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Veille Scientifique

Mercure : Bulletin de veille scientifique n°1

 

(Veille scientifique réalisée par l’association Non au Mercure Dentaire)

 

CHAMP DE L’INVESTIGATION

Cette veille scientifique a porté sur 34 études, dont 4 sont parues dans des revues dentaires. Elle ne s’est pas intéressée à tous les aspects de la toxicité du mercure contenu dans les amalgames dentaires. les auteurs se sont concentrés sur deux problématiques  :

 

1) La contribution des amalgames dentaires à une intoxication au mercure

 

• 4 études n’observent pas de corrélation : 3 de ces études sont parues dans des revues dentaires.

• 1 étude, également parue dans une revue dentaire, entend montrer que les plaintes liées aux amalgames seraient le fait de personnes ayant vécu un événement stressant.

• 8 études mettent au contraire en évidence une corrélation.

• 1 étude s’intéresse à la pollution environnementale due aux amalgames, soulignant que le mercure n’est pas seul incriminé ; d’autres métaux, tels que l’argent, l’étain, le cuivre ou le zinc sont relargués dans l’environnement depuis les cabinets dentaires ; ces métaux ont ensuite un impact sanitaire.

Les sources de financement s’avèrent déterminantes : selon que l’étude paraît dans des revues dentaires (financées par les fabricants d’amalgames et affiliées à la FDI ou à l’IARC) ou dans des revues traitant spécifiquement de toxicologie ou d’environnement, on doit s’attendre à obtenir des résultats opposés – de même que les études sur les effets du tabagisme financées par des cigarettiers n’observaient aucune incidence du tabac sur les pathologies qu’on l’accusait d’occasionner.

 

2) Le lien entre mercure et diverses pathologies

 

Nous nous sommes principalement intéressés au mercure métallique, sans exclure cependant des études particulièrement significatives portant sur le chlorure de mercure (équivalent à Hg2+) ou le méthylmercure.

En 2011, sur 20 études recensées, 18 ont confirmé ou identifié une relation entre le mercure et un certain nombre de pathologies.

• 2 études n’observent pas de corrélation entre le mercure inorganique et la Sclérose Latérale Amyotrophique. L’une d’elles n’exclut pas, cependant, la possibilité que les métaux soient des facteurs étiologiques ; elle émet l’hypothèse que des facteurs génétiques entrent également en jeu.

• 6 études mettent en évidence la relation entre le mercure inorganique et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique.

• 7 études montrent l’impact du mercure « même à de faibles doses », sur les maladies cardiovasculaires.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la stéatose hépatique.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur le diabète.

• 1 étude montre l’impact du mercure sur la Sclérose en Plaques.

• 1 étude confirme que la femme enceinte transmet le mercure au fœtus ; 1 autre montre les effets neurotoxiques du mercure sur l’organisme en formation.

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°11

FAITS MARQUANTS
A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 185 (96 %)

• Chez l’animal : 118 dont 31 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 67 (Effets sanitaires : 34 ; effets sur cellules in vitro: 33)

 

ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée de juillet à septembre 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

- L’exposition masculine au BPA pourrait affecter la qualité des embryons lors d’une FIV.

- Une étude chinoise portant sur 153 enfants apporte la première preuve épidémiologique que l’exposition in utero au BPA peut affecter le développement génital masculin.

- L’exposition au BPA pendant la grossesse affecte le comportement et le contrôle des émotions des enfants à l’âge de 3 ans, surtout chez les petites filles.

- Une association inverse a été observée entre les marqueurs urinaires du BPA et les taux des hormones thyroïdiennes T4 et TSH totales dans un échantillon représentatif d’adultes et d’adolescents américains issu de la NHANES 2007-2008.

- Contamination du lait maternel et du fœtus aux PCB, DDE, dibutylphtalate, hexachlorobenzène et au bisphénol A, avec mise en évidence d’une corrélation faible négative entre la TSH et l’exposition in utero au BPA.

- Comme avec les études expérimentales, le BPA active les voies de signalisation médiées par les récepteurs nucléaires chez l’homme, preuve que le BPA agit comme un xénoestrogène chez l’humain.

- Une étude chinoise portant sur 3423 participants n’a pas trouvé d’association significative entre les niveaux urinaires de BPA et les cas de diabète de type 2 auto-déclarés.

- Chez l’homme, les niveaux de BPA urinaires sont associés au diabète sucré, indépendamment des traditionnels facteurs de risques liés au diabète.

 

Effets in vitro :

- Des observations renforcent les données d’un impact probable sur le cancer mammaire de faibles doses de BPA et de Méthylparabène, telles que celles détectées chez l’humain (dans le sang, le placenta, le lait…).

- Le BPA agit comme une substance toxique avec des implications particulières pour les phases critiques de la prophase méiotique, ainsi que pour la survie des ovocytes.

- Une étude menée sur des microsomes testiculaires humains et de rats montre que le BPA inhibe certaines voies enzymatiques de la stéroïdogenèse. Certaines voies enzymatiques humaines sont plus sensibles au BPA que celles du rat.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 2

 

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

 

A . EFFETS CHEZ L’HOMME

 

 I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

  • Empoisonnement au méthanol

Szponar J, Górska A, Majewska M, Tchórz M, Drelich G. [Methanol poisoning in a 61-year old male with recently diagnosed diabetes--a case report]. Przegl Lek. 2011;68(8):521-2. [Article in Polish] Samodzielny Publiczny Szpital Wojewódzki im. Jana Bozego w Lublinie, Regionalny Ośrodek Toksykologii Klinicznej.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22010455 

 

En bref :
Cet article expose le cas d’un homme âgé de 61 ans avec un empoisonnement suspecté au méthanol : Il présentait les symptômes d’un diabète avec une d’hyperglycémie extrême (>1600 mg/dl) et un coma hyperosmolaire non cétosique. Les tests de laboratoire ont montré, entre autres, une acidose métabolique et respiratoire et des taux de méthanol et d’éthanol à 80mg/dl et 0,47g/l, respectivement. Quelques jours avant son hospitalisation, le patient buvait de grandes quantités de jus de fruit et de lait. Les auteurs concluent que la consommation excessive d’aspartame et de ses métabolites peut être la cause d’un empoisonnement au méthanol qui a été envisagée pour ce patient.

 

II. Etudes in vitro

 

  •  Athérosclérose

Jang W, Jeoung NH, Cho KH. Modified apolipoprotein (apo) A-I by artificial sweetener causes severe premature cellular senescence and atherosclerosis with impairment of functional and structural properties of apoA-I in lipid-free and lipid-bound state. Mol Cells. 2011 Apr 21. [Epub ahead of print]

School of Biotechnology, Yeungnam University, Gyeongsan, 712-749, Korea.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21533907

 

En bref :
Les résultats de cette étude montrent que l’aspartame altère in vitro l’intégrité des HDL et favorise l’internalisation des LDL athérogéniques dans les macrophages. Les auteurs émettent l’hypothèse que la consommation à long terme d’aspartame pourrait accélérer l’athérosclérose et le vieillissement cellulaire.

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez les femmes enceintes exposées aux fumées de cigarettes et aux perfluorés le niveau méthylation globale de l’ADN, mesurée dans le sang de cordon, est inversement corrélé à la concentration de PFOA mais pas de PFOS.

- L’exposition prénatale aux polluants (fumée de cigarette, métaux lourds, polluants organiques et perfluorés) et l’état psychique maternel peut altérer la santé des enfants évaluée à l’âge de 5 ans.

- Il existe une relation inverse entre les niveaux maternels de PFOS du sérum et l’hormone T3 du cordon fœtal. Il en va de même avec l’acide perfluorotridécanoique (PFTrDA) maternel et la T3/T4 du fœtus, ce qui pourrait présenter un risque pour son développement.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- Contamination significative de certains poissons dans les baies de Hong-Kong et Xiamen par les composés perfluorés (PFOS, PFOA, PFNA, PFDA, PFUdA and PFTrDA).

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°3

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Sur 6246 garçons nouveau-nés de la région niçoise, 1,6% des garçons présentent une cryptorchidie associée à d’autres anomalies (micropénis) et à des risques familiaux et environnementaux (antirouilles et phtalates) conjoints.

- L’exposition prénatale à certains phtalates (DEHP notamment), peut avoir une répercussion négative sur le développement neurocomportemental des nouveau-nés âgés 26 semaines.

- Une étude de l’INSERM n’a pas trouvé d’association de type « monotone » entre les métabolites de phtalates présents dans l’urine de femmes enceintes et le poids de naissance de leurs garçons, à l’inverse des résultats positifs trouvés avec certains phénols.

 

Etudes in vitro :

- Le phthalate de diéthylhexyle (DEHP) et le phthalate de monoéthylhexyle (MEHP) ont la capacité d’induire l’apoptose dans les cellules du système immunitaire aux concentrations trouvées dans l’environnement.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Le DEHP administré à des rats en post natal aurait un impact négatif sur le développement de l’hippocampe (J16 à J22) chez les mâles mais pas chez les femelles.

- Les phtalates de DHPP et DnOP ont un effet toxique sur le développement à partir de 0,25g/kg/j correspondant à la Dose Minimale ayant un Effet Indésirable Observé (DMEIO).

 

Chez la souris :

- Le phthalate de dibenzyle (DBzP) est plus toxique que le phtalate de benzyle et de butyle (BBP) et ne devrait donc pas être utilisé comme plastifiant alternatif.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

Etudes d’imprégnation humaine :

- En Allemagne, 18 métabolites de phthalates sur 21 ont été détectés dans l’excrétion urinaire de 104 mères et leurs enfants en âge d’être scolarisés, les niveaux les plus élevés étant ceux du DIBP et du DEHP.

 

Contamination environnementales

- Des phtalates ont été retrouvés dans les eaux embouteillées en contenant plastique avec des concentrations plus élevées lorsque les bouteilles sont stockées à 4°C ou si elles sont stockées à l’extérieur. (rôle de la température et/ou du soleil dans la dégradation des phtalates avec le temps).

 

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Mélanges de polluants : veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX MELANGES DE POLLUANTS:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


FAITS MARQUANTS

 L’allaitement est une source significative de polluants, mais aussi les poussières inhalées. Les usines de recyclage des matériels électroniques constituent une cause importante de contamination en polluants dans certains pays comme la Chine et le Ghana. Des études épidémiologiques soulignent le risque de développer des troubles métaboliques prédisposant au diabète ainsi qu’une élévation de la tension artérielle. Le projet européen OBELIX en cours devrait fournir des résultats intéressants dans ce domaine. Des modifications de la 11β-Hydroxysteroïde dehydrogénase (11β-HSD), enzyme régule l’action des glucocorticoïdes et joue de ce fait un rôle important dans le métabolisme hormonal et glucido-lipidique, sont décrites.

Effets néfastes sur les cellules de Sertoli.

Les mécanismes cellulaires rapportés impliquent une augmentation du stress oxydatif, le processus d’apoptose cellulaire et une hypométhylation de l’ADN.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Association entre l’exposition à de faibles doses de polluants en particulier les pesticides et une augmentation de l’hypométhylation de l’ADN.

- L’imprégnation en polluants conditionne les proportions de masse maigre et grasse associées à l’index de densité osseuse, phénomène observé surtout chez la femme ménopausée.

- Lien épidémiologique fort entre l’imprégnation en PCB et pesticides organochlorés et la pression sanguine systolique et diastolique.

 

REVUE GÉNÉRALE

 

- Rôle des perturbateurs endocriniens dans l’étiologie du diabète de type II et ses complications cardiovasculaires.

- Certains polluants (gossypol, phtalates, organoétains, alkylphénols et perfluorés) altèrent l’activité de la 11β-HSD ce qui pourrait expliquer les troubles métaboliques et hormonaux observés lors de l’exposition à ces polluants.

- Contamination de l’air intérieur des logements et nécessité d’évaluer les concentrations et la composition des poussières contenant des polluants

- La plupart des polluants conduisent à un phénotype obèse, en particulier lors de l’exposition prénatale qui prédispose la descendance à la prise de poids à l’âge adulte.

 

EPIDEMIOLOGIE

 

- Projet OBELIX : son objectif est d’évaluer l’effet de l’exposition aux PE durant la période prénatale et de ses conséquences sur le développement des troubles métaboliques (diabète, obésité) plus tard dans l’adolescence.

 

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERFLUORES:
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

 

Les effets majeurs sont reprotoxique (action sur les cellules de Sertoli), cytotoxique mais pas mutagénique, et comportementaux (hyperactivité, déficit attentionnel) liés à l’exposition périnatale. On note une augmentation des IgE chez l’enfant et une perturbation de la production d’hormones stéroïdiennes. L’allaitement est une source non négligeable de contamination.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Chez l’enfant mâle, les niveaux d’IgE sont positivement corrélés avec les niveaux de perfluorés.

- Impact des perfluorés sur les troubles du comportement chez l’enfant.

 

Effets in vitro :

- PCB153 et PFOS induisent l’apoptose des cellules de Sertoli et des gonnocytes néonatales en augmentant la production de radicaux libres.

- L’exposition de cellules humaines d’adénome cortico-surrénal aux perfluorés entraîne des modifications de la stéroïdogenèse et affectent la viabilité cellulaire à haute dose de PFNA.

- Effet cytotoxique sur la lignée cellulaire d’hépatome humain sans altération de l’ADN, ce qui irait dans le sens d’études épidémiologiques ne montrant pas de carcinogénicité de ces composés.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’exposition du nouveau-né aux perfluorés est plus importante durant l’allaitement que lors de la gestation.

- L’air respiré constitue une source d’exposition non négligeable par les poussières qu’il contient, pouvant aller chez certains jusqu’à 50% de la contamination observée.

 

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PCB / Dioxines : Bulletin de veille scientifique n°2

 

RISQUES LIES AUX PCB et DIOXINES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

 

PCB/dioxins/furanes : Confirmation des effets délétères sur le développement (poids de naissance circonférence de la tête réduits), le système nerveux (déficits cognitifs, attentionnels, hyperactivité), la reproduction aussi bien chez l’homme qu’expérimentalement), le système cardiovasculaire (athérosclérose), la sphère hépato-gastrointestinale et le système immunitaire (risque infectieux). L’importance de l’exposition prénatale est mise en avant dans les troubles comportementaux et de la reproduction. Les mécanismes cellulaires et moléculaires se précisent : activation AhR, altération de la production de cytokines immunomodulatrices, action sur les cytochromes CYP1A, activation des voies cellulaires de l’apoptose (perturbation de l’activité mitochondriale et augmentation de la production de radicaux libres), action épigénétique (altération des microRNA, hypométhylation), de nouvelles cibles sont identifiées (facteur de transcription REST). L’exposition est essentiellement alimentaire et l’allaitement contribue notablement à cette exposition.

 

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- les dioxines induisent dans les lymphocytes T humains des effets à long terme en augmentant dans la sous-population de lymphocytes CD4+ la production de la cytokine IL-22 (rôle dans l’initiation de la réponse immunitaire innée)

- L’exposition prénatale aux PCB et dioxines est associée chez le jeune enfant à des infections et gênes respiratoires.

- L’exposition prénatale aux organochlorés se traduit par une taille, un poids de naissance et un tour de tête inférieurs à la normale.

- L’imprégnation des futures mères en organochlorés est associée à un raccourcissement de la gestation décidé par césarienne.

- La prévalence du diabète est plus élevée chez les femmes exposées aux PCB dans le cadre de leur activité professionnelle (usine de transformateurs) et est associée à une altération du statut hormonal (FSH, T3, DHEAS).

- Chez des sujets exposés aux PCB, la prévalence du diabète est positivement associée à certains PCB (146, 180) mais négativement avec d’autres (163, 164, 170).

Effets in vitro :

- Des PCB (28 et 52) prélevés dans l’air ambiant ont un impact sur des kératinocytes humains, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le vieillissement accéléré ou la cancérogénèse.

- Modification du fonctionnement des mitochondries.

- Les PCB sont neurotoxiques

- La dioxine en combinaison avec les œstrogènes, inhibe l’expression du gène CD82 (inhibiteur de la prolifération) ce qui favorise la progression métastatique des cellules endométriales stromales .

 

CHEZ L’ANIMAL

 

Chez le rat :

- Effets néfastes des PCB-DL sur les activités neuromotrices impliquant une augmentation de la libération de glutamate et d’une diminution de la libération de dopamine.

- Les PCB perturbent les mécanismes de transmission synaptique au niveau de l’hippocampe chez le nouveau-né.

- Certains PCB réduisent in vivo lors du développement la production de l’hormone thyroïdienne T4.

 

Chez la souris :

- Chez la souris exposée in utero à des PCB, l’AhR joue un rôle important dans l’induction de CYP1 permettant la détoxification intestinale limitant ainsi l’exposition des descendants aux polluants.

- Les dioxines occasionnent des lésions hépatiques expliquées par un dérèglement de l’expression de micro-ARN et une altération de l’enzyme COX-2.

- La dioxine participe à l’activation d’une voie inflammatoire conduisant à l’établissement de lésions d’athérosclérose.

- L’exposition aux dioxines durant la période fœtale active l’expression de certaines chémokines dans le cerveau des souriceaux ce qui pourrait rendre compte de troubles neurocomportementaux à l’âge adulte.

- Confirmation sur la neurotoxicité des dioxines.

- Etude qui apporte un élément de compréhension à la neurodégénérescence associée à l’exposition aux PCB, telle que la maladie d’Alzheimer.

- PCB : diminution de la prolifération des cellules germinales associée à une apoptose (toxicité testiculaire).

 

REVUE GÉNÉRALE SUR LES PCB ET LES DIOXINES

 

- Revue générale sur l’impact des polluants perturbateurs endocriniens sur la physiologie, la biochimie, fonctionnalité de l’appareil reproducteur et ses conséquences physiopathologiques

 

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME

 

Effet physiopathologiques :

- Le phtalate de mono-éthyle montre une association positive avec une densité mammaire accrue.

- Le phtalate de monoéthyle (MEP) induit des effets néfastes sur la qualité du sperme.

- Santé du travail : Les concentrations de DEHP dans l’air ambiant des usines de fabrication de PVC ont des effets néfastes sur la motilité des spermatozoïdes et l’intégrité de la chromatine de l’ADN des ouvriers.

- Cette étude montre que la nutrition parentérale chez les nourrissons et les enfants accroît de façon significative l’exposition au phtalate DEHP et induit une augmentation du stress oxydatif.

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose chez le sujet âgé.

- Certains phtalates pourraient jouer un rôle dans la genèse du diabète.

- L’exposition prénatale aux phtalates pourrait avoir une incidence sur le développement mental et psychomoteur des bébés, surtout les garçons à l’âge de six mois.

- Il existe un lien entre les concentrations urinaires de phtalates et une altération du fonctionnement thyroïdien.

 

CHEZ l’ANIMAL

 

Chez le rat :

- L’exposition in utero aux phthalates DIBP, DIHP, DIBP et DINP réduit la production testiculaire de testostérone fœtale à des niveaux similaires, supérieures ou inférieures au DEHP.

Chez la souris :

- Les phtalates agissent comme des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes 1, qui régulent l’activité synaptique cérébrale, et de l’activation de la protéine G dépendante de l’agoniste cannabinoïde.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

- L’analyse de neuf dispositifs médicaux montre la présence de DEHP pour sept d’entre eux alors qu’ils étaient supposés en être exempts.

- Etude Elfe : Concentrations urinaires de BPA chez les femmes enceintes similaires aux autres études, 5% dépassent 50µg/L + contamination au phtalate de DEHP par le matériel médical en maternité.

- Présence de un ou plusieurs phtalates dans tous les jouets et articles de puériculture destinés au marché indien.

 

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Alkylphénols : veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX ALKYLPHENOLS:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Des valeurs importantes d’octylphénol ont été retrouvés chez les femmes consommant plus d’huile de cuisson et des capsules d’huile de poisson

• Les alkylphénols (octylphénol) atteignent le testicule et l’épididyme mais ne semblent pas s’accumuler dans ces tissus

• Des alkylphénols ont été retrouvés à des concentrations importantes, au niveau du tissu adipeux sous-cutané

• l’excrétion urinaire de certains alkylphénols diminue en relation avec la fonction rénale, mais peut toutefois varier selon l’âge ou le sexe

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Les alkylphénols contenus dans les eaux provenant de l’industrie pétrolière offshore peuvent perturber le système immunitaire des jeunes morues d’Atlantique provenant de vastes zones autour du site de forage, et pouvant lui être préjudiciable.

• l’exposition à long terme au nonylphénol à des concentrations importantes, trouvées dans certaines eaux de surface, pourrait nuire aux populations vivant en eau douce.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des alkylphénols peuvent être retrouvés à des niveaux importants au niveau des eaux usées d’établissements hospitaliers.

• Des alkylphénols ont été retrouvés, parmi 39 composés, dans l’air intérieur et extérieur de 40 foyers non-fumeurs en milieu urbain et de 10 foyers en milieu rural en Californie.

• Les principales sources d’exposition des perturbateurs endocriniens et notamment d’alkylphénols sont les eaux usées industrielles.

 

IN VITRO :

 

• Les alkylphénols ont un effet d’inhibition du 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase2 (11β-HSD2) jouant un rôle dans la régulation de l’action des glucocorticoïdes et contribuent au syndrome métabolique ou favorisent des troubles sexuels.

 

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :
ARTICLES PARUS D’AVRIL A JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

CHEZ L’HOMME :

 

• une absorption humaine quotidienne de PBDE, via l’ingestion de poussières, de 0,4 à 21,4 ng/jour pour un adulte moyen, et 4,3 à 40,6 ng/jour pour un enfant à Shangai

• De fortes concentrations de PBDE durant l’adolescence sont associées à une apparition plus précoce des premières règles (avant 12 ans).

• le recyclage primitive de déchets électroniques introduit des polluants toxiques dans l’environnement qui sont potentiellement nuisibles à la santé des travailleurs de ce secteur et des résidents locaux, notamment les enfants, et nécessite une enquête urgente sur les impacts des POP sur la santé.

• Les risques pour la santé des consommateurs mondiaux via la consommation de poissons provenant de Chine du Sud sont minimes. Toutefois, un risque accru peut être prévu en raison de l’utilisation continue des produits ignifuges bromés et l’importation de déchets électroniques en Chine.

• l’exposition humaine aux PCB en Chine est significativement corrélée à l’âge maternel, les habitudes alimentaires et les facteurs géographiques et, plus largement concernant les PBDE (polybromés), que la population générale est exposée, en Chine, à de multiples sources

• Revue de la littérature mettant en évidence un lien entre PE et trouble de la fertilité et fécondité, dont le BPA, phtalates et retardateurs de flamme polybromés.

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les sources d’exposition et les implications pour l’élaboration des politiques.

• Les polybromés auraient un effet épigénétique

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Une exposition environnementale de BDE-47 peut affecter la production d’androgènes au niveau des cellules de Leydig chez le rat

• Une exposition de poissons zèbres adultes sur le long terme, à faible dose (0,001 à 1 μM) a de multiples effets : sur la croissance et la reproduction des adultes, mais également une altération du comportement de la progéniture.

• L’Etude des niveaux de polluants persistants chez les populations de tortues migrantes et des modèles de contamination peut informer les gestionnaires de la faune sur les risques éventuels pour la santé de certaines sous-populations

• Il existe une influence négative de certains composés (OHC, PBDE, PCB..) sur le taux d’hormones thyroïdiennes chez les baleines blanches.

• Projet de biosurveillance d’oiseaux sauvages ayant pour but de fournir des valeurs de référence pour des agents nocifs mesurés dans le sang, taches de sang séché par exemple

• Chez la souris, une exposition à faible dose de BDE-47 est associée à des déficits comportementaux chez les nouveau-nés exposés.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Des niveaux importants de PCB, DDT et de lindane ont été détectés dans les sédiments de mangrove sans effet toxique, ni déficience, pour les mollusques et les populations locales.

• Mise en évidence d’une contamination géographique des POPs, dont les PCB et PBDE, à partir de l’observation chez des grands dauphins du Mexique et de la côte Est des EU

• Il existe des lacunes dans la connaissance des niveaux en polluants, au niveau des poussières intérieures

 

IN VITRO

• les composés bromés étudiés causent une cassure de l’ADN, ajouté à un blocage de réplication chromosomique sur des cellules de poulet

• Il existerait une sous-estimation possible du niveau en DBDPE et BDE de l’écosystème (niveaux non décelables) et une nécessité de poursuivre les recherches pour évaluer la persistance et la toxicités de ces métabolites, d’autant plus que qu’il existe une augmentation d’utilisation de DBDPE en remplacement du BDE 209, aux similarités de comportement physico-chimique

 

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Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°2

RISQUES LIES AUX PERCHLORATES:
ARTICLES PARUS D’AVRIL à JUIN 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

• Les nourrissons sont exposés de façon importante aux perchlorates et les enfants nourris au sein le sont plus que ceux nourris au lait de vache ou au lait de soja.

• le perchlorate semble capable de bloquer l’absorption d’iodure par la glande thyroïde

• Le perchlorate peut influencer la mesure du calcium ionisé

• Les femmes enceintes aux États-Unis sont exposés à de multiples substances chimiques et, considérant certains d’entre eux, comme les perchlorates ou le DDE, la concentration serait plus élevée que chez les femmes non enceintes

• Des concentrations en perchlorate entre de 0,4 mg/l à 13,5 mg/l, ont été mesurées dans du lait maternisé destiné à des nourrissons

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

• Un niveau accru de facteurs de nécrose et de nécrose a été observé dans les poumons de lapins exposés au perchlorate d’ammonium et peuvent être considérés comme indicateurs efficaces reliés au développement de la fibrose pulmonaire.

• Chez le rat, le perchlorate affecte l’homéostasie des hormones thyroïdiennes, particulièrement en cas d’alimentation déficiente en iode.

• Chez le singe Rhésus en période de reproduction, le perchlorate a une influence sur la fixation d’iode au niveau de la thyroïde et peut donc être une méthode pour évaluer le statut de la thyroïde

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

• Une nouvelle méthode, à base de bactéries souffrées oxydées (SOB, sulfur-oxidizing bactéria), de détection de contaminants, dont des perchlorates, dans l’eau, a été mise au point. Elle pourrait servir d’outil d’alerte précoce

• Certains procédés de décontamination reposant sur des propriétés physico-chimiques ou biologiques sont en cours de développement dont la réduction biologique (dégradant complètement le perchlorate) ou l’utilisation de bactéries réduisant le perchlorate

• Importance des conditions oxiques pour améliorer l’efficacité d’élimination du perchlorate

 

IN VITRO :

 

• Le perchlorate peut bloquer l’absorption de l’iode au niveau du tissu placentaire et thyroïdien mais pas eu niveau du tissu utérin. Le placenta joue un rôle dans l’absorption et le stockage de l’iode et peut donc compenser les insuffisances en apport maternels.

• La protéine YFP-H148Q/I152L est un biocapteur intracellulaire de la pompe ionique sodium/iode transportant certains anions dont des perchlorates, pouvant expliquer leur action sur la thyroïde.

 

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°10

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 150 (95 %)

• Chez l’animal : 96 dont 28 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 54 (Effets sanitaires : 26 ; effets sur cellules in vitro: 28)

 

Ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

B/ Bilan détaillé de la veille effectuée d’avril à juin 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effet physiopathologiques :

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose.

- L’obésité chez la population adulte américaine est associée avec une exposition au BPA plus élevée.

 

Effets in vitro :

- Les bisphénols poly-halogénés, ainsi que certains de leurs métabolites, sont des perturbateurs potentiels de l’activité du PPARy.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

Chez le rat :

- Une exposition à de faibles concentrations de BPA pendant les périodes prénatale et postnatale précoce prédispose au cancer mammaire.

- L’exposition prénatale au BPA modifie l’environnement endocrinien de la glande mammaire ainsi que son processus angiogénique et pourrait expliquer les lésions pré-néoplasiques se développant ultérieurement.

- Le BPA pourrait avoir des effets néfastes sur la spermatogénèse.

- Le BPA agit sur l’axe reproducteur de l’adulte mâle lorsqu’il a été exposé au composé chimique durant la période pré- et postnatale.

- L’exposition périnatale à une faible dose de BPA (50 µg) diminue la tolérance au glucose des sujets à l’âge adulte. Elle prédispose au syndrome métabolique chez ceux qui ont un régime riche en graisses. Ces effets néfastes n’ont pas lieu avec une exposition à des doses plus élevées de BPA.

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PCB / Dioxines : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PCB et DIOXINES :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


 

FAITS MARQUANTS

 

On note des effets délétères sur le développement, la reproduction et le système nerveux central chez des animaux (souris, rats) dont la mère a été exposée aux PCB durant la gestation, et sur les fonctions immunomodulatrices de cellules immunitaires.

Les modifications épigénétiques sont de plus en plus mises en avant et les mécanismes moléculaires (rôle AhR, expression de gènes de l’apoptose, de la prolifération, voies de signalisation de l’inflammation) commencent à être de mieux en mieux identifiés.

CHEZ L’HUMAIN


Effet physiopathologiques :

- Association positive entre l’exposition aux PCB dans les 10 précédentes années et l’apparition d’un lymphome non Hodgkinien.

- Les PCB pourraient être un facteur significatif de la régulation de la pression sanguine.

- Baisse de fécondité chez les mères imprégnées en PCB.

- Modification du délai pour concevoir.

- Effet sur l’expression de gènes impliqués dans le développement génito-urinaire.

 

Effets in vitro :

- L’expression de 221 gènes est modulée par la dioxine, avec des effets sur la prolifération cellulaire, le métabolisme glucidique et lipidique, la transmission nerveuse et la fertilité.

- La dioxine perturbe la différenciation des sébocytes et les orientant vers le phénotype kératinocyte.

- Effets des PCB sur l’activité des récepteurs postsynaptiques activés par le neurotransmetteur GABA(A) qui pourraient aider à comprendre les troubles neurologiques.

 

CHEZ L’ANIMAL

  

 Chez le rat :

- Les PCB administrés durant la gestation induisent une masculinisation et/ou déféminisation du système neuronal hypothalamique qui contrôle la reproduction, et perturbent le cycle oestrogénique chez les femelles.

- L’exposition prénatale aux PCB chez la rate gestante altère dès la naissance le processus de différenciation sexuelle régulée par les hormones neuroendocriniennes.

- La dioxine altère la fonction et la viabilité des cellules de Sertoli en augmentant le stress oxydatif.

 

Chez la souris :

- Les dioxines Inhibent la différenciation des lymphocytes B.

- L’activation de l’AhR par les dioxines durant la grossesse affecte le développement du tissu mammaire.

- Les dioxines pourraient provoquer des problèmes cardiaques.
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Mélanges de polluants : veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX MELANGES DE POLLUANTS :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

Des effets neurotoxiques, obésogènes et cardiaques sont décrits. Altération de la différenciation cellulaire vers un phénotype adipocytaire. L’imprégnation in utero est déterminante dans l’apparition des troubles à travers des modifications de l’épigénome.

 

 


CHEZ L’HUMAIN


Effet physiopathologiques :

- L’exposition simultanée à plusieurs polluants augmente le risque de développer l’obésité, une dyslipidémie et la résistance à l’insuline, troubles qui prédisent l’installation d’un diabète de type 2 et des complications cardiovasculaires.

- La consommation de produits de la mer contaminés par différents polluants a un impact sur l’existence de troubles métaboliques que les sujets soient diabétiques ou pas.

- Les niveaux d’imprégnation en PCB sont fortement associés à une augmentation de pression systolique et diastolique.

 

Effets in vitro :

- Les mélanges de polluants ont un effet prolifératif sur les cellules cancéreuses.

 

 

CHEZ L’ANIMAL

Chez le rat :
- L’exposition des PCB et des PBDE induit des effets sur la dopamine synaptosomale. Les polluants ont un effet cumulatif neurotoxique.

 

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE


- Une étude épidémiologique basée sur la cohorte NHANES montre que 99 % à 100 % des femmes enceintes sont exposées à plusieurs polluants.

 

 

REVUE GÉNÉRALE SUR LES MELANGES DE POLLUANTS


- Examen de l’impact de certains perturbateurs endocriniens sur les modifications épigénétiques trans-générationnelles qui président à la différenciation du système neuroendocrinien reproducteur chez les mammifères.

- Examen du niveau d’imprégnation de la population en polluants chimiques qui est considérable, et analyse de ses conséquences sanitaires et socio-économiques.

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Phtalates : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PHTALATES :
ARTICLES PARUS de janvier à mars 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Pubmed
)

 

           ANALYSE GENERALE 

 

A. EFFETS CHEZ L’HUMAIN :

 

● Effet physiopathologiques  :

 

-   Association entre la présence de revêtement de sol en PVC et l’asthme chez l’enfant. Ces revêtements sont une source importante de phthalates que l’on retrouve dans les poussières intérieures.

-   Un groupe de 34 gènes/protéines peut servir de marqueurs moléculaires de la toxicité des phtalates. Les 3 premières catégories relatives à leur toxicité sont la  cardiotoxicité, l’hépatotoxicité et la néphrotoxicité.

-   L’exposition professionnelle maternelle aux phtalates et aux pesticides a des effets néfastes sur la fertilité et l’issue de la grossesse.

-   L’exposition maternelle aux phtalates pourrait affecter le statut des hormones sexuelles stéroïdiennes du fœtus et du nouveau-né.

-   L’exposition au phtalate de di (n-butyl) (DBP) affecte les cellules germinales (CG) des rats exposés in-utéro. Des effets similaires ont été démontrés in vitro sur des testicules fœtaux humains et pourraient être à l’origine du cancer des testicules à cellules germinales.

-   Les taux de  prolactine sérique chez des hommes suspectés d’infertilité sont positivement associés avec l’exposition au phtalate de dibutyl (DBP) et au phtalate de diéthylhexyle (DEHP).

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Perfluorés : Bulletin de veille scientifique n°1

RISQUES LIES AUX PERFLUORES :
ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)
FAITS MARQUANTS

 

La contamination aérienne des individus est significative. La perturbation des équilibres calciques intracellulaires et des fonctions immunitaires de cellules de l’immunité est décrite.

 

CHEZ L’HUMAIN
  

Effets in vitro :

- Les acides perfluorés perturbent l’homéostasie calcique cellulaire, ce qui pourrait jouer un rôle dans le déclenchement de l’apoptose

- Les composés perfluorés PFOS et PFOA altèrent la production de cytokines immunomodulatrices pro et anti-inflammatoires dans la lignée monocytaire humaine THP-1.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE
 

- Deux études menées en Norvège et au Canada montrent que la poussière domestique est uns source majeure de contamination aux perfluorés (PFOS et PFOA).

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Polybromés : Bulletin de veille scientifique n°1

 

  

RISQUES LIES AUX POLYBROMES :

ARTICLES PARUS DE FEVRIER ET MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

 

Effet physiopathologiques

· Il peut exister une contamination humaine par exposition aux PBDE présents au niveau du beurre ou de son emballage.

· Présence de polybromés à des niveaux plus élevés que les PCB dans le tissu adipeux mammaire de femmes californiennes prélevés à la fin des années 90, époque d’utilisation importante de retardateurs de flammes.

· Il existe une méthode permettant d’estimer la biodisponibilité des polybromés (PBDE) à partir de la nourriture végétale et animale. Cette méthode permet d’estimer que l’exposition alimentaire au PBDE est plus basse que prévue et que le poisson est une source plus importante que les légumes.

· Les personnes obèses présentent des niveaux d’imprégnation en PBDE plus importants que les non obèses.

· Exposition aérienne au BDE-47 and BDE-99 de certains enfants dans ces logis supérieures à celles recommandées par l’agence de protection de l’environnement (EPA), constatée à partir de prélèvements de poussière effectuées dans des maisons de personnes à faibles revenus en Californie.

· Relation bénéfices / risques négative pour les retardateurs de flammes. Cependant, il existe des solutions alternatives vis-à-vis du risque incendie.

· L’utilisation de matériels électroniques contenant des retardateurs de flamme est la source principale d’exposition aux PBDE.

 

Effet in vitro:

· L’exposition à des PBDE (BDE47) peut avoir un effet synergique sur la détérioration de l’ADN par oxydation générée au niveau de certaines cellules.

 

CHEZ L’ANIMAL :

 

· Selon une revue de littérature, le retardateur de flamme BDE-209 serait neurotoxique en affectant les propriétés cognitives et neuromotrices et potentiellement carcinogène ; mais certaines études remettent en cause les données acquises suggérant que le métabolisme et les effets biologiques des molécules faiblement bromées ne seraient pas extrapolables à ceux des fortement bromées.

 

Chez les oiseaux

· Des obstacles au niveau de la barrière hémato-encéphalique (poids moléculaire, conformation non plane) peut contribuer à une faible concentration de PBDE dans les tissus du cerveau de poules ou de canards, exposés à des niveaux élevés de PBDE.

 

Chez l’ours polaire

· L’alimentation explique, de façon significative, la variation des niveaux adipeux de polybromodiphényléthers (PBDE) par classe, chez l’ours polaire.

 

Chez la souris

· Une exposition de PBDE à faible dose peut être associée à des déficits comportementaux chez les nouveau-nés exposés, démontré chez la souris.

 

Chez le rat

· Les PBDE peuvent perturber le système thyroïdien et perturber le développement normal du cerveau chez le rat.

· Le PBDE209 diminue irréversiblement à doses très faibles les courants sodiques et d’une manière dose-dépendante au niveau de neurones de rats pouvant expliquer des désordres neurologiques. La vitamine C apporte un effet protecteur

 

Chez le poisson

· Les PBDE, par passage mère/œuf chez le saumon sauvage, peuvent être associé à un risque de mortalité des œufs, et donc un effet sur la reproduction des populations de saumons sauvages.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT :

 

· Il existe des niveaux de contamination importants en PCB et PBDE au niveau des anguilles argentées de la Gironde, pouvant contaminer les consommateurs.

· L’apport total quotidien de PBDE au niveau d’un site de recyclage de déchets électroniques a été démontré comme plus élevé que le niveau de consommation maximale autorisée (0,26 ng kg 1-pc d 1) avec des facteurs indiquant un risque important pour la santé de la population locale. Il y existe d’autre part, une variation diurne de la concentration atmosphérique.

· Contamination des poissons démontrée en Chine

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Perchlorates : Bulletin de veille scientifique n°1

  

RISQUES LIES AUX PERCHLORATES:

ARTICLES PARUS DE FEVRIER ET MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

FAITS MARQUANTS

 

CHEZ L’HOMME :

  

Effet physiopathologiques

· Des perchlorates ont été détectés chez près de 100% des femmes enceintes, à des niveaux plus élevés que chez les femmes non-enceintes.

· Le lait maternel est une source non négligeable d’exposition du nouveau-né aux perchlorates.

· Le perchlorate peut influencer la mesure du calcium ionisé, laquelle est réalisée de façon systématique chez les patients atteints d’insuffisance rénale.

· Le taux urinaire de perchlorate semble augmenter en fonction du nombre de portions de produits laitiers consommés.

· Le perchlorate diminue l’absorption de l’iode dans la glande thyroïde mais ne semble pas être associé à une altération de la fonction thyroïdienne chez les femmes durant le premier trimestre de la grossesse.

 

CHEZ L’ANIMAL

Pas d’étude relevée sur cette période.

 

SUR L’ENVIRONNEMENT

· Des biomarqueurs de dégradation des perchlorates ont été détectés au niveau de plusieurs types de culture, et qui pourraient permettre la surveillance de différents contaminants.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 1

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


 

ANALYSE GÉNÉRALE


A. EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effets physiopathologiques :

- Régression complète et sans récidive après arrêt de la consommation d’aspartame de deux cas de fibromyalgie et douleurs rhumastismales qui étaient en échec thérapeutique.

- Les édulcorants artificiels n’affectent pas la sécrétion de peptides gastro-intestinaux et ont un effet minime sur l’appétit.

 

Effets in vitro :

- L’aspartame ajouté à faibles doses sur des cellules endothéliales humaines induit la production de cytokines prolifératives conduisant à l’activation de voies de signalisation inflammatoires et à la formation de néo-vaisseaux sanguins.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

● Chez le rat :

-  La consommation à long terme d’aspartame entraîne des lésions hépato-cellulaires et des modifications de la capacité antioxydante du foie.

 

● Chez le rat et la souris :

- L’aspartame a un effet antipyrétique et confirme son effet analgésique. Des études supplémentaires sur ces effets biologiques sont nécessaires.

 

●  Chez la souris :

- L’aspartame retarde l’apparition de l’ostéo-arthrose, améliore la densité osseuse corticale ainsi que la masse musculaire.

 

C. REVUE GÉNÉRALE SUR L’ASPARTAME

 

- Identification de 11 excipients pouvant avoir un impact sanitaire dans les médicaments oraux pour des indications gastro-intestinales. Les patients à risque devraient pouvoir bénéficier de produits de substitution ne contenant pas ces excipients.

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Bulletin de veille scientifique BPA n°9

 

FAITS MARQUANTS

Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

 

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 119 (95,20 %)

- Chez l’animal : 76 dont 22 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

- Chez l’homme : 43 (Effets sanitaires : 21 ; effets sur cellules in vitro: 22)

ne montrant pas d’effets : 6

- Chez l’animal : 5

- Chez l’homme : 1

Bilan détaillé de la veille effectuée de janvier à mars 2011

EFFETS CHEZ L’HOMME :

Effet physiopathologiques :

● Augmentation des niveaux sanguins de Bisphénol A (BPA) chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) corrélé avec les taux de testostérone et d’androstènedione.

● Diminution du poids de naissance chez les enfants exposés in utero au BPA.

● L’absorption percutanée du bisphénol A chez l’homme, notamment par contact dans le milieu professionnel, pourrait atteindre une valeur pour laquelle des effets ont été observés chez l’animal.


Effets in vitro :

● Augmentation de la prolifération cellulaire OVCAR-3 et diminution de l’activité de la caspase-3 sans effet sur la fragmentation de l’ADN.

● Perturbation des fonctions des fibroblastes du stroma endométrial et du métabolisme des oestrogènes.

● De très faibles doses de bisphénol A stimulent la prolifération des cellules de séminome (cancéreuses).

● Modifications de l’expression des gènes cibles répondeurs des cellules du cancer de l’ovaire humain.

● Interférence avec la stéroïdogenèse cellulaire humaine.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

Chez le rat :

● Altérations fonctionnelles de l’amygdale basolatérale pouvant être responsable de l’hyperactivité et du déficit d’attention.

● Dysfonctionnement cognitif et augmentation du stress oxydatif. Ces effets peuvent être atténués par l’administration de N-acétylcystéine.

● Baisse des performances reproductives à l’âge adulte suite à une exposition précoce à des doses environnementales de BPA.

● L’exposition périnatale de rates à une faible dose de BPA entraîne une augmentation des neurones à kisseptine de l’AVPv chez la descendance mâle entraînant la mise en place d’un système de libération de LH.

● Augmentation de la taille de la prostate et aggravation de l’hyperplasie bénigne de la prostate induite par la testostérone suite à une exposition au BPA environnementale de 10µg/kg/j.

● Troubles de la fonction cardiaque induits par la diminution de la contractilité auriculaire.

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Bulletin de veille scientifique BPA n°8

FAITS MARQUANTS

Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

 

Nombre d’études chez l’homme et l’animal montrant des effets : 101 (94,40 %)

- Chez l’animal : 65 dont 16 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

- Chez l’homme : 36 (Effets sanitaires : 19 ; effets sur cellules in vitro: 17) ne montrant pas d’effets : 6

- Chez l’animal : 5

- Chez l’homme : 1

 

Bilan détaillé de la veille effectuée d’octobre à décembre 2010

 

Chez l’homme :

● Une étude montre que les femmes qui ont donné naissance prématurément auraient des concentrations urinaires de bisphénol A (BPA) plus élevées que celles ayant donné naissance après 37 semaines de gestation.

● Confirmation d’un l’impact négatif du bisphénol a sur la reproduction humaine :

→ Altération de la qualité du sperme chez des hommes exposés professionnellement au BPA (Etude dirigée par l’Institut Kaiser Permanente, Californie).

→ Interférence du BPA avec la qualité des ovocytes chez les femmes devant subir une fécondation in vitro. Cette étude vient conforter les résultats de Mok-Lin et al. (diminu tion de la réponse ovarienne associée aux concentrations urinaires de BPA).

 

Chez l’animal :

● Des concentrations très faibles de bisphénol A sont suffisantes pour perturber l’action des oestrogènes endogènes

● L’exposition au BPA durant les périodes de développement fœtale et périnatale a des effets néfastes sur la reproduction à l’âge adulte et sur le système neuronal.

 

Exposition :

● Confirmation de l’exposition généralisée et continuelle de la population canadienne.

● Le bisphénol A peut être détecté dans des échantillons de foie fœtal humain dès le troisième mois de la vie du foetus1.

● Imprégnation de plusieurs espèces de poissons comestibles par le bisphénol a en mer méditerranée et donc risque pour le consommateur de développer des pathologies endocriniennes.

● Confirmation de l’imprégnation des aliments en boîte mais aussi frais par le BPA.

● Migration du BPA depuis les obturations dentaires pendant la mastication.

● Confirmation de la pollution des eaux de surface et de certains lacs au BPA (USA) ; A Chypre, le BPA est détecté dans les eaux souterraines ainsi que dans l’eau potable.

● Confirmation de la contamination de l’eau en bouteille par des perturbateurs endocriniens (France, Allemagne et Italie). Du BPA a été détecté dans l’eau en bouteille en Grèce.

 

Métabolisme :

● Le BPA est facilement absorbé et métabolisé par la peau

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Bulletin de veille scientifique BPA n°7

FAITS MARQUANTS

Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Bilan détaillé de la veille effectuée de Juin à Septembre 2010

 

Chez l’homme :

● Confirmation dans un groupe d’hommes suivis en consultation de fertilité de la baisse de la qualité du sperme en fonction de l’imprégnation en BPA, mais aussi mise en évidence des lésions de l’ADN des spermatozoïdes.

● Interférence du BPA avec l’effet protecteur de l’oestradiol dans le cas de l’ostéoarthrite. Cette donnée vient s’ajouter aux effets perturbateurs du BPA déjà décrits dans d’autres traitements médicaux (Chimiothérapie du cancer du sein et du cancer de la prostate ; Fécondation in vitro).

→ Les professionnels de santé devraient être alertés pour protéger leurs patients en leur faisant faire un bilan BPA avant tout traitement.

 

Chez l’animal :

● De nouvelles études confirment les effets consécutifs à l’exposition pendant la gestation : troubles du comportement, obésité, troubles de la reproduction et susceptibilité au cancer mammaire. Dans ce dernier cas, l’effet est observé pour une exposition 20 fois plus faible que l’actuelle DJA de l’agence européenne EFSA.

→ Ces résultats invalident la DJA de 50 µg/kg/j de l’agence européenne EFSA

 

Exposition :

● Plusieurs études évoquent la contamination via les résines dentaires à base de BPA

● Confirmation de la contamination des boîtes de conserve au Canada et en Belgique

● Mise en évidence de la contamination de l’eau de nappe

● Question posée sur la contamination via les papiers thermiques

● Une étude de biomonitoring montre que les femmes les plus imprégnées en BPA sont les caissières et celles consommant des boîtes de conserve 1 fois par jour

● Confirmation de la pertinence du biomonitoring pour évaluer le risque pour la population

→ Nécessité de mieux connaître toutes les sources de BPA via le travail ou la consommation

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Bulletin de Veille BPA n°6

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN MARS-AVRIL-MAI 2010

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Chez l’homme :

● Effet sanitaires :

- Les taux de BPA retrouvés dans le sang des jeunes filles ayant une puberté précoce est plus élevé que celui des jeunes filles ayant une puberté normale. Ces résultats sont également en corrélation avec le volume augmenté de l’utérus et des ovaires.

- L’augmentation du BPA dans les urines est associée à une dégradation de la fonction sexuelle masculine.

- L’étude « Study for Future Families » suggère qu’une exposition à des niveaux environnementaux faibles de BPA pourrait être associée à une réduction modeste des marqueurs de la testostérone libre, mais que les effets sur la fonction reproductrice sont probablement mineurs.

- Le Bisphenol A diglycidyl ether (BADGE), composant des résines époxy utilisées pour l’enrobage à l’intérieur des boîtes de conserves, inverserait l’effet protecteur de la pioglitazone utilisée dans le traitement de la maladie de Huntington.

- Une évaluation des études récentes suggère que les preuves des effets délétères de l’exposition de l’homme au BPA sont incomplètes, mais suffisantes pour suggérer que la limitation de l’exposition est justifiée, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.

● Effets sur les cellules

- Le Bisphenol A (BPA) affecte la production et la sécrétion d’adiponectine.

- Transfert placentaire : 2 études montrent qu’il existe une exposition fœtale au BPA à travers l’échange placentaire entraînant des conséquences potentiellement néfastes pour le développement du placenta et du fœtus.

- Le BPA peut modifier l’expression des gènes des miARN dans les cellules placentaires, un mode potentiellement nouveau de toxicité du BPA. D’autres études démontrent que le BPA est capable de perturber de manière non-génomique l’activité des canaux potassiques des cellules musculaires lisses.

 

Chez l’animal :

● Chez le rat :

- L’exposition à de fortes doses de BPA induit des modifications du système de reproduction et du système endocrinien avec développement du Syndrome des ovaires polykystiques.

- Le BPA agit sur le développement des neurones hypothalamiques, perturbant la différenciation sexuelle des rongeurs.

- Le BPA associé à la génistéine –que l’on trouve dans le soja– provoque des malformations et anomalies du système nerveux central chez les embryons. Les femmes enceintes devraient donc éviter les compléments de soja afin d’éviter toute synergie avec le BPA.

- Une nouvelle étude montre que le BPA provoque des modifications protéomiques de la glande mammaire. Ces résultats permettront de mieux appréhender la façon dont la glande se cancérise.

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Etude Lavergne : fréquence de l’hypersensibilité chimique multiple, de la fatigue chronique et de la fibromyalgie

Etude clinique Lavergne au Canada

Lire à partir de la page 2 en français

→ 5% de la population canadienne sont atteints d’hypersensibilité chimique mutliple, de fatigue chronique ou de fibromyalgie.

Bulletin de Veille n°5 BPA

Ce 5e bulletin de veille met en évidence 4 études complémentaires sur les troubles du comportement, la confirmation de la contamination au bisphénol A via les biberons, le lait maternel et donc d’autres supports alimentaires type canettes et boites de conserve. A noter également l’étude de Melzer qui met en avant un accroissement de la propension aux maladies coronariennes suite à exposition au BPA.

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN JANVIER-FEVRIER 2010

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

ANALYSE GÉNÉRALE


Effets chez l’homme :

● Effets sanitaires : Confirmation sur un échantillon de population adulte représentatif de la population américaine recruté dans le grand programme de surveillance biologique NHANES d’un lien entre les niveaux d’imprégnation élevés en BPA et la survenue de maladies coronariennes et, dans une moindre mesure, de diabète.

● Effets sur cellules : Confirmation de la diminution par le BPA de l’efficacité des traitements de chimiothérapie et mise en évidence d’un impact sur un mécanisme de défense sur la génération de vaisseaux sanguins (mécanisme impliqué dans la croissance des cellules cancéreuses).

Effets chez l’animal :

● Troubles du comportement : nouvelles études chez les animaux traités au stade fœtal et pendant la lactation :

- Rats : à 40 µg/kg/j : les femelles ont une perturbation du comportement de type anxieux. Chez les 2 sexes, diminution de la capacité de reconnaissance spatiale).

- Aucun effet observé chez des rats de souche SD, mais cette souche est peu sensible aux oestrogènes (voir ci-dessous)

- Souris :

1) effets anxiolytiques et déficits cognitifs à des doses de l’ordre de la DJA

2) atteinte de mémoire spatiale, mémoire d’évitement à des doses > DJA

3) Stimulation de la différenciation neuronale à des doses > DJA)

● Action sur le système reproducteur mâle chez le rat (diminution des cellules de Leydig) et atteinte de l’hypophyse (mais à dose élevée de 20 à 200 mg/kg/j)

● Effets sur le porc (sur les cellules de la granulosa) et le mouton (baisse du poids à la naissance)Ø Effets chez les batraciens : perturbation des hormones thyroïdiennes, impliquées dans la métamorphose. Ce système étant conservé chez les vertébrés, ces résultats peuvent avoir des implications pour l’espèce humaine.

Exposition :

● Lait maternel : confirmation de la présence de BPA (chez la femme et chez la rate)

● Eau : Mise en évidence dans le Danube et ses affluents ; explication possible : le traitement en station est peu efficace (22%) en comparaison d’autres perturbateurs endocriniens (99% DEHP )

● 4 études sur les sources de contamination : confirmation d’une migration lors du chauffage au micro-onde, très supérieure à la dose générée par un chauffage à l’eau bouillante ; présence dans les boîtes de conserve (exposition prédominante pour les adultes et les adolescents ; Dose Maximum 1,5 µg/kg/j), les biberons (Moyenne à 0,8 µg/kg/j) et les produits liquides pour nourrissons (Maximum à 22 µg/kg/j). Ces contaminations induisent des doses inférieures à la DJA actuelle (50 µg/kg/j), mais très supérieures à la DJA qui devrait être calculée selon les règles de bonne pratique (au minimum 5 ng/kg/j par rapport aux troubles du comportement). Par ex pour les formules pour nourrissons, le ratio maximal est de 4400.

Déontologie :

● Débat contradictoire à propos de l’étude de Ryan (Etude citée dans le bulletin d’Octobre-Novembre et publiée en version papier en Mars ; voir abstract ci-dessous). Ryan ne met en évidence aucun impact à faible dose du BPA chez le rat en comparaison de l’éthinyl oestradiol, hormone de synthèse utilisée dans les contraceptifs. Sharpe considère en conséquence que l’étude de Ryan devrait clore le débat sur les risques liés au BPA. A l’inverse, Vom Saal critique la méthodologie suivie qui a consisté à utiliser une souche de rat peu sensible aux estrogènes (Souche Long Evans). En effet, la dose la plus faible induisant un effet chez le rat se situe entre 5 et 50 µg/kg/j, or la dose utilisée dans les contraceptifs humains est < 0,5 µg/kg/j. Il n’y a donc pas d’effet sur cette souche de rat à une dose qui induit une stérilité temporaire chez 99 ,7% des femmes. Pour que la comparaison ait un sens, il aurait donc fallu tester une dose de BPA au minimum de 500 µg/kg/j, ce qui n’a pas été le cas. Les auteurs considèrent que l’étude de Ryan n’a pas respecté les recommandations du National Toxicology Program considérant que les études sur les faibles doses de perturbateurs endocriniens utilisent des contrôles positifs ou des doses appropriées.

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Bulletin de veille BPA n° 4 + bilan veille BPA mai-déc 09

Le RES continue d’effectuer une veille scientifique à partir de la base de données Medline et de l’adresser tous les 2 mois au directeur de l’AFSSA, ainsi qu’à Roselyne Bachelot et à Chantal Jouanno.

En 8 mois, ce sont 49 études qui ont été publiées, qui pour la très grande majorité confortent la nécessité de revoir la Dose Journalière Admissible (DJA) du BPA.

Fait nouveau, les études chez l’homme commencent à paraître, dans lesquelles on retrouve les effets qui étaient déjà mis en évidence chez l’animal (notamment, troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans liés à l’imprégnation maternelle).

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN NOVEMBRE 2009

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Effets chez l’homme :

Une étude en milieu professionnel réalisée en Chine montre un impact sur la sexualité proportionnel au niveau d’exposition en BPA. L’imprégnation des ouvriers est en moyenne 50 fois plus élevée que chez les non-exposés, représentatifs de la population générale. Ce type d’effet avait été mis en évidence chez le rat consécutivement à une exposition périnatale à une dose inférieure à la DJA européenne (Etude Farabollini, EHP, juin 2002).Des essais sur cellules mammaires humaines montrent que le BPA est capable d’induire une transformation néoplasique de ces cellules.

Effets chez l’animal :

Absence d’effets observés chez le rat femelle de souche LE exposé pendant la période périnatale (du 7ème jour de gestation au 18ème jour après la naissance) à des doses de 2, 20 et 200 µg/kg/j. En comparaison des impacts observés par l’éthinyl oestradiol, hormone synthétique. Ces résultats vont à l’encontre de la très grande majorité des résultats publiés. Est-ce due à la souche de rat qui est rarement utilisée dans ces études ? Etude menée chez un arthropode. Des effets sur la reproduction sont observés, ceux-ci étant plus forts à faible dose qu’à forte dose (phénomène observé aussi chez les vertébrés), notamment via une exposition via l’eau de boisson à 1µg/l soit une concentration susceptible d’être rencontrée dans l’environnement. L’impact sur l’écosystème de la pollution de l’eau par le BPA peut être plus large que celui sur les vertébrés. Impact sur un système protéique impliqué dans le développement et la fonction reproductive.Sur modèles cellulaires, le BPA stimule la croissance des adipocytes via le récepteur des glucocortocoïdes.

Métabolisme :

Des médicaments courants peuvent inhiber la glucuronidation du BPA chez le rat (> 50 % pour aspirine), carbamazépine (antiépileptique), naproxène et acide méfénamique) (2 Anti-inflammatoires non stéroïdiens, AINS). Cette observation est importante, car le composé glucuroné du BPA n’est pas un PE lui-même et l’action de perturbation endocrinienne du BPA est liée au BPA libre. Des personnes sous traitement peuvent donc être plus sensibles à la toxicité du BPA.

Evaluation des Risques :

Analyse des différences du point de vue réglementation du BPA liées à l’évaluation des effets des faibles doses.Discussion sur le changement de stratégie, au-delà de la question du BPA, en matière de politique de prévention des substances chimiques. Réponse de la chercheure de l’industrie chimique, auteure des études servant de base à la réglementation américaine (et aussi européenne) aux critiques dont ses études font l’objet. Son argument est que les GLP sont à destination réglementaire et que les autres études étant à visée de recherche, leurs résultats ne sont pas extrapolables à l’homme. Ce point de vue est appuyé par une lettre à l’éditeur de 5 responsables de l’industrie américaine. Le compte-rendu du séminaire de l’Agence de l’Environnement allemande contient plusieurs affirmations qui vont à l’encontre de la position jusqu’à présent retenue en Allemagne et par l’agence européenne de sécurité alimentaire :- toutes les sources d’exposition ne sont pas connues et des populations sont plus à risque (nourrissons, enfants, et personnes hospitalisées)- la preuve n’est pas apportée que les rongeurs ont une dose interne plus élevée que les hommes et en conséquence, les rongeurs sont un modèle valide pour évaluer les risques pour l’homme.

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Lien entre imprégnation en Bisphénol A et maladies coronariennes confirmé chez l’homme adulte

Cette étude a porté sur un échantillon de population représentative de la population américaine entre 18 et 74 ans en 2005-2006.

Elle fait suite à une étude publiée précédemment en 2008 et portant sur le même type d’échantillon de population en 2003/2004 (Lang et al).

Comme en 2008, l’étude trouve une corrélation entre l’imprégnation et les maladies coronariennes, et dans une moindre mesure le diabète. Le niveau d’imprégnation est cependant en baisse.

Le mécanisme n’est pas clairement compris.

Cette étude vient compléter le spectre déjà très large des effets imputables au BPA tel qu’il peut être déduit de l’expérimentation animale et, de plus en plus, des enquêtes épidémiologiques. L’effet peut être pathologique ou se traduire par une baisse de l’efficacité des traitements médicaux.

Le dernier exemple en date met en évidence une baisse de l’efficacité de la fécondation in vitro chez les femmes les plus imprégnées en BPA

→ Voir les bulletins de veille scientifique publiés par le RES depuis Mai 2009 : n°1, n°2, n°3 et n°4.

Toutes ces données plaident pour une révision urgente de la DJA du BPA et son interdiction dans les plastiques alimentaires, comme le demande le RES.

Bulletin de Veille BPA n° 3

Faisant suite aux bulletins précédents en date du 9 juillet et du 1er octobre dernier, voici le 3e bulletin de veille, adressé aux représentants de nos institutions, qui présente une analyse des dernières publications sur les risques liés au Bisphénol A.

Ces nouveaux éléments comportent notamment la 1e étude montrant des troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans liés à l’exposition maternelle pendant la grossesse (Réf Braun) et 2 études chez le rat confirmant un effet transgénérationnel sur la reproduction des mâles de 3 générations successives suite à une exposition maternelle 40 fois plus faible que l’actuelle Dose Journalière Admissible (DJA) (Réf: Salian).

Toutes ces données plaident pour une réévaluation d’urgence des risques liés au BPA et notamment la révision de la DJA.

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A (BPA):

ARTICLES PARUS EN SEPTEMBRE-OCTOBRE 2009

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Effets chez l’homme :

Une étude importante en population générale montre que l’exposition pendant la grossesse induit des troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans. Cette étude est cohérente avec les résultats issus de l’expérimentation animale (rongeur et singe) qui ont montré ce type d’effets dans environ une trentaine d’études, pour la quasi-totalité à des doses inférieures à la DJA européenne.

3 études menées sur cellules humaines à des doses correspondant aux doses d’imprégnation de la population humaine confirment :

- un risque potentiel pour l’issue de la grossesse (via la granulosa, enveloppe protectrice de l’œuf, et le placenta)

- une perte de chance en cas de traitement de tumeurs mammaires par le cisplatine, médicament usuel en chimiothérapie. La question vaut aussi pour les autres utilisations de ce médicament sur d’autres tumeurs.

Effets chez l’animal :

L’étude la plus significatrice est celle menée sur le rat sur plusieurs générations. L’exposition de l’arrière-grand-mère induit une baisse de la fertilité et de la spermatogénèse chez ses fils, petit-fils et arrière-petit-fils. C’est une confirmation de l’effet transgénérationnel.

Cet effet survient à des doses correspondant au 20e et au 40e de la DJA européenne, ce qui montre que celle-ci doit être révisée d’urgence.

Une étude confirme l’induction d’obésité et une autre met en évidence un effet d’asthme peu décrit à ce jour.

Exposition :

Confirmation du passage du BPA dans le biberon, l’effet étant plus marqué selon la température de chauffage.

Confirmation de la pollution de l’eau par le BPA, en présence d’autres perturbateurs endocriniens. Le BPA apparaît moins toxique pour l’écosystème que les alkylphénols.

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Bulletin de Veille BPA n°2 + PFOA n°1

Suite au 1e bulletin de veille sur le Bisphénol A (BPA), le Réseau Environnement Santé souhaite à nouveau interpeller les pouvoirs publics sur la toxicité du BPA et également du PFOA.

Le bulletin de veille commun à l’attention de la Ministre de la Santé et du Directeur de l’AFSSA fait un état des lieux des dernières études sur le BPA et le PFOA.

→ Lire le bulletin de veille adressé début octobre à Madame Bachelot, Ministre de la Santé et à Monsieur Mortureux, nouveau Directeur de l’AFSSA.

Le Bisphenol A atténue l’efficacité de thérapies contre le cancer

La présence de Bisphenol A dans le matériel de chimiothérapie est un problème de santé publique majeur.

Ce perturbateur endocrinien repéré par l’équipe américaine d’Elisabeth W. LaPensée dans le matériel médical est susceptible d’affecter fortement l’efficacité de la thérapie des malades.

Lire l’article en anglais

Bulletin de Veille BPA n°1

Le Réseau Environnement Santé mène campagne pour obtenir l’interdiction du Bisphénol A dans les plastiques alimentaires au vu des risques que fait peser cette substance sur la santé de la population, et notamment celle de des nourrissons.

Une délégation du RES a été reçue le 7 Mai par la directrice de l’AFSSA, Madame Pascale Briand et le 9 Juin par M. Michel Rosenheim, conseiller technique de Madame Roselyne Bachelot.

Notre demande n’a pas été entendue.

La secrétaire d’Etat à l’écologie, Madame Chantal Jouanno a demandé publiquement à l’AFSSA de reconsidérer son expertise du dossier. Le RES appuie cette demande et est près à y apporter sa contribution.

Dans cet esprit, nous allons publier chaque mois une analyse de la littérature scientifique parue sur le BPA.

Voici le 1e bulletin de veille envoyé à Madame Bachelot et Madame Briand, correspondant à la littérature scientifique parue depuis notre entrevue à l’AFSSA et faisant état de l’évolution des réglementations et des expertises dans le monde sur le sujet.

Exposition au BPA et obésité

L’équipe du prof. Ana Soto publie une synthèse sur les connaissances sur le lien entre BPA et obésité. Les études in vitro montrent une différentiation des adipocytes, une accumulation lipidique, une action sur le transport du glucose et la sécrétion de l’adiponectine. Les études in vivo montrent une relation dose-dépendance sur le poids.

Source : Bisphenol A: Perinatal exposure and body weight.

Rubin BS, Soto A M. Mol Cell Endocrinol. 2009 May 25;304(1-2):55-62.

Lien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19433248?ordinalpos=3itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_

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Abstract :

Bisphenol A (BPA) is a component of polycarbonate and other plastics including resins that line food and beverage containers. BPA is known to leach from products in contact with food and drink, and is therefore thought to be routinely ingested. In a recent cross sectional study, BPA was detected in urine samples from 92.6% of the US population examined. The potential for BPA to influence body weight is suggested by in vitro studies demonstrating effects of BPA on adipocyte differentiation, lipid accumulation, glucose transport and adiponectin secretion. Data from in vivo studies have revealed dose-dependent and sex dependent effects on body weight in rodents exposed perinatally to BPA. The mechanisms through which perinatal BPA exposure acts to exert persistent effects on body weight and adiposity remain to be determined. Possible targets of BPA action are discussed.

Exposition au BPA via les bouteilles en polycarbonate

Cette étude a suivi 77 étudiants de Harvard. Les dosages urinaires étaient faits après une semaine sans utilisation de bouteilles en polycarbonate puis après une semaine de consommation : l’augmentation était de 69 %. Ce résultat confirme que la source de l’imprégnation en BPA vient de l’ingestion et qu’il serait donc facile de réduire l’imprégnation au BPA

Use of Polycarbonate Bottles and Urinary Bisphenol A Concentrations

Jenny L. Carwile et al doi: 10.1289/ehp.0900604 (available at http://dx.doi.org/) Online 12 May 2009 ehponline.org http://www.ehponline.org/docs/2009/0900604/abstract.pdf

 

Abstract :

Background Bisphenol A (BPA) is a high production-volume chemical commonly used in the manufacture of polycarbonate plastic. Low-level concentrations of BPA in animals and possibly in humans may cause endocrine disruption. Whether ingestion of food or beverages from polycarbonate containers increases BPA concentrations in humans has not been studied.

Objectives To examine the association between use of polycarbonate beverage containers and urinary BPA concentrations in humans.

Methods We conducted a non-randomized intervention of 77 Harvard College students to compare urinary BPA concentrations collected following a washout phase of one week to those taken after an intervention week during which most cold beverages were consumed from polycarbonate drinking bottles. Paired t-tests were used to assess the difference in urinary BPA concentrations before and after polycarbonate bottle use.

Results The geometric mean urinary BPA concentration at the end of the washout phase was 1.2 μg/g creatinine, increasing to 2.0 μg/g creatinine following one week of polycarbonate bottle use. Urinary BPA concentrations increased by 69% following polycarbonate bottle use (p<.0001). The association was stronger among participants who reported ≥90% compliance (77% increase; p<.0001) than among those reporting <90% compliance (55% increase; p=0.03) but this difference was not statistically significant (p=0.54).

Conclusions One week of polycarbonate bottle use increased urinary BPA concentrations by two thirds. Regular consumption of cold beverages from polycarbonate bottles is associated with a substantial increase in urinary BPA concentrations irrespective of exposure to BPA from other sources.

Effets du BPA sur les prématurés

La revue de référence Environmental Health Perspectives publie dans son numéro d’Avril une étude qui montre que les prématurés sont exposés en moyenne 10 fois plus que les adultes au bisphénol A. 42 enfants prématurés ont ainsi fait l’objet de recherche de BPA dans les urines.

Ainsi la population la plus fragile est soumise à un perturbateur endocrinien suffisamment puissant pour induire, aux mêmes doses, une multitude d’effets sanitaires chez le rat, la souris et le singe.

Cette exposition se surajoute à l’exposition à d’autres perturbateurs endocriniens comme les phtalates.

Cette étude a été menée par une équipe des CDC, qui est l’agence fédérale de référence aux Etats-Unis. Elle montre que la population des prématurés est exposée à un cocktail de perturbateurs endocriniens, non seulement le bisphénol A mais aussi les phtalates, le benzophénone-3 (présent généralement dans les crèmes anti UV), le triclosan, un pesticide domestique largement utilisé et 2 parabens, perturbateurs endocriniens mis en cause dans le cancer du sein.

L’imprégnation est en général plus élevée chez les prématurés (de l’ordre de 10 fois plus qu’en population générale pour le BPA). La source n’est pas complètement identifiée, mais les dispositifs médicaux sont évidemment à regarder en priorité. Ces résultats plaident pour une élimination de ces molécules, en priorité des dispositifs médicaux, comme le recommandent les auteurs.

 

Abstract

Objective: We previously demonstrated that exposure to polyvinyl chloride plastic medical devices containing di(2-ethylhexyl) phthalate (DEHP) was associated with higher urinary concentrations of several DEHP metabolites in 54 premature infants in two neonatal intensive care units than in the general population. For 42 of these infants, we evaluated urinary concentrations of several phenols, including bisphenol A (BPA), in association with the use of the same medical devices.

Measurements: We measured the urinary concentrations of free and total (free plus conjugated) species of BPA, triclosan, benzophenone-3, methyl paraben, and propyl paraben.

Results: The percentage of BPA present as its conjugated species was > 90% in more than three-quarters of the premature infants. Intensity of use of products containing DEHP was strongly associated with BPA total concentrations but not with any other phenol. Adjusting for institution and sex, BPA total concentrations among infants in the group of high use of DEHP-containing products were 8.75 times as high as among infants in the low use group (p < 0.0001). Similarly, after adjusting for sex and DEHP-containing product use category, BPA total concentrations among infants in Institution A were 16.6 times as high as those among infants in Institution B (p < 0.0001).

Conclusion: BPA geometric mean urinary concentration (30.3 µg/L) among premature infants undergoing intensive therapeutic medical interventions was one order of magnitude higher than that among the general population. Conjugated species were the primary urinary metabolites of BPA, suggesting that premature infants have some capacity to metabolize BPA. The differences in exposure to BPA by intensity of use of DEHP-containing medical products highlight the need for further studies to determine the specific source(s) of exposure to BPA.

Key words: benzophenone, biomonitoring, BPA, glucuronidation, neonate, NICU, paraben, triclosan. Environ Health Perspect 117:639–644 (2009)

Antonia M. Calafat,1 Jennifer Weuve,2, 3 Xiaoyun Ye,1 Lily T. Jia,1 Howard Hu,4 Steven Ringer,5 Ken Huttner,6 and Russ Hauser3,7 Exposure to Bisphenol A and Other Phenols in Neonatal Intensive Care Unit Premature Infants. Environmental Health Perspectives Volume 117, Number 4, April 2009

1Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; 2Rush Institute for Healthy Aging, Rush University Medical Center, Chicago, Illinois, USA; 3Department of Environmental Health, Harvard School of Public Health, Boston, Massachusetts, USA; 4Schools of Public Health and Medicine, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan, USA; 5Brigham and Women’s Hospital, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts, USA; 6Neonatology Unit, and 7Vincent Memorial Obstetrics and Gynecology Service, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts, USA

Article complet sur http://www.ehponline.org/docs/2008/0800265/abstract.html