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Veille Scientifique

Aspartame et autres édulcorants naturels et de synthèse : Bulletin de veille scientifique n°3

 

EDULCORANTS NATURELS ET DE SYNTHESE

ARTICLES PARUS D’OCTOBRE A JANVIER 2012

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

(Etudes sur la Stévia en bleu)

 

A. EFFETS CHEZ L’HOMME

 

I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

● Maladies cardiovasculaires et métaboliques

Maersk M, Belza A, Stødkilde-Jørgensen H, Ringgaard S, Chabanova E, Thomsen H, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Sucrose-sweetened beverages increase fat storage in the liver, muscle, and visceral fat depot: a 6-mo randomized intervention study. Am J Clin Nutr. 2012 Feb;95(2):283-9. Epub 2011 Dec 28. Department of Endocrinology and Internal Medicine MEA, Aarhus University Hospital, Aarhus, Denmark and Herlev Hospital, Herlev, Denmark.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22205311

 

En bref :

Les résultats de cette étude portant sur 47 sujets en surpoids concluent que la consommation de boissons sucrées au saccharose pendant 6 mois favorise l’accumulation de graisse ectopique et de lipides comparativement au lait, au cola light édulcoré à l’aspartame et à l’eau. En conséquence, la consommation quotidienne de boissons sucrées au saccharose augmente les risques de développer des maladies cardio-vasculaires et métaboliques.

 

● Effets sur la satiété

Maersk M, Belza A, Holst JJ, Fenger-Grøn M, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Satiety scores and satiety hormone response after sucrose-sweetened soft drink compared with isocaloric semi-skimmed milk and with non-caloric soft drink: a controlled trial. Eur J Clin Nutr. 2012 Jan 18. doi: 10.1038/ejcn.2011.223. [Epub ahead of print] Department of Internal Medicine and Endocrinology (MEA), Aarhus University Hospital, Aarhus C, Denmark.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22252107

 

En bref :

Cette étude portant sur 24 sujets obèses a comparé l’effet de certaines boissons sur l’appétit en fonction de leur apport énergétique (sodas sucrés / lait demi-écrémé ; sodas édulcorés à l’aspartame / eau). Les résultats montrent que le lait est la boisson qui a eu le plus d’effets sur la satiété. La consommation de boissons énergisantes (lait, soda sucré) n’a pas été compensée par une diminution de la prise énergétique au repas suivant. Il n’a pas été mis en évidence que la consommation de boissons édulcorées à l’aspartame augmentait l’appétit.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL

 

a) SOURIS

 

● Génotoxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. In vitro and in vivo assessment of the mutagenic activity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame). Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S30-4. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036025

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto portant sur l’advantame, un analogue N-substitué de l’aspartame au goût 100 fois plus sucré que l’aspartame et 20 000 fois plus sucré que le saccharose, les tests de génotoxicité in vitro et in vivo (souris CD-1), se sont montrés négatifs.

 

b) RAT

 

● Effet sur les cellules cancéreuses

Takahashi K, Sun Y, Yanagiuchi I, Hosokawa T, Saito T, Komori M, Okino T, Kurasaki M. Stevioside enhances apoptosis induced by serum deprivation in PC12 cells. Toxicol Mech Methods. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print] Environmental Adaptation Science, Division of Environmental Science Development, Graduate School of Environmental Science, Hokkaido University , Sapporo , Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316388

 

En bref :

Les résultats de cette étude japonaise, réalisée sur des cellules PC12 (lignée cancéreuse de cellules chromaffines de la médullo-surrénale de rat) en culture montre que de faibles concentrations de stévioside (un édulcorant naturel issu de la stévia) favorisent l’état apoptotique cellulaire normal in vitro.

 

● Régénération musculaire

Bunprajun T, Yimlamai T, Soodvilaia S, Muanprasat C, Chatsudthipong V. Stevioside Enhances Satellite Cell Activation by Inhibiting of NF-κB Signaling Pathway in Regenerating Muscle after Cardiotoxin-Induced Injury. J Agric Food Chem. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print]

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316332

 

En bref :

Cette étude menée chez le rat montre que le stévioside, de par ses propriétés anti-inflammatoires, pourrait renforcer l’activation des cellules souches musculaires satellites présentes dans le muscle, par la modulation de la voie de signalisation inflammatoire NF-kB, participant à la régénération des muscles ayant subi des lésions. Il se peut donc que le stévioside soit bénéfique comme complément alimentaire destiné à la récupération de la fonction musculaire après une lésion.

 

c) CHIEN

 

● Toxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. Chronic oral toxicity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame) in the dog. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S49-59. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036027

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto, l’advantame a été administré à des chiens avec leur nourriture durant 52 semaines aux doses de 0, 2000, 10,000, ou 50,000 ppm. Il n’a pas été observé d’effets sur la mortalité, le poids corporel, le poids des organes, la consommation de nourriture ou lors des examens ophtalmologiques, de l’électrocardiogramme, etc. La dose sans effet nocif observé (NOAEL) était de 50 000 ppm. En conclusion, l’advantame ne présente pas de danger et peut être utilisé comme édulcorant à haut pouvoir sucrant.

 

C. BIOMONITORING

 

● Evaluation des apports quotidiens

Huvaere K, Vandevijvere S, Hasni M, Vinkx C, Van Loco J. Dietary intake of artificial sweeteners by the Belgian population. Food Addit Contam Part A Chem Anal Control Expo Risk Assess. 2012 Jan;29(1):54-65. Epub 2011 Nov 17. Department of Food, Medicines and Consumer Safety, Scientific Institute of Public Health, Brussels, Belgium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22088137

 

En bref :

Les auteurs ont voulu savoir si, chez la population Belge âgée de plus de 15 ans, la consommation d’édulcorants pouvait dépasser la DJA établie pour l’acésulfame-K, la saccharine, le cyclamate, l’aspartame et le sucralose. Les résultats suggèrent que la population Belge ne présente pas de risque de dépassement de la DJA des édulcorants.

 

D. REVUE GÉNÉRALE

 

● Advantame

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T, Ubukata K, Lee C. Advantame–an overview of the toxicity data. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S2-7. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan. akira_otabe@ajinomoto.com

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036024

 

En bref :

Cette revue [réalisée par Ajinomoto, fabricant d’aspartame] donne un aperçu des résultats des études portant sur l’advantame, un dérivé N-substitué de l’aspartame ayant une structure similaire au néotame. Les différentes publications montrent que l’advantame est bien toléré tant chez l’animal que chez l’humain et n’a pas d’effet toxique systémique. Selon les auteurs, l’utilisation de l’advantame dans l’alimentation ne présente pas de danger.

Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n° 12

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

 Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 216 (94 %)

• Chez l’animal : 138 dont 37 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 78 (Effets sanitaires : 38 ; effets sur cellules in vitro : 40)

 

ne montrant pas d’effets : 13

• Chez l’animal : 8

• Chez l’homme : 5

 

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de octobre à décembre 2011

 EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

 ● Une étude basée sur des enquêtes NHANES de 2003 à 2008 montre une association entre les niveaux de BPA urinaires plus élevés des participants et le diabète sucré, l’ensemble des résultats étant influencé par la seule période positive : 2003/04.

 ● L’exposition prénatale au BPA entraîne une augmentation du risque de faible poids de naissance, de petite taille par rapport à l’âge gestationnel, ainsi que des niveaux plasmatiques néfastes de leptine et d’adiponectine chez les garçons nouveau-nés.

 ● Le bisphénol A est positivement associé à l’obésité généralisée, l’obésité abdominale et à la résistance à l’insuline chez les chinois adultes d’âge moyen et chez les séniors.

 ● Le BPA et cinq des phtalates les plus courants (DEHP/MEHP et DBP/BBP/MBP) ont une toxicogénomique et des effets néfastes sur la santé humaine similaires en raison de l’interaction de leur 89 gènes/protéines communs.

 

Effets in vitro :

 ● Des niveaux environnementaux pertinents de BPA ont des effets proangiogéniques directs sur les cellules endothéliales primaires humaines, suggérant que l’endothélium est une cible importante pour le BPA.

 ● Comme l’œstradiol (E2), le BPA et la TCDD stimulent in vitro le processus prolifératif des cellules de cancer du sein alors que la Metformine, un antidiabétique, le diminue.

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°4

 

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:

ARTICLES PARUS DE OCTOBRE A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME

Effet physiopathologiques :

 

- 6 PFC sur 11 sont détectés dans le sang de 83 enfants (PFOS, PFHx, PFOA, PFNA, PFOSA, et le PFDA). Ces PFC sont associés à un comportement traduisant une tendance marquée à un état impulsif.

 

• Effets in vitro :

- Le modèle de l’additivité des effets individuels évalué sur un mélange de 4 à 6 substances rend compte de manière acceptable de l’activité globale anti-androgénique de ces mélanges.

- Les perfluorés iodés (PFIs) ont un effet oestrogénique qui dépend de la longueur de la chaîne aliphatique et de la substitution iodée.

- Etude in vitro de l’effet des PFC (C4-C12) sur l’activation du PPARα humain et murin. On note que l’activité PPARα augmente avec la longueur de chaîne des PFC jusqu’au C9 puis décroit pour des chaînes plus longues.

- Les PFC diminuent l’activation du facteur de transcription NF-kB et par conséquent la sécrétion des cytokines par les cellules immunitaires. Le PFOA est le moins actif des PFC examinés.

 

BIOMONITORING

- Exposition du nouveau-né : il existe un transport important du PFOA à travers la barrière placentaire et dans le lait. L’exposition postnatale est plus importante que l’exposition prénatale surtout pour le PFOA.

- Exposition du fœtus à certains PFC via le cordon ombilical.

 

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°3

 

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :

ARTICLES PARUS DE JUILLET A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME

• Effet physiopathologiques :

 

- Chez 140 femmes enceintes, les auteurs ont observé un lien statistique entre d’une part des niveaux élevés de T4 (libre et total) et de triiodothyronine et d’autre part les PDBE sanguins.

- Chez 194 femmes ayant été exposées accidentellement aux polybromés in utero, il existe une tendance forte non significative entre l’exposition la plus forte et la fréquence d’avortements spontanés.

- Mesure dans le sérum de 289 femmes enceintes de 10 congénères de polybromés entre 1999 et 2000. Pas de liens entre le niveau de polybromés totaux et la TSH néonatale.

 

• Effets in vitro :

- Les métabolites de PDBE induisent l’apoptose des cellules hépatiques et réduisent la prolifération via la génération de radicaux libres entraînant un stress oxydant cellulaire.

- Les auteurs suggèrent que le modèle de l’additivité des effets individuels évalué sur un mélange de 4 à 6 substances rend compte de manière acceptable de l’activité globale anti-androgénique de ces mélanges.

- L’analyse de l’impact de mélanges de polluants sur la fonction cellulaire (cellules MCF-7) montre que des effets plus importants sont observés au niveau des ARN et de l’ADN pour de très faibles doses de polluants.

- Les capacités immuno-destructrices des cellules natural killer (NK) sont altérées par l’exposition au tétrabromobisphenol A (TBBPA) ce qui pourrait avoir des conséquences sur la progression ou l’initiation de cancers ou d’infections virales.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

- Les enfants sont exposés à des doses trop élevées de retardateurs polybromés via les mousses de polyuréthane contenues dans les jouets pour bébés.

 

BIOMONITORING

- 46 polluants sur 117 recherchés (PCB, dioxines, furanes, organoétains, métaux lourds, polybromés et le méthylmercure) sont retrouvés dans plus de la moitié des placentas examinés (130).

- La mesure de l’exposition maternelle et fœtale à 9 polybromés montre d’une part que seul le PBDE-99 est associé à un faible poids de naissance, et d’autre part que l’exposition du fœtus aux PBDE est manifeste.

 

REVUES GÉNÉRALES

- Revue générale très complète sur les liens épidémiologiques entre l’imprégnation aux polluants et l’incidence du diabète et de l’obésité dans le monde. L’importance de l’exposition prénatale aux polluants est mise en avant pour rendre compte de l’incidence croissante de ces pathologies.

 

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Phtalates : bulletin de veille scientifique n°4

 

RISQUES LIES AUX PHTALATES :

ARTICLES PARUS DE OCTOBRE A DECEMBRE 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

EFFETS CHEZ L’HOMME

Effets physiopathologiques

Cette étude toxicogénomique montre que le BPA et cinq des phtalates les plus courants (DEHP/MEHP et DBP/BBP/MBP) ont des effets néfastes sur la santé humaine qui sont similaires sur la base de l’interaction commune avec 89 gènes/protéines.

Les concentrations urinaires de 5 métabolites de phthalates (DEHP, DEP, DnBP, BBzP) sont plus élevées chez les couples ayant des difficultés à procréer que chez les couples déjà parents.

Pays-Bas : L’exposition professionnelle des femmes enceintes aux HAP, phtalates, alkylphénols et pesticides est associée à une altération de la croissance fœtale et à une diminution du poids placentaire (pesticides, phtalates).

Etude in vitro

Les phtalates induisent un mécanisme oncogénique non génomique dans l’étiologie du cancer du sein dont le mécanisme est indépendant de leur activité oestrogénique.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL

Chez le rat :

L’exposition de testicules fœtaux de rat au phtalate de mono-(2éthylexyle) (MEHP) altère le fonctionnement testiculaire et induit la suppression de la stéroïdogenèse.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

La présence accrue de phtalate de benzylbutyle (BBzP) ou de phtalate de dibutyle (DBP) et de ses métabolites (MBP et MHEP) dans la poussière domestique est associée à des cas d’allergie et à des troubles respiratoires chez les enfants.

Présence de DEHP dans les solutions pour perfusion contenues dans des poches de PVC souples à des taux correspondant aux valeurs de référence. Présence inattendue d’autres esters de phtalates traduisant un non-respect des exigences de pureté des polymères.

De nombreux produits pharmaceutiques médicamenteux, délivrés avec ou sans ordonnance, ainsi que des compléments alimentaires, utilisent du DBP ou du DEP comme excipients dans leurs formes posologiques orales.

 

REVUES GÉNÉRALES

Article qui passe en revue les conséquences sanitaires d’une exposition humaine périnatale au DEHP.

 

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Mercure : Bulletin de veille scientifique n°1

 

(Veille scientifique réalisée par l’association Non au Mercure Dentaire)

 

CHAMP DE L’INVESTIGATION

Cette veille scientifique a porté sur 34 études, dont 4 sont parues dans des revues dentaires. Elle ne s’est pas intéressée à tous les aspects de la toxicité du mercure contenu dans les amalgames dentaires. les auteurs se sont concentrés sur deux problématiques  :

 

1) La contribution des amalgames dentaires à une intoxication au mercure

 

• 4 études n’observent pas de corrélation : 3 de ces études sont parues dans des revues dentaires.

• 1 étude, également parue dans une revue dentaire, entend montrer que les plaintes liées aux amalgames seraient le fait de personnes ayant vécu un événement stressant.

• 8 études mettent au contraire en évidence une corrélation.

• 1 étude s’intéresse à la pollution environnementale due aux amalgames, soulignant que le mercure n’est pas seul incriminé ; d’autres métaux, tels que l’argent, l’étain, le cuivre ou le zinc sont relargués dans l’environnement depuis les cabinets dentaires ; ces métaux ont ensuite un impact sanitaire.

Les sources de financement s’avèrent déterminantes : selon que l’étude paraît dans des revues dentaires (financées par les fabricants d’amalgames et affiliées à la FDI ou à l’IARC) ou dans des revues traitant spécifiquement de toxicologie ou d’environnement, on doit s’attendre à obtenir des résultats opposés – de même que les études sur les effets du tabagisme financées par des cigarettiers n’observaient aucune incidence du tabac sur les pathologies qu’on l’accusait d’occasionner.

 

2) Le lien entre mercure et diverses pathologies

 

Nous nous sommes principalement intéressés au mercure métallique, sans exclure cependant des études particulièrement significatives portant sur le chlorure de mercure (équivalent à Hg2+) ou le méthylmercure.

En 2011, sur 20 études recensées, 18 ont confirmé ou identifié une relation entre le mercure et un certain nombre de pathologies.

• 2 études n’observent pas de corrélation entre le mercure inorganique et la Sclérose Latérale Amyotrophique. L’une d’elles n’exclut pas, cependant, la possibilité que les métaux soient des facteurs étiologiques ; elle émet l’hypothèse que des facteurs génétiques entrent également en jeu.

• 6 études mettent en évidence la relation entre le mercure inorganique et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique.

• 7 études montrent l’impact du mercure « même à de faibles doses », sur les maladies cardiovasculaires.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la stéatose hépatique.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur le diabète.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la Sclérose en Plaques.

• 1 étude confirme que la femme enceinte transmet le mercure au fœtus ; 1 autre montre les effets neurotoxiques du mercure sur l’organisme en formation.

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°11

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 185 (96 %)

• Chez l’animal : 118 dont 31 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 67 (Effets sanitaires : 34 ; effets sur cellules in vitro: 33)

 

ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de juillet à septembre 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

- L’exposition masculine au BPA pourrait affecter la qualité des embryons lors d’une FIV.

- Une étude chinoise portant sur 153 enfants apporte la première preuve épidémiologique que l’exposition in utero au BPA peut affecter le développement génital masculin.

- L’exposition au BPA pendant la grossesse affecte le comportement et le contrôle des émotions des enfants à l’âge de 3 ans, surtout chez les petites filles.

- Une association inverse a été observée entre les marqueurs urinaires du BPA et les taux des hormones thyroïdiennes T4 et TSH totales dans un échantillon représentatif d’adultes et d’adolescents américains issu de la NHANES 2007-2008.

- Contamination du lait maternel et du fœtus aux PCB, DDE, dibutylphtalate, hexachlorobenzène et au bisphénol A, avec mise en évidence d’une corrélation faible négative entre la TSH et l’exposition in utero au BPA.

- Comme avec les études expérimentales, le BPA active les voies de signalisation médiées par les récepteurs nucléaires chez l’homme, preuve que le BPA agit comme un xénoestrogène chez l’humain.

- Une étude chinoise portant sur 3423 participants n’a pas trouvé d’association significative entre les niveaux urinaires de BPA et les cas de diabète de type 2 auto-déclarés.

- Chez l’homme, les niveaux de BPA urinaires sont associés au diabète sucré, indépendamment des traditionnels facteurs de risques liés au diabète.

 

Effets in vitro :

- Des observations renforcent les données d’un impact probable sur le cancer mammaire de faibles doses de BPA et de Méthylparabène, telles que celles détectées chez l’humain (dans le sang, le placenta, le lait…).

- Le BPA agit comme une substance toxique avec des implications particulières pour les phases critiques de la prophase méiotique, ainsi que pour la survie des ovocytes.

- Une étude menée sur des microsomes testiculaires humains et de rats montre que le BPA inhibe certaines voies enzymatiques de la stéroïdogenèse. Certaines voies enzymatiques humaines sont plus sensibles au BPA que celles du rat.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 2

 

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

 

A . EFFETS CHEZ L’HOMME

 

 I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

  • Empoisonnement au méthanol

Szponar J, Górska A, Majewska M, Tchórz M, Drelich G. [Methanol poisoning in a 61-year old male with recently diagnosed diabetes--a case report]. Przegl Lek. 2011;68(8):521-2. [Article in Polish] Samodzielny Publiczny Szpital Wojewódzki im. Jana Bozego w Lublinie, Regionalny Ośrodek Toksykologii Klinicznej.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22010455 

 

En bref :
Cet article expose le cas d’un homme âgé de 61 ans avec un empoisonnement suspecté au méthanol : Il présentait les symptômes d’un diabète avec une d’hyperglycémie extrême (>1600 mg/dl) et un coma hyperosmolaire non cétosique. Les tests de laboratoire ont montré, entre autres, une acidose métabolique et respiratoire et des taux de méthanol et d’éthanol à 80mg/dl et 0,47g/l, respectivement. Quelques jours avant son hospitalisation, le patient buvait de grandes quantités de jus de fruit et de lait. Les auteurs concluent que la consommation excessive d’aspartame et de ses métabolites peut être la cause d’un empoisonnement au méthanol qui a été envisagée pour ce patient.

 

II. Etudes in vitro

 

  •  Athérosclérose

Jang W, Jeoung NH, Cho KH. Modified apolipoprotein (apo) A-I by artificial sweetener causes severe premature cellular senescence and atherosclerosis with impairment of functional and structural properties of apoA-I in lipid-free and lipid-bound state. Mol Cells. 2011 Apr 21. [Epub ahead of print]

School of Biotechnology, Yeungnam University, Gyeongsan, 712-749, Korea.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21533907

 

En bref :
Les résultats de cette étude montrent que l’aspartame altère in vitro l’intégrité des HDL et favorise l’internalisation des LDL athérogéniques dans les macrophages. Les auteurs émettent l’hypothèse que la consommation à long terme d’aspartame pourrait accélérer l’athérosclérose et le vieillissement cellulaire.

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez les femmes enceintes exposées aux fumées de cigarettes et aux perfluorés le niveau méthylation globale de l’ADN, mesurée dans le sang de cordon, est inversement corrélé à la concentration de PFOA mais pas de PFOS.

- L’exposition prénatale aux polluants (fumée de cigarette, métaux lourds, polluants organiques et perfluorés) et l’état psychique maternel peut altérer la santé des enfants évaluée à l’âge de 5 ans.

- Il existe une relation inverse entre les niveaux maternels de PFOS du sérum et l’hormone T3 du cordon fœtal. Il en va de même avec l’acide perfluorotridécanoique (PFTrDA) maternel et la T3/T4 du fœtus, ce qui pourrait présenter un risque pour son développement.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- Contamination significative de certains poissons dans les baies de Hong-Kong et Xiamen par les composés perfluorés (PFOS, PFOA, PFNA, PFDA, PFUdA and PFTrDA).

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Sur 6246 garçons nouveau-nés de la région niçoise, 1,6% des garçons présentent une cryptorchidie associée à d’autres anomalies (micropénis) et à des risques familiaux et environnementaux (antirouilles et phtalates) conjoints.

- L’exposition prénatale à certains phtalates (DEHP notamment), peut avoir une répercussion négative sur le développement neurocomportemental des nouveau-nés âgés 26 semaines.

- Une étude de l’INSERM n’a pas trouvé d’association de type « monotone » entre les métabolites de phtalates présents dans l’urine de femmes enceintes et le poids de naissance de leurs garçons, à l’inverse des résultats positifs trouvés avec certains phénols.

 

Etudes in vitro :

- Le phthalate de diéthylhexyle (DEHP) et le phthalate de monoéthylhexyle (MEHP) ont la capacité d’induire l’apoptose dans les cellules du système immunitaire aux concentrations trouvées dans l’environnement.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Le DEHP administré à des rats en post natal aurait un impact négatif sur le développement de l’hippocampe (J16 à J22) chez les mâles mais pas chez les femelles.

- Les phtalates de DHPP et DnOP ont un effet toxique sur le développement à partir de 0,25g/kg/j correspondant à la Dose Minimale ayant un Effet Indésirable Observé (DMEIO).

 

Chez la souris :

- Le phthalate de dibenzyle (DBzP) est plus toxique que le phtalate de benzyle et de butyle (BBP) et ne devrait donc pas être utilisé comme plastifiant alternatif.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

Etudes d’imprégnation humaine :

- En Allemagne, 18 métabolites de phthalates sur 21 ont été détectés dans l’excrétion urinaire de 104 mères et leurs enfants en âge d’être scolarisés, les niveaux les plus élevés étant ceux du DIBP et du DEHP.

 

Contamination environnementales

- Des phtalates ont été retrouvés dans les eaux embouteillées en contenant plastique avec des concentrations plus élevées lorsque les bouteilles sont stockées à 4°C ou si elles sont stockées à l’extérieur. (rôle de la température et/ou du soleil dans la dégradation des phtalates avec le temps).

 

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Mélanges de polluants : veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX MELANGES DE POLLUANTS:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


FAITS MARQUANTS

 L’allaitement est une source significative de polluants, mais aussi les poussières inhalées. Les usines de recyclage des matériels électroniques constituent une cause importante de contamination en polluants dans certains pays comme la Chine et le Ghana. Des études épidémiologiques soulignent le risque de développer des troubles métaboliques prédisposant au diabète ainsi qu’une élévation de la tension artérielle. Le projet européen OBELIX en cours devrait fournir des résultats intéressants dans ce domaine. Des modifications de la 11β-Hydroxysteroïde dehydrogénase (11β-HSD), enzyme régule l’action des glucocorticoïdes et joue de ce fait un rôle important dans le métabolisme hormonal et glucido-lipidique, sont décrites.

Effets néfastes sur les cellules de Sertoli.

Les mécanismes cellulaires rapportés impliquent une augmentation du stress oxydatif, le processus d’apoptose cellulaire et une hypométhylation de l’ADN.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Association entre l’exposition à de faibles doses de polluants en particulier les pesticides et une augmentation de l’hypométhylation de l’ADN.

- L’imprégnation en polluants conditionne les proportions de masse maigre et grasse associées à l’index de densité osseuse, phénomène observé surtout chez la femme ménopausée.

- Lien épidémiologique fort entre l’imprégnation en PCB et pesticides organochlorés et la pression sanguine systolique et diastolique.

 

REVUE GÉNÉRALE

 

- Rôle des perturbateurs endocriniens dans l’étiologie du diabète de type II et ses complications cardiovasculaires.

- Certains polluants (gossypol, phtalates, organoétains, alkylphénols et perfluorés) altèrent l’activité de la 11β-HSD ce qui pourrait expliquer les troubles métaboliques et hormonaux observés lors de l’exposition à ces polluants.

- Contamination de l’air intérieur des logements et nécessité d’évaluer les concentrations et la composition des poussières contenant des polluants

- La plupart des polluants conduisent à un phénotype obèse, en particulier lors de l’exposition prénatale qui prédispose la descendance à la prise de poids à l’âge adulte.

 

EPIDEMIOLOGIE

 

- Projet OBELIX : son objectif est d’évaluer l’effet de l’exposition aux PE durant la période prénatale et de ses conséquences sur le développement des troubles métaboliques (diabète, obésité) plus tard dans l’adolescence.

 

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

 

Les effets majeurs sont reprotoxique (action sur les cellules de Sertoli), cytotoxique mais pas mutagénique, et comportementaux (hyperactivité, déficit attentionnel) liés à l’exposition périnatale. On note une augmentation des IgE chez l’enfant et une perturbation de la production d’hormones stéroïdiennes. L’allaitement est une source non négligeable de contamination.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez l’enfant mâle, les niveaux d’IgE sont positivement corrélés avec les niveaux de perfluorés.

- Impact des perfluorés sur les troubles du comportement chez l’enfant.

 

Effets in vitro :

- PCB153 et PFOS induisent l’apoptose des cellules de Sertoli et des gonnocytes néonatales en augmentant la production de radicaux libres.

- L’exposition de cellules humaines d’adénome cortico-surrénal aux perfluorés entraîne des modifications de la stéroïdogenèse et affectent la viabilité cellulaire à haute dose de PFNA.

- Effet cytotoxique sur la lignée cellulaire d’hépatome humain sans altération de l’ADN, ce qui irait dans le sens d’études épidémiologiques ne montrant pas de carcinogénicité de ces composés.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’exposition du nouveau-né aux perfluorés est plus importante durant l’allaitement que lors de la gestation.

- L’air respiré constitue une source d’exposition non négligeable par les poussières qu’il contient, pouvant aller chez certains jusqu’à 50% de la contamination observée.

 

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PCB / Dioxines : Bulletin de veille scientifique n°2

 

RISQUES LIES AUX PCB et DIOXINES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

 

PCB/dioxins/furanes : Confirmation des effets délétères sur le développement (poids de naissance circonférence de la tête réduits), le système nerveux (déficits cognitifs, attentionnels, hyperactivité), la reproduction aussi bien chez l’homme qu’expérimentalement), le système cardiovasculaire (athérosclérose), la sphère hépato-gastrointestinale et le système immunitaire (risque infectieux). L’importance de l’exposition prénatale est mise en avant dans les troubles comportementaux et de la reproduction. Les mécanismes cellulaires et moléculaires se précisent : activation AhR, altération de la production de cytokines immunomodulatrices, action sur les cytochromes CYP1A, activation des voies cellulaires de l’apoptose (perturbation de l’activité mitochondriale et augmentation de la production de radicaux libres), action épigénétique (altération des microRNA, hypométhylation), de nouvelles cibles sont identifiées (facteur de transcription REST). L’exposition est essentiellement alimentaire et l’allaitement contribue notablement à cette exposition.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- les dioxines induisent dans les lymphocytes T humains des effets à long terme en augmentant dans la sous-population de lymphocytes CD4+ la production de la cytokine IL-22 (rôle dans l’initiation de la réponse immunitaire innée)

- L’exposition prénatale aux PCB et dioxines est associée chez le jeune enfant à des infections et gênes respiratoires.

- L’exposition prénatale aux organochlorés se traduit par une taille, un poids de naissance et un tour de tête inférieurs à la normale.

- L’imprégnation des futures mères en organochlorés est associée à un raccourcissement de la gestation décidé par césarienne.

- La prévalence du diabète est plus élevée chez les femmes exposées aux PCB dans le cadre de leur activité professionnelle (usine de transformateurs) et est associée à une altération du statut hormonal (FSH, T3, DHEAS).

- Chez des sujets exposés aux PCB, la prévalence du diabète est positivement associée à certains PCB (146, 180) mais négativement avec d’autres (163, 164, 170).

Effets in vitro :

- Des PCB (28 et 52) prélevés dans l’air ambiant ont un impact sur des kératinocytes humains, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le vieillissement accéléré ou la cancérogénèse.

- Modification du fonctionnement des mitochondries.

- Les PCB sont neurotoxiques

- La dioxine en combinaison avec les œstrogènes, inhibe l’expression du gène CD82 (inhibiteur de la prolifération) ce qui favorise la progression métastatique des cellules endométriales stromales .

 

CHEZ L’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Effets néfastes des PCB-DL sur les activités neuromotrices impliquant une augmentation de la libération de glutamate et d’une diminution de la libération de dopamine.

- Les PCB perturbent les mécanismes de transmission synaptique au niveau de l’hippocampe chez le nouveau-né.

- Certains PCB réduisent in vivo lors du développement la production de l’hormone thyroïdienne T4.

 

Chez la souris :

- Chez la souris exposée in utero à des PCB, l’AhR joue un rôle important dans l’induction de CYP1 permettant la détoxification intestinale limitant ainsi l’exposition des descendants aux polluants.

- Les dioxines occasionnent des lésions hépatiques expliquées par un dérèglement de l’expression de micro-ARN et une altération de l’enzyme COX-2.

- La dioxine participe à l’activation d’une voie inflammatoire conduisant à l’établissement de lésions d’athérosclérose.

- L’exposition aux dioxines durant la période fœtale active l’expression de certaines chémokines dans le cerveau des souriceaux ce qui pourrait rendre compte de troubles neurocomportementaux à l’âge adulte.

- Confirmation sur la neurotoxicité des dioxines.

- Etude qui apporte un élément de compréhension à la neurodégénérescence associée à l’exposition aux PCB, telle que la maladie d’Alzheimer.

- PCB : diminution de la prolifération des cellules germinales associée à une apoptose (toxicité testiculaire).

 

REVUE GÉNÉRALE SUR LES PCB ET LES DIOXINES

 

- Revue générale sur l’impact des polluants perturbateurs endocriniens sur la physiologie, la biochimie, fonctionnalité de l’appareil reproducteur et ses conséquences physiopathologiques

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Le phtalate de mono-éthyle montre une association positive avec une densité mammaire accrue.

- Le phtalate de monoéthyle (MEP) induit des effets néfastes sur la qualité du sperme.

- Santé du travail : Les concentrations de DEHP dans l’air ambiant des usines de fabrication de PVC ont des effets néfastes sur la motilité des spermatozoïdes et l’intégrité de la chromatine de l’ADN des ouvriers.

- Cette étude montre que la nutrition parentérale chez les nourrissons et les enfants accroît de façon significative l’exposition au phtalate DEHP et induit une augmentation du stress oxydatif.

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose chez le sujet âgé.

- Certains phtalates pourraient jouer un rôle dans la genèse du diabète.

- L’exposition prénatale aux phtalates pourrait avoir une incidence sur le développement mental et psychomoteur des bébés, surtout les garçons à l’âge de six mois.

- Il existe un lien entre les concentrations urinaires de phtalates et une altération du fonctionnement thyroïdien.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- L’exposition in utero aux phthalates DIBP, DIHP, DIBP et DINP réduit la production testiculaire de testostérone fœtale à des niveaux similaires, supérieures ou inférieures au DEHP.

Chez la souris :

- Les phtalates agissent comme des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes 1, qui régulent l’activité synaptique cérébrale, et de l’activation de la protéine G dépendante de l’agoniste cannabinoïde.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’analyse de neuf dispositifs médicaux montre la présence de DEHP pour sept d’entre eux alors qu’ils étaient supposés en être exempts.

- Etude Elfe : Concentrations urinaires de BPA chez les femmes enceintes similaires aux autres études, 5% dépassent 50µg/L + contamination au phtalate de DEHP par le matériel médical en maternité.

- Présence de un ou plusieurs phtalates dans tous les jouets et articles de puériculture destinés au marché indien.

 

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Alkylphénols : veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX ALKYLPHENOLS:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Des valeurs importantes d’octylphénol ont été retrouvés chez les femmes consommant plus d’huile de cuisson et des capsules d’huile de poisson

• Les alkylphénols (octylphénol) atteignent le testicule et l’épididyme mais ne semblent pas s’accumuler dans ces tissus

• Des alkylphénols ont été retrouvés à des concentrations importantes, au niveau du tissu adipeux sous-cutané

• l’excrétion urinaire de certains alkylphénols diminue en relation avec la fonction rénale, mais peut toutefois varier selon l’âge ou le sexe

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Les alkylphénols contenus dans les eaux provenant de l’industrie pétrolière offshore peuvent perturber le système immunitaire des jeunes morues d’Atlantique provenant de vastes zones autour du site de forage, et pouvant lui être préjudiciable.

• l’exposition à long terme au nonylphénol à des concentrations importantes, trouvées dans certaines eaux de surface, pourrait nuire aux populations vivant en eau douce.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des alkylphénols peuvent être retrouvés à des niveaux importants au niveau des eaux usées d’établissements hospitaliers.

• Des alkylphénols ont été retrouvés, parmi 39 composés, dans l’air intérieur et extérieur de 40 foyers non-fumeurs en milieu urbain et de 10 foyers en milieu rural en Californie.

• Les principales sources d’exposition des perturbateurs endocriniens et notamment d’alkylphénols sont les eaux usées industrielles.

 

IN VITRO :

 

• Les alkylphénols ont un effet d’inhibition du 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase2 (11β-HSD2) jouant un rôle dans la régulation de l’action des glucocorticoïdes et contribuent au syndrome métabolique ou favorisent des troubles sexuels.

 

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :
ARTICLES PARUS D’AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME :

 

• une absorption humaine quotidienne de PBDE, via l’ingestion de poussières, de 0,4 à 21,4 ng/jour pour un adulte moyen, et 4,3 à 40,6 ng/jour pour un enfant à Shangai

• De fortes concentrations de PBDE durant l’adolescence sont associées à une apparition plus précoce des premières règles (avant 12 ans).

• le recyclage primitive de déchets électroniques introduit des polluants toxiques dans l’environnement qui sont potentiellement nuisibles à la santé des travailleurs de ce secteur et des résidents locaux, notamment les enfants, et nécessite une enquête urgente sur les impacts des POP sur la santé.

• Les risques pour la santé des consommateurs mondiaux via la consommation de poissons provenant de Chine du Sud sont minimes. Toutefois, un risque accru peut être prévu en raison de l’utilisation continue des produits ignifuges bromés et l’importation de déchets électroniques en Chine.

• l’exposition humaine aux PCB en Chine est significativement corrélée à l’âge maternel, les habitudes alimentaires et les facteurs géographiques et, plus largement concernant les PBDE (polybromés), que la population générale est exposée, en Chine, à de multiples sources

• Revue de la littérature mettant en évidence un lien entre PE et trouble de la fertilité et fécondité, dont le BPA, phtalates et retardateurs de flamme polybromés.

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les sources d’exposition et les implications pour l’élaboration des politiques.

• Les polybromés auraient un effet épigénétique

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Une exposition environnementale de BDE-47 peut affecter la production d’androgènes au niveau des cellules de Leydig chez le rat

• Une exposition de poissons zèbres adultes sur le long terme, à faible dose (0,001 à 1 μM) a de multiples effets : sur la croissance et la reproduction des adultes, mais également une altération du comportement de la progéniture.

• L’Etude des niveaux de polluants persistants chez les populations de tortues migrantes et des modèles de contamination peut informer les gestionnaires de la faune sur les risques éventuels pour la santé de certaines sous-populations

• Il existe une influence négative de certains composés (OHC, PBDE, PCB..) sur le taux d’hormones thyroïdiennes chez les baleines blanches.

• Projet de biosurveillance d’oiseaux sauvages ayant pour but de fournir des valeurs de référence pour des agents nocifs mesurés dans le sang, taches de sang séché par exemple

• Chez la souris, une exposition à faible dose de BDE-47 est associée à des déficits comportementaux chez les nouveau-nés exposés.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des niveaux importants de PCB, DDT et de lindane ont été détectés dans les sédiments de mangrove sans effet toxique, ni déficience, pour les mollusques et les populations locales.

• Mise en évidence d’une contamination géographique des POPs, dont les PCB et PBDE, à partir de l’observation chez des grands dauphins du Mexique et de la côte Est des EU

• Il existe des lacunes dans la connaissance des niveaux en polluants, au niveau des poussières intérieures

 

IN VITRO

• les composés bromés étudiés causent une cassure de l’ADN, ajouté à un blocage de réplication chromosomique sur des cellules de poulet

• Il existerait une sous-estimation possible du niveau en DBDPE et BDE de l’écosystème (niveaux non décelables) et une nécessité de poursuivre les recherches pour évaluer la persistance et la toxicités de ces métabolites, d’autant plus que qu’il existe une augmentation d’utilisation de DBDPE en remplacement du BDE 209, aux similarités de comportement physico-chimique

 

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Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERCHLORATES:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Les nourrissons sont exposés de façon importante aux perchlorates et les enfants nourris au sein le sont plus que ceux nourris au lait de vache ou au lait de soja.

• le perchlorate semble capable de bloquer l’absorption d’iodure par la glande thyroïde

• Le perchlorate peut influencer la mesure du calcium ionisé

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques et, considérant certains d’entre eux, comme les perchlorates ou le DDE, la concentration serait plus élevée que chez les femmes non enceintes

• Des concentrations en perchlorate entre de 0,4 mg/l à 13,5 mg/l, ont été mesurées dans du lait maternisé destiné à des nourrissons

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Un niveau accru de facteurs de nécrose et de nécrose a été observé dans les poumons de lapins exposés au perchlorate d’ammonium et peuvent être considérés comme indicateurs efficaces reliés au développement de la fibrose pulmonaire.

• Chez le rat, le perchlorate affecte l’homéostasie des hormones thyroïdiennes, particulièrement en cas d’alimentation déficiente en iode.

• Chez le singe Rhésus en période de reproduction, le perchlorate a une influence sur la fixation d’iode au niveau de la thyroïde et peut donc être une méthode pour évaluer le statut de la thyroïde

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Une nouvelle méthode, à base de bactéries souffrées oxydées (SOB, sulfur-oxidizing bactéria), de détection de contaminants, dont des perchlorates, dans l’eau, a été mise au point. Elle pourrait servir d’outil d’alerte précoce

• Certains procédés de décontamination reposant sur des propriétés physico-chimiques ou biologiques sont en cours de développement dont la réduction biologique (dégradant complètement le perchlorate) ou l’utilisation de bactéries réduisant le perchlorate

• Importance des conditions oxiques pour améliorer l’efficacité d’élimination du perchlorate

 

IN VITRO :

 

• Le perchlorate peut bloquer l’absorption de l’iode au niveau du tissu placentaire et thyroïdien mais pas eu niveau du tissu utérin. Le placenta joue un rôle dans l’absorption et le stockage de l’iode et peut donc compenser les insuffisances en apport maternels.

• La protéine YFP-H148Q/I152L est un biocapteur intracellulaire de la pompe ionique sodium/iode transportant certains anions dont des perchlorates, pouvant expliquer leur action sur la thyroïde.

 

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°10

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 150 (95 %)

• Chez l’animal : 96 dont 28 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 54 (Effets sanitaires : 26 ; effets sur cellules in vitro: 28)

 

Ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée d’avril à juin 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effet physiopathologiques :

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose.

- L’obésité chez la population adulte américaine est associée avec une exposition au BPA plus élevée.

 

Effets in vitro :

- Les bisphénols poly-halogénés, ainsi que certains de leurs métabolites, sont des perturbateurs potentiels de l’activité du PPARy.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

Chez le rat :

- Une exposition à de faibles concentrations de BPA pendant les périodes prénatale et postnatale précoce prédispose au cancer mammaire.

- L’exposition prénatale au BPA modifie l’environnement endocrinien de la glande mammaire ainsi que son processus angiogénique et pourrait expliquer les lésions pré-néoplasiques se développant ultérieurement.

- Le BPA pourrait avoir des effets néfastes sur la spermatogénèse.

- Le BPA agit sur l’axe reproducteur de l’adulte mâle lorsqu’il a été exposé au composé chimique durant la période pré- et postnatale.

- L’exposition périnatale à une faible dose de BPA (50 µg) diminue la tolérance au glucose des sujets à l’âge adulte. Elle prédispose au syndrome métabolique chez ceux qui ont un régime riche en graisses. Ces effets néfastes n’ont pas lieu avec une exposition à des doses plus élevées de BPA.

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PCB / Dioxines : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PCB et DIOXINES :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


 

FAITS MARQUANTS

 

On note des effets délétères sur le développement, la reproduction et le système nerveux central chez des animaux (souris, rats) dont la mère a été exposée aux PCB durant la gestation, et sur les fonctions immunomodulatrices de cellules immunitaires.

Les modifications épigénétiques sont de plus en plus mises en avant et les mécanismes moléculaires (rôle AhR, expression de gènes de l’apoptose, de la prolifération, voies de signalisation de l’inflammation) commencent à être de mieux en mieux identifiés.

CHEZ L’HUMAIN


Effet physiopathologiques :

- Association positive entre l’exposition aux PCB dans les 10 précédentes années et l’apparition d’un lymphome non Hodgkinien.

- Les PCB pourraient être un facteur significatif de la régulation de la pression sanguine.

- Baisse de fécondité chez les mères imprégnées en PCB.

- Modification du délai pour concevoir.

- Effet sur l’expression de gènes impliqués dans le développement génito-urinaire.

 

Effets in vitro :

- L’expression de 221 gènes est modulée par la dioxine, avec des effets sur la prolifération cellulaire, le métabolisme glucidique et lipidique, la transmission nerveuse et la fertilité.

- La dioxine perturbe la différenciation des sébocytes et les orientant vers le phénotype kératinocyte.

- Effets des PCB sur l’activité des récepteurs postsynaptiques activés par le neurotransmetteur GABA(A) qui pourraient aider à comprendre les troubles neurologiques.

 

CHEZ L’ANIMAL

  

 Chez le rat :

- Les PCB administrés durant la gestation induisent une masculinisation et/ou déféminisation du système neuronal hypothalamique qui contrôle la reproduction, et perturbent le cycle oestrogénique chez les femelles.

- L’exposition prénatale aux PCB chez la rate gestante altère dès la naissance le processus de différenciation sexuelle régulée par les hormones neuroendocriniennes.

- La dioxine altère la fonction et la viabilité des cellules de Sertoli en augmentant le stress oxydatif.

 

Chez la souris :

- Les dioxines Inhibent la différenciation des lymphocytes B.

- L’activation de l’AhR par les dioxines durant la grossesse affecte le développement du tissu mammaire.

- Les dioxines pourraient provoquer des problèmes cardiaques.
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Mélanges de polluants : veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX MELANGES DE POLLUANTS :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

Des effets neurotoxiques, obésogènes et cardiaques sont décrits. Altération de la différenciation cellulaire vers un phénotype adipocytaire. L’imprégnation in utero est déterminante dans l’apparition des troubles à travers des modifications de l’épigénome.

 

 


CHEZ L’HUMAIN


Effet physiopathologiques :

- L’exposition simultanée à plusieurs polluants augmente le risque de développer l’obésité, une dyslipidémie et la résistance à l’insuline, troubles qui prédisent l’installation d’un diabète de type 2 et des complications cardiovasculaires.

- La consommation de produits de la mer contaminés par différents polluants a un impact sur l’existence de troubles métaboliques que les sujets soient diabétiques ou pas.

- Les niveaux d’imprégnation en PCB sont fortement associés à une augmentation de pression systolique et diastolique.

 

Effets in vitro :

- Les mélanges de polluants ont un effet prolifératif sur les cellules cancéreuses.

 

 

CHEZ L’ANIMAL

Chez le rat :
- L’exposition des PCB et des PBDE induit des effets sur la dopamine synaptosomale. Les polluants ont un effet cumulatif neurotoxique.

 

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE


- Une étude épidémiologique basée sur la cohorte NHANES montre que 99 % à 100 % des femmes enceintes sont exposées à plusieurs polluants.

 

 

REVUE GÉNÉRALE SUR LES MELANGES DE POLLUANTS


- Examen de l’impact de certains perturbateurs endocriniens sur les modifications épigénétiques trans-générationnelles qui président à la différenciation du système neuroendocrinien reproducteur chez les mammifères.

- Examen du niveau d’imprégnation de la population en polluants chimiques qui est considérable, et analyse de ses conséquences sanitaires et socio-économiques.

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS de janvier à mars 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Pubmed
)

 

           ANALYSE GENERALE 

 

A. EFFETS CHEZ L’HUMAIN :

 

● Effet physiopathologiques  :

 

-   Association entre la présence de revêtement de sol en PVC et l’asthme chez l’enfant. Ces revêtements sont une source importante de phthalates que l’on retrouve dans les poussières intérieures.

-   Un groupe de 34 gènes/protéines peut servir de marqueurs moléculaires de la toxicité des phtalates. Les 3 premières catégories relatives à leur toxicité sont la  cardiotoxicité, l’hépatotoxicité et la néphrotoxicité.

-   L’exposition professionnelle maternelle aux phtalates et aux pesticides a des effets néfastes sur la fertilité et l’issue de la grossesse.

-   L’exposition maternelle aux phtalates pourrait affecter le statut des hormones sexuelles stéroïdiennes du fœtus et du nouveau-né.

-   L’exposition au phtalate de di (n-butyl) (DBP) affecte les cellules germinales (CG) des rats exposés in-utéro. Des effets similaires ont été démontrés in vitro sur des testicules fœtaux humains et pourraient être à l’origine du cancer des testicules à cellules germinales.

-   Les taux de  prolactine sérique chez des hommes suspectés d’infertilité sont positivement associés avec l’exposition au phtalate de dibutyl (DBP) et au phtalate de diéthylhexyle (DEHP).

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PERFLUORES :
ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

 

La contamination aérienne des individus est significative. La perturbation des équilibres calciques intracellulaires et des fonctions immunitaires de cellules de l’immunité est décrite.

 

CHEZ L’HUMAIN
  

Effets in vitro :

- Les acides perfluorés perturbent l’homéostasie calcique cellulaire, ce qui pourrait jouer un rôle dans le déclenchement de l’apoptose

- Les composés perfluorés PFOS et PFOA altèrent la production de cytokines immunomodulatrices pro et anti-inflammatoires dans la lignée monocytaire humaine THP-1.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE
 

- Deux études menées en Norvège et au Canada montrent que la poussière domestique est uns source majeure de contamination aux perfluorés (PFOS et PFOA).

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°1

 

  

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :

ARTICLES PARUS DE FEVRIER ET MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

Effet physiopathologiques

· Il peut exister une contamination humaine par exposition aux PBDE présents au niveau du beurre ou de son emballage.

· Présence de polybromés à des niveaux plus élevés que les PCB dans le tissu adipeux mammaire de femmes californiennes prélevés à la fin des années 90, époque d’utilisation importante de retardateurs de flammes.

· Il existe une méthode permettant d’estimer la biodisponibilité des polybromés (PBDE) à partir de la nourriture végétale et animale. Cette méthode permet d’estimer que l’exposition alimentaire au PBDE est plus basse que prévue et que le poisson est une source plus importante que les légumes.

· Les personnes obèses présentent des niveaux d’imprégnation en PBDE plus importants que les non obèses.

· Exposition aérienne au BDE-47 and BDE-99 de certains enfants dans ces logis supérieures à celles recommandées par l’agence de protection de l’environnement (EPA), constatée à partir de prélèvements de poussière effectuées dans des maisons de personnes à faibles revenus en Californie.

· Relation bénéfices / risques négative pour les retardateurs de flammes. Cependant, il existe des solutions alternatives vis-à-vis du risque incendie.

· L’utilisation de matériels électroniques contenant des retardateurs de flamme est la source principale d’exposition aux PBDE.

 

Effet in vitro:

· L’exposition à des PBDE (BDE47) peut avoir un effet synergique sur la détérioration de l’ADN par oxydation générée au niveau de certaines cellules.

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

· Selon une revue de littérature, le retardateur de flamme BDE-209 serait neurotoxique en affectant les propriétés cognitives et neuromotrices et potentiellement carcinogène ; mais certaines études remettent en cause les données acquises suggérant que le métabolisme et les effets biologiques des molécules faiblement bromées ne seraient pas extrapolables à ceux des fortement bromées.

 

Chez les oiseaux

· Des obstacles au niveau de la barrière hémato-encéphalique (poids moléculaire, conformation non plane) peut contribuer à une faible concentration de PBDE dans les tissus du cerveau de poules ou de canards, exposés à des niveaux élevés de PBDE.

 

Chez l’ours polaire

· L’alimentation explique, de façon significative, la variation des niveaux adipeux de polybromodiphényléthers (PBDE) par classe, chez l’ours polaire.

 

Chez la souris

· Une exposition de PBDE à faible dose peut être associée à des déficits comportementaux chez les nouveau-nés exposés, démontré chez la souris.

 

Chez le rat

· Les PBDE peuvent perturber le système thyroïdien et perturber le développement normal du cerveau chez le rat.

· Le PBDE209 diminue irréversiblement à doses très faibles les courants sodiques et d’une manière dose-dépendante au niveau de neurones de rats pouvant expliquer des désordres neurologiques. La vitamine C apporte un effet protecteur

 

Chez le poisson

· Les PBDE, par passage mère/œuf chez le saumon sauvage, peuvent être associé à un risque de mortalité des œufs, et donc un effet sur la reproduction des populations de saumons sauvages.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

· Il existe des niveaux de contamination importants en PCB et PBDE au niveau des anguilles argentées de la Gironde, pouvant contaminer les consommateurs.

· L’apport total quotidien de PBDE au niveau d’un site de recyclage de déchets électroniques a été démontré comme plus élevé que le niveau de consommation maximale autorisée (0,26 ng kg 1-pc d 1) avec des facteurs indiquant un risque important pour la santé de la population locale. Il y existe d’autre part, une variation diurne de la concentration atmosphérique.

· Contamination des poissons démontrée en Chine

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Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°1

  

RISQUES LIES AUX PERCHLORATES:

ARTICLES PARUS DE FEVRIER ET MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

  

Effet physiopathologiques

· Des perchlorates ont été détectés chez près de 100% des femmes enceintes, à des niveaux plus élevés que chez les femmes non-enceintes.

· Le lait maternel est une source non négligeable d’exposition du nouveau-né aux perchlorates.

· Le perchlorate peut influencer la mesure du calcium ionisé, laquelle est réalisée de façon systématique chez les patients atteints d’insuffisance rénale.

· Le taux urinaire de perchlorate semble augmenter en fonction du nombre de portions de produits laitiers consommés.

· Le perchlorate diminue l’absorption de l’iode dans la glande thyroïde mais ne semble pas être associé à une altération de la fonction thyroïdienne chez les femmes durant le premier trimestre de la grossesse.

 

CHEZ L’ANIMAL

Pas d’étude relevée sur cette période.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT

· Des biomarqueurs de dégradation des perchlorates ont été détectés au niveau de plusieurs types de culture, et qui pourraient permettre la surveillance de différents contaminants.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 1

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


 

ANALYSE GÉNÉRALE


A. EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effets physiopathologiques :

- Régression complète et sans récidive après arrêt de la consommation d’aspartame de deux cas de fibromyalgie et douleurs rhumastismales qui étaient en échec thérapeutique.

- Les édulcorants artificiels n’affectent pas la sécrétion de peptides gastro-intestinaux et ont un effet minime sur l’appétit.

 

Effets in vitro :

- L’aspartame ajouté à faibles doses sur des cellules endothéliales humaines induit la production de cytokines prolifératives conduisant à l’activation de voies de signalisation inflammatoires et à la formation de néo-vaisseaux sanguins.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

● Chez le rat :

-  La consommation à long terme d’aspartame entraîne des lésions hépato-cellulaires et des modifications de la capacité antioxydante du foie.

 

● Chez le rat et la souris :

- L’aspartame a un effet antipyrétique et confirme son effet analgésique. Des études supplémentaires sur ces effets biologiques sont nécessaires.

 

●  Chez la souris :

- L’aspartame retarde l’apparition de l’ostéo-arthrose, améliore la densité osseuse corticale ainsi que la masse musculaire.

 

C. REVUE GÉNÉRALE SUR L’ASPARTAME

 

- Identification de 11 excipients pouvant avoir un impact sanitaire dans les médicaments oraux pour des indications gastro-intestinales. Les patients à risque devraient pouvoir bénéficier de produits de substitution ne contenant pas ces excipients.

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