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Aspartame

Aspartame et autres édulcorants naturels et de synthèse : Bulletin de veille scientifique n°3

 

EDULCORANTS NATURELS ET DE SYNTHESE

ARTICLES PARUS D’OCTOBRE A JANVIER 2012

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

(Etudes sur la Stévia en bleu)

 

A. EFFETS CHEZ L’HOMME

 

I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

● Maladies cardiovasculaires et métaboliques

Maersk M, Belza A, Stødkilde-Jørgensen H, Ringgaard S, Chabanova E, Thomsen H, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Sucrose-sweetened beverages increase fat storage in the liver, muscle, and visceral fat depot: a 6-mo randomized intervention study. Am J Clin Nutr. 2012 Feb;95(2):283-9. Epub 2011 Dec 28. Department of Endocrinology and Internal Medicine MEA, Aarhus University Hospital, Aarhus, Denmark and Herlev Hospital, Herlev, Denmark.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22205311

 

En bref :

Les résultats de cette étude portant sur 47 sujets en surpoids concluent que la consommation de boissons sucrées au saccharose pendant 6 mois favorise l’accumulation de graisse ectopique et de lipides comparativement au lait, au cola light édulcoré à l’aspartame et à l’eau. En conséquence, la consommation quotidienne de boissons sucrées au saccharose augmente les risques de développer des maladies cardio-vasculaires et métaboliques.

 

● Effets sur la satiété

Maersk M, Belza A, Holst JJ, Fenger-Grøn M, Pedersen SB, Astrup A, Richelsen B. Satiety scores and satiety hormone response after sucrose-sweetened soft drink compared with isocaloric semi-skimmed milk and with non-caloric soft drink: a controlled trial. Eur J Clin Nutr. 2012 Jan 18. doi: 10.1038/ejcn.2011.223. [Epub ahead of print] Department of Internal Medicine and Endocrinology (MEA), Aarhus University Hospital, Aarhus C, Denmark.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22252107

 

En bref :

Cette étude portant sur 24 sujets obèses a comparé l’effet de certaines boissons sur l’appétit en fonction de leur apport énergétique (sodas sucrés / lait demi-écrémé ; sodas édulcorés à l’aspartame / eau). Les résultats montrent que le lait est la boisson qui a eu le plus d’effets sur la satiété. La consommation de boissons énergisantes (lait, soda sucré) n’a pas été compensée par une diminution de la prise énergétique au repas suivant. Il n’a pas été mis en évidence que la consommation de boissons édulcorées à l’aspartame augmentait l’appétit.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL

 

a) SOURIS

 

● Génotoxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. In vitro and in vivo assessment of the mutagenic activity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame). Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S30-4. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036025

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto portant sur l’advantame, un analogue N-substitué de l’aspartame au goût 100 fois plus sucré que l’aspartame et 20 000 fois plus sucré que le saccharose, les tests de génotoxicité in vitro et in vivo (souris CD-1), se sont montrés négatifs.

 

b) RAT

 

● Effet sur les cellules cancéreuses

Takahashi K, Sun Y, Yanagiuchi I, Hosokawa T, Saito T, Komori M, Okino T, Kurasaki M. Stevioside enhances apoptosis induced by serum deprivation in PC12 cells. Toxicol Mech Methods. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print] Environmental Adaptation Science, Division of Environmental Science Development, Graduate School of Environmental Science, Hokkaido University , Sapporo , Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316388

 

En bref :

Les résultats de cette étude japonaise, réalisée sur des cellules PC12 (lignée cancéreuse de cellules chromaffines de la médullo-surrénale de rat) en culture montre que de faibles concentrations de stévioside (un édulcorant naturel issu de la stévia) favorisent l’état apoptotique cellulaire normal in vitro.

 

● Régénération musculaire

Bunprajun T, Yimlamai T, Soodvilaia S, Muanprasat C, Chatsudthipong V. Stevioside Enhances Satellite Cell Activation by Inhibiting of NF-κB Signaling Pathway in Regenerating Muscle after Cardiotoxin-Induced Injury. J Agric Food Chem. 2012 Feb 9. [Epub ahead of print]

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22316332

 

En bref :

Cette étude menée chez le rat montre que le stévioside, de par ses propriétés anti-inflammatoires, pourrait renforcer l’activation des cellules souches musculaires satellites présentes dans le muscle, par la modulation de la voie de signalisation inflammatoire NF-kB, participant à la régénération des muscles ayant subi des lésions. Il se peut donc que le stévioside soit bénéfique comme complément alimentaire destiné à la récupération de la fonction musculaire après une lésion.

 

c) CHIEN

 

● Toxicité

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T. Chronic oral toxicity of N-[N-[3-(3-hydroxy-4-methoxyphenyl) propyl]-α-aspartyl]-L-phenylalanine 1-methyl ester, monohydrate (advantame) in the dog. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S49-59. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036027

 

En bref :

Dans cette étude du fabricant d’édulcorants Ajinomoto, l’advantame a été administré à des chiens avec leur nourriture durant 52 semaines aux doses de 0, 2000, 10,000, ou 50,000 ppm. Il n’a pas été observé d’effets sur la mortalité, le poids corporel, le poids des organes, la consommation de nourriture ou lors des examens ophtalmologiques, de l’électrocardiogramme, etc. La dose sans effet nocif observé (NOAEL) était de 50 000 ppm. En conclusion, l’advantame ne présente pas de danger et peut être utilisé comme édulcorant à haut pouvoir sucrant.

 

C. BIOMONITORING

 

● Evaluation des apports quotidiens

Huvaere K, Vandevijvere S, Hasni M, Vinkx C, Van Loco J. Dietary intake of artificial sweeteners by the Belgian population. Food Addit Contam Part A Chem Anal Control Expo Risk Assess. 2012 Jan;29(1):54-65. Epub 2011 Nov 17. Department of Food, Medicines and Consumer Safety, Scientific Institute of Public Health, Brussels, Belgium.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22088137

 

En bref :

Les auteurs ont voulu savoir si, chez la population Belge âgée de plus de 15 ans, la consommation d’édulcorants pouvait dépasser la DJA établie pour l’acésulfame-K, la saccharine, le cyclamate, l’aspartame et le sucralose. Les résultats suggèrent que la population Belge ne présente pas de risque de dépassement de la DJA des édulcorants.

 

D. REVUE GÉNÉRALE

 

● Advantame

Otabe A, Fujieda T, Masuyama T, Ubukata K, Lee C. Advantame–an overview of the toxicity data. Food Chem Toxicol. 2011 Nov;49 Suppl 1:S2-7. Ajinomoto Co., Inc., 15-1 Kyobashi 1-Chome, Chuo-ku, Tokyo 104-8315, Japan. akira_otabe@ajinomoto.com

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22036024

 

En bref :

Cette revue [réalisée par Ajinomoto, fabricant d’aspartame] donne un aperçu des résultats des études portant sur l’advantame, un dérivé N-substitué de l’aspartame ayant une structure similaire au néotame. Les différentes publications montrent que l’advantame est bien toléré tant chez l’animal que chez l’humain et n’a pas d’effet toxique systémique. Selon les auteurs, l’utilisation de l’advantame dans l’alimentation ne présente pas de danger.

Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 2

 

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :
ARTICLES PARUS DE AVRIL A SEPTEMBRE 2011
DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


ANALYSE DE CHAQUE ARTICLE

 

A . EFFETS CHEZ L’HOMME

 

 I. Physiopathologie des effets de l’aspartame

 

  • Empoisonnement au méthanol

Szponar J, Górska A, Majewska M, Tchórz M, Drelich G. [Methanol poisoning in a 61-year old male with recently diagnosed diabetes--a case report]. Przegl Lek. 2011;68(8):521-2. [Article in Polish] Samodzielny Publiczny Szpital Wojewódzki im. Jana Bozego w Lublinie, Regionalny Ośrodek Toksykologii Klinicznej.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22010455 

 

En bref :
Cet article expose le cas d’un homme âgé de 61 ans avec un empoisonnement suspecté au méthanol : Il présentait les symptômes d’un diabète avec une d’hyperglycémie extrême (>1600 mg/dl) et un coma hyperosmolaire non cétosique. Les tests de laboratoire ont montré, entre autres, une acidose métabolique et respiratoire et des taux de méthanol et d’éthanol à 80mg/dl et 0,47g/l, respectivement. Quelques jours avant son hospitalisation, le patient buvait de grandes quantités de jus de fruit et de lait. Les auteurs concluent que la consommation excessive d’aspartame et de ses métabolites peut être la cause d’un empoisonnement au méthanol qui a été envisagée pour ce patient.

 

II. Etudes in vitro

 

  •  Athérosclérose

Jang W, Jeoung NH, Cho KH. Modified apolipoprotein (apo) A-I by artificial sweetener causes severe premature cellular senescence and atherosclerosis with impairment of functional and structural properties of apoA-I in lipid-free and lipid-bound state. Mol Cells. 2011 Apr 21. [Epub ahead of print]

School of Biotechnology, Yeungnam University, Gyeongsan, 712-749, Korea.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21533907

 

En bref :
Les résultats de cette étude montrent que l’aspartame altère in vitro l’intégrité des HDL et favorise l’internalisation des LDL athérogéniques dans les macrophages. Les auteurs émettent l’hypothèse que la consommation à long terme d’aspartame pourrait accélérer l’athérosclérose et le vieillissement cellulaire.

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Aspartame : Bulletin de veille scientifique n° 1

RISQUES LIES A L’ASPARTAME :

ARTICLES PARUS DE JANVIER A MARS 2011

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)


 

ANALYSE GÉNÉRALE


A. EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

Effets physiopathologiques :

- Régression complète et sans récidive après arrêt de la consommation d’aspartame de deux cas de fibromyalgie et douleurs rhumastismales qui étaient en échec thérapeutique.

- Les édulcorants artificiels n’affectent pas la sécrétion de peptides gastro-intestinaux et ont un effet minime sur l’appétit.

 

Effets in vitro :

- L’aspartame ajouté à faibles doses sur des cellules endothéliales humaines induit la production de cytokines prolifératives conduisant à l’activation de voies de signalisation inflammatoires et à la formation de néo-vaisseaux sanguins.

 

B. EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

● Chez le rat :

-  La consommation à long terme d’aspartame entraîne des lésions hépato-cellulaires et des modifications de la capacité antioxydante du foie.

 

● Chez le rat et la souris :

- L’aspartame a un effet antipyrétique et confirme son effet analgésique. Des études supplémentaires sur ces effets biologiques sont nécessaires.

 

●  Chez la souris :

- L’aspartame retarde l’apparition de l’ostéo-arthrose, améliore la densité osseuse corticale ainsi que la masse musculaire.

 

C. REVUE GÉNÉRALE SUR L’ASPARTAME

 

- Identification de 11 excipients pouvant avoir un impact sanitaire dans les médicaments oraux pour des indications gastro-intestinales. Les patients à risque devraient pouvoir bénéficier de produits de substitution ne contenant pas ces excipients.

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