Bisphénol A

Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°18

 

RISQUES LIES AU BISPHÉNOL A

ARTICLES PARUS DE JUILLET 2013 À JANVIER 2014

DANS LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

A. BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 553 (93,4 %)

• Chez l’animal : 350 dont 85 in vivo à une dose < 50µg (entre juillet 2013 et janvier 2014, sept d’entre elles montrent des effets à une dose ≤ 5µg/kg/j, nouvelle DJA définie temporairement par l’EFSA)

• Chez l’humain : 203 (Effets sanitaires : 96 ; effets sur cellules in vitro : 104 ; effets ex vivo : 3)

 

Ne montrant pas d’effets : 39

• Chez l’animal : 21

• Chez l’humain : 18

B. BILAN DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JUILLET 2013 A JANVIER 2014

Chez l’humain, l’exposition prénatale au BPA est liée, chez les enfants, à des troubles du comportement et du développement ainsi qu’à l’obésité. Des troubles cardiovasculaires sont également décrits (élévation de la pression artérielle diastolique chez l’enfant notamment).

On retrouve in vivo une association entre l’infertilité féminine et l’imprégnation en BPA, en corrélation avec des tests in vitro qui trouvent que le BPA perturbe le processus de maturation des ovocytes.

Des modifications épigénétiques sont décrites (effets génotoxiques sur l’ADN du sperme d’ouvriers chinois).

Des études ex vivo et in vitro rapportent une augmentation des risques de cancer du sein, de la prostate et des ovaires.

 

In vitro, des concentrations nanomolaires de BPA peuvent diminuer la sensibilité à l’insuline et induire une réponse de type inflammatoire dans les adipocytes humains.

L’exposition à un mélange de polluants, dont le BPA, induit des effets cumulatifs sur le système hormonal qui surviennent à des concentrations très faibles pour lesquelles on n’observe pas d’effets lorsque ces substances sont étudiées individuellement.

 

Des études de biosurveillance (biomonitoring) montrent :

• qu’il existe une exposition fœtale au BPA généralisée, avec des niveaux de BPA libre parfois élevés,

• qu’on trouve la présence de ClxBPA (en réaction avec le chlore de l’eau) dans le colostrum,

• que le statut social ne protège pas forcément de l’augmentation des niveaux de contaminants environnementaux.

• que presque tous les jeunes danois sont imprégnés par plusieurs polluants, dont le BPA.

 

Chez l’animal, on note des effets chez des animaux dont la mère a été exposée à de faibles doses de BPA au cours de la gestation ou/et de la lactation, à savoir :

• des troubles du comportement (reconnaissance sociale, activité) qui peuvent se transmettre sur plusieurs générations,

• des troubles de la reproduction (fonction utérine) via la modification de l’expression de gènes clé du développement,

• des modifications épigénétiques (méthylation de l’ADN hépatique),

• des risques de cancer hépatiques et mammaire à l’âge adulte,

• des troubles du métabolisme à l’âge adulte (apport alimentaire, baisse de la tolérance au glucose, diabète etc.)

• des modifications hormonales induisant un dimorphisme sexuel qui se caractérise par une anomalie du ratio digital (féminisation) (effets avec le BPA seul ou en association avec la génistéine et la vinclozoline [pesticide])

 

L’exposition à de faibles doses de BPA à l’âge adulte induit des effets neurotoxiques chez le rat, à savoir :

– des modifications de l’expression des gènes essentiels à la fonction de cortex préfrontal, même après une très courte période d’exposition,

– des modifications transgénérationnelles de la mémoire spatiale ainsi qu’une abolition des différences sexuelles de l’Activité acétylcholinestérase.

 

Chez les souris mâles, l’exposition des adultes au BPA réduit la motivation et la performance sexuelles à la dose la plus basse seulement (50µg). Le BPA pourrait agir in vivo comme un composé anti-androgène.

 

D’autre part, pour la première fois l’impact de faibles doses de BPA à l’échelle de l’écosystème a été évalué sur le long terme et montre des effets néfastes sur le développement des végétaux mais aussi chez les macro-invertébrés (chute des populations) et chez les poissons (retards de la maturité sexuelle).

 

In vitro, des modifications épigénétiques liées à une faible exposition d’ovocytes au BPA sont décrites.

Les mécanismes moléculaires à l’origine des effets arrythmogènes de faibles doses de BPA sur le cœur de rates sont également exposés. Une seconde étude (ex vivo) montre que le BPA agit sur l’électrophysiologie cardiaque en ralentissant la conduction électrique dans des cœurs excisés de rates.

Enfin, le BPA perturbe le métabolisme hormonal des cellules de Leydig en atténuant le métabolisme de la testostérone, ce qui peut impacter le développement des cellules germinales.

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°17

 

RISQUES LIES AU BISPHÉNOL A

 ARTICLES PARUS DE JANVIER À JUIN 2013

DANS LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

A. BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

 Montrant des effets : 458 (93,5 %)

• Chez l’animal : 291 dont 69 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 167 (Effets sanitaires : 79 ; effets sur cellules in vitro : 88)

 

Ne montrant pas d’effets : 31

• Chez l’animal : 16

• Chez l’homme : 15

 B. BILAN DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JANVIER A JUIN 2013

Chez l’humain, l’exposition environnementale au BPA affecte le développement comportemental et l’apprentissage chez l’enfant.

In vitro, on retrouve un lien entre l’exposition au BPA et le diabète de type 2, la cancérisation des cellules épithéliales mammaires et des troubles du développement neurologique.

 

Chez l’animal, les études montrent que l’exposition à de faibles doses de BPA durant la période sensible du développement fœtal induit des troubles du comportement à l’âge adulte, perturbe le métabolisme énergétique et la fonction cérébrale, augmente les risques d’obésité et de diabète, entraîne des modifications épigénétiques chez l’embryon et favorise un développement anormal du placenta.

 

Les études sur la pollution environnementale montrent tout d’abord que l’utilisation de dispositifs médicaux augmente l’imprégnation en BPA des prématurés hospitalisés en soins intensifs néonatals de manière importante.

Les eaux de surface allemandes sont polluées par des contaminants organiques —dont le BPA— et non organiques issus des eaux usées traitées, engendrant un déclin de la biodiversité ; les eaux souterraines et de surface espagnoles (La rioja) sont contaminées par le BPA, BPF et des herbicides ; la mer Cantabrique est contaminée par 45 micropolluants organiques avec notamment pour origine les effluents des stations d’épuration.

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°16

 

RISQUES LIES AU BISPHÉNOL A

ARTICLES PARUS D’OCTOBRE À DÉCEMBRE 2012

DANS LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

 FAITS MARQUANTS

 

A. BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

 Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 360 (93,5 %)

• Chez l’animal : 226 dont 51 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 134 (Effets sanitaires : 60 ; effets sur cellules in vitro : 74)

 

Ne montrant pas d’effets : 25

• Chez l’animal : 13

• Chez l’homme : 12


B
. BILAN DE LA VEILLE EFFECTUEE D’OCTOBRE A DECEMBRE 2012

Chez l’humain, on retrouve une association entre les niveaux de BPA urinaire et le syndrome métabolique. Des effets pouvant induire l’accélération de l’adipogenèse sont décrits in vitro. D’autre part, le BPA inhibe les canaux calciques Ca(2+) voltage-dépendants dans des modèles cellulaires animaux et humains. A noter également des effets sur la réparation de l’ADN, justifiant la prise en compte d’effets cancérigènes possibles.

Autre faits notables : le BPA induit des effets reprotoxiques sur des cellules humaines à une dose inférieure à celle nécessaire pour produire des effets similaires chez le rat et la souris. Les effets de faibles doses de BPA sur la physiologie des œstrogènes pourraient être expliqués par l’affinité du MBP (métabolite du BPA) pour les récepteurs des œstrogènes ERα et Erβ.

Enfin, une étude remet en cause l’utilisation des données transversales, comme celles des enquêtes NHANES, pour établir un lien entre le BPA et des maladies chroniques complexes (maladies cardiaques ou diabète).

Chez l’animal, des troubles neurologiques (modification du comportement à l’âge adulte) sont décrits suite à une exposition fœtale et périnatale au BPA.

Des troubles de la reproduction liés à l’implantation du blastocyste sont rapportés lorsque le BPA agit en synergie avec du triclosan alors que ces deux substances n’induisent pas d’effet aux mêmes doses séparément.

L’exposition maternelle et fœtale au bisphénol A est associée à des altérations de la fonction thyroïdienne chez la brebis gestante et l’agneau nouveau-né, une espèce ayant un mécanisme de régulation de la fonction thyroïdienne similaire à celui des humains.

In vitro, l’expression du récepteur 30 couplé à la protéine G (GPR30) serait impliqué dans l’initiation et la progression du cancer des cellules germinales mâles induites par des concentrations environnementales de BPA.

 

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°15

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A

ARTICLES PARUS DE JUILLET À SEPTEMBRE 2012

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source PubMed)

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 319 (94 %)

• Chez l’animal : 200 dont 49 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 119 (Effets sanitaires : 56 ; effets sur cellules in vitro : 63)

 

Ne montrant pas d’effets : 21

• Chez l’animal : 11

• Chez l’homme : 10

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JUILLET A SEPTEMBRE 2012

Les études chez l’homme montrent notamment une association entre l’imprégnation en BPA et les maladies cardiovasculaires (hypertension, sténose des artères coronaires, blocage du canal sodique cardiaque [in vitro] etc.), l’obésité chez les adultes et les enfants (enquête NAHNES 2003-2008) ainsi qu’une altération de la fonction de reproduction chez les femmes prédisposées. Une étude transversale coréenne n’a pas trouvé de lien entre une imprégnation élevée en BPA chez l’adulte et la prévalence du diabète de type 2.

 

Chez le singe, des concentrations circulantes de BPA analogues à celles observées chez l’humain induisent des troubles de la reproduction. Par ailleurs, il a été démontré chez un modèle de poisson que le BPA exerce un mécanisme d’action anti androgénique chez les vertébrés. Enfin, le BPAF, un substitut au BPA présente aussi des propriétés neurotoxiques chez la souris.

 

Une étude signale la présence de BPA et de nonylphénols dans l’eau potable italienne (réseau et bouteilles). A noter également la mise au point d’outils qui pourraient permettre de développer des substituts au BPA dépourvus d’activité hormonale.

 

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

Effets physiopathologiques :

– Chez 521 personnes de 60 ans et plus, l’imprégnation en BPA (BPA urinaire) est associée à une pression artérielle plus élevée et à une diminution de la variabilité de la fréquence cardiaque.

– Chez les patients souffrant de sténoses des artères coronaires les niveaux de BPA urinaire sont plus élevés que chez les sujets ne souffrant pas de maladie vasculaire.

– Les données de l’enquête NHANES 2003-2008 montrent une association positive entre les niveaux croissants de BPA urinaire et les mesures de l’obésité, indépendamment des facteurs de confusion potentiels.

– Des analyses réalisées chez 2838 sujets montrent que les concentrations urinaires en BPA sont significativement associées à l’obésité chez les enfants et les adolescents (enquête NAHNES 2003-2008).

– Le BPA peut altérer la fonction de reproduction chez les femmes prédisposées subissant une FIV

– Etude transversale portant sur 1210 adultes coréens qui suggère qu’une imprégnation corporelle en BPA élevée n’est pas associée avec une augmentation de la prévalence du diabète de type 2.

 

Effets in vitro :

– Le BPA bloque le canal sodique cardiaque humain en se liant au même récepteur que l’anesthésique local mexilétine.

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Bisphénol A : Synthèse des études scientifiques parues d’octobre 2011 à fin septembre 2012

 

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A/ BILAN GLOBAL (OCTOBRE 2011 A FIN SEPTEMBRE 2012)

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 134 (94%)

• Chez l’animal : 82 dont 18 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 52 (Effets sanitaires : 22 ; effets sur cellules in vitro : 30)

 

Ne montrant pas d’effets : 9

• Chez l’animal : 3

• Chez l’homme : 6

 

B/ SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE BPA REALISEE A PARTIR DES ARTICLES ORIGINAUX MAJEURS (OCTOBRE 2011 A FIN SEPTEMBRE 2012)

1- Maladies métaboliques et cardiovasculaires

 

L’impact du BPA sur les troubles métaboliques et cardiovasculaires se confirme. Trois études, deux réalisées dans le cadre de la grand enquête de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES, USA), campagne 2003-2008 (1,2), et une en Chine (3) pointent les liens entre les niveaux de BPA urinaire et le phénotype obèse. Ce lien est décrit chez les enfants et adolescents avec une spécificité ethnique (1) et chez les adultes (2). Les niveaux urinaires de BPA seraient également liés à l’existence de troubles du métabolisme glucidique (diabète, résistance à l’insuline) dans l’enquête NHANES (4) et chinoise (3). L’action insulinotrope du BPA est démontrée in vitro sur des cellules pancréatiques (5) ce qui pourrait être rapproché des résultats observés chez la souris indiquant que le BPA perturbe la signalisation insulinique et le métabolisme énergétique (6). Alors que des études précédentes et récentes (7) sur cellules préadipocytaires murines isolées ont montré un effet adipogénique du BPA, une étude réalisée sur des cellules souches humaines en culture montre à l’inverse un effet inhibiteur du BPA sur la lipogénèse (8).

 

Le BPA apparait également comme un facteur de risque cardiovasculaire comme le montrent plusieurs études épidémiologiques qui décrivent une association statistique entre les niveaux de BPA urinaire et le degré de sténose de l’artère coronaire (9), les maladies artérielles périphériques (10), la survenue de maladies coronariennes (11) et l’hypertension (12). Des effets cardiaques arythmogènes rapides du BPA sont décrits sur le cœur de rate impliquant les récepteurs aux œstrogènes ERα and ERβ (13).

 

2- Cancers – prolifération cellulaire

 

Les données s’accumulent renforçant les liens entre BPA et processus prolifératifs cancéreux. L’impact de faibles doses de BPA sur la carcinogénèse mammaire est montré chez la souris (14). Le développement de la glande mammaire de la descendance chez le singe est augmenté par l’exposition gestationnelle au BPA (15) tandis que chez le rat femelle on note un retard de la différentiation des glandes mammaires ainsi qu’une altération de la production et de la composition du lait (16). Des études réalisées sur des lignées cancéreuses humaines et animales dont des lignées de cellules mammaires montrent un effet du BPA sur la prolifération cellulaire (17-22). Les mécanismes de signalisation mettant en jeu certains types de récepteurs activés par leur liaison avec le BPA sont identifiés. D’autres travaux (22,23) relient le processus de prolifération cellulaire induit par le BPA à des altérations épigénétiques caractérisées par des hyper ou hypométhylations de certains gènes impliqués dans la susceptibilité au cancer mammaire (BCRA1 et BCRA2) et à une altération de l’expression des gènes du cycle cellulaire (24).

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n°14


FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 296 (95 %)

• Chez l’animal : 186 dont 47 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 110 (Effets sanitaires : 48 ; effets sur cellules in vitro : 62)

 

Ne montrant pas d’effets : 16

• Chez l’animal : 9

• Chez l’homme : 7

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE D’AVRIL A JUIN 2012

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

  • Effets physiopathologiques :

– Il existe une association dose-réponse linéaire positive entre les concentrations de BPA urinaire trouvées chez 137 femmes subissant une fécondation in vitro et les échecs d’implantation embryonnaire.

– Il existe une association positive significative entre les concentrations en BPA urinaire et l’artériopathie périphérique, indépendamment des facteurs de risque cardiovasculaires classiques (NHANES 2003-2004).

– L’exposition prénatale au BPA affecte le comportement de l’enfant avec des différences entre les sexes (résultats sur la réactivité émotionnelle, l’agressivité, l’anxiété et la dépression).

 

  • Effets in vitro :

– Le BPA, la génistéine et l’HPTE stimulent la prolifération cellulaire et l’induction de l’ARNm de CXCL12 d’une manière comparable à celle de l’œstradiol, suggérant un rôle potentiel des PE dans l’étiologie du cancer de l’ovaire.

– Le BPA peut stimuler la progression cancéreuse par un mécanisme de transduction impliquant la signalisation médiée par le récepteur à l’œstrogène couplé aux protéines G (RCPG).

– L’exposition au BPA de cellules épithéliales mammaires induit une augmentation de l’expression des gènes impliqués dans la réparation de l’ADN, ceci afin de combattre l’altération de l’ADN provoquée par le BPA.

– Le BPA peut stimuler la prolifération et la division des cellules mammaires normales humaines via la voie du récepteur des œstrogènes. Il pourrait aussi utiliser d’autres voies pour exercer des effets stimulants et présenter une cancérogénicité non génotoxique.

– Parmi plusieurs phénols, NP, BPA, OP, BPB et BPF stimulent in vitro le processus prolifératif des cellules de cancer du sein, le NP ayant l’activité ostrogénique la plus forte et le BPF la moins élevée. Ils pourraient aussi affecter la réponse immunitaire et créer une sensibilisation allergique.

– Le BPA pourrait jouer un rôle dans l’étiologie de l’hypospadias via la régulation négative de la métalloprotéase matricielle 11.

– Le BPA peut réduire l’accumulation des triglycérides durant l’adipogenèse en atténuant l’expression de la transcription du gène de la lipoprotéine lipase.

– Le BADGE peut induire une différenciation adipogénique dans les cellules stromales mésenchymateuses. BPA et BADGE produisent des effets similaires dans les préadipocytes à de faibles concentrations nanomolaires.

– Le BPA favorise l’accumulation des lipides dans les cellules hépatiques provoquée par des perturbations de la fonction mitochondriale, du métabolisme des lipides et par une inflammation pouvant contribuer à la stéatose.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n° 13

 

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 256 (94 %)

• Chez l’animal : 163 dont 45 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 93 (Effets sanitaires : 43 ; effets sur cellules in vitro : 50 )

 

Ne montrant pas d’effets : 15

• Chez l’animal : 8

• Chez l’homme : 7

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JANVIER A MARS 2012

EFFETS CHEZ L’HOMME

 

  • Effets physiopathologiques :

– Il existe une association entre une exposition au BPA plus élevée (concentrations urinaires) et la survenue de maladies coronariennes (MC) chez 758 cas de MC et 861 sujets témoins suivis pendant 10,8 ans.

– L’augmentation des niveaux de BPA urinaire est associée avec l’hypertension, indépendamment des facteurs de confusion possibles, d’après les données recueillies chez 1380 sujets lors de l’enquête NHANES 2003-2004.

– L’exposition au mercure, au plomb ou au bisphénol A pourrait modifier la méthylation de l’ADN sur plusieurs sites CpG chez des femmes devant subir une fécondation in vitro.

– Les niveaux de BPA non conjugué étant similaires dans 152 prélèvements de sang de cordon effectués chez des enfants souffrant ou non de cryptorchidie, il est improbable que le BPA non conjugué participe à la physiopathologie des testicules non descendus.

 

  • Effets in vitro :

– Le BPA induit la phosphorylation de protéines de la signalisation (Stat3, ERK1/2 et Akt), ce qui pourrait accentuer l’action de la leptine dans les cellules cancéreuses (prolifération cellulaire).

– Une faible dose de BPA agit comme un œstrogène fort via le récepteur nucléaire des œstrogènes βêta (ERβ) sur les ilots de Langerhans murins et humains avec un effet insulinotrope.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL

 

  • Chez le rat :

– Une dose nanomolaire (10nM) de bisphénol A (BPA) favorise rapidement et de manière réversible la spinogenèse des neurones de l’hippocampe chez le rat adulte.

– L’exposition de rats mâles à des doses environnementales de BPA durant la phase du développement induit des effets néfastes sur la sécrétion des androgènes. Ces effets sont atténués par une augmentation du nombre de cellules de Leydig.

– L’exposition périnatale à de faibles doses de BPA ou de DES induit chez les femelles à long terme un retard de la différentiation des glandes mammaires ainsi qu’une altération de la production et de la composition du lait.

– L’exposition périnatale à diverses doses de BPA affecte le phénotype des descendants ainsi que la régulation épigénétique. Des études cliniques et de population chez l’humain s’avèrent nécessaires.

– L’exposition à un mélange de BPA et de phtalates durant la période du développement fœtal induit des effets délétères pour la reproduction sur plusieurs générations. Des biomarqueurs épigénétiques spécifiques ont été identifiés.

 

  • Chez la souris :

– L’exposition prénatale au BPA, suivie par une sensibilisation allergique postnatale, favorise le développement de l’asthme allergique expérimental chez la souris.

– L’exposition à des contaminants ostrogéniques tels que le BPA peut affecter négativement le système musculo-squelettique en perturbant la croissance et la minéralisation osseuse lombaires et fémorales durant la phase du développement fœtal.

 

EXPOSITION ENVIRONNEMENTALE

 

  • Etudes d’imprégnation humaine :

– D’après les données 2003-2006 du NHNES, les individus à faible revenu seraient davantage imprégnés en BPA que le reste de la population.

 

  • Contamination environnementale :

– Des tests de migration réalisés sur 277 biberons montrent que les biberons en PP et en silicone diffusent le plus de substances et en plus grandes quantités dans les solutions de migration (phtalates, alcanes etc.). Du BPA a été détecté dans une marque de biberon en PA labellisée « sans BPA ».

 

E. REVUE GÉNÉRALE SUR LE BPA

 

– Revue qui étudie les effets des perturbateurs endocriniens oestrogéniques sur le développement, et plus spécifiquement les effets de l’exposition au bisphénol A (obésité, reproduction, croissance fœtale)

– Le rapport d’un groupe de travail du « National Toxicology Program » de 2011 conclut qu’il existe des liens entre l’exposition à plusieurs substances chimiques, le diabète de type 2 et un risque accru d’obésité.

– Revue qui remet en cause la fiabilité de deux études qui suggèrent que l’exposition humaine au BPA est négligeable. Les données disponibles en biosurveillance indiquent clairement le contraire.

 

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Bisphénol A : Bulletin de veille scientifique n° 12


FAITS MARQUANTS


A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009

 

Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 216 (94 %)

• Chez l’animal : 138 dont 37 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 78 (Effets sanitaires : 38 ; effets sur cellules in vitro : 40)

 

ne montrant pas d’effets : 13

• Chez l’animal : 8

• Chez l’homme : 5

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE DE OCTOBRE A DECEMBRE 2011

 

 EFFETS CHEZ L’HOMME

 

  • Effets physiopathologiques :

- Une étude basée sur des enquêtes NHANES de 2003 à 2008 montre une association entre les niveaux de BPA urinaires plus élevés des participants et le diabète sucré, l’ensemble des résultats étant influencé par la seule période positive : 2003/04.

- L’exposition prénatale au BPA entraîne une augmentation du risque de faible poids de naissance, de petite taille par rapport à l’âge gestationnel, ainsi que des niveaux plasmatiques néfastes de leptine et d’adiponectine chez les garçons nouveau-nés.

- Le bisphénol A est positivement associé à l’obésité généralisée, l’obésité abdominale et à la résistance à l’insuline chez les chinois adultes d’âge moyen et chez les séniors.

– Le BPA et cinq des phtalates les plus courants (DEHP/MEHP et DBP/BBP/MBP) ont une toxicogénomique et des effets néfastes sur la santé humaine similaires en raison de l’interaction de leur 89 gènes/protéines communs.

 

  • Effets in vitro :

- Des niveaux environnementaux pertinents de BPA ont des effets proangiogéniques directs sur les cellules endothéliales primaires humaines, suggérant que l’endothélium est une cible importante pour le BPA.

- Comme l’œstradiol (E2), le BPA et la TCDD stimulent in vitro le processus prolifératif des cellules de cancer du sein alors que la Metformine, un antidiabétique, le diminue.

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Bulletin de veille scientifique bisphénol A (BPA) n°11


FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009


Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

montrant des effets : 185 (96 %)

• Chez l’animal : 118 dont 31 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 67 (Effets sanitaires : 34 ; effets sur cellules in vitro: 33)

 

ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JUILLET A SEPTEMBRE 2011


EFFETS CHEZ L’HOMME

 

  • Effets physiopathologiques :

– L’exposition masculine au BPA pourrait affecter la qualité des embryons lors d’une FIV.

– Une étude chinoise portant sur 153 enfants apporte la première preuve épidémiologique que l’exposition in utero au BPA peut affecter le développement génital masculin.

– L’exposition au BPA pendant la grossesse affecte le comportement et le contrôle des émotions des enfants à l’âge de 3 ans, surtout chez les petites filles.

– Une association inverse a été observée entre les marqueurs urinaires du BPA et les taux des hormones thyroïdiennes T4 et TSH totales dans un échantillon représentatif d’adultes et d’adolescents américains issu de la NHANES 2007-2008.

– Contamination du lait maternel et du fœtus aux PCB, DDE, dibutylphtalate, hexachlorobenzène et au bisphénol A, avec mise en évidence d’une corrélation faible négative entre la TSH et l’exposition in utero au BPA.

– Comme avec les études expérimentales, le BPA active les voies de signalisation médiées par les récepteurs nucléaires chez l’homme, preuve que le BPA agit comme un xénoestrogène chez l’humain.

– Une étude chinoise portant sur 3423 participants n’a pas trouvé d’association significative entre les niveaux urinaires de BPA et les cas de diabète de type 2 auto-déclarés.

– Chez l’homme, les niveaux de BPA urinaires sont associés au diabète sucré, indépendamment des traditionnels facteurs de risques liés au diabète.

 

  • Effets in vitro :

– Des observations renforcent les données d’un impact probable sur le cancer mammaire de faibles doses de BPA et de Méthylparabène, telles que celles détectées chez l’humain (dans le sang, le placenta, le lait…).

– Le BPA agit comme une substance toxique avec des implications particulières pour les phases critiques de la prophase méiotique, ainsi que pour la survie des ovocytes.

– Une étude menée sur des microsomes testiculaires humains et de rats montre que le BPA inhibe certaines voies enzymatiques de la stéroïdogenèse. Certaines voies enzymatiques humaines sont plus sensibles au BPA que celles du rat.

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bisphénol A (BPA) : Bulletin de veille scientifique n°10

 

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009


Nombre d’études chez l’homme et l’animal

 

Montrant des effets : 150 (95 %)

• Chez l’animal : 96 dont 28 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

• Chez l’homme : 54 (Effets sanitaires : 26 ; effets sur cellules in vitro: 28)

 

Ne montrant pas d’effets : 8

• Chez l’animal : 6

• Chez l’homme : 2

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE D’AVRIL A JUIN  2011

 

EFFETS CHEZ L’HOMME :

 

  • Effet physiopathologiques :

- Le BPA et certains phtalates pourraient jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose.

- L’obésité chez la population adulte américaine est associée avec une exposition au BPA plus élevée.

 

  • Effets in vitro :

- Les bisphénols poly-halogénés, ainsi que certains de leurs métabolites, sont des perturbateurs potentiels de l’activité du PPARy.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL :

 

  • Chez le rat :

- Une exposition à de faibles concentrations de BPA pendant les périodes prénatale et postnatale précoce prédispose au cancer mammaire.

- L’exposition prénatale au BPA modifie l’environnement endocrinien de la glande mammaire ainsi que son processus angiogénique et pourrait expliquer les lésions pré-néoplasiques se développant ultérieurement.

- Le BPA pourrait avoir des effets néfastes sur la spermatogénèse.

- Le BPA agit sur l’axe reproducteur de l’adulte mâle lorsqu’il a été exposé au composé chimique durant la période pré- et postnatale.

- L’exposition périnatale à une faible dose de BPA (50 µg) diminue la tolérance au glucose des sujets à l’âge adulte. Elle prédispose au syndrome métabolique chez ceux qui ont un régime riche en graisses. Ces effets néfastes n’ont pas lieu avec une exposition à des doses plus élevées de BPA.

 

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Bulletin de veille scientifique BPA n°9

 

FAITS MARQUANTS

 

A/ BILAN GLOBAL DE LA VEILLE EFFECTUEE DEPUIS MAI 2009


Nombre d’études chez l’homme et l’animal


montrant des effets
: 119 (95,20 %)

– Chez l’animal : 76 dont 22 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

– Chez l’homme : 43 (Effets sanitaires : 21 ; effets sur cellules in vitro: 22)

ne montrant pas d’effets : 6

– Chez l’animal : 5

– Chez l’homme : 1

 

B/ BILAN DETAILLE DE LA VEILLE EFFECTUEE DE JANVIER A MARS 2011

 

EFFETS CHEZ L’HOMME


  • Effet physiopathologiques :

– Augmentation des niveaux sanguins de Bisphénol A (BPA) chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) corrélé avec les taux de testostérone et d’androstènedione.

– Diminution du poids de naissance chez les enfants exposés in utero au BPA.

– L’absorption percutanée du bisphénol A chez l’homme, notamment par contact dans le milieu professionnel, pourrait atteindre une valeur pour laquelle des effets ont été observés chez l’animal.


  • Effets in vitro :

– Augmentation de la prolifération cellulaire OVCAR-3 et diminution de l’activité de la caspase-3 sans effet sur la fragmentation de l’ADN.

– Perturbation des fonctions des fibroblastes du stroma endométrial et du métabolisme des oestrogènes.

– De très faibles doses de bisphénol A stimulent la prolifération des cellules de séminome (cancéreuses).

– Modifications de l’expression des gènes cibles répondeurs des cellules du cancer de l’ovaire humain.

– Interférence avec la stéroïdogenèse cellulaire humaine.

 

EFFETS CHEZ L’ANIMAL


  • Chez le rat :

– Altérations fonctionnelles de l’amygdale basolatérale pouvant être responsable de l’hyperactivité et du déficit d’attention.

– Dysfonctionnement cognitif et augmentation du stress oxydatif. Ces effets peuvent être atténués par l’administration de N-acétylcystéine.

– Baisse des performances reproductives à l’âge adulte suite à une exposition précoce à des doses environnementales de BPA.

– L’exposition périnatale de rates à une faible dose de BPA entraîne une augmentation des neurones à kisseptine de l’AVPv chez la descendance mâle entraînant la mise en place d’un système de libération de LH.

– Augmentation de la taille de la prostate et aggravation de l’hyperplasie bénigne de la prostate induite par la testostérone suite à une exposition au BPA environnementale de 10µg/kg/j.

– Troubles de la fonction cardiaque induits par la diminution de la contractilité auriculaire.

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Bulletin de veille scientifique BPA n°8

FAITS MARQUANTS

Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

 

Nombre d’études chez l’homme et l’animal montrant des effets : 101 (94,40 %)

– Chez l’animal : 65 dont 16 in vivo à une dose < DJA (EFSA)

– Chez l’homme : 36 (Effets sanitaires : 19 ; effets sur cellules in vitro: 17) ne montrant pas d’effets : 6

– Chez l’animal : 5

– Chez l’homme : 1

 

Bilan détaillé de la veille effectuée d’octobre à décembre 2010

 

Chez l’homme :

● Une étude montre que les femmes qui ont donné naissance prématurément auraient des concentrations urinaires de bisphénol A (BPA) plus élevées que celles ayant donné naissance après 37 semaines de gestation.

● Confirmation d’un l’impact négatif du bisphénol a sur la reproduction humaine :

→ Altération de la qualité du sperme chez des hommes exposés professionnellement au BPA (Etude dirigée par l’Institut Kaiser Permanente, Californie).

→ Interférence du BPA avec la qualité des ovocytes chez les femmes devant subir une fécondation in vitro. Cette étude vient conforter les résultats de Mok-Lin et al. (diminu tion de la réponse ovarienne associée aux concentrations urinaires de BPA).

 

Chez l’animal :

● Des concentrations très faibles de bisphénol A sont suffisantes pour perturber l’action des oestrogènes endogènes

● L’exposition au BPA durant les périodes de développement fœtale et périnatale a des effets néfastes sur la reproduction à l’âge adulte et sur le système neuronal.

 

Exposition :

● Confirmation de l’exposition généralisée et continuelle de la population canadienne.

● Le bisphénol A peut être détecté dans des échantillons de foie fœtal humain dès le troisième mois de la vie du foetus1.

● Imprégnation de plusieurs espèces de poissons comestibles par le bisphénol a en mer méditerranée et donc risque pour le consommateur de développer des pathologies endocriniennes.

● Confirmation de l’imprégnation des aliments en boîte mais aussi frais par le BPA.

● Migration du BPA depuis les obturations dentaires pendant la mastication.

● Confirmation de la pollution des eaux de surface et de certains lacs au BPA (USA) ; A Chypre, le BPA est détecté dans les eaux souterraines ainsi que dans l’eau potable.

● Confirmation de la contamination de l’eau en bouteille par des perturbateurs endocriniens (France, Allemagne et Italie). Du BPA a été détecté dans l’eau en bouteille en Grèce.

 

Métabolisme :

● Le BPA est facilement absorbé et métabolisé par la peau

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Bulletin de veille scientifique BPA n°7

FAITS MARQUANTS

Bilan global de la veille effectuée depuis Mai 2009

Bilan détaillé de la veille effectuée de Juin à Septembre 2010

 

Chez l’homme :

● Confirmation dans un groupe d’hommes suivis en consultation de fertilité de la baisse de la qualité du sperme en fonction de l’imprégnation en BPA, mais aussi mise en évidence des lésions de l’ADN des spermatozoïdes.

● Interférence du BPA avec l’effet protecteur de l’oestradiol dans le cas de l’ostéoarthrite. Cette donnée vient s’ajouter aux effets perturbateurs du BPA déjà décrits dans d’autres traitements médicaux (Chimiothérapie du cancer du sein et du cancer de la prostate ; Fécondation in vitro).

→ Les professionnels de santé devraient être alertés pour protéger leurs patients en leur faisant faire un bilan BPA avant tout traitement.

 

Chez l’animal :

● De nouvelles études confirment les effets consécutifs à l’exposition pendant la gestation : troubles du comportement, obésité, troubles de la reproduction et susceptibilité au cancer mammaire. Dans ce dernier cas, l’effet est observé pour une exposition 20 fois plus faible que l’actuelle DJA de l’agence européenne EFSA.

→ Ces résultats invalident la DJA de 50 µg/kg/j de l’agence européenne EFSA

 

Exposition :

● Plusieurs études évoquent la contamination via les résines dentaires à base de BPA

● Confirmation de la contamination des boîtes de conserve au Canada et en Belgique

● Mise en évidence de la contamination de l’eau de nappe

● Question posée sur la contamination via les papiers thermiques

● Une étude de biomonitoring montre que les femmes les plus imprégnées en BPA sont les caissières et celles consommant des boîtes de conserve 1 fois par jour

● Confirmation de la pertinence du biomonitoring pour évaluer le risque pour la population

→ Nécessité de mieux connaître toutes les sources de BPA via le travail ou la consommation

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Bulletin de Veille BPA n°6

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN MARS-AVRIL-MAI 2010

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Chez l’homme :

● Effet sanitaires :

– Les taux de BPA retrouvés dans le sang des jeunes filles ayant une puberté précoce est plus élevé que celui des jeunes filles ayant une puberté normale. Ces résultats sont également en corrélation avec le volume augmenté de l’utérus et des ovaires.

– L’augmentation du BPA dans les urines est associée à une dégradation de la fonction sexuelle masculine.

– L’étude « Study for Future Families » suggère qu’une exposition à des niveaux environnementaux faibles de BPA pourrait être associée à une réduction modeste des marqueurs de la testostérone libre, mais que les effets sur la fonction reproductrice sont probablement mineurs.

– Le Bisphenol A diglycidyl ether (BADGE), composant des résines époxy utilisées pour l’enrobage à l’intérieur des boîtes de conserves, inverserait l’effet protecteur de la pioglitazone utilisée dans le traitement de la maladie de Huntington.

– Une évaluation des études récentes suggère que les preuves des effets délétères de l’exposition de l’homme au BPA sont incomplètes, mais suffisantes pour suggérer que la limitation de l’exposition est justifiée, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.

● Effets sur les cellules

– Le Bisphenol A (BPA) affecte la production et la sécrétion d’adiponectine.

– Transfert placentaire : 2 études montrent qu’il existe une exposition fœtale au BPA à travers l’échange placentaire entraînant des conséquences potentiellement néfastes pour le développement du placenta et du fœtus.

– Le BPA peut modifier l’expression des gènes des miARN dans les cellules placentaires, un mode potentiellement nouveau de toxicité du BPA. D’autres études démontrent que le BPA est capable de perturber de manière non-génomique l’activité des canaux potassiques des cellules musculaires lisses.

 

Chez l’animal :

● Chez le rat :

– L’exposition à de fortes doses de BPA induit des modifications du système de reproduction et du système endocrinien avec développement du Syndrome des ovaires polykystiques.

– Le BPA agit sur le développement des neurones hypothalamiques, perturbant la différenciation sexuelle des rongeurs.

– Le BPA associé à la génistéine –que l’on trouve dans le soja– provoque des malformations et anomalies du système nerveux central chez les embryons. Les femmes enceintes devraient donc éviter les compléments de soja afin d’éviter toute synergie avec le BPA.

– Une nouvelle étude montre que le BPA provoque des modifications protéomiques de la glande mammaire. Ces résultats permettront de mieux appréhender la façon dont la glande se cancérise.

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Bulletin de Veille n°5 BPA

Ce 5e bulletin de veille met en évidence 4 études complémentaires sur les troubles du comportement, la confirmation de la contamination au bisphénol A via les biberons, le lait maternel et donc d’autres supports alimentaires type canettes et boites de conserve. A noter également l’étude de Melzer qui met en avant un accroissement de la propension aux maladies coronariennes suite à exposition au BPA.

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN JANVIER-FEVRIER 2010

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

ANALYSE GÉNÉRALE


Effets chez l’homme :

● Effets sanitaires : Confirmation sur un échantillon de population adulte représentatif de la population américaine recruté dans le grand programme de surveillance biologique NHANES d’un lien entre les niveaux d’imprégnation élevés en BPA et la survenue de maladies coronariennes et, dans une moindre mesure, de diabète.

● Effets sur cellules : Confirmation de la diminution par le BPA de l’efficacité des traitements de chimiothérapie et mise en évidence d’un impact sur un mécanisme de défense sur la génération de vaisseaux sanguins (mécanisme impliqué dans la croissance des cellules cancéreuses).

Effets chez l’animal :

● Troubles du comportement : nouvelles études chez les animaux traités au stade fœtal et pendant la lactation :

– Rats : à 40 µg/kg/j : les femelles ont une perturbation du comportement de type anxieux. Chez les 2 sexes, diminution de la capacité de reconnaissance spatiale).

– Aucun effet observé chez des rats de souche SD, mais cette souche est peu sensible aux oestrogènes (voir ci-dessous)

– Souris :

1) effets anxiolytiques et déficits cognitifs à des doses de l’ordre de la DJA

2) atteinte de mémoire spatiale, mémoire d’évitement à des doses > DJA

3) Stimulation de la différenciation neuronale à des doses > DJA)

● Action sur le système reproducteur mâle chez le rat (diminution des cellules de Leydig) et atteinte de l’hypophyse (mais à dose élevée de 20 à 200 mg/kg/j)

● Effets sur le porc (sur les cellules de la granulosa) et le mouton (baisse du poids à la naissance)Ø Effets chez les batraciens : perturbation des hormones thyroïdiennes, impliquées dans la métamorphose. Ce système étant conservé chez les vertébrés, ces résultats peuvent avoir des implications pour l’espèce humaine.

Exposition :

● Lait maternel : confirmation de la présence de BPA (chez la femme et chez la rate)

● Eau : Mise en évidence dans le Danube et ses affluents ; explication possible : le traitement en station est peu efficace (22%) en comparaison d’autres perturbateurs endocriniens (99% DEHP )

● 4 études sur les sources de contamination : confirmation d’une migration lors du chauffage au micro-onde, très supérieure à la dose générée par un chauffage à l’eau bouillante ; présence dans les boîtes de conserve (exposition prédominante pour les adultes et les adolescents ; Dose Maximum 1,5 µg/kg/j), les biberons (Moyenne à 0,8 µg/kg/j) et les produits liquides pour nourrissons (Maximum à 22 µg/kg/j). Ces contaminations induisent des doses inférieures à la DJA actuelle (50 µg/kg/j), mais très supérieures à la DJA qui devrait être calculée selon les règles de bonne pratique (au minimum 5 ng/kg/j par rapport aux troubles du comportement). Par ex pour les formules pour nourrissons, le ratio maximal est de 4400.

Déontologie :

● Débat contradictoire à propos de l’étude de Ryan (Etude citée dans le bulletin d’Octobre-Novembre et publiée en version papier en Mars ; voir abstract ci-dessous). Ryan ne met en évidence aucun impact à faible dose du BPA chez le rat en comparaison de l’éthinyl oestradiol, hormone de synthèse utilisée dans les contraceptifs. Sharpe considère en conséquence que l’étude de Ryan devrait clore le débat sur les risques liés au BPA. A l’inverse, Vom Saal critique la méthodologie suivie qui a consisté à utiliser une souche de rat peu sensible aux estrogènes (Souche Long Evans). En effet, la dose la plus faible induisant un effet chez le rat se situe entre 5 et 50 µg/kg/j, or la dose utilisée dans les contraceptifs humains est < 0,5 µg/kg/j. Il n’y a donc pas d’effet sur cette souche de rat à une dose qui induit une stérilité temporaire chez 99 ,7% des femmes. Pour que la comparaison ait un sens, il aurait donc fallu tester une dose de BPA au minimum de 500 µg/kg/j, ce qui n’a pas été le cas. Les auteurs considèrent que l’étude de Ryan n’a pas respecté les recommandations du National Toxicology Program considérant que les études sur les faibles doses de perturbateurs endocriniens utilisent des contrôles positifs ou des doses appropriées.

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Bulletin de veille BPA n° 4 + bilan veille BPA mai-déc 09

Le RES continue d’effectuer une veille scientifique à partir de la base de données Medline et de l’adresser tous les 2 mois au directeur de l’AFSSA, ainsi qu’à Roselyne Bachelot et à Chantal Jouanno.

En 8 mois, ce sont 49 études qui ont été publiées, qui pour la très grande majorité confortent la nécessité de revoir la Dose Journalière Admissible (DJA) du BPA.

Fait nouveau, les études chez l’homme commencent à paraître, dans lesquelles on retrouve les effets qui étaient déjà mis en évidence chez l’animal (notamment, troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans liés à l’imprégnation maternelle).

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A :

ARTICLES PARUS EN NOVEMBRE 2009

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Effets chez l’homme :

Une étude en milieu professionnel réalisée en Chine montre un impact sur la sexualité proportionnel au niveau d’exposition en BPA. L’imprégnation des ouvriers est en moyenne 50 fois plus élevée que chez les non-exposés, représentatifs de la population générale. Ce type d’effet avait été mis en évidence chez le rat consécutivement à une exposition périnatale à une dose inférieure à la DJA européenne (Etude Farabollini, EHP, juin 2002).Des essais sur cellules mammaires humaines montrent que le BPA est capable d’induire une transformation néoplasique de ces cellules.

Effets chez l’animal :

Absence d’effets observés chez le rat femelle de souche LE exposé pendant la période périnatale (du 7ème jour de gestation au 18ème jour après la naissance) à des doses de 2, 20 et 200 µg/kg/j. En comparaison des impacts observés par l’éthinyl oestradiol, hormone synthétique. Ces résultats vont à l’encontre de la très grande majorité des résultats publiés. Est-ce due à la souche de rat qui est rarement utilisée dans ces études ? Etude menée chez un arthropode. Des effets sur la reproduction sont observés, ceux-ci étant plus forts à faible dose qu’à forte dose (phénomène observé aussi chez les vertébrés), notamment via une exposition via l’eau de boisson à 1µg/l soit une concentration susceptible d’être rencontrée dans l’environnement. L’impact sur l’écosystème de la pollution de l’eau par le BPA peut être plus large que celui sur les vertébrés. Impact sur un système protéique impliqué dans le développement et la fonction reproductive.Sur modèles cellulaires, le BPA stimule la croissance des adipocytes via le récepteur des glucocortocoïdes.

Métabolisme :

Des médicaments courants peuvent inhiber la glucuronidation du BPA chez le rat (> 50 % pour aspirine), carbamazépine (antiépileptique), naproxène et acide méfénamique) (2 Anti-inflammatoires non stéroïdiens, AINS). Cette observation est importante, car le composé glucuroné du BPA n’est pas un PE lui-même et l’action de perturbation endocrinienne du BPA est liée au BPA libre. Des personnes sous traitement peuvent donc être plus sensibles à la toxicité du BPA.

Evaluation des Risques :

Analyse des différences du point de vue réglementation du BPA liées à l’évaluation des effets des faibles doses.Discussion sur le changement de stratégie, au-delà de la question du BPA, en matière de politique de prévention des substances chimiques. Réponse de la chercheure de l’industrie chimique, auteure des études servant de base à la réglementation américaine (et aussi européenne) aux critiques dont ses études font l’objet. Son argument est que les GLP sont à destination réglementaire et que les autres études étant à visée de recherche, leurs résultats ne sont pas extrapolables à l’homme. Ce point de vue est appuyé par une lettre à l’éditeur de 5 responsables de l’industrie américaine. Le compte-rendu du séminaire de l’Agence de l’Environnement allemande contient plusieurs affirmations qui vont à l’encontre de la position jusqu’à présent retenue en Allemagne et par l’agence européenne de sécurité alimentaire :- toutes les sources d’exposition ne sont pas connues et des populations sont plus à risque (nourrissons, enfants, et personnes hospitalisées)- la preuve n’est pas apportée que les rongeurs ont une dose interne plus élevée que les hommes et en conséquence, les rongeurs sont un modèle valide pour évaluer les risques pour l’homme.

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Lien entre imprégnation en Bisphénol A et maladies coronariennes confirmé chez l’homme adulte

Cette étude a porté sur un échantillon de population représentative de la population américaine entre 18 et 74 ans en 2005-2006.

Elle fait suite à une étude publiée précédemment en 2008 et portant sur le même type d’échantillon de population en 2003/2004 (Lang et al).

Comme en 2008, l’étude trouve une corrélation entre l’imprégnation et les maladies coronariennes, et dans une moindre mesure le diabète. Le niveau d’imprégnation est cependant en baisse.

Le mécanisme n’est pas clairement compris.

Cette étude vient compléter le spectre déjà très large des effets imputables au BPA tel qu’il peut être déduit de l’expérimentation animale et, de plus en plus, des enquêtes épidémiologiques. L’effet peut être pathologique ou se traduire par une baisse de l’efficacité des traitements médicaux.

Le dernier exemple en date met en évidence une baisse de l’efficacité de la fécondation in vitro chez les femmes les plus imprégnées en BPA

→ Voir les bulletins de veille scientifique publiés par le RES depuis Mai 2009 : n°1, n°2, n°3 et n°4.

Toutes ces données plaident pour une révision urgente de la DJA du BPA et son interdiction dans les plastiques alimentaires, comme le demande le RES.

Lien entre imprégnation en Bisphénol A et maladies coronariennes confirmé chez l'homme adulte

Cette étude a porté sur un échantillon de population représentative de la population américaine entre 18 et 74 ans en 2005-2006.

Elle fait suite à une étude publiée précédemment en 2008 et portant sur le même type d’échantillon de population en 2003/2004 (Lang et al).

Comme en 2008, l’étude trouve une corrélation entre l’imprégnation et les maladies coronariennes, et dans une moindre mesure le diabète. Le niveau d’imprégnation est cependant en baisse.

Le mécanisme n’est pas clairement compris.

Cette étude vient compléter le spectre déjà très large des effets imputables au BPA tel qu’il peut être déduit de l’expérimentation animale et, de plus en plus, des enquêtes épidémiologiques. L’effet peut être pathologique ou se traduire par une baisse de l’efficacité des traitements médicaux.

Le dernier exemple en date met en évidence une baisse de l’efficacité de la fécondation in vitro chez les femmes les plus imprégnées en BPA

→ Voir les bulletins de veille scientifique publiés par le RES depuis Mai 2009 : n°1, n°2, n°3 et n°4.

Toutes ces données plaident pour une révision urgente de la DJA du BPA et son interdiction dans les plastiques alimentaires, comme le demande le RES.

Bulletin de Veille BPA n° 3

Faisant suite aux bulletins précédents en date du 9 juillet et du 1er octobre dernier, voici le 3e bulletin de veille, adressé aux représentants de nos institutions, qui présente une analyse des dernières publications sur les risques liés au Bisphénol A.

Ces nouveaux éléments comportent notamment la 1e étude montrant des troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans liés à l’exposition maternelle pendant la grossesse (Réf Braun) et 2 études chez le rat confirmant un effet transgénérationnel sur la reproduction des mâles de 3 générations successives suite à une exposition maternelle 40 fois plus faible que l’actuelle Dose Journalière Admissible (DJA) (Réf: Salian).

Toutes ces données plaident pour une réévaluation d’urgence des risques liés au BPA et notamment la révision de la DJA.

 

RISQUES LIES AU BISPHENOL A (BPA):

ARTICLES PARUS EN SEPTEMBRE-OCTOBRE 2009

DANS LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE (Source Medline)

 

ANALYSE GÉNÉRALE

 

Effets chez l’homme :

Une étude importante en population générale montre que l’exposition pendant la grossesse induit des troubles du comportement chez l’enfant de 2 ans. Cette étude est cohérente avec les résultats issus de l’expérimentation animale (rongeur et singe) qui ont montré ce type d’effets dans environ une trentaine d’études, pour la quasi-totalité à des doses inférieures à la DJA européenne.

3 études menées sur cellules humaines à des doses correspondant aux doses d’imprégnation de la population humaine confirment :

– un risque potentiel pour l’issue de la grossesse (via la granulosa, enveloppe protectrice de l’œuf, et le placenta)

– une perte de chance en cas de traitement de tumeurs mammaires par le cisplatine, médicament usuel en chimiothérapie. La question vaut aussi pour les autres utilisations de ce médicament sur d’autres tumeurs.

Effets chez l’animal :

L’étude la plus significatrice est celle menée sur le rat sur plusieurs générations. L’exposition de l’arrière-grand-mère induit une baisse de la fertilité et de la spermatogénèse chez ses fils, petit-fils et arrière-petit-fils. C’est une confirmation de l’effet transgénérationnel.

Cet effet survient à des doses correspondant au 20e et au 40e de la DJA européenne, ce qui montre que celle-ci doit être révisée d’urgence.

Une étude confirme l’induction d’obésité et une autre met en évidence un effet d’asthme peu décrit à ce jour.

Exposition :

Confirmation du passage du BPA dans le biberon, l’effet étant plus marqué selon la température de chauffage.

Confirmation de la pollution de l’eau par le BPA, en présence d’autres perturbateurs endocriniens. Le BPA apparaît moins toxique pour l’écosystème que les alkylphénols.

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Bulletin de Veille BPA n°2 + PFOA n°1

Suite au 1e bulletin de veille sur le Bisphénol A (BPA), le Réseau Environnement Santé souhaite à nouveau interpeller les pouvoirs publics sur la toxicité du BPA et également du PFOA.

Le bulletin de veille commun à l’attention de la Ministre de la Santé et du Directeur de l’AFSSA fait un état des lieux des dernières études sur le BPA et le PFOA.

→ Lire le bulletin de veille adressé début octobre à Madame Bachelot, Ministre de la Santé et à Monsieur Mortureux, nouveau Directeur de l’AFSSA.