur film au festival Cine con Ciencia à Montevideo (Uruguay) – octobre 2011.
Prix du film d’investigation au festival Ecollywood de Lille – novembre 2011.

Retrouvez le programme de la journée par région :

A Paris (Mairie du 10e), le mardi 5 juin 2012 de 14h à 22h

A Thourotte (Picardie), le lundi 4 juin 2012 à partir de 14h

A Conflans-en-Jarnisy (Lorraine), le 5 juin 2012 à partir de 14h

A Lons-le-Saunier (Franche-Comté), le 6 juin 2012 à partir de 14h30

A Reims (Champagne-Ardenne), le 5 juin 2012 à partir de 19h

A Lorient (Bretagne), le 5 juin 2012 à partir de 18h

Cliquez sur les liens pour accéder aux programmes.

 

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Hold-up sur la fertilité! – Retrouvez les enregistrements audio du colloque

Écouter ou ré-écouter les interventions lors de cette après-midi exceptionnelle :

Introduction d’André Cicolella, Président du Réseau Environnement Santé (RES)

Etat de la recherche scientifique sur les phtalates et les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction

- René Habert, directeur du laboratoire de développement des gonades CEA/Inserm

- Shanna Swan, Vice-Présidente du département de recherche de médecine préventive, Mount Sinai School of Medecine, Etats-Unis (en anglais avec traduction consécutive)

Quelles politiques de recherche scientifique et de santé publique pour faire face aux enjeux des perturbateurs endocriniens ?

- Rémy Slama, Président du conseil scientifique du Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens PNRPE

- Gérard Bapt, Président du groupe d’étude « santé environnementale » de l’assemblée nationale, initiateur de la loi du 12 octobre 2011 interdisant l’usage du BPA dans les contenants alimentaires

- Michèle Rivasi, députée européenne Europe Écologie, elle est membre des commissions Industrie, recherche et énergie et Environnement, santé publique et sécurité alimentaire

Table-ronde des ONG : agir maintenant sur les perturbateurs endocriniens

- Yannick Vicaire, Chargé de mission, Réseau Environnement Santé (RES) / EDC NGOs group

- Wiebke Winkler, Chargée de réseau, Comité Développement Durable en Santé (C2DS)

- Anne Barre, présidente de WECF France

Conclusion d’André Cicolella

Communiqué de presse (16 mai 2012) – La prévention des maladies chroniques : c’est maintenant !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE




Prévenir les maladies courantes en prévenant

les expositions environnementales précoces : le changement, c’est maintenant !

 

Paris/Bruxelles, le 16 mai 2012,

L’exposition à des contaminants environnementaux au cours de la vie utérine peut provoquer le déclenchement tardif de maladies graves chez de nombreux individus, selon une déclaration de consensus publiée lors du congrès scientifique PPTox, qui se termine aujourd’hui à Paris.

Cette version provisoire du consensus, encore ouverte aux commentaires des participants, reflète les conclusions du congrès, « PPTox III, maladies liées aux stress environnementaux au cours du développement : preuves et mécanismes », tenu à Paris les 14-16 mai 2012. La réunion a été suivie par plus de 250 participants, dont beaucoup d’entre eux sont des chercheurs de premier plan sur les liens entre expositions précoces et maladies [1]. Le texte de consensus souligne que les déséquilibres nutritionnels, les infections, le stress, et l’exposition aux produits chimiques, y compris les contaminants présents dans notre environnement, sont autant de facteurs qui peuvent agir sur l’enfant dans l’utérus et augmenter le risque de développement futur de maladies chroniques.

La déclaration intitulée « Origines développementales des dysfonctions et maladies non transmissibles : implications pour la recherche et la santé publique », a été présentée à la session finale de la conférence PPTox. Rédigée par un groupe d’experts scientifiques internationaux [2], elle décrit comment les déséquilibres nutritionnels et l’exposition à certains produits chimiques au cours du développement pré et postnatal conduisent au développement de maladies chez les adultes, y compris le cancer et le diabète, et comment la prévention des impacts à long terme sur la santé doit être mise en œuvre.

Parmi les points importants :

• Les stades précoces du développement (en particulier in utero) sont particulièrement sensibles aux perturbations induites par l’exposition aux produits chimiques avec des conséquences potentielles néfastes pour la santé, exprimées après une période de latence, comme l’obésité, le diabète, les troubles neuro-développementaux, la puberté précoce, les cancers hormonaux-dépendants, (sein, prostate et testicules). Plusieurs troubles affectant la reproduction ont également tous été liés à des expositions chimiques : testicules non descendus, baisse de la qualité du sperme, syndrome de sous-fécondité des ovaires polykystiques, fibrome utérin, …

• Les produits chimiques appelés perturbateurs endocriniens sont particulièrement préoccupants car ils détournent les hormones indigènes qui transportent les signaux d’une cellule du corps à l’autre. Ces perturbateurs endocriniens (PE) peuvent avoir des effets à des doses très faibles qui ne sont pas prévisibles à partir des tests effectués à des doses élevées. On estime que 900 produits chimiques sont couramment suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

• Toutes les maladies complexes ont une composante environnementale. La part que les scientifiques attribuent uniquement à la variation génétique fixe ne cesse de se réduire au profit d’une meilleure compréhension du rôle des influences environnementales [3].

• Les maladies et les dysfonctionnements provoqués par l’augmentation de la susceptibilité au stade précoce du développement peuvent ne se manifester que des années ou des décennies plus tard et dépendront de l’exposition et du moment où elle intervient dans le développement.

Exemples de maladies:

• Diabète et obésité: l’exposition précoce aux contaminants chimiques environnementaux a été liée à un risque accru d’obésité et de diabète. On recense aujourd’hui environ 20 substances chimiques qualifiées d’obésogènes car elles peuvent conduire à un risque accru de gain de poids au cours de la vie.

• REPRODUCTION: Le développement du système reproductif humain commence vers la fin du premier trimestre de la vie utérine. Une grande variété de dysfonctions et de maladies affectant la reproduction, comme la cryptorchidie, le faible compte de spermatozoïdes, le syndrome des ovaires polykystiques et le cancer des testicules ont été liées à des expositions développementales aux perturbateurs endocriniens.

Le texte de consensus émet les recommandations suivantes pour les politiques publiques :

• Parce que les stades précoces du développement sont particulièrement sensibles aux perturbations, avec des conséquences néfastes sur la santé, les stratégies de recherche scientifique et de prévention des maladies devraient toutes deux se concentrer sur ces étapes de la vie qui sont les plus vulnérables.

• Un changement de politique au profit de la « prévention primaire » est nécessaire.

• L’amélioration de la nutrition et la réduction des expositions environnementales aux produits chimiques sont essentielles avant et pendant la grossesse et dans les premières années de la vie. Ce changement de politique est susceptible d’avoir un impact très important sur la fréquence des maladies chroniques et les coûts des soins de santé, tout en augmentant en même temps la qualité de vie de la population dans son ensemble.

Les autorités de réglementation et les organisations de la société civile ont été appelées à tenir compte de la déclaration de consensus dans l’élaboration future des politiques nationales et communautaires.

Robert Barouki, de l’Université Paris Descartes et co-président du comité organisateur du congrès déclare: « Nous disposons aujourd’hui des preuves scientifiques, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Les déséquilibres nutritionnels ou l’exposition à certains produits chimiques au cours de la période prénatale pourraient avoir des conséquences pour la santé future de l’individu. Bien que nous ne sachions pas encore l’ampleur exacte des conséquences, les faits scientifiques sont là et mûrs pour soutenir l’action publique ».

Genon Jensen, Directrice exécutive de HEAL (Alliance pour la Santé et l’Environnement) a déclaré que cinq groupes de la société civile (HEAL, Réseau Environnement Santé, Générations Futures, WECF, et CHEM Trust) saluent et appuient le texte de consensus. Les ONG de la société civile soulignent leur intention de porter cet appel au cours des discussions à venir sur la révision de la stratégie de l’UE sur les perturbateurs endocriniens ainsi que vers d’autres instances politiques pertinentes. « La déclaration de consensus donne une orientation importante pour les discussions futures et les décisions stratégiques sur les perturbateurs endocriniens. Il montre que plus d’attention doit être accordée à la prévention des expositions nocives pendant les périodes sensibles du développement humain. Jusqu’à présent, malgré les preuves de plus en plus nombreuses des dommages causés par les PE, les changements dans l’action réglementaire sont lents et encore inefficaces. Nous nous attendons à ce que cette importante déclaration fonde un rééquilibrage des efforts de santé publique vers la prévention primaire trop négligée par rapport aux stratégies courantes privilégiant exclusivement la détection et le traitement des maladies avec le fardeau humain et financier que cela implique », déclare-t-elle.

Pour André Cicolella, président et porte-parole du Réseau Environnement Santé, « nous sommes dans une situation de faillite multiple tant pour la sauvegarde de notre système de santé, menacé par l’explosion des coûts de prise en charge, que pour l’expression du droit à la santé des générations actuelles et futures. La bonne nouvelle, c’est que la science nous indique une solution de règlement de la crise. Il incombe au Président nouvellement élu, non seulement de maintenir le leadership que la France a adopté en Europe et dans le monde en commençant à agir sur les perturbateurs endocriniens comme le BPA, mais aussi à insuffler un programme ambitieux de recherche scientifique, de réformes de santé publique et de mutation du tissu industriel à la hauteur de l’urgence et des enjeux que soulève cette déclaration. Pour la jeunesse de France, dont François Hollande a fait sa priorité, c’est un choix historique incontournable. »

La déclaration de consensus sera publiée dans la prestigieuse publication en ligne « Environmental Health » (prévu début de Juin 2012).

 

[1]. Détails de la conférence à http://www.toxicology.org/ai/meet/cct_pptoxiii.asp

[2]. La déclaration de consensus a été écrite par Robert Barouki, INSERM UMR-S 747, Université Paris Descartes, Paris 06, 75270 France ; Peter D. Gluckman, Université d’Auckland, Private Bag 92019, Auckland 01142, Nouvelle-Zélande ; Philippe Grandjean, Médecine Environnementale, Université du Sud Danemark, 5000 Odense, Danemark et Harvard School of Public Health, Boston, MA 02215, Etats-Unis ; Mark Hanson, Université de Southampton, Mailpoint 887, Southampton General Hospital, SO16 6YD, Royaume-Uni; Jerrold J Heindel, Institut national des sciences de la santé environnementale, PO Box 12233, Research Triangle Park, NC 27709, États-Unis. La déclaration de consensus projet est soumise aux commentaires des participants au congrès jusqu’au 28 mai 2012, puis sera ouverte à signature.

[3]. Une des raisons qui soutient cette conclusion est l’augmentation substantielle de l’incidence de nombreuses maladies chroniques au cours des 20-40 dernières années, un intervalle de temps beaucoup trop court pour être attribuable aux modifications génétiques.

 

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 14-05-12

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Phtalates : veille médiatique (Internet) au 14-05-12

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EFSA et conflits d’intérêts : le RES se félicite de la démission de Diana Banati

A la demande de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), Diana Banati, la présidente du conseil d’administration de l’Efsa, a présenté le 8 mai sa démission avec effet immédiat. Cette décision intervient après que la Hongroise a décidé de prendre des responsabilités au sein de l’International Life Science Institute (Ilsi), le lobby de l’industrie agroalimentaire.

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 6-05-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 6-05-12

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Aspartame et autres édulcorants naturels et de synthèse : Bulletin de veille scientifique n°3

 

EDULCORANTS NATURELS ET DE SYNTHESE

ARTICLES PARUS D’OCTOBRE A JANVIER 2012

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

(Etudes sur la Stévia en bleu)

 

A. EFFETS CHEZ L’HOMME

 

I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

● Maladies cardiovasculaires et métaboliques

Maersk M, Belza A, Stødkilde-Jørgensen H, Ringgaard S, Chabanova E, Thomsen H, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Sucrose-sweetened beverages increase fat storage in the liver, muscle, and visceral fat depot: a 6-mo randomized intervention study. Am J Clin Nutr. 2012 Feb;95(2):283-9. Epub 2011 Dec 28. Department of Endocrinology and Internal Medicine MEA, Aarhus University Hospital, Aarhus, Denmark and Herlev Hospital, Herlev, Denmark.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22205311

 

En bref :

Les résultats de cette étude portant sur 47 sujets en surpoids concluent que la consommation de boissons sucrées au saccharose pendant 6 mois favorise l’accumulation de graisse ectopique et de lipides comparativement au lait, au cola light édulcoré à l’aspartame et à l’eau. En conséquence, la consommation quotidienne de boissons sucrées au saccharose augmente les risques de développer des maladies cardio-vasculaires et métaboliques.

 

● Effets sur la satiété

Maersk M, Belza A, Holst JJ, Fenger-Grøn M, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Satiety scores and satiety hormone response after sucrose-sweetened soft drink compared with isocaloric semi-skimmed milk and with non-caloric soft drink: a controlled trial. Eur J Clin Nutr. 2012 Jan 18. doi: 10.1038/ejcn.2011.223. [Epub ahead of print] Department of Internal Medicine and Endocrinology (MEA), Aarhus University Hospital, Aarhus C, Denmark.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22252107

 

En bref :

Cette étude portant sur 24 sujets obèses a comparé l’effet de certaines boissons sur l’appétit en fonction de leur apport énergétique (sodas sucrés / lait demi-écrémé ; sodas édulcorés à l’aspartame / eau). Les résultats montrent que le lait est la boisson qui a eu le plus d’effets sur la satiété. La consommation de boissons énergisantes (lait, soda sucré) n’a pas été compensée par une diminution de la prise énergétique au repas suivant. Il n’a pas été mis en évidence que la consommation de boissons édulcorées à l’aspartame augmentait l’appétit.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL

 

a) SOURIS

 

● Génotoxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. In vitro and in vivo assessment of the mutagenic activity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame). Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S30-4. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036025

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto portant sur l’advantame, un analogue N-substitué de l’aspartame au goût 100 fois plus sucré que l’aspartame et 20 000 fois plus sucré que le saccharose, les tests de génotoxicité in vitro et in vivo (souris CD-1), se sont montrés négatifs.

 

b) RAT

 

● Effet sur les cellules cancéreuses

Takahashi K, Sun Y, Yanagiuchi I, Hosokawa T, Saito T, Komori M, Okino T, Kurasaki M. Stevioside enhances apoptosis induced by serum deprivation in PC12 cells. Toxicol Mech Methods. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print] Environmental Adaptation Science, Division of Environmental Science Development, Graduate School of Environmental Science, Hokkaido University , Sapporo , Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316388

 

En bref :

Les résultats de cette étude japonaise, réalisée sur des cellules PC12 (lignée cancéreuse de cellules chromaffines de la médullo-surrénale de rat) en culture montre que de faibles concentrations de stévioside (un édulcorant naturel issu de la stévia) favorisent l’état apoptotique cellulaire normal in vitro.

 

● Régénération musculaire

Bunprajun T, Yimlamai T, Soodvilaia S, Muanprasat C, Chatsudthipong V. Stevioside Enhances Satellite Cell Activation by Inhibiting of NF-κB Signaling Pathway in Regenerating Muscle after Cardiotoxin-Induced Injury. J Agric Food Chem. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print]

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316332

 

En bref :

Cette étude menée chez le rat montre que le stévioside, de par ses propriétés anti-inflammatoires, pourrait renforcer l’activation des cellules souches musculaires satellites présentes dans le muscle, par la modulation de la voie de signalisation inflammatoire NF-kB, participant à la régénération des muscles ayant subi des lésions. Il se peut donc que le stévioside soit bénéfique comme complément alimentaire destiné à la récupération de la fonction musculaire après une lésion.

 

c) CHIEN

 

● Toxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. Chronic oral toxicity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame) in the dog. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S49-59. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036027

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto, l’advantame a été administré à des chiens avec leur nourriture durant 52 semaines aux doses de 0, 2000, 10,000, ou 50,000 ppm. Il n’a pas été observé d’effets sur la mortalité, le poids corporel, le poids des organes, la consommation de nourriture ou lors des examens ophtalmologiques, de l’électrocardiogramme, etc. La dose sans effet nocif observé (NOAEL) était de 50 000 ppm. En conclusion, l’advantame ne présente pas de danger et peut être utilisé comme édulcorant à haut pouvoir sucrant.

 

C. BIOMONITORING

 

● Evaluation des apports quotidiens

Huvaere K, Vandevijvere S, Hasni M, Vinkx C, Van Loco J. Dietary intake of artificial sweeteners by the Belgian population. Food Addit Contam Part A Chem Anal Control Expo Risk Assess. 2012 Jan;29(1):54-65. Epub 2011 Nov 17. Department of Food, Medicines and Consumer Safety, Scientific Institute of Public Health, Brussels, Belgium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22088137

 

En bref :

Les auteurs ont voulu savoir si, chez la population Belge âgée de plus de 15 ans, la consommation d’édulcorants pouvait dépasser la DJA établie pour l’acésulfame-K, la saccharine, le cyclamate, l’aspartame et le sucralose. Les résultats suggèrent que la population Belge ne présente pas de risque de dépassement de la DJA des édulcorants.

 

D. REVUE GÉNÉRALE

 

● Advantame

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T, Ubukata K, Lee C. Advantame–an overview of the toxicity data. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S2-7. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan. akira_otabe@ajinomoto.com

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036024

 

En bref :

Cette revue [réalisée par Ajinomoto, fabricant d’aspartame] donne un aperçu des résultats des études portant sur l’advantame, un dérivé N-substitué de l’aspartame ayant une structure similaire au néotame. Les différentes publications montrent que l’advantame est bien toléré tant chez l’animal que chez l’humain et n’a pas d’effet toxique systémique. Selon les auteurs, l’utilisation de l’advantame dans l’alimentation ne présente pas de danger.

Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n° 12

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

 Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 216 (94 %)

• Chez l’animal : 138 dont 37 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 78 (Effets sanitaires : 38 ; effets sur cellules in vitro : 40)

 

ne montrant pas d’effets : 13

• Chez l’animal : 8

• Chez l’homme : 5

 

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de octobre à décembre 2011

 EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

 ● Une étude basée sur des enquêtes NHANES de 2003 à 2008 montre une association entre les niveaux de BPA urinaires plus élevés des participants et le diabète sucré, l’ensemble des résultats étant influencé par la seule période positive : 2003/04.

 ● L’exposition prénatale au BPA entraîne une augmentation du risque de faible poids de naissance, de petite taille par rapport à l’âge gestationnel, ainsi que des niveaux plasmatiques néfastes de leptine et d’adiponectine chez les garçons nouveau-nés.

 ● Le bisphénol A est positivement associé à l’obésité généralisée, l’obésité abdominale et à la résistance à l’insuline chez les chinois adultes d’âge moyen et chez les séniors.

 ● Le BPA et cinq des phtalates les plus courants (DEHP/MEHP et DBP/BBP/MBP) ont une toxicogénomique et des effets néfastes sur la santé humaine similaires en raison de l’interaction de leur 89 gènes/protéines communs.

 

Effets in vitro :

 ● Des niveaux environnementaux pertinents de BPA ont des effets proangiogéniques directs sur les cellules endothéliales primaires humaines, suggérant que l’endothélium est une cible importante pour le BPA.

 ● Comme l’œstradiol (E2), le BPA et la TCDD stimulent in vitro le processus prolifératif des cellules de cancer du sein alors que la Metformine, un antidiabétique, le diminue.

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Communiqué de presse (19 avril 2012) – Pressings : l’interdiction du perchlo annoncée par le Ministère de la Santé

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE




Pressings : l’interdiction du perchlo annoncée par le Ministère de la Santé

 

Paris, le 19 avril 2012,

Une délégation du Réseau Environnement Santé (RES), de l’association Générations Futures et de l’Association des Victimes des Émanations de Perchloroéthylène des Pressings (ADVEPP) a été reçue à sa demande aujourd’hui par le Directeur Général de la Santé.

Celui-ci a annoncé le principe de l’interdiction du perchlo dans les pressings selon les modalités suivantes :

- Interdiction immédiate dans les installations nouvelles

- Fermeture immédiate des installations induisant une contamination des riverains supérieure à 1250 microgrammes par mètre cube (1250 µg/m3)

- Arrêt au 1er janvier 2014 des installations de plus de 15 ans

- Arrêt des installations existantes dites non NF au 1er janvier 2018

- Arrêt des installations NF au 1er janvier 2022

Le principe d’un suivi de ces mesures avec nos 3 associations a été acté. La prochaine réunion est prévue fin juin.

Le RES, l’ADVEPP et Générations Futures demandaient que la norme définie par l’Agence de Protection de l’Environnement des États-Unis à 40 µg/m3 soit prise en compte en France. Elles se félicitent néanmoins du changement radical de la politique du Ministère de la Santé qui ne défend plus l’usage contrôlé du perchlo mais accepte le principe de son remplacement.

Le RES, l’ADVEPP et Générations Futures vont continuer à agir pour préserver la santé des riverains et des travailleurs des pressings. Elles les appellent à se manifester auprès des Agences Régionales de Santé et des Préfectures pour obtenir un contrôle de leur contamination.

Edulcorants et aspartame : RFI fait le point

Les édulcorants, et plus particulièrement l’aspartame, sont au cœur d’un débat passionné. Cancer, épilepsie… L’aspartame est accusé de tous les maux. Cet édulcorant, très souvent utilisé dans les produits lights, est-il dangereux pour la santé ? Quels sont les risques ? Faut-il éviter de le consommer?

Émission avec :

- Dr. Pierre Azam, nutritionniste à Paris, président de l’Observatoire de l’Obésité (OBOBS).

- Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste à Paris.

- Dr Marianne Buhler, gynécologue, membre du Réseau environnement santé, maire adjointe santé et développement durable, mairie Issy-les-Moulineaux.

Écouter l’émission :

- partie 1

- partie 2

Source : RFI

Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 15-04-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 15-04-12

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Scandales sanitaires : les ONG interpellent les candidats

Médiator, pesticides, amiante, antennes-relais, bisphénol A…

Dans les crises sanitaires passées ou à venir, les victimes font toutes le même constat : en tant que citoyen ou consommateur, leur santé a fait figure de variable d’ajustement face à des intérêts « supérieurs » pour développer au plus vite un produits ou une technologie.

Pour réformer ce système et mettre fin aux crises sanitaires, les ONG interpelleront les candidats aux élections présidentielles autour de 25 propositions pour en finir avec les scandales sanitaires.


PROGRAMME du 16 AVRIL 2012 au SENAT

Mot de Bienvenue (10h30-10h35)

Leila Aïchi, Sénatrice de Paris

25 propositions pour en finir avec les scandales sanitaires (10h35-11h30)

André Cicolella, Président du Réseau Environnement Santé

François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures

Etienne Cendrier, Porte-parole de Robin des Toits

Franck Laval, Président d’Ecologie Sans Frontière

La parole aux candidats ou à leurs représentants (11h30-12h30)

Réactions et solutions pour mettre fin aux scandales sanitaires


 

Conférence (10 avril 2012) – Hold-up sur la fertilité !

Omniprésents dans notre quotidien les phtalates soulèvent depuis longtemps de nombreuses préoccupations et sont devenus emblématiques du débat autour de Reach, la nouvelle réglementation chimique communautaire. C’est aujourd’hui pour leur caractère de perturbateurs endocriniens (PE), et au vu des données nouvelles, que l’action réglementaire est plus que jamais nécessaire sur l’ensemble de cette famille de substances, comme sur l’ensemble des PE.

- Des sources d’expositions multiples (articles PVC, cosmétiques, médicaments, matériel médical, air intérieur…) conduisant à une imprégnation généralisée de la population et une exposition particulièrement critique pour le nourrisson prématuré,
- De nombreuses preuves expérimentales chez l’animal et/ou chez l’homme le liant aux 4 grandes familles de pathologies associées aux PE : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction, troubles neurocomportementaux.

Face à cela, la réglementation actuelle est insuffisante. Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer.

- Programme de la conférence

- Brochure d’informations sur les perturbateurs endocriniens

- Les différentes sources d’expositions aux phtalates

- Les phtalates : Effets sur la santé et exposition – Données scientifiques 2011

- Publications du Dr Shanna Swan : Sélection

- Document de synthèse de CHEM Trust et HEAL : Des réponses réglementaires adéquates aux défis des perturbateurs endocriniens

- Hold-up sur la fertilité! – Retrouvez les enregistrements audio du colloque

Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°4

 

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:

ARTICLES PARUS DE OCTOBRE A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME

Effet physiopathologiques :

 

- 6 PFC sur 11 sont détectés dans le sang de 83 enfants (PFOS, PFHx, PFOA, PFNA, PFOSA, et le PFDA). Ces PFC sont associés à un comportement traduisant une tendance marquée à un état impulsif.

 

• Effets in vitro :

- Le modèle de l’additivité des effets individuels évalué sur un mélange de 4 à 6 substances rend compte de manière acceptable de l’activité globale anti-androgénique de ces mélanges.

- Les perfluorés iodés (PFIs) ont un effet oestrogénique qui dépend de la longueur de la chaîne aliphatique et de la substitution iodée.

- Etude in vitro de l’effet des PFC (C4-C12) sur l’activation du PPARα humain et murin. On note que l’activité PPARα augmente avec la longueur de chaîne des PFC jusqu’au C9 puis décroit pour des chaînes plus longues.

- Les PFC diminuent l’activation du facteur de transcription NF-kB et par conséquent la sécrétion des cytokines par les cellules immunitaires. Le PFOA est le moins actif des PFC examinés.

 

BIOMONITORING

- Exposition du nouveau-né : il existe un transport important du PFOA à travers la barrière placentaire et dans le lait. L’exposition postnatale est plus importante que l’exposition prénatale surtout pour le PFOA.

- Exposition du fœtus à certains PFC via le cordon ombilical.

 

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°3

 

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :

ARTICLES PARUS DE JUILLET A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME

• Effet physiopathologiques :

 

- Chez 140 femmes enceintes, les auteurs ont observé un lien statistique entre d’une part des niveaux élevés de T4 (libre et total) et de triiodothyronine et d’autre part les PDBE sanguins.

- Chez 194 femmes ayant été exposées accidentellement aux polybromés in utero, il existe une tendance forte non significative entre l’exposition la plus forte et la fréquence d’avortements spontanés.

- Mesure dans le sérum de 289 femmes enceintes de 10 congénères de polybromés entre 1999 et 2000. Pas de liens entre le niveau de polybromés totaux et la TSH néonatale.

 

• Effets in vitro :

- Les métabolites de PDBE induisent l’apoptose des cellules hépatiques et réduisent la prolifération via la génération de radicaux libres entraînant un stress oxydant cellulaire.

- Les auteurs suggèrent que le modèle de l’additivité des effets individuels évalué sur un mélange de 4 à 6 substances rend compte de manière acceptable de l’activité globale anti-androgénique de ces mélanges.

- L’analyse de l’impact de mélanges de polluants sur la fonction cellulaire (cellules MCF-7) montre que des effets plus importants sont observés au niveau des ARN et de l’ADN pour de très faibles doses de polluants.

- Les capacités immuno-destructrices des cellules natural killer (NK) sont altérées par l’exposition au tétrabromobisphenol A (TBBPA) ce qui pourrait avoir des conséquences sur la progression ou l’initiation de cancers ou d’infections virales.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

- Les enfants sont exposés à des doses trop élevées de retardateurs polybromés via les mousses de polyuréthane contenues dans les jouets pour bébés.

 

BIOMONITORING

- 46 polluants sur 117 recherchés (PCB, dioxines, furanes, organoétains, métaux lourds, polybromés et le méthylmercure) sont retrouvés dans plus de la moitié des placentas examinés (130).

- La mesure de l’exposition maternelle et fœtale à 9 polybromés montre d’une part que seul le PBDE-99 est associé à un faible poids de naissance, et d’autre part que l’exposition du fœtus aux PBDE est manifeste.

 

REVUES GÉNÉRALES

- Revue générale très complète sur les liens épidémiologiques entre l’imprégnation aux polluants et l’incidence du diabète et de l’obésité dans le monde. L’importance de l’exposition prénatale aux polluants est mise en avant pour rendre compte de l’incidence croissante de ces pathologies.

 

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Bisphénol A : Veille médiatique (Internet) au 1-04-12

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Phtalates : Veille médiatique (Internet) au 1-04-12

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Phtalates : bulletin de veille scientifique n°4

 

RISQUES LIES AUX PHTALATES :

ARTICLES PARUS DE OCTOBRE A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

EFFETS CHEZ L’HOMME

Effets physiopathologiques

Cette étude toxicogénomique montre que le BPA et cinq des phtalates les plus courants (DEHP/MEHP et DBP/BBP/MBP) ont des effets néfastes sur la santé humaine qui sont similaires sur la base de l’interaction commune avec 89 gènes/protéines.

Les concentrations urinaires de 5 métabolites de phthalates (DEHP, DEP, DnBP, BBzP) sont plus élevées chez les couples ayant des difficultés à procréer que chez les couples déjà parents.

Pays-Bas : L’exposition professionnelle des femmes enceintes aux HAP, phtalates, alkylphénols et pesticides est associée à une altération de la croissance fœtale et à une diminution du poids placentaire (pesticides, phtalates).

Etude in vitro

Les phtalates induisent un mécanisme oncogénique non génomique dans l’étiologie du cancer du sein dont le mécanisme est indépendant de leur activité oestrogénique.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL

Chez le rat :

L’exposition de testicules fœtaux de rat au phtalate de mono-(2éthylexyle) (MEHP) altère le fonctionnement testiculaire et induit la suppression de la stéroïdogenèse.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

La présence accrue de phtalate de benzylbutyle (BBzP) ou de phtalate de dibutyle (DBP) et de ses métabolites (MBP et MHEP) dans la poussière domestique est associée à des cas d’allergie et à des troubles respiratoires chez les enfants.

Présence de DEHP dans les solutions pour perfusion contenues dans des poches de PVC souples à des taux correspondant aux valeurs de référence. Présence inattendue d’autres esters de phtalates traduisant un non-respect des exigences de pureté des polymères.

De nombreux produits pharmaceutiques médicamenteux, délivrés avec ou sans ordonnance, ainsi que des compléments alimentaires, utilisent du DBP ou du DEP comme excipients dans leurs formes posologiques orales.

 

REVUES GÉNÉRALES

Article qui passe en revue les conséquences sanitaires d’une exposition humaine périnatale au DEHP.

 

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Communiqué de presse (30 mars 2012) – Hypersensibilité électromagnétique : Pour une garantie de la déontologie dans l’étude et la prise en charge

Hypersensibilité électromagnétique :

Pour une garantie de la déontologie dans l’étude et la prise en charge

Le quotidien du médecin du 27 mars nous apprend que l’Académie nationale de médecine, par la voix du Professeur André Aurengo, apporte son soutien aux orientations de l’étude Cochin de prise en charge de l’hypersensibilité électromagnétique, lancée par l’AP-HP et pilotée par le Professeur Choudat.

Ce soutien inconditionnel – en contradiction apparente avec les missions de l’Académie de médecine et ses critères de multidisciplinarité et d’indépendance – pose effectivement de graves questions d’un point de vue scientifique et médical.

Comment l’Académie de médecine, se basant sur une fausse citation du rapport de l’AFFSET 2009[1], peut-elle soutenir qu’il n’existe aucun argument pour retenir d’autre hypothèse que l’origine psychologique de cette hypersensibilité, ignorant l’existence de travaux indiquant le contraire ? Peut-elle encore méconnaître l’existence de signaux d’alerte observables dans les études de cas, les enquêtes citoyennes et les témoignages convergents dans le monde entier ? Peut-elle ignorer les changements de paradigmes en cours dans des pays comme le Canada ou les Etats-Unis en matière de maladies émergentes liées à des hypersensibilités environnementales ?

Comment l’Académie de médecine peut-elle soutenir un seul traitement symptomatique et soutien psychothérapique alors que des travaux  d’objectivation des troubles ont été initiés, que des mécanismes biologiques sont évoqués et que l’on sait, dans le cas des hypersensibilités environnementales, que plus la mise à l’abri et la prise en charge globale sont précoces, meilleures sont les chances d’amélioration de l’état des personnes sensibles et qu’à l’inverse, une éviction tardive augmente les risques d’atteintes irréversibles ?

Comment se fait-il que l’Académie de médecine se saisisse de cette question alors que l’ANSES[2], dans sa mission de mise à jour de l’expertise scientifique, en a fait une question prioritaire ? Que ce thème est régulièrement abordé dans le cadre du comité de dialogue « Radiofréquences et santé » auquel plusieurs d’entre nous participent activement et que les approches novatrices de l’hypersensibilité électromagnétique font partie des questions posées à la recherche ?

Refuser de prendre en compte ces signaux d’alerte serait prendre de graves responsabilités quant à l’apparition de nouveaux cas qui n’auraient pu en conséquence, bénéficier d’une prévention adaptée et quant à l’aggravation de l’état de santé des personnes déjà hypersensibles.

Nous réitérons nos demandes au Ministre de la Santé de réorienter l’étude de manière constructive, de sortir de l’opacité du protocole de prise en charge et d’assurer une information objective du corps médical (voir communiqué du 16 février 2012 Etude Cochin sur l’électrosensibilité ou chronique d’un résultat annoncé ).

Dans ce contexte et dans l’attente des clarifications nécessaires, nous ne pouvons recommander à l’heure actuelle aux électrosensibles de s’engager dans l’étude Cochin. Nous serons particulièrement vigilants quant à la déontologie de cette étude et n’hésiterons pas à en dénoncer les carences.

Enfin, afin d’alerter les autorités de santé sur les réalités du terrain, nous appelons à témoigner dans le cadre notre opération VISIBILITÉ toute personne qui expérimente des troubles, légers ou graves, en relation avec les champs électromagnétiques : hypersensibles, riverains d’antennes, de lignes électriques, usagers de technologie sans fil…

[1] Rapport AFFSET 2009 : http://www.anses.fr/ET/DocumentsET/Rapport_RF_final_25_091109_web.pdf

[2] Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 

Plus d’informations :

www.priartem.fr/

www.electrosensible.org

lelien-association.fr/

reseau-environnement-sante.fr/

Tribune dans Mediapart – Amalgames dentaires : un dossier plombé par les conflits d’intérêts

 

«17 tonnes [de mercure dentaire] sont placées chaque année dans la bouche des Français», dénoncent Michèle Rivasi, députée européenne (EE-LV), André Cicolella (chercheur), André Picot et Marie Grosman (experts) ainsi que Charlie Brown, André Lefranc, représentants d’associations engagées contre l’utilisation de «ce matériau très toxique». Selon eux, «l’Afssaps semble ici avoir choisi de défendre les intérêts privés d’une corporation plutôt que ceux de santé publique».

 

Après le Mediator, l’actualité récente a braqué ses projecteurs sur deux nouveaux scandales de santé: les prothèses PIP à base de silicones industrielles, qui présentent un taux de fuites et de ruptures élevé; et les prothèses de la hanche contenant du chrome et du cobalt, accusées de présenter des risques liés à la libération d’ions métalliques toxiques. Ces deux produits sont des dispositifs médicaux et, à ce titre, ils ne sont soumis à aucune autorisation de mise sur le marché (AMM). Ils sont donc implantés dans l’organisme sans avoir subi de tests toxicologiques adaptés.

Les matériaux dentaires sont aussi des dispositifs médicaux, implantés dans toutes les bouches. Le plus ancien et le plus fréquent d’entre eux est l’amalgame dentaire, couramment dénommé plombage, bien qu’il ne contienne aucune trace de plomb: des dizaines de millions de Français en portent. Peu d’entre eux pourtant savent qu’il est constitué pour moitié de mercure, métal hautement toxique. S’ils étaient soumis avant leur mise sur le marché à des études toxicologiques, comme le sont les médicaments et les pesticides, jamais les amalgames n’obtiendraient leur AMM: le mercure inorganique, sous ses différentes espèces chimiques, est en effet neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi génotoxique et perturbateur endocrinien. Certaines espèces chimiques du mercure sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), c’est-à-dire dangereuses pour notre génome et la reproduction. Ses propriétés et sa capacité à s’accumuler dans l’organisme tout au long de la vie, notamment dans le cerveau, expliquent qu’on l’ait peu à peu interdit dans une majorité de produits et procédés industriels.

Une réunion déterminante le 26 mars à Bruxelles

Dans le but d’abaisser drastiquement l’exposition des Européens à ce métal et à ses composés, l’Union européenne (UE) a adopté en 2005 une stratégie communautaire sur le mercure, qui est en cours de révision. Elle organise le 26 mars 2012 à Bruxelles une réunion qui sera déterminante pour l’avenir de l’amalgame dentaire. Les parties prenantes s’appuieront sur une «étude sur le potentiel de réduction de la pollution au mercure des amalgames dentaires et des piles» publiée le 5 mars dernier par une société d’expertise environnementale, Bio Intelligence Service (Biois). L’étude préconise la sortie de l’amalgame de l’UE entre 2013 et 2018. Elle rappelle que les plombages sont de loin les principaux contributeurs à la charge corporelle en mercure, qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la survenue de maladies neurologiques dont la maladie d’Alzheimer, des pathologies auto-immunes, des malformations de la descendance etc., et que les assistantes dentaires qui les manipulent peuvent en subir les conséquences. Le rapport insiste sur la pollution environnementale: les déchets d’amalgames européens représentent environ 50 tonnes/an, et contribuent fortement à la contamination de l’air, des eaux et du sol. Il affirme enfin que des alternatives efficaces et abordables sont disponibles et que leur longévité dépasse souvent celle des amalgames. Ce rapport fait suite à celui du Conseil de l’Europe (mai 2011) qui recommandait aussi d’en finir avec l’amalgame.

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