Edulcorants et aspartame : RFI fait le point
Les édulcorants, et plus particulièrement l’aspartame, sont au cœur d’un débat passionné. Cancer, épilepsie… L’aspartame est accusé de tous les maux. Cet édulcorant, très souvent utilisé dans les produits lights, est-il dangereux pour la santé ? Quels sont les risques ? Faut-il éviter de le consommer?
Émission avec :
- Dr. Pierre Azam, nutritionniste à Paris, président de l’Observatoire de l’Obésité (OBOBS).
- Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste à Paris.
- Dr Marianne Buhler, gynécologue, membre du Réseau environnement santé, maire adjointe santé et développement durable, mairie Issy-les-Moulineaux.
- partie 1
- partie 2
Source : RFI
Tribune dans Mediapart – Amalgames dentaires : un dossier plombé par les conflits d’intérêts
«17 tonnes [de mercure dentaire] sont placées chaque année dans la bouche des Français», dénoncent Michèle Rivasi, députée européenne (EE-LV), André Cicolella (chercheur), André Picot et Marie Grosman (experts) ainsi que Charlie Brown, André Lefranc, représentants d’associations engagées contre l’utilisation de «ce matériau très toxique». Selon eux, «l’Afssaps semble ici avoir choisi de défendre les intérêts privés d’une corporation plutôt que ceux de santé publique».
Après le Mediator, l’actualité récente a braqué ses projecteurs sur deux nouveaux scandales de santé: les prothèses PIP à base de silicones industrielles, qui présentent un taux de fuites et de ruptures élevé; et les prothèses de la hanche contenant du chrome et du cobalt, accusées de présenter des risques liés à la libération d’ions métalliques toxiques. Ces deux produits sont des dispositifs médicaux et, à ce titre, ils ne sont soumis à aucune autorisation de mise sur le marché (AMM). Ils sont donc implantés dans l’organisme sans avoir subi de tests toxicologiques adaptés.
Les matériaux dentaires sont aussi des dispositifs médicaux, implantés dans toutes les bouches. Le plus ancien et le plus fréquent d’entre eux est l’amalgame dentaire, couramment dénommé plombage, bien qu’il ne contienne aucune trace de plomb: des dizaines de millions de Français en portent. Peu d’entre eux pourtant savent qu’il est constitué pour moitié de mercure, métal hautement toxique. S’ils étaient soumis avant leur mise sur le marché à des études toxicologiques, comme le sont les médicaments et les pesticides, jamais les amalgames n’obtiendraient leur AMM: le mercure inorganique, sous ses différentes espèces chimiques, est en effet neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi génotoxique et perturbateur endocrinien. Certaines espèces chimiques du mercure sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), c’est-à-dire dangereuses pour notre génome et la reproduction. Ses propriétés et sa capacité à s’accumuler dans l’organisme tout au long de la vie, notamment dans le cerveau, expliquent qu’on l’ait peu à peu interdit dans une majorité de produits et procédés industriels.
Une réunion déterminante le 26 mars à Bruxelles
Dans le but d’abaisser drastiquement l’exposition des Européens à ce métal et à ses composés, l’Union européenne (UE) a adopté en 2005 une stratégie communautaire sur le mercure, qui est en cours de révision. Elle organise le 26 mars 2012 à Bruxelles une réunion qui sera déterminante pour l’avenir de l’amalgame dentaire. Les parties prenantes s’appuieront sur une «étude sur le potentiel de réduction de la pollution au mercure des amalgames dentaires et des piles» publiée le 5 mars dernier par une société d’expertise environnementale, Bio Intelligence Service (Biois). L’étude préconise la sortie de l’amalgame de l’UE entre 2013 et 2018. Elle rappelle que les plombages sont de loin les principaux contributeurs à la charge corporelle en mercure, qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la survenue de maladies neurologiques dont la maladie d’Alzheimer, des pathologies auto-immunes, des malformations de la descendance etc., et que les assistantes dentaires qui les manipulent peuvent en subir les conséquences. Le rapport insiste sur la pollution environnementale: les déchets d’amalgames européens représentent environ 50 tonnes/an, et contribuent fortement à la contamination de l’air, des eaux et du sol. Il affirme enfin que des alternatives efficaces et abordables sont disponibles et que leur longévité dépasse souvent celle des amalgames. Ce rapport fait suite à celui du Conseil de l’Europe (mai 2011) qui recommandait aussi d’en finir avec l’amalgame.
Conseil de Paris : vœu à l’unanimité pour l’abandon du perchloroéthylène dans les pressings
Le Conseil de Paris a adopté lundi 19 mars 2012 à l’unanimité un vœu des élus EELV demandant que l’utilisation par les pressings du perchloroéthylène, jugé « cancérogène probable », soit progressivement remplacé au profit de « technologies alternatives ».
« Le perchloroéthylène est un solvant utilisé dans 90% des pressings, dans le cadre du nettoyage à sec des vêtements et textiles de maison. Sa toxicité est connue : cancérogène probable, il nuit aux reins et au système nerveux », ont rappelé les élus verts de Paris.
Passage à travers les murs – Ses vapeurs « sont susceptibles de migrer à travers le béton et les planchers et d’exposer les riverains à des irritations des voies respiratoires et des yeux, des vertiges, des nausées, des maux de têtes, et même parfois conduire à la perte de connaissance et à la mort », ont-ils aussi rappelé dans un communiqué. A Nice, la septuagénaire José-Anne Bernard qui vivait au-dessus d’un pressing, en est vraisemblablement décédée en décembre 2009, ont-ils souligné.
« Des pays comme les États-Unis ou le Danemark ont déjà programmé pour 2020 l’abandon du perchloroéthylène et interdit l’installation de nouveaux pressings utilisant ce solvant », a rappelé Denis Baupin, adjoint au maire en charge de l’Environnement.
La ville lanceuse d’alerte – M. Baupin s’est félicité ensuite que, « comme pour le Bisphénol dans les biberons, la ville joue son rôle de lanceur d’alerte et de précurseur lorsque l’état est aux abonnés absents ».
Le vœu des écologistes préconise « la mise en place d’actions de sensibilisation et de formation pour les professionnels, la recherche de dispositifs d’aide publique à la conversion technologique, des diagnostics portant sur la qualité de l’air et l’exposition des travailleurs et des riverains ».
Le produit, interdit dans les nouvelles installations au Danemark et aux États-Unis, est un solvant utilisé pour le nettoyage à sec. Classé depuis 1995 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme cancérogène probable, il peut avoir des effets neurologiques et un impact sur les reins et le foie.
Source AFP.
Le RES dans les médias : Aperçu au 27-01-12
● PERTURBATEURS ENDOCRINIENS
- Médecine & Enfance Adolescence : Médecine, santé et environnement –Dr. D. Le Houézec et Dr M. Nicolle (NOV 11)
- Médecine & Enfance Adolescence : Evaluation des risques et perturbateurs endocriniens : le changement de paradigme - par André Cicolella (NOV 11)
- Actualites-news-environnement : Il faut développer la recherche dans le domaine de la Santé-Environnement (14/12/2011)
- Public Sénat : Produits chimiques: comment se protéger ? (21/01/12)
-Le Pluriel Nature : Ensemble, nous pouvons gagner bien plus que l’interdiction du Bisphénol A ! (15 DEC/15 FEV 12) Voir le magazine
● EDULCORANTS
- le Quotidien du Médecin : Les défenseurs de l’aspartame contre-attaquent (15 déc 11)
- le Parisien : Le niveau de consommation d’aspartame des Français serait bien inférieur à la dose admissible – Etude du Crédoc (13/12/2011)
Même article dans :
- Relaxnews / - La dépêche / - La Provence / - La Voix du Nord
- France 2 : C’est au programme : Faut-il interdire l’aspartame ? (interview du Dr Marianne Buhler, d’André Cicolella et de laurent Chevallier) (6/01/12)
- Bourgogne.france3.fr : La stévia, sucre de l’avenir ? (Dr Laurent Chevallier ) (17/01/2012)
- Journal International de Médecine : Exclusif : les professionnels de santé déconseillent l’aspartame aux femmes enceintes (19/01/12)
- Linéaires : L’édulcorant Stévia fait parler la poudre (janv 2012) Voir le journal
- Santé Magazine : Pas d’aspartame pendant La grossesse – Lettre ouverte du RES au ministre de la Santé en Nov 2011 (fév 2012) Voir le magazine
- Famili : ça bouge : N’abusez pas de l’aspartame – Les recommandations des scientifiques du RES (fév-mars 2012) Voir le magazine
- Tribune santé : Aspartame et grossesse : les liaisons dangereuses -Accouchements prématurés & consommation de soda light (Janv/mars12) Voir le magazine
- France 3 Languedoc-Roussillon / 12/13 Midi pile : Aspartame et femmes enceintes -(29/11/2011)
- France 3 Alpes 12/13 / Midi pile : Stévia – Itw Dr Chevallier du RES (02/12/2011)
● BISPHENOL A
- Univers-Nature : Toxicité du Bisphénol : l’Europe en retard sur la France
(8/12/2011)
- Univers-Nature : Canalisations au bisphénol A : des risques d’exposition par l’eau potable (17/12/11)
- Revue Médicale Suisse : Bisphénol : l’expertise dans le brouillard (épais) (14/12/11)
- France bleu Bourgogne / JOURNAL RÉGIONAL DE 18H00 : André Cicolella parle des dangers du Bisphénol A (30/11/2011)
- Grazia : Jouets tueurs d’enfants – l’ennemi public N° 1: le Bisphénol A (09/15 DEC 11) Voir le magazine
● SANTE- ENVIRONNEMENT et CONFLITS D’INTERETS
- Actualites-news-environnement : Santé Environnement : après l’ANR, c’est au tour du REMERA d’être fermée. (27/12/11)
- Journal de l’Environnement : Santé-Environnement: les chercheurs se rebiffent (11/01/12)
- Bastamag : Alertes sanitaires : ces associations qui dérangent un peu trop (16/01/12)
- Loi 1901 : Comment faire taire les associations d’alertes sanitaires qui dérangent un peu trop (24/01/12)
- Biodynamis : Liens cachés d’experts de l’EFSA avec l’industrie agroalimentaire (enquête CEO et RES) (DEC 11) voir le magazine
Le RES dans les médias : Aperçu au 9-12-11
● EDULCORANTS
- Europe1.fr : Aspartame : danger pour les futures mères (17-11-11)
- Enviro2b.com : Aspartame : des gynécologues alertent les femmes enceintes (17-11-11)
- Paris Match : Faut-il interdire l’aspartame ? (7-12-11)
- bfmtv : Aspartame dangereux pour les femmes enceintes (17-11-11)
- Bonjour-docteur.com/ France télévision : Femmes enceintes et aspartame : danger ? (21-11-11)
- Terraeco.net : La stevia bientôt dans les produits light (16-11-11)
- Le Monde : La stevia, un édulcorant végétal à la conquête du marché européen (29-11-11) voir le journal
- Parents : Enceinte : prudence sur l’aspartame (déc-janv2012) voir le magazine
● BISPHENOL A
-L
ibération : Bisphénol A : l’Europe et la France dose à dose (2-12-11)
- Libération : Ma vie sans bisphénol A (6-12-11)
- Le Bien Public : A. Cicolella : « L’interdiction du bisphénol A est une victoire » (6-12-11)
- Le Journal de l’Environnement : BPA: l’Efsa refuse de suivre les conclusions de l’Anses (2-12-11)
- Le Parisien / La provence : Bisphénol A : le Réseau santé environnement dénonce le mode de fonctionnement de l’EFSA (2-12-11)
- Agromédia / Le Post : Bisphénol A : l’EFSA balaie les méfiances de l’Anses et s’attire les foudres du Réseau Environnement Santé (5-12-11)
- Stratégies : Bisphénol A: l’Europe toujours en retrait face à l’interdiction française (2-12-11)
● AGRICULTURE BIOLOGIQUE
- Bourgogne.france3.fr : Campagne de mobilisation pour l’agriculture bio (15-11-11)
- Actu-environnement.com : Agriculture bio : 28 ONG se mettent en campagne (11-11-11)
- Biocontact : L’agriculture intensive en question (nov-11) Voir le magazine
- Santé Magazine : Plombages : bientôt la fin du mercure ? (janv12) Voir le magazine
- Top Santé : Le mercure, ça plombe (janv 12) voir le magazine
● COCKTAILS CHIMIQUES
- La Croix : Un incroyable cocktail de molécules (28-11-11)
- Le Monde : Maternité ne rime plus avec sérénité (5-12-11)
● CONFLITS D’INTERETS (EFSA- Autorité européenne de sécurité des aliments)
- Biocontact : Collusion des experts de l’EFSA à double casquette (déc-11) Voir le magazine
Le RES dans les médias : Aperçu au 7-11-11
- Psychologies : Manger change-t-il nos émotions ? Dr Laurent Chevallier (Nov 2011)
● PERTURBATEURS ENDOCRINIENS
- Rebelle Santé : Nutrithérapie contre l’hypofertilité masculine. Dr Laurent Chevallier (Nov 11)
● MERCURE DENTAIRE
- RTL : Santé : gare au mercure dans le plombage ! Ecouter l’interview de Marie Grosman, Jean Huss (28/10/2011)
- Le Républicain Lorrain : Polémique sur les risques du mercure dentaire (01/11/2011)
- Le Monde : Des ONG dénoncent l’utilisation du mercure dentaire, un « poison » dans la bouche des Français (27.10.11)
- Univers Nature : La principale source d’exposition au mercure dans les pays développés est dentaire (28-10-2011)
- Actu-Environnement : Amalgames dentaires : polémique autour de l’utilisation de mercure (31-10-2011)
- Bienpublic : Mercure dentaire : la bouche des Français en danger ? (28/10/2011)
- Le Journal de l’Environnement : Mercure dentaire: le prochain scandale sanitaire français ? (29-10-11)
- Europe 1 : Plombages : le mercure dentaire est un poison (27-10-11)
- Romandie : Mercure dentaire : un poison qui rôde dans la bouche des Français ? (27-10-11)
- Le Quotidien du médecin : L’interdiction du bisphénol A s’étend à tous les contenants alimentaires (13-10-11)
- Le Journal de l’Environnement : Le BPA, en sursis, défendu par le syndicat des cannettes (05 -10-11)
- Naturavox : La reconnaissance de la toxicité à faible dose du bisphénol A ouvre la voie à son interdiction (10-10-11)
- Rue 89 : Le bisphénol A bientôt interdit, c’est le retour à la bougie ? (10-10-2011)
- Le Monde : Bisphénol A, un scandale mondial (29-10-11)
- Le Quotidien du pharmacien : Les contenants alimentaires se libèrent du BPA (20-10-11)
- Emballages magazine : L’interdiction du BPA votée par les députés (13-10-11)
- lci.tf1.fr : Bisphénol A : satisfaction du Réseau environnement santé et de G. Bapt (13-10-11)
- La dépèche.fr / Le Parisien :
Bisphénol A : le RES réclame un changement de la dose journalière admissible au niveau européen (13/10/2011)
- L’Est Républicain : Le bisphénol A hors la loi (13.10.11)
Le RES dans les médias : Aperçu au 30-06-11
- Le Quotidien du Médecin : Aspartame : 3 parlementaires demandent une réévaluation immédiate (29-06-2011)
- JIM- Journal International de Médecine : Mais où sont passées les études qui ont servi à autoriser l’aspartame ? (30-06-11)
- Novethic : Aspartame : l’indépendance des experts remise en question (30-06-11)
- L’Express : Aspartame: « Il faut réévaluer la dose journalière admissible » (29-06-11)
- Rue 89 : Etudes bidon, conflits d’intérêts : l’aspartame dans de sales draps (27-06-11)
- Principes de Santé : L’Europe face à l’aspartame (05 juin 2011)
- Romandie : Aspartame: des normes fixées sans référence à des études scientifiques (29-06-11)
- ActuSoins : Aspartame : nouvelles remises en cause (29-06-11)
- Destination Santé : Aspartame : le débat continue, les données restent les mêmes (29-06-11)
…..
- Univers Nature : Distilbène : le médicament reconnu responsable du handicap d’un petit-fils (15-06-2011)
-Natura Vox : Perturbateurs Endocriniens : Les pouvoirs publics doivent agir sans attendre (17-06-11)
Le RES dans les médias : Aperçu au 31-05-11
● SENAT : Commission des Affaires Sociales
- Journal Officiel Loi et Décrets / Sénat.fr : Mission d’information sur le Médiator, audition de M. André CICOLELLA (Président du Réseau Environnement Santé) + (voir le journal Officiel)
● GAZ DE SCHISTE
- Les Affiches Moniteur : « Exploitationnde gaz de schiste : 944 produits chimiques selon le RES » (3-05-11) (voir le journal)
- Le Midi Libre : Un sit-in contre le gaz de schiste à ALES (9-05-11) (voir le journal)
PE et Biodiversité – L’article paru dans Le Monde
Les animaux perturbés par la chimie
Le 3 mai, les députés français ont adopté en première lecture une proposition de loi interdisant l’emploi des phtalates, des parabènes et des alkylphénols, substances utilisées dans les plastiques et les cosmétiques et suspectés de nuire à la fertilité masculine ou de provoquer des tumeurs du sein. Le même jour, une coalition internationale d’ONG rendait publique une liste de vingt-deux « substances chimiques extrêmement préoccupantes », parmi lesquelles des « ingrédients courants de nombreux produits et biens de consommation ». Mais ces »perturbateurs endocriniens », puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne sont pas dangereux seulement pour la santé humaine. Ils exercent aussi un effet non négligeable sur la faune sauvage. Et donc sur la biodiversité tout entière.
Pesticides, produits chimiques industriels, médicaments, ainsi que certaines substances produites naturellement par des plantes ou des champignons : les perturbateurs endocriniens se comptent aujourd’hui par centaines. En 1999, l’Union européenne en donnait la définition suivante : « Une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien, et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations. »
Chargé de maintenir la stabilité interne des animaux pluricellulaires, impliqué dans de nombreuses fonctions vitales, le système endocrinien est régulé par les hormones, qui agissent à de très faibles concentrations sanguines sur certains tissus ou organes. C’est sur la production ou l’action de ces hormones que les perturbateurs exercent leurs effets, dont les plus visibles sont une baisse de fertilité, des altérations de la reproduction et de la croissance.
Depuis les années 1990, les études scientifiques visant à mesurer les effets de ces substances sur les milieux naturels n’ont cessé de se multiplier. « Leurs conclusions sont éloquentes », rappelle le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui organisait le 28 avril à Paris, en association avec le Réseau environnement santé (RES), une journée d’information sur ce thème. Car les perturbations sont recensées dans presque toutes les familles animales, chez lesquelles apparaissent des anomalies anatomiques, reproductives, immunologiques, voire comportementales.
L’exemple le plus frappant reste celui des mollusques, très sensibles à la contamination des milieux aquatiques du fait de leur faible capacité à éliminer les polluants chimiques. Dans les années 1980, on s’est ainsi aperçu que les extinctions de masse de mollusques à proximité des zones portuaires étaient liées à une substance entrant dans la composition des peintures appliquées aux carènes de bateaux, le TBT (tributylétain). Les études, depuis, ont montré que ce produit, même à très faible dose, exerce un effet virilisant sur les femelles.
Poissons, reptiles, oiseaux et amphibiens (ces derniers étant particulièrement vulnérables du fait de leur double vie terrestre et aquatique, de leur peau semi-perméable et des modalités de leur développement) : chez tous, des phénomènes de dérèglements hormonaux et de mutations sexuelles similaires ont été observés. Avec des conséquences parfois dramatiques.
Ce fut le cas dans les années 1970 pour les phoques gris de la Baltique : empoisonnés au DDT (insecticide) et au PCB (utilisé pour le traitement des arbres), ils perdaient leurs dents et devenaient stériles, et ont bien manqué disparaître. C’est aujourd’hui celui des bélugas du fleuve Saint-Laurent (Canada) et des ours polaires, dont les populations ont également été confrontées à d’autres difficultés (la pêche pour les unes, le réchauffement climatique pour les autres). Ce pourrait être, demain, celui d’espèces plus communes.
Des chercheurs britanniques ont ainsi récemment évalué les effets anatomiques de la perturbation due aux stéroïdes oestrogènes chez le gardon, dans une cinquantaine de sites où le risque de contamination était avéré : un tiers des mâles collectés présentaient un phénotype intermédiaire entre mâle et femelle, et les spermatozoïdes, chez les poissons les plus touchés, montraient une diminution de 50 % à 75 % de leur mobilité.
« La perturbation endocrinienne met en péril l’ensemble des systèmes biologiques naturels », souligne Hélène Roche, spécialiste en écotoxicologie aquatique (CNRS-université Paris-Sud). Avec un impact d’autant plus grand que ces substances toxiques, principalement dispersées par les cours d’eau, peuvent l’être aussi par voie atmosphérique.
« Nous étudions actuellement la contamination des truites dans les îles Kerguelen de l’océan austral, région très éloignée des zones agricoles ou industrielles, illustre-t-elle. Et que découvre-t-on ? Que ces truites sont contaminées par des organochlorés (PCB) à des taux équivalents à ceux qui affectent les anguilles de Camargue, contaminées par les eaux du Rhône. »
Modes d’action, échelles de nocivité, analyse des dégâts sur l’individu ou une population d’individus : sur tous ces points, les effets des perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui bien documentés. Mais ces données, estime le WWF, n’en restent pas moins impuissantes à estimer réellement l’impact de ces substances sur la nature, les scientifiques ayant « rarement pris en compte les effets de perturbations endocriniennes à l’échelle des communautés, des écosystèmes, voire à l’échelle de l’écosphère ». D’où la nécessité de mettre en oeuvre de nouveaux programmes de recherche.
Comment prendre en compte les effets cumulatifs des perturbateurs hormonaux, qui sont souvent plusieurs à agir simultanément sur un même organisme (effet cocktail), et mettent en péril plusieurs de ses fonctions vitales ? En créant des modèles d’étude, au croisement du terrain et de la logique mathématique et statistique.
« L’enjeu de la modélisation est de représenter le meilleur compromis entre ce qui se produit réellement dans la nature et un système dont la complexité ne soit pas inabordable », résume Sandrine Charles, qui anime depuis 2010 la jeune équipe « Modélisation et écotoxicologie prédictives » (CNRS-université Claude-Bernard-Lyon-I). Pour mieux se faire comprendre, elle présente un schéma à multiples entrées. « Il s’agit d’un écosystème aquatique assez générique, représentatif de la plupart des régions de la planète, mais très simplifié », explique-t-elle. Un modèle, donc. Sur lequel il n’en faut pas moins, si l’on veut étudier scientifiquement les effets exercés par des substances toxiques, tenir compte de 13 groupes d’espèces, 23 relations trophiques entre ces espèces, 63 processus biologiques (respiration, excrétion, etc.)… et 265 paramètres !
Si l’on ajoute à cela que, en matière de perturbateurs endocriniens, la dose ne fait pas le poison (les effets sont parfois plus marqués aux faibles concentrations), que leur action peut comporter un délai de latence et se transmettre sur plusieurs générations, on conçoit combien il est difficile d’évaluer précisément les conséquences sur l’environnement de cette famille de produits à risques. Une difficulté dont les associations de protection de l’environnement estiment qu’il faut tenir compte en termes de réglementation.
« Cette problématique émergente de la perturbation endocrinienne remet en question les fondements mêmes de certains principes d’écotoxicologie, comme la notion de seuil, de faible dose, de fenêtre d’exposition ou encore d’impact sur l’ensemble d’une chaîne trophique », précise le WWF, pour qui « l’outil réglementaire est insuffisant au vu des enjeux ». Sur le plan environnemental, en effet, la classification de perturbateurs endocriniens n’existe pas en tant que telle.
« Pour la protection des écosystèmes, la réglementation est basée sur une logique substance par substance, et sur la notion de létalité. Mais pour les perturbateurs endocriniens, cela ne tient pas la route ! », renchérit André Cicolella, président du RES. « Compte tenu de leur mode d’action très spécifique, et des dégâts a priori importants qu’ils peuvent entraîner, ces produits devraient constituer une catégorie à part au sein des polluants de l’environnement. »
Un voeu qui rejoint celui du comité de suivi du Plan national santé environnement (2009-2013), qui proposait en décembre 2010 la création au niveau européen d’une catégorie spécifique aux perturbateurs endocriniens, venant compléter les catégories cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.
Catherine Vincent
Article paru dans l’édition du 14.05.11
Crevettes, gastéropodes et poissons : trouver des espèces « sentinelles »
La prise de conscience de la présence dans l’environnement de substances susceptibles de perturber les systèmes hormonaux des animaux et de l’homme date des années 1990. En France, en 2005, le ministère chargé de l’environnement et du développement durable, à la suite d’un avis rendu par le Comité de prévention et de précaution (CPP), décide de lancer un Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE). L’objectif : soutenir sur ce thème des recherches fondamentales et appliquées, en insistant sur le caractère transversal et pluridisciplinaire de la problématique.
Six ans plus tard, vingt-deux projets de recherche ont été financés (sept en 2005, quinze en 2009, pour un budget de soutien global de 3 millions d’euros), et un nouvel appel à propositions de recherche a été lancé en 2010. Un effort réel, donc, qui implique au total une soixantaine d’équipes de recherche.
Les organismes dans leur milieu naturel étant le plus souvent exposés à des mélanges complexes de substances dont les interactions sont délicates à appréhender, l’un des grands enjeux de ces recherches est d’évaluer l’impact réel des perturbateurs endocriniens. Dans l’environnement aquatique, cette évaluation est encore compliquée par le fait que l’état de contamination des cours d’eau reste globalement très mal connu, les données d’exposition étant souvent manquantes. Pour progresser, il faut donc emprunter des chemins indirects.
CRIBLAGE D’ACTIVITÉ ENDOCRINIENNE
A l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), l’équipe de Jean-Marc Porcher étudie ainsi en laboratoire le cycle de reproduction de petites crevettes d’eau douce, les gammares. L’idée : développer un test de mesure de l’expression d’un gène impliqué dans ce cycle, afin de l’utiliser comme biomarqueur de la perturbation endocrinienne. Les chercheurs s’intéressent aussi à divers gastéropodes, chez qui la présence d’hormones stéroïdiennes à des concentrations quantifiables pourrait donner le statut d’espèces « sentinelles » pour signaler la présence de substances perturbatrices dans le milieu naturel.
Mais les premiers concernés par ces recherches sont les poissons, particulièrement affectés par cette pollution du fait de la fréquence des rejets industriels et urbains dans les eaux de surface. D’où l’utilité de développer, comme le fait l’équipe de Charles Pineau (Inserm, Rennes) chez le médaka (petit poisson d’Asie), une méthode de criblage d’activité endocrinienne aux stades précoces de son développement.
Catherine Vincent
Article paru dans l’édition du 14.05.11
Source : http://abonnes.lemonde.fr/imprimer/article/2011/05/13/1521534.html
Le RES dans les médias : Aperçu au 28-04-11
● ASPARTAME
- Pèlerin Magazine : La vérité sur les faux sucre (7-04-11)
Tous au régime ? (28-04-11) (voir le journal)
- La Dépêche de Tahiti : L’aspartame pointé du doigt à travers le monde (27-03-11) (voir le magazine)
- La Revue laitière Française : l’aspartame est sans danger pour la santé (avril 2011)(voir le magazine)
- France 2 : Le vrai-faux de l’aspartame, que penser de la polémique ? (12-04-11)
- Ici Paris : EDULCORANT L’aspartame sur la sellette (12/18-04-11)(voir le journal)
Coca aime le bisphénol A
Face aux pressions croissantes des actionnaires, les responsables de Coca Cola ont déclaré mercredi 27 avril que l’arrêt de l’utilisation du bisphénol A (BPA) dans la fabrication des célèbres canettes était prématuré.
Pourtant, lors de la réunion annuelle des actionnaires à Atlanta (USA), un quart d’entre eux avaient voté pour une résolution poussant la compagnie à abandonner le BPA. Un produit considéré comme toxique par le gouvernement canadien, et déjà interdit dans les biberons de ce pays.
Certains Etats américains envisagent aussi son interdiction des cannettes et des boites de conserve métalliques.
Le BPA peut s’échapper des vernis qui tapissent l’intérieur des cannettes pour contaminer les aliments ou les boissons. Il est également présent dans les couverts en plastique, les boites de stockage et les bouteilles en plastique dur, réutilisables.
Perturbateur endocrinien avéré, le BPA est accusé d’être toxique pour la reproduction, d’affecter la fertilité et le développement.
Muthar Kent, directeur général de Coca Cola, a déclaré aux actionnaires que «les preuves scientifiques n’[étaient] pas suffisantes pour justifier un changement de position (de Coca Cola) en ce qui concerne le BPA. Si la compagnie avait le moindre doute sur la sécurité de ses emballages, elle ne continuerait pas à les utiliser. C’est aussi simple».
Il a aussi ajouté: «Cela ne veut pas dire que Coca Cola n’explore pas des alternatives». Mais il a souligné: «Nous ne sommes pas spécialisés dans le packaging et décidons en fonction des avis émis par les agences réglementaires».
Selon un porte-parole des actionnaires, «10% des votes des actionnaires réussissent normalement à infléchir la politique de la célèbre compagnie». Il a aussi expliqué que ce vote de 26% était une victoire pour les consommateurs inquiets pour leur santé.
L’année dernière, 22% des actionnaires s’étaient prononcés pour une interdiction du BPA. Cette année, il s’agit de 26%. «Nous sommes passé d’un cinquième à un quart des actionnaires favorables à la proposition. Et Coca Cola continue à ignorer nos craintes. Pourtant la progression est nette.»
Rick Smith, à la tête de la campagne de lobbying pour l’interdiction du BPA dans les biberons, appelle dorénavant le gouvernement canadien à étendre l’interdiction aux cannettes. Il estime que Coca-Cola agit comme un «trainard».
«La science a prouvé que le BPA présent dans le revêtement de l’intérieur des boites de conserve est l’une des sources les plus importantes d’exposition à ce perturbateur endocrinien. Les gouvernements du monde entier -et plus récemment l’Union européenne- se sont montrés suffisamment inquiets pour bannir le BPA des biberons. Et les cannettes sont les prochaines sur la liste. Les entreprises intelligentes et proactives ont déjà pris des mesures dans ce sens, ne niant pas ce qui est inévitable», a commenté Rick Smith.
Source : http://www.journaldelenvironnement.net/article/coca-aime-le-bisphenol-a,22899
Face aux pressions croissantes des actionnaires, les responsables de Coca Cola ont déclaré mercredi 27 avril que l’arrêt de l’utilisation du bisphénol A (BPA) dans la fabrication des célèbres canettes était prématuré.
Pourtant, lors de la réunion annuelle des actionnaires à Atlanta (USA), un quart d’entre eux avaient voté pour une résolution poussant la compagnie à abandonner le BPA. Un produit considéré comme toxique par le gouvernement canadien, et déjà interdit dans les biberons de ce pays.
Certains Etats américains envisagent aussi son interdiction des cannettes et des boites de conserve métalliques.
Le BPA peut s’échapper des vernis qui tapissent l’intérieur des cannettes pour contaminer les aliments ou les boissons. Il est également présent dans les couverts en plastique, les boites de stockage et les bouteilles en plastique dur, réutilisables.
Perturbateur endocrinien avéré, le BPA est accusé d’être toxique pour la reproduction, d’affecter la fertilité et le développement.
Muthar Kent, directeur général de Coca Cola, a déclaré aux actionnaires que «les preuves scientifiques n’[étaient] pas suffisantes pour justifier un changement de position (de Coca Cola) en ce qui concerne le BPA. Si la compagnie avait le moindre doute sur la sécurité de ses emballages, elle ne continuerait pas à les utiliser. C’est aussi simple».
Pourtant, lors de la réunion annuelle des actionnaires à Atlanta (USA), un quart d’entre eux avaient voté pour une résolution poussant la compagnie à abandonner le BPA. Un produit considéré comme toxique par le gouvernement canadien, et déjà interdit dans les biberons de ce pays.
Certains Etats américains envisagent aussi son interdiction des cannettes et des boites de conserve métalliques.
Le BPA peut s’échapper des vernis qui tapissent l’intérieur des cannettes pour contaminer les aliments ou les boissons. Il est également présent dans les couverts en plastique, les boites de stockage et les bouteilles en plastique dur, réutilisables.
Perturbateur endocrinien avéré, le BPA est accusé d’être toxique pour la reproduction, d’affecter la fertilité et le développement.
Muthar Kent, directeur général de Coca Cola, a déclaré aux actionnaires que «les preuves scientifiques n’[étaient] pas suffisantes pour justifier un changement de position (de Coca Cola) en ce qui concerne le BPA. Si la compagnie avait le moindre doute sur la sécurité de ses emballages, elle ne continuerait pas à les utiliser. C’est aussi simple».
Il a aussi ajouté: «Cela ne veut pas dire que Coca Cola n’explore pas des alternatives». Mais il a souligné: «Nous ne sommes pas spécialisés dans le packaging et décidons en fonction des avis émis par les agences réglementaires».
Selon un porte-parole des actionnaires, «10% des votes des actionnaires réussissent normalement à infléchir la politique de la célèbre compagnie». Il a aussi expliqué que ce vote de 26% était une victoire pour les consommateurs inquiets pour leur santé.
L’année dernière, 22% des actionnaires s’étaient prononcés pour une interdiction du BPA. Cette année, il s’agit de 26%. «Nous sommes passé d’un cinquième à un quart des actionnaires favorables à la proposition. Et Coca Cola continue à ignorer nos craintes. Pourtant la progression est nette.»
Rick Smith, à la tête de la campagne de lobbying pour l’interdiction du BPA dans les biberons, appelle dorénavant le gouvernement canadien à étendre l’interdiction aux cannettes. Il estime que Coca-Cola agit comme un «trainard».
«La science a prouvé que le BPA présent dans le revêtement de l’intérieur des boites de conserve est l’une des sources les plus importantes d’exposition à ce perturbateur endocrinien. Les gouvernements du monde entier -et plus récemment l’Union européenne- se sont montrés suffisamment inquiets pour bannir le BPA des biberons. Et les cannettes sont les prochaines sur la liste. Les entreprises intelligentes et proactives ont déjà pris des mesures dans ce sens, ne niant pas ce qui est inévitable», a commenté Rick Smith.
le RES dans les médias : Aperçu au 31-03-11
● PESTICIDES
- Le Monde : Faire ses courses sans remplir son panier de pesticides (23-03-11) (voir le journal pour lire l’article complet)
- La Correspondance de la publicité : Lancement d’une campagne sur les pesticides (23-03-11) (Voir le magazine)
- Direct Marin Plus : Une campagne pour apprendre à se passer des « produits phytosanitaires » (28-03-11) (voir le journal)
Le RES dans les médias : Aperçu (17-03-11)
- Le Monde supplément Radio Télévision : Nos assiettes nous empoisonnent – Aspartmae RES (14/20-03-11) (voir le journal)
- Côté Santé : Aspartame : une douceur au goût amer ! (avril 2011) (Voir le magazine)
- Politis : Aspartame : un rapport aux conclusions un brin édulcorées (10/16-03-11)
● PESTICIDES
- Novethic’Info : Les fabricants de pesticides se défendent contre « les attaques médiatiques » (15-03-11)
● GAZ DE SCHISTE
- La Marseillaise (Ed. Marseille) : Schiste- Projection de « Gasland »- Gilles Nalbone du RES (voir le journal)
● BISPHENOL A
- Emballages magazine :
- Boucles ouvertes, boucles fermées : « Le recyclage des emballages issus de la collecte sélective peut se faire dans un autre domaine que l’emballage » (11-03-11) (voir le magazine)
- Des matériaux sous surveillance A. Cicolella
● SANTE
- L’indépendant : Un médecin part en guerre contre Coca-Cola- Dr Laurent chevallier (12-03-11)
- L’Echo de la corrèze / L’Echo de Haute Vienne: Un médecin demande que Coca Cola rende publique sa composition exacte- Dr Laurent chevallier (11-03-11) (Voir les quotidiens)
- Le Journal du Pays Basque : Un médecin demande que Coca Cola rende publique sa composition exacte- Dr Laurent chevallier (Voir le quotidien)
- Europe 1 : Un médecin réclame la recette du Coca-Cola
- Le Figaro : Un médecin veut la recette du Coca (10-03-11)
- Le Parisien : Un médecin demande que Coca Cola rende publique sa composition exacte (10-03-11)
- Le Progrès : Un médecin demande que Coca Cola rende publique sa composition exacte (10-03-11)
- Romandie News : Un médecin demande que Coca Cola rende publique sa composition exacte (10-03-11)
● ASSOCIATIF
- Ushuaïa Magazine : Un appel à entendre – « Le Collectif de la Jeunesse » fondé en 2009 par le Réseau Environnement Santé (mars-
avril 2011) (voir le magazine)
Le RES dans les médias : aperçu au 13-03-11
● BISPHENOL A
- Télérama : Du poison dans nos assiettes (12/18-03-11) (voir le magazine)
- Télévision.Télérama (14-03-11) :
● On nous fait avaler n’importe quoi ! (Entretien avec André cicolella)
● Bisphénol A, alertez les bébés !
● Ne conservez surtout pas votre ticket de caisse…
● ASPARTAME
- Télévision.Télérama : Aspartame, les dessous de la guerre sucrette (14-03-11)
- Actubaby : L’autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) pas d’accord avec le RES sur la question de l’aspartame (7-03-11) (Voir le l’hebdomadaire)
- Impact pharmacien : L’innocuité de l’aspartame reste d’actualité selon l’EFSA (9/15-03-11)
- Top Santé : Apprenons à nous passer de l’aspartame ! (avril 2011) (voir le magazine)
- Viva Entre nous la vie : Faut-il interdire l’aspartame ? (mars 2011)
- La République des Pyrénées : L’aspartame innocenté (1-03-11) (Voir le journal)
- L’éclair : L’aspartame innocenté (Voir le journal)
- Univers-nature : Toxicité de l’aspartame : des nouveaux faits scientifiques rejetés (1-03-11)
● PERTURBATEURS ENDOCRINIENS (Pesticides, bisphénol A…)
- Le Nouvel Observateur :
● Connaître les risques et se prémunir
● »Toute notre chaîne alimentaire est affectée » (3-03-11) (voir le magazine)
- Santé Magazine : Faut-il boycotter les plastiques ? Perturbateurs endocriniens, BPA, phtalates et RES (voir le magazine)
Le RES dans les médias : Aperçu (4-03-11)
● GAZ DE SCHISTE
- DD Magazine : Gaz de schiste : quels risques sanitaires ? (2-03-11)
● BISPHENOL A
- Terre sauvage : Le Bisphénol a banni de chez U (mars 2011) (Voir le magazine)
● PERCHLOROETHYLENE
- Nouveau consommateur : Top flop – Dans les Flops, le perchlo utilisé dans les pressings est montré du doigt par le RES (fév/mars 11) (Voir le magazine)
● ASPARTAME
- 60 millions de consommateurs : Toujours pas blanchi : L’Aspartame, le retour… (03-11) (Voir le magazine)
- Romandie News : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame
- L’Echo de la Corrèze : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame (22-02-11)
- L’Echo de la Creuse : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame (22-02-11)
- L’Echo de la Dordogne : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame (22-02-11)
- L’Echo de la Haute Vienne : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame (22-02-11)
- L’Echo la Marseillaise : Publication d’un avis de l’Efsa (agence européenne) sur l’aspartame (22-02-11)
- Science et avenir : Aspartame, le « light » vire au flou (03-11) (Voir le magazine)
- Science et vie : Brève : » On ne peut qu’inciter les femmes enceintes à la prudence avec l’aspartame » (voir le magazine)
- News.yahoo.com : C’est mieux de manger bio! On vous dit pourquoi (17-02-11)
- Le Parisien.fr : Aspartame : l’Europe va faire connaître sa position (21-02-11)
- L’Express.fr : Des poisons dans notre assiette (2-03-11)
- Ushuaïa : Aspartame : Le RES proteste contre l’avis européen (2-03-11)
- Sante-medecine.commentcamarche.net : Aspartame : aucun risque pour la santé (28-02-11)
- France soir.fr : Aspartame : Pas de risque pour la santé selon Bruxelles (1-03-11)
- Le Progrès.fr : Aspartame : « Pas de risque accru d’accouchements prématurés » (1-03-11)
- Romandie News : Contre l’avis européen sur l’aspartame (1-03-11)
- Votre bien être : Targane : « La stévia est une excellente alternative » (fév-mars 2011) (voir le magazine)
- 20 Minutes : L’aspartamejugé inoffensif (1-03-11)
- Dernières nouvelles d’Alsace : Débat autour des risques liés à l’aspartame (1-03-11)
- La Charente Libre : L’aspartame innocenté (1-03-11)
- La dordogne Libre : L’aspartame innocenté (1-03-11) (Voir le journal)
- L’Echo Républicain : L’aspartame est-il dangereux ? (1-03-11) (Voir le journal)
- Le Parisien : Cancer, accouchement prématuré : l’aspartame déclaré sans danger (28-02-11)
- Le Républicain Lorrain : L’Europe au secours de l’aspartame (1-03-11)
- Midi Libre : L’agence européenne Efsa blanchit l’Aspartam (2-03-11)
- Actualité News Environnement : Aspartame : pour le RES, l’EFSA ne remplit pas ses fonctions (01-03-2011)
- echo-nature.com : Toxicité de l’aspartame : des nouveaux faits scientifiques rejetés (1-03-11)
- Romandie News : Environnement/santé : protestation contre l’avis européen sur l’aspartame (1-03-11)
Le RES dans les médias : Aperçu (18-02-11)
● ASPARTAME
- France Inter : La vérité sur l’aspartame 9-02-11 (Invité André Cicolella)
- Femme actuelle : Est-on en train de s’empoisonner à l’Aspartame ? 13-02-11 (article non disponible sur le net)
- Parents : L’aspartame, de nouveau suspect. 11-03-11 (article non disponible sur le net)
- L’opinion Indépendante du sud Ouest : Les édulcorants : pas indispensables, pas forcément inoffensifs. 28-01-11 (article non disponible sur le net)
- Yahoo.com : Les experts de l’Anses blanchissent l’aspartame 5-02-11
- Journal de l’Environnement : Aspartame : l’Anses appelle à poursuivre les recherches. 7-02-11
- Actu-environnement : Le lien entre cancer et environnement toujours en débat. 04-02-11
- Le Figaro : Les experts de l’Anses blanchissent l’aspartame 4-02-11
● BISPHENOL A
- Alternative Santé : Bisphénol A : Encore un effort 14-02-11
- Médecine et enfance adolescence : Augmentation des cancers de l’enfant : la part des facteurs environnementaux – Chiffres du RES sur l’augmentation des cas. 11-02-11 (article non disponible sur le net)
- Emballage magazines : Le RES classe produits et entreprises 14-02-11
Le RES dans les médias : Aperçu (6-02-11)
● LANCEURS D’ALERTE
- Novethic : L’affaire du Mediator fera-t-elle enfin avancer la question des lanceurs d’alerte ?
● PRESSINGS
- Naturavox : Pressings : Perchloroéthylène officiellement toxique mais toujours utilisé
● MENUS TOXIQUES
- EchoBio : Attention aux menus toxiques des enfants
● GAZ DE SCHISTE
- Vaucluse Matin : Manifestation régionale contre l’exploitation de gaz de Schiste (article non disponible sur Internet)
● BISPHENOL A
- France Info : Bisphénol A : Carrefour et Système U changent de tickets de caisse
● ASPARTAME
- France Inter : Pourquoi la chimie fait-elle si peur ?
- Monaco Hebdo : Faut-il avoir peur de l’aspartame ?
- Novethic : Les effets cancérogènes de l’aspartame démontrés par des chercheurs italiens
- Univers-Nature : Edulcorants : le doute persiste quant aux effets sur la santé
- Ouest France : L’aspartame, un édulcorant sur la sellette
Le RES dans les médias : aperçu (30-01-11)
● PERCHLOROETHYLENE
- Groupe Mutuelle : Les pressings seraient nocifs à la santé
● ASPARTAME
- France 3 : L’Aspartame épinglé par deux études
- France 5 – Le Magazine de la Santé :
→ Aspartame : la sucrette de la discorde (Le point en vidéo avec André Cicolella, porte-parole du RES)
- France Info : Danger autour de l’aspartame et des boissons allégées ?
- RTL :
→ L’aspartame, c’est dangereux ou pas ?
→ L’aspartame est-il dangereux pour la santé ?
- LSA News : Le réseau environnement santé demande une réévaluation des édulcorants
- 20 Minutes : Le réseau environnement santé demande une réévaluation des édulcorants
- France 24 : Le réseau environnement santé demande une réévaluation des édulcorants
- France Soir : Les édulcorants à nouveau sur la sellette
- La Dépêche : Une conférence publique sur l’effet cancérigène de l’aspartame demain
- La Provence : Une conférence publique sur l’effet cancérigène de l’aspartame demain
- Le Parisien : Une conférence publique sur l’effet cancérigène de l’aspartame demain
- Romandie : Le réseau environnement santé demande une réévaluation des édulcorants
- Univers nature : Edulcorants : le doute persiste quant aux effets sur la santé
Le RES dans les médias : aperçu (25-01-11)
● PERCHLOROETHYLENE
- Le Petit Niçois.fr : Pressing : un solvant mis en cause dans un décès
● AMALGAMES DENTAIRES
- Le Monde.fr : Questions sur l’innocuité des amalgames dentaires
● MENUS TOXIQUES
- VSD : Manger tue
- métro France : Oui au bio dans ma cantine !
● ASPARTAME
- JIM.fr (Journal International de Médecine) : Aspartame : le nouvel épouvantail sanitaire ?
- Le Quotidien du Médecin : L’innocuité de l’aspartame en question
- Info France2.fr : L’aspartame épinglé par deux études
- 20 minutes : Les boissons «light» et l’aspartame provoqueraient des naissances avant terme
- Libération : «Il faut réévaluer les risques de l’aspartame»
- Le Parisien.fr : « Ce n’est pas un produit anodin »
- Marianne2.fr : L’aspartame, un scandale Médiator alimentaire.
- Romandie.com : Les boissons « light » et l’aspartame pointés du doigt
- L’express.fr : L’aspartame, un édulcorant cancérigène?
- Le Post.fr : Dangers de l’aspartame pour les femmes enceintes
- La dépêche.fr : L’aspartame serait à l’origine d’accouchements prématurés et de certains cancers
- Le Dauphiné.com (Dauphiné Libéré) : Aspartame : le cri d’alarme des scientifiques
- Elle.fr : ASPARTAME : « POURQUOI PRENDRE UN RISQUE ?»
- le Républicain Lorrain.fr : Aspartame et boissons « light » sur la sellette
- Midi Libre.com : Faut-il craindre les édulcorants ?
- Actu.Orange.fr : Les boissons « light » et l’aspartame provoqueraient des naissances avant terme
- Rue 89.com : Faut-il arrêter de consommer de l’aspartame ?
- Respect des Lois.fr : Aspartame
- Radio France.fr : L’Aspartame est-il dangereux ?
- Journal de l’environnement.net : L’aspartame, nouveau cheval de bataille des ONG
- Femme Actuelle.fr : L’aspartame, un danger pour la santé ?
Le RES dans les médias
● L’EXPRESS :
- spécial Nouveaux réseaux de l’environnement, article le 3 mars 2010
● LE MONDE :
- article avec Laurent Chevallier « On tente de nous imposer un ordre chimique » le 5 mars 2010
- article sur l’expertise médicale le 3 mars 2010
- Magazine : FACE A FACE sur le principe de précaution A. Aurengo (membre de l’Académie de médecine) – A. Cicolella, porte-parole du RES
- Journal : Le Monde du 28 Juillet 2009 , du 18 août 2009 et du 5 février 2010
● LA DEPECHE :
- dernier article le 26 février 2010
● NOUVEL OBS’ :
- couverture le 25 février 2010 de Laurent Chevallier « Ces aliments qui protègent votre santé »
- Visite guidée dans un supermarché avec André Cicolella : enquête du Nouvel Obs le 22 octobre 2009
● TV5 :
- JT 10h le 23 février 2010
● TF1 :
- JT 20h le 8 février 2010 (spécial aspartame)
- JT 20H le 6 février 2010 (spécial bisphénol A)
● FRANCE 2 :
- Envoyé Spécial du 30 juillet 2009 : Reportage Crème Solaire avec la participation du RES
- JT 13h le 9 février 2010
● EUROPE 1 :
- Le grand direct des médias avec Jean-Marc Morandini
● 20 MINUTES :
- dernier article le 5 février 2010
● LIBERATION :
- dernier article le 9 février 2010
● RUE 89 :
- dernier article le 5 février 2010
● RADIO FRANCE :
- Écouter André Cicolella à la Tête au Carré (France Inter) du 11 juin 2009 et du 7 janvier 2010, à Service Public (France Inter) le 4 janvier 2010
● RADIO ETHIC :
- Écouter la position du RES sur le PNSE 2 et sur le Bisphénol A
● EXTRAITS VIDÉO DES INTERVENTIONS DE :
- Ana Soto au Magazine de la Santé – Mai 2009
- André Cicolella (extrait TV de Cap 24), sur Télématin (France 2) et à la Tête au Carré (France Inter) – Printemps 2009
- Marianne Buhler au JT de TF1 et au Magazine de la Santé – Septembre 2009 et le 26 Octobre 2009
● SITES DÉDIES AUX PARENTS :
Médiathèque de la 1e campagne du Réseau Environnement Santé sur le Bisphénol A (BPA) :
● La campagne du RES sur le Bisphénol A commence à être entendue par nos élus nationaux :
- Lire la dépêche AFP sur la Proposition de loi des sénateurs du groupe RSDE (texte de proposition de loi)
- Lire l’article de la Dépêche du Midi => Alerte au biberon « toxique »
- Lire l’article de Libération => La France cessera t’elle de biberonner au bisphenol ?
- Lire l’article du Monde => Une proposition de loi pour proscrire le BPA des plastiques alimentaires
● En réponse aux déclarations de Madame Roselyne BACHELOT le 31 MARS 2009 :
- Lire le Communiqué de Presse du RES et son annexe-tableau du 1e avril 2009
- Lire l’article de Metro → La plupart des études mettent en avant la toxicité du BPA
- Lire l’article de Rue 89 → Biberons au BPA : bannis outre-Atlantique, autorisés en France
● Le RES dénonce la présence de Bisphénol A dans les plastiques alimentaires
- Télécharger le Dossier de Presse
- Télécharger la Présentation de la Conférence de Presse du 3 mars 2009
- Visionner la Vidéo RES-WWF de la Conférence de Presse du 3 mars 2009
● On parle du RES :
- La Revue de Presse du RES (AOUT 2009)
● Lettre d’information aux abonnés :
- La 1e newsletter du RES (6 avril 2009) bientôt consultable en ligne
- La 2e newsletter du RES (24 avril 2009) bientôt consultable en ligne
- La 3e newsletter du RES (18 mai 2009) bientôt consultable en ligne
- La 4e newsletter du RES (25 juin 2009) bientôt consultable en ligne
- La 5e newsletter du RES (21 août 2009) bientôt consultable en ligne
- La 6e newsletter du RES (6 octobre 2009)
● Interventions radio :
RFI :
France Inter (La Tête au Carré) avec André Cicolella
Radio Ethic avec André Cicolella
● Interventions TV :
- TF1 le 10 septembre 2009 (JT)
- France 3 le 25 septembre 2009 (Soir 3)
- France 2 Juillet 09 (Envoyé Spécial)
- France 2 Juin 2009 (Télématin)
- Cap 24 Avril 2009
- France 5 Avril et Septembre 2009 (Magazine de la Santé: vidéo 1, vidéo 2, vidéo 3)
● Témoignages de soutien au RES :
- Visionner la vidéo de Francis Glémet (Coordination Nationale Médicale Santé Environnement)
- Visionner la vidéo de David Servan-Schreiber (Guérir)












